Bonjour bonjour !
Merci pour toutes vos gentilles reviews ! Aujourd'hui, c'est Sygui qui fait l'update, on l'applaudit bien fort ! Sur ce, je vous laisse entre de bonnes mains, je vais bosser, et j'espère de tout cœur que ce chapitre vous plaira !
Bonne lecture !
Chapitre 25 : La rupture
Millicent raccrocha le téléphone, inquiète. La courte conversation avec Minerva avait été pour le moins alarmante. Elle attrapa son manteau et le serra contre elle avant de tirer sa baguette de sa manche.
« Je ne sens plus Hermione… »
Les mots prononcés par l'animagus tournaient dans son esprit alors qu'elle transplanait pour le grand canyon.
« Rose vient de se faire opérer. Je reste avec elle jusqu'à son réveil. »
Bulstrode scruta les alentours. Tout était calme. Anormalement calme. Malgré l'obscurité, elle remarqua une forme allongée sur le sol. Un corps. Celui d'une femme.
« Faites que ce soit Granger… Et vivante… » songea l'ancienne Serpentard en s'approchant, baguette à la main.
Elle poussa un soupir de soulagement en reconnaissant les cheveux bruns et s'accroupit près de l'enchanteresse. Elle trouva un pouls et capta la respiration calme de la neuvième sage. Aussi, elle entreprit de la réveiller. Au bout de quelques minutes qui parurent interminables pour la directrice de cabinet, l'ancienne Gryffondor ouvrit péniblement les yeux.
- Vous pouvez vous lever, Madame la Ministre ?
- Laisse tomber le protocole pour ce soir, Bulstrode… gémit Hermione. Je peux à peine bouger un orteil.
- A la bonne heure Granger ! Je vais t'emmener à Sainte Mangouste. Je t'y ai réservé une superbe suite avec vue sur la Tamise…
- La même que d'habitude ? murmura l'enchanteresse avec une grimace.
- Oui. Et j'ai même fait venir le Docteur Chang de Salem tout spécialement pour toi, ajouta doucement la directrice de cabinet.
Hermione eut l'impression qu'on enfonçait un poignard entre ses côtes. Hugo était mort, Pansy avait succombé. Elle retint un sanglot et détourna le regard.
- Allez, on file d'ici. Si je te laisse mourir, je ne donne pas cher de ma peau. Ta Guide retournera ciel et terre pour me retrouver.
Millicent attrapa doucement le bras de la Sage et les fit disparaître toutes les deux dans un craquement sonore.
A peine étaient-elles arrivées dans le hall de l'hôpital sorcier que des infirmières prirent en charge la Ministre. Elle fut conduite dans une salle d'examen et Cho arriva peu de temps après. L'ancienne directrice de Sainte Mangouste semblait émue de revenir en ces lieux, mais il était visible qu'elle cherchait du regard la silhouette de Parkinson. Chang poussa un soupir douloureux et sortit sa baguette de la poche de sa blouse.
- Salut Hermione. Tu peux me dire ce qui t'est arrivé ce soir ?
- Je me souviens d'une décharge électrique… Heureusement que j'ai de bonnes semelles, maugréa la Ministre, préférant être de mauvaise humeur que de se mettre à pleurer.
Cho commença à ausculter la neuvième sage qui essayait péniblement de mettre de l'ordre dans ses pensées.
- Comment va Rose ? finit-elle par demander alors que la baguette de la médicomage frappait doucement son dos.
- Elle est tirée d'affaire. Cependant, elle a perdu son bébé, je suis désolée… répliqua Chang en posant sa main sur l'épaule de sa patiente.
Hermione eut un sursaut et lança un regard bouleversé à l'ancienne Serdaigle.
- Elle a quoi ? s'exclama-t-elle.
- Elle était enceinte. Tu l'ignorais ?
- Il faut que je la vois… marmonna l'enchanteresse en se levant.
- Attends que j'aie fini de t'examiner.
- Plus tard ! coupa Hermione. Elle est dans quelle chambre ?
- 206… répondit Cho, lasse.
La Ministre se rhabilla et quitta la salle aussi vite qu'elle le pouvait. Elle s'engouffra dans l'ascenseur et gagna le deuxième étage. Une fois dans le couloir, elle se dirigea vers la chambre et entra sans frapper. Rose était assise sur son lit, le visage défait. Minerva était à ses côtés, lui tenant la main, et lui murmurait des paroles réconfortantes.
La dixième sage leva les yeux sur sa mère et son regard se fit dur, froid, menaçant. Hermione sentit une boule dans sa gorge et ne savait quoi dire. Elle s'approcha du lit pour prendre sa fille dans ses bras mais cette dernière lui lança un sort. Prise au dépourvu, la Ministre prit l'experliarmus en pleine poitrine et percuta un mur.
En se relevant péniblement, sonnée, Hermione regardait sa fille sans comprendre ce qui se passait. De son côté, Minerva attrapa le bras de Rose toujours tendu en direction de l'enchanteresse.
- Pourquoi t'en prends-tu à ta mère de façon aussi violente ? demanda l'animagus en posant une main sur l'épaule du maitre des chimères.
- D'après toi ? rétorqua haineusement la jeune femme. As-tu déjà oublié ce qui s'est passé aujourd'hui ? Ou même ces dernières semaines ? Tout est de sa faute ! Pansy, Hugo, Severus, Maman G… tous sont morts par sa faute !
Tu ne peux pas dire ça, Rose, et tu le sais bien, répondit sèchement l'ancienne directrice.
Hermione s'était remise debout tant bien que mal. Percuter le mur sans l'avoir anticipé avait ravivé les douleurs de son combat contre Marietta.
- Elle a sans doute raison, fit-elle le souffle court en se tenant les côtes. Si j'avais été à la hauteur, j'aurais affronté la Source seule. Après tout, c'est moi qui suis l'enchanteresse, j'aurais dû...
- Rien du tout. Le seul moyen de gagner cette bataille, c'était de la mener ensemble, répliqua Minerva.
- Vous n'avez rien compris ! s'emporta Rose. Si l'enchanteresse, la neuvième sage n'avait pas marqué à vie le visage de cette femme, jamais la Source ne l'aurait manipulée et Pansy serait…
Rose se tut, la voix brisée par la rage et l'émotion.
- Sortez d'ici, Madame la Ministre. Vous n'êtes pas la bienvenue.
- Rose, fit l'ancienne directrice de Poudlard en prenant la main de sa filleule dans les siennes, tu sais bien au fond de toi que la Source aurait trouvé un autre humain à hanter. Tu ne peux pas faire ce reproche à ta mère.
- Laissez Minerva, elle a raison de m'en vouloir, fit Hermione en grimaçant. Rose, ce que tu as perdu, je l'ai perdu aussi...ajouta-t-elle sur le pas de la porte avant de la refermer doucement sur elle.
Elle tituba dans le couloir, submergée par la douleur et la tristesse. Elle regagna mollement la salle d'examen et croisa Cho sur le chemin.
- Tu as l'air en pire état qu'il y a cinq minutes. Comment fais-tu pour te blesser dans un hôpital ?
- Que veux-tu, je suis douée… murmura la Sage.
- Bien, rentre ici, allonge-toi sur la table d'examen, et reste-y !
Hermione eut un pauvre sourire pour la médicomage. Mais à peine était-elle assise que Minerva rentra en trombe dans la pièce.
- C'est Rose, elle a disparut subitement, dit sombrement l'animagus. On discutait et…
Il n'en fallut pas plus pour que l'enchanteresse se lève.
- Où vas-tu encore ? demanda Cho.
Hermione ne répondit pas et quitta la salle. Elle se dirigea rapidement vers l'aire de transplanage et disparut en un craquement sonore. Quelques instants plus tard, elle se trouvait sur le toit de Buckingham Palace et son regard balaya la ville.
- Où es-tu ? murmura l'enchanteresse. Et comment as-tu pu quitter Sainte Mangouste ?
Elle envoya sa magie dans les rues, sondant chaque recoin de la capitale, cherchant l'essence magique de sa fille. Elle resta de longues minutes à sonder les rues, les quartiers, se demandant ce qui se passait. La Source l'aurait-elle enlevée ?
- C'est sûrement ça… marmonna l'enchanteresse en envoyant une nouvelle salve de pouvoir. Elle n'a pas pu disparaître comme ça…
Son regard se durcit alors qu'elle sentait l'aura de la dixième sage. Hermione tourna les talons et transplana pour réapparaître quelques instants plus tard devant la maison qu'elle avait partagée pendant des années avec Ginny.
Elle pénétra dans le jardin et tendit l'oreille. L'intérieur de la maison semblait silencieux. L'enchanteresse ouvrit prudemment la porte et, en entrant dans le salon, eut un mouvement de recul. Les nouveaux propriétaires gisaient, morts, sur le canapé. Assise sur une chaise, buvant un café, Rose la regardait, un rictus étirant ses lèvres. Elle semblait en pleine forme, ce qui n'avait aucun sens, ayant été opérée quelques heures plus tôt.
Hermione avança prudemment dans la pièce, sans quitter sa fille du regard.
- Rose, qu'est-ce qui se passe ici? fit-elle le plus calmement possible en évitant de regarder les cadavres.
- J'ai repris ce qui me revenait de droit… répondit la jeune femme en posant sa tasse sur la table du salon.
Elle jeta un regard froid à sa mère et se leva lentement.
- Je savais bien que tu viendrais… Tu penses faire quoi ? Me ramener à Sainte Mangouste et à la raison ? ironisa la dixième sage.
- Il n'y a pas cinq minutes tu étais à l'hôpital entrain de te remettre de ton opération... C'est la Source qui te tient en otage ? fit Hermione suspicieuse, prête à toute éventualité.
Elle sondait la maison et ses environs immédiats pour tenter de percevoir l'existence d'une autre source de magie que celle de sa fille. Mais, ce faisant, elle prit conscience de toute la puissance qui enveloppait la dixième sage.
Elle se mordit la lèvre inférieure alors que ses yeux s'agrandirent de surprise. Rose eut un léger rire et toisa sa mère du regard.
- Tu as enfin compris, Sage… dit froidement le maître des chimères. Marietta n'était qu'un jouet entre mes mains. Ta fille sera l'ultime instrument de ma colère.
Hermione sentit son cœur se serrer. Jamais elle ne pourrait affronter Rose. Et pourtant, si elle était la Source...
- Pourquoi elle ? fit-elle tout en retrouvant son aplomb.
- Parce qu'elle fut facile à manipuler. Elle te hait aujourd'hui encore plus que Edgecombe pouvait le faire… répondit la Source. Maintenant, elle avait envie de te souhaiter la bienvenue dans sa nouvelle maison. Je vais lui laisser la parole…
Rose leva la main et l'agita rapidement. Hermione entendit des grognements à l'extérieur et se dirigea vers la fenêtre sans quitter du regard sa fille. Elle jeta un rapidement coup d'œil par la surface vitrée et étouffa un cri de stupeur. Une dizaine de dragons était apparue dans le ciel obscur et se dirigeait à vive allure vers la maison.
- Je ne t'empêcherai pas de transplaner, murmura Rose. Mais si tu fuis, le quartier sera rasé. Sauf cette maison, bien sûr. J'ai toujours rêvé d'avoir une piscine, et les voisins risquent d'être un obstacle à ce projet…
- Je sais que je ne parle toujours pas à ma fille, dit-elle doucement en s'écartant de la fenêtre. Rose pourrait certainement m'en vouloir, mais elle ne s'en prendrait pas à des innocents pour me punir, Source.
Elle regardait autour d'elle, cherchant un moyen d'atteindre la dixième sage, mais les nouveaux occupants avaient tout changé dans la pièce et rien ne rappelait plus leur vie passée.
- Tu te trompes, maman, répondit Rose en insistant sur le « maman ». Il n'y a pas d'innocents. Tous sont responsables de la mort de Pansy, Hugo et maman G…
- Seule la Source est responsable de ce carnage, répliqua Hermione.
- Pense ce que tu veux, tu as toujours été butée. Mais dépêche-toi d'agir, mes invités vont se régaler des braves gens du quartier… se moqua la dixième sage. Te connaissant, tu vas sûrement toute faire pour les en empêcher.
Un grand bruit retentit dans la rue et Hermione eut un sursaut. Une des créatures avait atterri sur une maison qui s'était effondrée sous son poids.
L'enchanteresse eut un dernier regard pour le professeur de DCFM.
- Rose, tu restes ma fille avant tout.
Ces paroles déclenchèrent un rire fou qui rappela un instant Lestrange à Hermione. Elle frissonna avant de transplaner dans la rue, faisant face à plusieurs créatures de très mauvaise humeur.
- Un ou deux, je ne dis pas… Mais dix, j'suis mal barrée… marmonna l'enchanteresse en levant les mains.
Elle lança quelques sorts pour attirer l'attention des dragons qui grognèrent lorsque la magie de la Sage gela une partie de leurs écailles.
« Il faudrait les attirer ailleurs, mais où ? » songea la Ministre en envoyant une nouvelle salve de sortilèges.
Elle ne pouvait pas les laisser se balader dans le coin encore longtemps sans qu'ils ne dévorent la totalité des habitants. Serrant les dents, elle courut vers l'un des reptiles géants et, dans un élan, sauta dessus pour l'escalader. Le dragon, sentant un passager, s'envola pour essayer de désarçonner l'importune. Ce faisant, les autres dragons prirent aussi leur envol, suivant leur congénère.
- Bien, maintenant voyons comment je peux diriger cette grosse bête sans me foutre en l'air… maugréa la Sage, installée sur le dos de la gigantesque créature.
A coup de sorts habillement dirigés sur le corps de l'animal, elle réussit à éloigner la troupe de l'espace londonien. Quelque part au-dessus de la mer Celtique ou de l'océan Atlantique, l'enchanteresse se sentit plus à l'aise pour combattre.
L'étendue d'eau était houleuse sous les ailes du dragon. Le vent soufflait fortement, la vitesse était folle et les tonneaux qu'effectuait l'animal pour se débarrasser de l'enchanteresse étaient rudes pour l'estomac de cette dernière. Mais elle arrivait à en faire abstraction, se concentrant sur les soubresauts de sa monture plutôt rebelle tout en s'accrochant de toutes ses forces, gardant les yeux à moitié fermés pour ne pas être aveuglée par les gouttes d'eau salées qui voltigeaient dans tous les sens. Le seul point positif était qu'elle n'avait pas vraiment besoin de se méfier des attaques des autres, son dragon évitant de lui-même les assauts dont il était victime par ricochet. Il devenait même suffisamment agressif contre ses semblables qui voulaient à toutes fins pratiques l'abattre lui et sa passagère. C'était sans compter sur l'enchanteresse qui profita du renversement de situation. Alors que son magyar volait au ras des flots, Hermione fit s'élever une immense vague qui engloutit derrière elle deux des assaillants.
« Encore sept… » songea-t-elle en repérant un îlot isolé. Passant rapidement au-dessus, elle attendit que deux autres bestioles s'en approchent pour déclencher un violent trou d'air qui surprit les dragons. Privés d'appuis sous leurs ailes, ils s'abattirent sur les maigres arbres qui trainaient là mais qui suffirent à les empaler.
Elle leva la main et l'agita promptement. Des milliers d'éclairs descendirent du ciel. Les dragons slalomaient comme ils le pouvaient pour éviter la foudre, mais quatre d'entre eux disparurent dans l'océan.
« Plus que deux et ma monture et je rentre à la maison. », souffla-t-elle, tandis que les derniers assaillants se rapprochaient dangereusement. Elle choisit alors d'obliger son dragon à foncer vers les deux autres.
- En avant pour la congélation, maugréa-t-elle en projetant des centaines de milliers de particules de glace.
Au moment où l'attaque atteignit les trois animaux pour envelopper leur corps, l'enchanteresse se laissa tomber et transplana avant de toucher la surface de l'eau alors que les dragons s'abimaient dans l'océan.
La Ministre atterrit lourdement sur la moquette de son bureau et, une fois sur le dos, porta la main à sa poitrine. Sa respiration était courte, son cœur battait à toute vitesse et une douleur aigüe dans le thorax semblait se propager à son bras gauche. Elle attrapa son téléphone et composa de mémoire un numéro avant de se rendre compte que c'était celui de Pansy.
- Et merde… grommela-t-elle entre ses dents. HELEN ?
La porte du bureau s'ouvrit et des pas se firent entendre près d'elle.
- Madame la Ministre ? fit la voix inquiète de la secrétaire.
- Prévenez les urgences… Ce serait con que je claque d'une bête crise cardiaque après avoir échappé à une horde de dragons…
Cho rangea sa baguette et jeta un regard réprobateur à la neuvième sage.
- Si tu tiens à ta peau, voici quelques consignes à respecter, commença la médicomage.
- Vas-y, éblouis-moi, grommela Hermione en reboutonnant sa chemise.
- Tu vas arrêter de fumer immédiatement, lever le pied sur l'alcool et limiter le gras dans ton alimentation. Je suppose que te demander de prendre du repos et d'éviter les situations stressantes serait comme pisser dans un violon, rétorqua Chang.
- Bien vu… Je te dois combien pour la consultation ?
- Rien ! soupira l'ancienne directrice de Sainte Mangouste en se levant. Prends au moins une petite semaine de vacances. Sinon, tu ne passeras pas l'année. Hermione… Tu n'as plus vingt ans. Ton corps est usé. Et je ne parle pas de tes innombrables cicatrices.
- Je croyais que ça faisait craquer les filles, rétorqua sèchement la neuvième sage.
Cho leva les yeux au ciel et quitta le bureau après avoir salué son ancienne camarade de classe. Hermione retourna s'assoir dans son fauteuil et attendit quelques instants avant de s'allumer une cigarette. Elle se laissa aller contre le dossier et ferma les yeux tout en inspirant une longue bouffée. Les évènements de la journée tournoyaient dans son esprit et, enfin seule, elle put laisser libre court à sa tristesse. Hugo et Pansy morts, tous les Sages et les Hauts disparus, Rose passée à l'ennemi, non… devenue l'ennemie. Elle étouffa un sanglot qui montait le long de sa gorge. Elle avait perdu. Que restait-il à faire ? Accompagner l'humanité dans sa mort comme un médecin qui prescrirait de la morphine à un patient qui agonise ?
Trois coups furent frappés à la porte qui s'ouvrit aussitôt. Millicent pénétra dans la pièce et s'approcha rapidement de l'enchanteresse. L'ancienne Serpentard attrapa la cigarette de la bouche de la Sage et l'écrasa dans le cendrier.
- Hey ! protesta Hermione en jetant un regard furieux.
- Cho m'a fait part des consignes. Je vais vous aider à les appliquer, Madame la Ministre, reprit sérieusement la directrice de cabinet.
- A quoi bon ? grommela l'enchanteresse.
- Il faut que vous soyez en forme pour finir le travail. Et six pieds sous terre, ça ne va pas aider.
- De quoi vous vous plaignez ? Moi morte, vous savez pertinemment que le Magenmagot vous désignera pour prendre la relève en attendant de nouvelles élections… s'il reste des électeurs… répliqua sèchement Hermione en récupérant sa cigarette dans le cendrier.
Après lui avoir redonné une forme convenable, elle la ralluma, défiant du regard sa directrice de cabinet. Millicent soupira.
- Rallumer du tabac froid, c'est vraiment un manque de gout !
- Vous savez combien ça coûte ? rétorqua la Ministre en désignant la cigarette.
La remarque amena un sourire sur les lèvres de l'ancienne Serpentard.
- Vous passez trop de temps avec Minerva, vous savez ça ? fit-elle avant d'enchainer, plus sérieusement. Faisons un marché. Vous arrêtez de fumer le temps qu'on vienne à bout de la Source et après, si vous n'êtes pas morte, vous pourrez recommencer à vous tuez à petit feu. Ca marche ?
- D'accord… mais je commence demain. Pour profiter de ma dernière soirée de débauche, servez-moi donc un whisky ! soupira l'enchanteresse.
Millicent se dirigea vers le bar pour attraper une bouteille et deux verres qu'elle remplit généreusement.
- Vous m'offrez une cigarette? dit-elle narquoise.
- Il y a un bureau de tabac ouvert toute la nuit en bas de la rue… répliqua la Sage. Déjà que vous allez taper dans ma réserve d'alcool…
La conseillère se pencha par-dessus le bureau, attrapa le paquet et sortit une cigarette qu'elle alluma négligemment. Puis, prenant son verre, elle le leva pour porter un toast.
- Je propose de boire à la fin de l'humanité telle que nous la connaissons encore. Pour un nouveau départ !
Hermione regardait la jeune femme sans la voir, absorbée dans ses propres pensées.
- A la fin de l'humanité… répondit sombrement la Ministre.
Et voila ! J'ai comme le sentiment que ça va pas en s'améliorant ... et vous ?
Bon, Link9 est toujours heureuse de vous lire, et moi aussi ! Alors, une petite revue pour parier sur la suite ?
(Grind, merci pour les revues enchainées, mais pourquoi pas un compte ? Matmat ? C'est plus facile pour vous répondre !)
Sygui & Link9
