Bonjour, Bonjour !

N'étant pas disponible ce vendredi, j'ai pas pu vous donner votre chapitre à l'heure ... Je suis Désolée ! Du coup je vous l'envoie aujoud'hui, sur un ordi qui n'est pas à moi, avec une connexion Internet pourrie xD Heureusement ça a l'air de marcher ...

Bref, c'est à partir de maintenant qu'on passe aux choses sérieuses ! J'espère vraiment que vous allez aimer, parce qu'on se rapproche de plus en plus de la fin, et c'est toujours difficile de bien mener la conclusion de l'intrigue.

Merci pour votre fidélité continuelle, vos review sont toujours aussi gentilles, drôles, encourageantes … franchement je n'aurai pas rêvé mieux ^^

Merci aussi aux guests :

Ivylayla : Désolé pour la longueur précédente du chapitre… Je me pardonne avec celui-ci, qui est assez grand ! Ahah, ça y est, tu m'aimes plus maintenant que tu sais Drago en vie ? :P Ne t'inquiète pas, il est tellement décidé à se battre, qu'il est prêt à n'importe quoi pour aller à Poudlard … J'espère que tu aimeras ! Merci pour ta review en tout cas :)

Carole : Mercii :D C'est vrai que Drago a encore un peu de mal à se dire qu'il côtoie autant les Weasley xD Mais ne t'inquiète pas, pour cette guerre il sera bien obligé de faire des efforts ^^ J'espère que tu aimeras cette suite …

Nadra : Ahah, ouii il y aura enfin un passage Hermione/Drago ! Maintenant j'espère que tu ne seras pas déçue :D Mercii pour ta fidélité et tes review toujours aussi gentilles :D

Bonne lecture !

Chapitre 25 :

Abelforth racontait avec mauvaise humeur sa relation avec son frère, Dumbledore. Tous trois l'écoutaient avec une attention particulière, même si Hermione commençait à sentir la nausée l'envahir. Pour faire preuve de politesse, elle resta assise sur son siège, tout en espérant rester maître de ses émotions. Alors qu'Harry posait des questions sur l'enfance et l'adolescence de Dumbledore, la jeune femme sentit son esprit quitter leur conversation, et l'image d'un homme blond aux yeux gris métallique envahit sa conscience. Elle avait fait de son mieux pour ne pas penser à sa captivité, mais maintenant elle commençait sérieusement à sentir la tension et la peur l'envahir. Elle était terrifiée à l'idée qu'il lui soit arrivé quelque chose de grave ou pire, qu'il ne soit plus en vie. Elle ne voulait pas penser de cette manière, mais sa raison ne cessait de le lui rappeler. D'un geste machinal, elle caressa son ventre plat, et se demanda comment elle allait faire pour tenir le coup moralement si jamais Drago n'était plus de ce Monde… Et si elle restait optimiste, comment réagirait-il lorsqu'il apprendrait la nouvelle ? Il serait sans doute furieux, et lui dirait qu'il ne voudrait pas d'enfant et il la laisserait sans doute tomber… ce qu'elle pouvait comprendre. Être enceinte en période de guerre n'avait rien de beau et romantique. Sans parler qu'ils ne se connaissaient pas depuis si longtemps… Elle était dans un beau pétrin et complètement perdue. Soupirant, elle mit ses problèmes de côté et réécouta la conversation qui se tenait au milieu de la salle :

- Comment avez-vous eu ce miroir, il appartenait à Sirius ! s'écria Harry.

- Pas la peine de prendre ce ton avec moi Potter. J'ai pu voir dans quel merdier vous étiez fourré tous les deux et c'est sans doute ce qui a fait que l'Elfe a accepté l'invitation de Malefoy.

- C'est vous qui nous avez envoyé Dobby ? s'exclama Harry avec stupéfaction.

En entendant ce mot, Hermione reprit bel et bien ses esprits et regarda Abelforth avec une attention particulière. C'est à ce moment qu'elle se rendit compte que ce dernier ne la quittait pas des yeux, comme s'il avait compris qu'elle pensait à autre chose qu'à la guerre qui se préparait.

- Cet Elfe est le plus intelligent que j'aie jamais vu, expliqua Albeforth d'une voix grave. Il vous aime beaucoup tous les trois et vous voue une grande admiration. Je lui avais conseillé de ne pas venir au rendez-vous de Malefoy, quand Kreattur le lui a demandé mais il n'a pas voulu m'écouter. Il restait persuadé qu'il vous rendait service.

- Et il avait raison, coupa Hermione avec mauvaise humeur.

- On n'est jamais trop prudent, n'est-ce pas miss Granger ?

Les yeux bleus de cet homme transpercèrent Hermione, et elle comprit qu'il était au courant sur sa relation avec Drago. Visiblement, il la tenait responsable de pactiser avec un ancien Mangemort, mais elle n'avait que faire des pensées des autres. Ses sentiments envers Drago ne regardaient qu'elle, et personne d'autre. Elle fut étonnée de sa colère injustifiée contre Abelforth, mais elle n'arrivait pas à s'empêcher de penser de façon aussi dure.

- Malefoy nous a été utile, s'exclama Harry.

- Je ne sais pas ce qu'il a pu faire pour vous, mais à votre place je me tiendrais loin de lui, railla Abelforth. De nos jours, on ne peut plus faire confiance à personne, surtout pas à quelqu'un qui porte la marque des Ténèbres sur lui.

Hermione sentit le rouge envahir son visage. Elle avait envie de remettre cet homme à sa place. Comment pouvait-il juger alors qu'il ne le connaissait même pas ? Toutefois, avant même qu'elle n'ouvre la bouche pour protester, Harry fut plus rapide et changea de sujet pour couper court aux querelles.

- Il nous faut entrer à Poudlard.

- Hors de question. Vous devez fuir, vous cacher et ne plus revenir. Cette guerre est perdue depuis un bon moment déjà, et ça ne sert à rien de prendre des risques inutiles.

- Ce n'est pas ce que Dumbledore nous disait, annonça Ron avec crispation. Il avait confiance en nous, il voulait qu'on se batte !

- Mon frère est mort, vous n'avez plus à l'écouter !

- Vous ne comprenez pas, continua Harry. Nous devons aller chercher quelque chose de très important au château… si on échoue on n'arrivera jamais à vaincre Vous-Savez-Qui et tout ce que nous avons fait depuis des années se terminera par un échec !

A ces mots, Abelforth ricana, ce qui eut le don d'irriter la jeune femme.

- Vous êtes un lâche, s'exclama-t-elle d'un ton pincé. Vous vous permettez de nous juger, de nous donner des leçons de morale, de nous réprimander parce que nous avons accepté Drago avec nous… mais lui au moins ne nous a pas abandonnés, bien au contraire. Il a tout fait pour m'aider à retrouver les miens et nous aider dans notre quête. Il porte peut-être la Marque des Ténèbres, mais il a mille fois plus de courage que vous.

- Perdre la mémoire a du bon, répliqua Abelforth avec un sourire ironique. Contrairement à vous, je sais des choses que vous ignorez, j'ai vu des tas de gens se faire tuer sous mes yeux pour des choses inutiles, j'ai entendu des paroles qui feraient se dresser vos cheveux sur la tête… Moi je n'ai rien oublié et je sais que la meilleure solution actuelle est d'arrêter d'avoir bêtement confiance en les autres. Chacun pour soi comme on disait dans ma famille.

A ces mots, la jeune femme bouillonnait de rage. De quel droit osait-il lui parler de cette manière ? Etait-il vraiment le frère de Dumbledore pour oser parler de cette manière ?

- Je vous en prie Abelforth, reprit Harry d'une voix pressante. Aidez-nous une dernière fois… faites-nous entrer à Poudlard et vous n'entendrez plus jamais parler de nous.

C'est à ce moment qu'Hermione vit le tableau représentant la sœur d'Ableforth regarder son frère avec une étrange attention, comme si elle attendait des ordres précis de la part de son frère. Elle attendit qu'Abelforth lui fasse signe de la tête pour sourire et ouvrir le cadre comme si c'était une simple porte. Hermione ouvrit des grands yeux lorsqu'elle aperçut ce que le tableau cachait.

Derrière, se tenait un grand couloir étroit, menant visiblement sur leur lieu de prédilection…

Après avoir remercié Abelforth pour son aide, tous trois s'engagèrent dans le passage secret. L'espace était étroit, humide et sentait le moisi. Tous ces détails faisaient qu'Hermione se sentait plus mal que jamais. Derrières ses deux meilleurs amis, elle se boucha le nez et essaya de penser à quelque chose d'heureux, sans vraiment y parvenir. Comment faire en sorte d'avoir de bonnes pensées, quand on se retrouvait à Poudlard, prêt à faire la guerre ? Comment garder le moral alors qu'ils s'apprêtaient à se battre en laissant Drago prisonnier on ne savait où ?

- Vous croyez que beaucoup d'élèves sont passés par ici ? demanda Harry.

- Vu l'amabilité du patron, ça m'étonnerait, marmonna Ron.

- Est-ce que Tu-Sais-Qui sait où on est ? demanda Hermione d'une petite voix.

- Pas encore, répondit Harry.

- ça va ? demanda Ron en se tournant vers Hermione. Tu as l'air malade.

- Ce n'est rien, répondit brutalement Hermione.

- Tu sais, je suis sûr que Malefoy va bien.

Entendre Ron essayer de la rassurer sur un sujet aussi sensible que Drago la laissa muette pendant quelques secondes. Elle savait qu'elle n'avait pas été très agréable avec lui depuis qu'il lui avait avoué lui avoir fait perdre la mémoire, et d'un seul coup elle fut prise de remords pour son comportement. Comme pour se faire pardonner, elle tendit la main vers Ron qui s'empressa de la serrer, visiblement heureux de mettre leurs différends de côté. Au bord des larmes, Hermione avança au côté de Ron, et aperçut le regard ravi que leur lançait Harry.

Si cette guerre avait un avantage, c'est que tous trois étaient devenus plus proches que jamais….

XXXX

Drago grognait depuis dix bonnes minutes. Malgré les commentaires de Ginny à son propos, le patron des Trois Sangliers refusait de le laisser passer, le considérant toujours comme un Mangemort. Ginny avait beau lui prouver par A plus B, qu'il n'était plus l'ancien Mangemort du passé, l'homme refusait de les laisser passer au fameux passage secret qui menait jusqu'à Poudlard.

- Il a tué Dumbledore, marmonna-t-il au bout de quelques instants. Pourquoi je lui ferais confiance, hein ?

- Parce qu'Harry lui a fait confiance, s'énerva Ginny.

- Ecoutez, s'énerva Drago, si j'étais toujours du côté de Vous-Savez-Qui, pourquoi est-ce que je me bornerais à passer chez vous alors que je pourrais directement passer par le portail de l'entrée ?

- Pour m'accuser de cacher un passage jusqu'à Poudlard peut être ?

- Vous n'êtes qu'un imbécile, s'écria-t-il.

Avant qu'Abelforth ne s'empare de sa baguette, Drago le menaça avec la sienne en moins d'une seconde. La respiration saccadée à cause de la colère, il observait cet homme avec plus de mépris que jamais. Après tout ce qu'il avait fait pour aider Potter, voilà qu'on doutait encore de ses sentiments et de ses choix ! Il avait failli mourir pour ses actes à Gringott's et pour avoir sauvé Hermione, mais ce n'était visiblement pas assez. Qu'est-ce qu'il fallait qu'il fasse pour qu'on le croie ? Lui montrer ses souvenirs ?

- Vous avez raison, reprit-il au bout d'un moment d'une voix acide, si je me bats ce soir, ce n'est sûrement pas pour des gens comme vous, mais simplement pour une personne en particulier et ma vengeance personnelle contre Vous-Savez-Qui. Je me fiche totalement qu'il y ait des morts, des blessés ou qu'importe. Tout comme vous, je suis prêt à me battre pour faire tomber ce salopard et si vous m'y obligeait, je vous tuerai, là, tout de suite pour votre manque de coopération. Alors laissez-nous aller à Poudlard. S'il vous plait.

Les yeux rivés sur les siens, Abelforth l'observait étrangement, puis finit par esquisser un petit sourire ironique.

- Cette fille vous a transformé jeune homme, s'exclama-t-il avec moquerie. Si vous voulez mourir ce soir, je ne vous retiens pas.

D'un geste de la main, le portrait accroché derrière lui s'ouvrit, et Drago put voir avec une joie immense que c'était le passage qu'il attendait tant. Bientôt il allait enfin pouvoir retrouver Hermione ! Ginny fut tellement heureuse qu'elle embrassa Abelforth sur la joue. Drago se contenta de le remercier d'un signe de tête.

Sans un mot, ils montèrent vers le passage et marchèrent à grand pas, persuadés d'arriver trop tard et de rater tous les préparatifs de défense du château.

- Tu entends ce silence ? demanda Ginny avec frayeur.

- Si les Mangemorts étaient présents, on les aurait entendus.

- J'ai tellement hâte de revoir Harry… Par Merlin j'espère qu'il va bien. Est-ce que c'est vrai ce que tu as dit tout à l'heure ?

- A quel propos ?

- Que tu te fichais des gens qui allaient mourir ce soir ?

- Oui.

- Comment peux-tu t'en ficher ? Ce sont de bons sorciers qui mettent leur vie en jeu pour protéger leurs enfants et leurs petits enfants de Tu-Sais-Qui et de la magie noire !

Drago émit un sourire triste et moqueur.

- J'ai vu mes parents mourir, mon meilleur ami se faire tuer sous mes yeux parce qu'il avait osé me protéger… j'ai vu des tas de Sang-de-Bourbe se faire torturer devant moi, par leur statut… Et ce que je te raconte ce n'est même pas la moitié de toutes les horreurs que j'ai pu vivre. Alors que des sorciers se battent pour cette raison, c'est normal et je m'en fiche. J'en ai déjà eu pour mon grade. Tout ce qui compte, c'est qu'Hermione aille bien.

- Même si c'est très mignon, tu es d'un égoïsme incroyable, siffla Ginny.

- Ce n'est pas toi qui te demandais il y a cinq secondes comment allait Potter ?

- Je prends en compte tous les autres aussi, répliqua Ginny en rougissant néanmoins.

- C'est ce qui fait la différence entre ton éducation et de la mienne. N'oublie pas que j'ai été à Serpentard… c'est pour une bonne raison !

- Je suis sûre que tu ne veux pas admettre que tu as changé… Il y a du bon en toi et à mon avis tu essais de te persuader que cette guerre ne va pas te toucher.

Drago leva les yeux au ciel et ne répondit pas. Bien évidemment que cette guerre le terrifiait, mais hors de question de se confier ! Soit Potter réussirait sa mission, soit ils étaient tous perdus. Et il ne préférait même pas penser à ce qui les attendait si le Seigneur des Ténèbres s'en sortait vivant de cette guerre. Si ses parents le voyaient … ils l'auraient renié immédiatement. Ses pensées furent stoppées net lorsqu'il aperçut une petite porte déboucher sans doute sur Poudlard. Pas trop tôt, pensa-t-il avec une certaine nervosité.

La porte déboucha sur une grande salle qu'il connaissait bien, remplie de lit de camps, de douches et d'une centaines d'élèves mineurs, tous plus terrifiés les uns que les autres. Drago remarqua avec une certaine irritation que de nombreux Serpentards -même majeurs- fuyaient la bataille pour protéger leur misérable vie. A ce moment-là, il regrettait amèrement d'avoir fait partie de cette maison et il aurait donné n'importe quoi pour leur faire entendre raison.

Au milieu du brouhaha intense, Rusard et le professeur Chourave essayaient tant bien que mal de leur expliquer les conditions de leur départ, et comment se protéger intelligemment. Lorsque les élèves se rendirent compte de la présence de Ginny et de Drago, il y eut des cris de surprise et de terreur. Chourave elle-même en perdit son vocabulaire et Drago se rendit vite compte que c'était lui qui provoquait tout ce remue-ménage. Visiblement, tout le monde le prenait encore pour un Mangemort. Que des imbéciles ! pensa-t-il avec colère.

- Professeur ! s'écria Ginny. Où sont les autres ?

- Je… Dans la Grande Salle, Minerva est en train d'organiser notre défense… Monsieur Malefoy, que faites-vous ici ?

Drago ne répondit pas, et prit la main de Ginny pour l'inciter à se dépêcher et à retrouver les autres. Celle-ci ne se fit pas prier et ils coururent donc à travers les couloirs remplis d'élèves. A leur passage, des cris de stupeurs résonnaient dans les couloirs, et quelques bribes de phrases parvinrent à leurs oreilles :

- Tu as vu la même chose que moi ?

- C'est Malefoy, le Mangemort ! Avec Ginny Weasley !

- Un traitre !

Malgré la colère qui grondait en lui et son corps qui commençait à souffrir à force de courir aussi vite –la potion ne pouvait pas faire de miracle sur son état-, Drago ne ralentit pas le pas, et pour la première fois de sa vie, il eut peur de ce qui l'attendait. Visiblement, personne ne le prenait au sérieux, ils continuaient tous à passer que c'était un traitre et qu'il ne méritait pas de se battre à leur côté … Ce sentiment de mis à l'écart commençait à le peser. Il n'aurait jamais cru que les choses se passeraient de cette manière. Qu'est-ce qu'il avait été naïf !

- Ne les écoute pas, s'exclama Ginny.

- Et tu me demandes d'être attendrissant avec eux, s'énerva Drago. Ce ne sont que des imbéciles.

- Ils ne savent rien de ce que tu as fait.

Drago ne lui répondit pas, car ils arrivèrent enfin dans la Grande Salle. Des centaines d'élèves écoutaient attentivement ce que leur dictaient McGonnagal et l'Ordre du Phénix. Sans se préoccuper de ce qui se disait, Drago observait furtivement où pouvait se trouver Hermione, tout comme Ginny, qui cherchait Harry et sa famille. Il avait beau se lever sur la pointe des pieds, observer dans tous les coins de la salle, il n'arrivait pas à apercevoir ses cheveux ébouriffés.

- Ou sont-ils passés ? s'énerva-t-il.

A ces mots, tous les élèves se retournèrent dans sa direction, et quelques-uns levèrent leur baguette dans sa direction, les yeux menaçants. Avant que Drago ne puisse lever le petit doigt, Ginny se posta en face de lui et s'écria méchamment :

- Il est avec nous, baissez immédiatement vos baguettes !

Drago se mordit les joues pour ne pas hurler au scandale. Se faire défendre par une fille ! Quelle honte ! Il avait déjà assez perdu son honneur, ce n'était pas la peine d'en rajouter !

- Ah Monsieur Malefoy ! s'exclama MacGonagal. Je n'attendais plus que vous.

Drago aurait aimé lui répondre par une réplique cinglante, mais à voir les visages hostiles qui se dressaient en face de lui, il ne dit mot, se demandant quelle idée il avait eu de venir à Poudlard. Sa situation était pire qu'il l'avait pensé : tout le monde le détestait, le considérait comme un traitre, un ennemi à éliminer.

- Comme je le disais, continua MacGonagal d'une voix sévère, nos défenses ne tiendront pas longtemps, mais elles seront essentielles à notre survie. Je sais que beaucoup d'entre vous se feront un plaisir de s'en prendre aux Mangemorts, et je n'ai qu'une chose à dire : n'hésitez surtout pas !

Il y eut des acclamations de joie.

- On peut donc s'en prendre à Malefoy ? s'écria une fille venant de la maison de Gryffondor

- Monsieur Malefoy est de notre côté, corrigea sèchement le professeur.

- C'est un meurtrier oui ! Et le plus jeune Mangemort de tous les temps ! Il faut le faire prisonnier !

Il y eut des acclamations de joie.

- Touche à un seul de ses cheveux, et tu auras à faire à moi sale garce !

En entendant cette voix, Drago sursauta et se retourna subitement vers l'entrée de la salle. A quelques mètres de lui, se tenaient Hermione, Potter et Weasley, le visage noir de suie, et quelques mèches de cheveux brûlés. Il se sentit aussitôt soulagé d'un poids énorme et ne put s'empêcher de sourire. Plus rien ne comptait à présent, il se fichait totalement de l'opinion des autres. Tout ce qu'il voyait, c'était la présence de ce bout de femme qu'il aimait tant.

Visiblement choquée de le retrouver à Poudlard, prêt à se battre, alors que quelques heures auparavant il se trouvait au Manoir Malefoy et qu'elle le croyait mort, Hermione courut dans sa direction et sauta sur lui avec une telle force, qu'il faillit en perdre l'équilibre. Il l'entendit pleurer contre lui, et il essaya donc de la consoler du mieux qu'il le put, en lui murmurant des mots que lui-même ne comprenait pas, tellement il était submergé par différentes émotions.

Autour d'eux, un grand silence s'abattit dans la salle, sans que personne ne croie à ce qu'ils avaient sous les yeux. Voir Hermione Granger pleurer à chaudes larmes contre Drago Malefoy, c'était tout simplement impossible.

- Il est en train de la consoler ou je rêve ? murmura Neville Londubat à Lupin.

Ce dernier se contenta de sourire. Il trouvait merveilleux de voir un peu d'amour en cette période si triste. Ce moment aurait pu être touchant, mais bientôt une voix aigüe s'infiltra dans la Grande Salle. Une voix sifflante comme un serpent, et terrifiante à elle seule :

- Je sais que vous préparez à combattre. Vous ne pouvez rien contre moi. Je ne désire pas vous tuer. J'ai un grand respect pour les professeurs de Poudlard. Je ne veux pas rependre le sang sorcier. Livrez moi Harry Potter et il ne sera fait de mal à personne. Livrez-moi Harry Potter et je quitterai l'école en la laissant intacte. Livrez-moi Harry Potter et vous serez récompensés. Vous avez jusqu'à minuit.

Pendant quelques secondes, personne n'osa parler. Puis, un brouhaha inouï s'empara de la Grande Salle. Certains pleuraient, d'autres criaient, et l'Ordre essayait tant bien que mal de donner des ordres à chaque élève qui avait décidé de se battre pour la bonne cause. Hermione se tourna aussitôt vers Drago, le regard grave, mais la tristesse présente dans le regard.

- Tu es blessé ? s'exclama-t-elle d'un seul coup horrifiée.

- ça va, j'aurais pu avoir bien pire, dit-il en essayant d'être sincère.

Hermione paraissait soulagée mais la tristesse qu'il avait décelée dans son regard n'était pas partie. Le cœur battant, il se demandait ce qui la dérangeait tant.

- Oh je suis tellement désolée Drago… si tu savais comme je m'en suis voulue… j'ai eu tellement peur ! J'ai cru que tu étais mort, ou… ,bégaya-t-elle

- Je suis là maintenant, calme toi.

- Je ne peux pas me calmer ! Il faut qu'on parle tout de suite !

- Quoi ? S'étonna Drago. Je ne pense pas que ce soit le moment, tout le monde est en train de se préparer à se battre et ..

- ça l'est. On a détruit un… tu sais quoi de plus et Harry et Ron peuvent se passer de moi un instant.

- Est-ce que tout va bien ? Même avec la suie sur le visage, tu as l'air pale.

- Parce que… j'ai peur... mais c'est trop important. Suis-moi.

Elle lui tendit la main que Drago s'empressa de prendre, se demandant ce qui l'attendait. Voir Hermione aussi tendue pour lui annoncer quelque chose d'important alors qu'une guerre se préparait, c'était visiblement mauvais signe pour lui. Est-ce qu'elle ne désirait plus être avec lui ? Pourtant elle avait semblé heureuse de le retrouver… Peut-être parce qu'elle avait peur d'avoir sa mort sur sa conscience ? Drago ne s'était jamais senti aussi impuissant qu'à cet instant. Hermione l'emmena dans une salle de classe et ferma la porte à double tour. Avant que Drago ne lui demande ce qu'il se passait, elle s'empara de ses lèvres avec une telle force, qu'il fut obligé de la repousser le plus doucement possible.

- Qu'est ce qui se passe ? demanda-t-il d'une voix grave

- Je … tu vas me quitter Drago, murmura-t-elle entre deux sanglots.

Ce dernier ricana :

- Si c'était le cas, je ne serais pas venu ici, alors que tout le monde me déteste.

Un sourire triste apparut sur le visage d'Hermione et elle balbutia :

- Je … je suis terrifiée, je ne comprends pas comment ça a pu se passer … enfin, si je sais comment mais je veux dire … Merlin ! Je suis totalement dépassée !

- Hermione dis-moi ce qui se passe parce que je vais exploser avec tes phrases incompréhensibles. Quoi, c'est si terrible que ça ? Tu es enceinte ?

A ces mots, il explosa de rire, mais en voyant le visage terrifié que lui lançait Hermione, il s'étrangla dans sa propre hilarité.

- Tu es enceinte ?! répéta-t-il d'une voix aigüe sans y croire un moment.

Hermione acquiesça de la tête, le visage rougi et les yeux plus rouges encore. Son cœur cessa de battre aussitôt et il eut l'impression qu'il n'arriverait plus jamais à bouger. Drago observait Hermione de manière un peu trop intensive, il le savait mais il ne pouvait s'en empêcher. Hermione Granger, la mère de son enfant ? Alors qu'ils ne se connaissaient réellement que depuis … trois mois ? Il aurait dû être inquiet ou être en colère, mais étrangement, il n'éprouvait rien de tout cela. Il observait le visage de cette femme si désirante, avec ses yeux marron et attirants, ses joues qui dessinaient des fossettes à chaque fois qu'elle souriait, ses lèvres brulantes de passion quand il l'embrassait … D'un geste de la main il enleva une larme qui venait de s'échapper des yeux d'Hermione et essaya d'être le plus doux possible. Il s'empara d'une de ses mains, et l'embrassa, comme pour la rassurer :

- Ne soit pas triste, murmura-t-il avec douceur.

- Tu es fâché, n'est-ce pas? demanda Hermione d'une voix cassée. Tu m'en veux et je le comprends tellement !

Drago sourit. Comment pourrait-il être fâché ? Certes il était terrifié à l'idée de ce qui l'attendait, mais il aimait Hermione, et c'était le plus important. Ils avaient vécu tellement de choses ensemble et en si peu de temps ! Le petit être qui était en train de grandir dans son ventre était le signe de leur amour, de leur passion, et il trouvait que c'était la plus belle chose qui pouvait lui arriver. En voyant qu'il ne lui criait pas dessus, et qu'il ne montrait aucun signe de colère, Hermione enfouit sa tête contre Drago en lui murmurant des paroles de désolation.

- Je … j'ai tellement peur ! Je n'y connais rien en bébé, je ne suis pas prête du tout et … oh Drago, qu'est-ce qu'on va faire ? J'avais tellement peur que tu me cries dessus, que tu me détestes ! Tu ne me détestes pas, n'est-ce pas ?

- Pour commencer, tu vas te calmer. Et non, je ne te déteste pas, comme je le pourrais ?

Pour tenter de l'apaiser, il lui caressa les cheveux, lui massant légèrement le cuir chevelu, ce qui semblait lui faire un bien fou. Alors, sans prévenir, elle l'embrassa avec fougue, longuement, passionnément, comme si c'était la dernière fois qu'elle le voyait. Drago répondit à ce baiser, profitant de ce moment. Le cœur battant, il en tremblait presque, tellement il en voulait plus. Comme si Hermione avait deviné ce qu'il pensait, elle commença à le dévêtir, tout en faisant attention à ne pas lui faire mal à ses blessures. Leur baiser devint plus puissant, moins réfléchi, et les caresses que lui infligeait Hermione le rendait fou. Il ne réfléchissait à plus rien, ne se préoccupait de plus rien, il oublia cette guerre qui menaçait le monde magique, le Seigneur des Ténèbres et tout le reste. Tout ce qui importait à présent, c'était Hermione, sa sécurité et son bonheur.

Lorsqu'il se prit une table de cours sur les reins, il jura entre ses dents, ce qui semblait amuser la jeune femme. Elle éclata de rire, tout en continuant de toucher, embrasser, lécher le corps de Drago. Nus l'un contre l'autre, aucun d'eux ne s'occupait de faire attention à ce qu'il faisait. Ils poussaient les chaises quand elles se trouvaient sur leur chemin, tapaient contre les tables, et finirent bientôt leur course sur le sol. Hermione était allongée contre Drago, et sentir son corps nu contre le sien, était un spectacle des plus excitants. Il arrêta soudain ses caresses, et l'observa droit dans ses yeux brillants d'excitation. La respiration rapide, il sentit toute sorte d'émotions l'envahir, des émotions qu'il ignorait jusqu'à aujourd'hui et qu'il commençait à prendre conscience au fur et à mesure.

- Je t'aime Hermione Granger, murmura-t-il entre deux soupirs.

Hermione lui répondit par un sourire timide, visiblement touchée de l'entendre dire une telle chose. Elle reprit de plus belles ses caresses, l'explora des mains, de la bouche. Le souffle rauque de Drago lui emplissait les oreilles, la rendait totalement folle. Lorsqu'elle l'entendit murmurer son nom, elle remonta vers sa bouche et l'embrassa comme jamais elle n'avait embrassé un homme. Les dents de Drago se plantèrent alors dans ses lèvres et elle poussa un petit cri de surprise malgré l'excitation que cela lui produisait. D'un geste sauvage, il la fit alors basculer vers le dos, puis la pénétra avec violence. Elle s'abandonna très vite à lui, et tous deux se perdirent dans ses sensations plus folles les unes que les autres. Des sensations que tout deux n'oublieraient jamais.

XXXX

Hum … voila pour ce chapitre 25. Je ne sais pas ce que vous en avez pensé … Est-ce que vous trouvé les enchainements de situations convaincantes ?

Qu'avez-vous pensé des retrouvailles tant attendue ? Vous êtes choqués de la réaction des élèves de Poudlard à l'égard de Drago ? Vous pensez qu'ils vont encore se méfier de lui ? Comment avez-vous trouvé Drago lorsqu'Hermione lui annonce sa grossesse ? Ce petit moment guimauve à la fin vous a plu ? :D

Quel est votre personnage préféré ? Je vais faire un sondage pour voir xD

Avez-vous des idées pour la suite ?

Est-ce que je pose trop de questions ? xD *je sors*

En tout cas, merci à tous ceux qui m'ont lu. Dans le prochain chapitre, je vous annonce :

Un compromis – un nouveau trio – des émotions – de la tristesse - Une conversation (très) sincères entre deux personnages …