CHAPITRE 25 :
La troisième fois qu'il frappa, Jack faillit se déboiter l'épaule. Il grogna, jura et recommença. Il y avait un meuble, de l'autre côté, qui l'empêchait d'entrer. La clef de la femme de chambre lui avait permit d'ouvrir mais ça ne suffisait pas. Il lui fallait encore pousser le meuble de quelques centimètres avant de pouvoir se faufiler à l'intérieur.
Il régnait dans la chambre un silence qui ne le rassurait pas du tout.
Carter n'était pas du genre à se laisser faire. Elle savait se battre. Elle connaissait presque autant de jurons que lui… et elle l'avait mordu un jour alors qu'il essayait de la réveiller. Preuve s'il en fallait qu'elle pouvait se défendre !
Mais elle n'était pas dans son état normal… souffla une voix insidieuse à son oreille
Il détestait cette planète. Il détestait ce petit merdeux qui se prenait pour un Prince. Et, compléta-t-il en reprenant sa rapière, il détestait les combats à l'épée.
Heureusement qu'il aimait Carter.
Préférant ne pas approfondir d'où lui venait cette pensée, le colonel passa dans l'espace laissé entre le meuble – une commode très solide – et le battant de la porte. Les rideaux étaient à moitié tirés et il régnait dans la pièce une semi-obscurité qui le dérangea d'emblée.
L'épée en avant, il fit quelques pas et chercha des yeux une trace d'Adriel. Toujours sécuriser la zone avant de s'occuper des blessés… ou des otages.
–Cart… commença-t-il avant d'être attaqué par l'arrière.
Au moment même où il reconnaissait le corps du prince sur le sol, un cordon de rideau s'enroula autour de son cou et son agresseur serra de toutes ses forces. Jack grogna et porta par réflexe sa main libre à son cou pour ne pas mourir étranglé. Lâchant sa lame, il agrippa de sa main droite le poignet de l'ennemi…
S'il n'avait pas vu Adriel à terre une seconde plus tôt, Jack aurait réagi différemment. Il aurait asséné un coup de coude à son attaquant et retourné la corde contre son lui. Mais Adriel était KO ; ça ne laissait donc la place qu'à une personne…
–Carter ! Stop !
Agrippant toujours fermement le bras de son second, il éloigna la corde de son cou et se donna suffisamment d'espace pour pouvoir se retourner… Il fallait qu'elle voie que c'était lui. Qu'elle le reconnaisse.
Ses yeux rencontrèrent ceux de Sam, emprunt d'un mélange de folie et de désespoir…
Et aussi soudainement qu'elle l'avait attaqué, elle lâcha prise.
–… Jack ? demanda-t-elle d'une voix enrouée.
Elle avait réellement cru qu'il était mort. Qu'ils l'étaient tous. Daniel, Teal'c…
Leurs visages n'étaient plus qu'à une trentaine de centimètres l'un de l'autre. Elle tenait toujours le cordon du rideau, seule arme qu'elle avait pu trouver pour se défendre, et celui-ci pendait mollement dans le dos de Jack. Comme dans un rêve, elle se laissa aller contre lui et il lui rendit son étreinte.
Elle ne tenait plus que par la force de ses bras... Blottie contre lui, elle reprenait une respiration normale tandis qu'il posait son menton sur le haut de sa tête, l'attirant encore plus près. Il évita sagement l'entaille qui avait fait saigner son cuir chevelu. Ca faisait bien une éternité qu'ils ne s'étaient pas vu ! Elle lui avait manqué… Le don des Sentinelles ne rentrait pas en cause. Ca ne suffisait pas. Ca ne prouvait rien.
Ca avait rendu les choses pires entre eux. Ca les avait rendus plus proches… alors qu'ils se trouvaient à plusieurs années-lumière l'un de l'autre. Ridicule, si on y réfléchissait. Et quand ça aurait enfin pu être utile et lui permettre de la dénicher sur cette planète de fous, leur capacité à communiquer s'était évaporée, les laissant démunis, frustrés, blessés.
–Je… droguée… une plante, murmura la jeune femme toujours fermement accrochée à lui.
Sa façon de puiser en lui de la force lui rappelait étrangement cette autre étreinte, des années plus tôt, dans la réplique du SGC fabriquée par Hathor alors qu'il sortait d'une cryogénisation plutôt désagréable. Il n'avait pas envie de l'éloigner de lui mais il fallait qu'il vérifie qu'elle n'était pas sérieusement blessée.
–Ca devait m'endormir… expliqua-t-elle en tremblant à nouveau.
Ses jambes ne la porteraient plus très longtemps.
–Ca m'a rendu malade… mais sinon… ça va… Je n'ai rien.
O'neill hocha de la tête, ramassa son épée d'une main et passa son autre bras sous ses épaules pour lui offrir un soutien.
–On va sortir d'ici, Carter.
–Mon colonel… répondit-elle avec son premier vrai sourire de la journée.
Régler son compte à Adriel l'avait fait sourire mais ce n'était pas ce sourire. Celui-là avait tendance à n'apparaître que quand il était dans les parages.
–Adriel ne sera plus un problème j'ai l'impression, fit-il remarquer, comme s'il avait lu dans ses pensées.
Son sourire s'élargit. Dans les yeux de Jack se mêlaient taquinerie et fierté. Elle avait elle-même réglé son compte au Méchant… Il aimait ça.
S'apprêtant à répondre, Sam fut coupée par la voix lointaine de Teal'c, de l'autre côté de la porte.
–O'neill !
Leurs amis continuaient de se battre au rez-de-chaussée contre les fidèles du Prince. Ces derniers ignoraient que leur chef mangeait la moquette de sa propre chambre nuptiale. Il était temps de faire le ménage dans tout ça…
L'aidant à passer la porte, Jack recommença à la soutenir une fois de l'autre côté. Ils avancèrent tout deux vers l'escalier et passèrent devant Estin-Jo Dagath, évanoui après avoir perdu trop de sang.
Jack repéra facilement les membres de son équipe. Le Jaffa avait fait suffisamment de dégâts pour que les soldats s'attaquent à lui à quatre contre un. Daniel et lui se battaient au centre de la pièce. Il ne faisait nul doute qu'à long terme, Teal'c aurait le dessus. Bon nombre de fidèles avaient déjà choisi de fuir.
–Julius et le colonel Robinson ! murmura Sam, attirant son attention sur les deux personnes qui avaient réellement besoin d'aide.
Ils étaient acculés contre un mur. Robinson tenait en retrait son bras gauche taché de sang, tout en continuant à repousser les attaques. A ses côtés, Julius se débrouillait honorablement mais il avait beau faire, le gamin restait plus petit et moins fort que ses assaillants.
Que disait le dicton déjà ? Quand il n'y en a plus, il y en a encore…
Jack ouvrit la bouche pour attirer l'attention sur eux… et le son d'un clairon envahit la grande salle de l'ancestral château de Médéric. Si la musique n'avait pas été directement suivie par l'invasion de la pièce par une trentaine de soldats en uniforme du Roi, les fidèles d'Adriel, épuisés, auraient presque pu penser qu'elle venait d'outre-tombe.
Quoiqu'il en soit, l'effet de surprise fit que tous arrêtèrent de combattre.
Le colonel O'neill ignorait si c'était des amis ou des ennemis mais, dans le doute, profita du moment de pause pour encourager ses équipiers à se réunir au centre. Seuls Julius, toujours acculé au mur, resta où il était.
Daniel, plus en forme que Robinson, aida Sam à rester debout pendant que Jack se mettait à l'avant avec Teal'c. Les sorties étaient bouchées. Aussi regardèrent-ils tous entrer l'escorte du Roi Phildrei au rythme du tambourin.
Le souverain était entouré par ses gardes du corps et accompagné par sa Reine… ainsi que par Anton Vidrine et le capitaine Oliver Haberman. Nul doute à voir leurs têtes qu'ils ne s'attendaient pas à découvrir la résidence d'été de la famille royale dans cet état.
Il n'y avait plus eu de tels combats en ce lieu depuis plus d'un siècle.
Jack sentit son sang bouillir en reconnaissant les deux membres de SG-4 à qui il avait expressément ordonné de rejoindre la Terre. Techniquement, il avait du mal à définir si cette intrusion était bonne ou mauvaise. Le Roi les avait autorisés à chercher Carter... Il n'avait rien précisé pour ce qui était de la partie « prendre d'assaut un vieux château en blessant plusieurs soldats ».
Pourquoi Jack avait-il soudain un si mauvais pressentiment ?
Les fidèles d'Adriel avaient baissé la tête en reconnaissant leur bien-aimé souverain et ils mirent un genou à terre lorsque celui-ci fit un pas dans la pièce.
–J'exige une explication ! rugit Sa Majesté en regardant rudement les Etrangers qu'il avait accueillis dans sa maison.
Phildrei de Thidril s'était laissé convaincre par le Docteur Vidrine qu'un aller-retour jusqu'à l'antique demeure de Médéric ne prendrait pas beaucoup de temps et renforcerait les relations Terre-Palaïus. Et voilà qu'il découvrait que son château transformé en champ de bataille !
L'archéologue de SG-4 avait cru bien faire en amenant le Roi à l'endroit où Adriel retenait leur amie. Le Roi avait proclamé haut et fort qu'il la ferait escorter jusqu'à la Porte des Etoiles dès qu'elle serait retrouvée. Anton Vidrine espérait ainsi régler la situation pacifiquement, avec diplomatie. Le Prince Adriel était puissant mais nul ne l'était plus que le Roi. Le capitaine Haberman s'était retrouvé embarqué dans cette histoire sans avoir son mot à dire.
Sa Majesté Frédégonde rejoignit son mari à l'entrée de la grande salle. Tout d'abord surprise de voir Samantha Carter soutenue par l'un de ses amis – Sam et la Reine avaient réellement sympathisé avant le début de toute cette folie et son enlèvement par le Prince – la souveraine reconnut le blason de son fils cadet sur l'un des soldats à terre.
–Mon fils ! Où est mon fils !
–C'est mauvais pour nous, mon colonel, murmura Sam suffisamment fort pour que toute l'équipe l'entende et se prépare.
La Reine se tourna vers eux et réitéra sa supplique :
–Qu'avez-vous fait de lui ?!
En consciencieux chefs d'équipe qu'ils étaient, le colonel O'neill et le colonel Robinson avaient déjà commencé à chercher des portes de sortie mais ça se présentait plutôt mal.
L'un des soldats releva la tête pour montrer le haut des escaliers de la main. Il n'était pas autorisé à s'adresser à une si noble personne que la Reine mais celle-ci comprit néanmoins sa réponse. D'un geste, Phildrei ordonna à deux de ses soldats d'aller voir. Les bottes battirent en rythme les marches de l'escalier, comme un décompte des secondes qu'il restait aux Terriens avant que tous ne découvrent ce que Sam avait fait au précieux fils de Frédégonde.
–Si quelqu'un a une idée… souffla Jack en observant la tentative du Docteur Vidrine de s'approcher du Roi pour lui parler.
Le souverain ne daigna pas l'écouter. Oui, ils avaient retrouvé la Femme mais son fils avait peut-être été blessé et c'était de sa bouche qu'il voulait des explications.
Adriel apparut, réanimé par deux bonnes claques. Il tenait sur ses jambes mais son visage était affreusement mutilé. La main qu'il maintenait sur son nez ensanglanté ne suffisait pas à cacher les dégâts.
Ni Sam ni Jack ne se sentirent désolés pour lui. La Reine, par contre, poussa un cri horrifié tandis que les yeux de son époux s'emplissaient de colère. Il ne comprenait pas ! Pourquoi s'en était-on pris à son fils ? N'avaient-ils pas été des hôtes honorables ? N'avait-il pas suffisamment montré aux Terriens son désir de paix entre leurs deux nations ?
Adriel s'arrêta en haut de l'escalier de marbre. L'œil mauvais, profondément humilié, il laissa libre cours à sa soif de vengeance en réclamant la tête des Etrangers.
Le Roi ne pouvait que consentir… Il n'y avait ni recours ni procès pour des actes aussi graves que l'agression d'un membre de la famille royale. Les gardes royaux encerclèrent les cinq hommes et d'autres soldats poussèrent Haberman et Vidrine pour qu'ils rejoignent leurs compatriotes.
–Attendez, c'est un malentendu, essaya de plaider l'archéologue.
C'était comme de parler à un sourd ! Le Roi était tout puissant et la loi protégeait les membres de sa famille.
–Vous faites une grossière erreur ! menaça Jack en sentant une lame affutée se poser sur sa gorge.
Ils étaient tous la cible d'au moins deux épées.
–Le Prince Adriel vous a menti, il m'a enlevée dans mon sommeil… cria Sam haut et fort en regardant droit dans les yeux la Reine de Thidril.
Frédégonde examina attentivement l'état de la jeune femme, sa fatigue, sa blessure au front ainsi que l'état déplorable de sa robe. Fixant son fils, elle comprit que la femme disait vrai et fut honteuse pour lui. Malgré tout, ce qu'on avait fait à Adriel était plus grave que ce que lui-même avait tenté de faire… tout du moins d'après les lois de ce pays.
Le Roi leva son bras pour que les soldats se tiennent prêts à exécuter la sentence et une dernière voix s'éleva pour plaider la cause des Etrangers. C'était la voix d'un môme… de quelqu'un que tout le monde avait oublié.
–Samantha Carter est sous la protection de la Couronne ! Quiconque s'en prend à elle s'attaque au Roi !
Déconcerté par cette tirade, le Roi se retourna pour identifier celui qui avait parlé sans permission. Les soldats entourant les Terriens ne baissèrent par leurs épées mais Jack savoura d'avoir une nouvelle bouffée d'oxygène et quelques secondes de plus à vivre.
–Qui parle ?
Julius était jusque là caché par les soldats du Prince et ceux du Roi. Ils s'écartèrent tous pour le laisser passer. Ce qu'il venait de faire n'était pas autorisé, il le savait. Aussi mit-il immédiatement le genou à terre en baissant la tête.
Cependant il savait que s'il ne parlait pas maintenant, profitant de la confusion du souverain, il n'en aurait plus jamais l'occasion. Il continua donc sans s'arrêter, alimentant son plaidoyer par les paroles sages que son père lui avait dites le matin-même…
–Pardonnez-moi, Votre Majesté. Je regrette de vous avoir offensé et je vous demande pardon pour avoir blessé le Prince Adriel… Mais un enfant se trompe souvent, un soldat se trompe parfois… il est même possible qu'un Prince soit dans l'erreur… mais pas le Roi. Jamais. Et vous avez ordonné qu'on protège l'Etrangère, Votre Majesté, comme si elle était la Couronne de Tithonia…
Julius n'avait ni relevé la tête ni cessé de trembler. Il resta silencieux pendant que le Roi digérait ses paroles.
Il attendit une sentence de mort qui ne vint pas.
Autour de lui, certains étaient hébétés. Jack O'neill était, malgré lui, fasciné. Carter lui avait dit, lors de sa première mission sur Palaïus, quand elle avait rencontré ce garçon qu'il lui plairait sûrement. Il réalisait maintenant à quel point elle avait eu raison.
Aucune des tentatives de négociations de Daniel ou d'Anton Vidrine n'avait fait mouche mais cet archer, natif de ce peuple, avec ses mots et sa logique imparable de garçon depuis peu sorti de l'enfance, venait de donner au Roi de Thidril une alternative à leur mort.
–Relève-toi, mon garçon, et dis-moi qui tu es, ordonna le Roi.
Il était visible pour tous qu'Adriel voyait d'un très mauvais œil le retardement de la sentence mais il était tout aussi clair pour les témoins de la scène que Phildrei et Frédégonde avaient envie d'en apprendre plus. Après tout, ils ne savaient que très peu de choses sur la raison de ces combats. Leur fils cadet avait, semblait-il, compromis les relations entre Thidril et de puissants alliés.
–Je m'appelle Julius, fils de Géraud, chevalier de la garde royale, Votre Majesté.
–Ton père est un homme d'honneur, admit Phidrei. Pourtant, tu dis avoir blessé mon fils sciemment… ?
–Oui, Votre Majesté. J'ai lancé à ses pieds une flèche avec mon arc juste après qu'il ait blessé Samantha Carter, Votre Majesté. J'ai aussi blessé son serviteur qui tentait à nouveau de s'en prendre à elle.
Le bon sens fit comprendre à Jack et à Daniel de ne rien dire et de laisser le garçon plaider leur cause. Tout doucement, les lames s'éloignaient de leurs gorges… Attirer l'attention sur eux serait tout sauf productif.
Sam avait jeté un regard inquiet à Jack en voyant Julius s'exposer ainsi. La jeune femme avait encore du mal à comprendre comment le jeune archer s'était retrouvé mêlé à tout ça mais ce n'était pas vraiment le moment de combler ses lacunes.
–Pourquoi as-tu fait cela ? demanda le Roi, impressionné que le garçon reconnaisse ses actions aussi bravement.
–Mon père dit que, quand on hésite, il faut choisir l'honneur et obéir au Roi, Votre Majesté. Vous aviez ordonné qu'on protège Samantha Carter…
Julius commençait à perdre confiance. Il ne savait pas ce qu'il dirait si le souverain le questionnait encore mais, par chance, Phildrei déclara tout haut qu'il ne pouvait contredire un tel raisonnement. Echangeant un regard avec son épouse, il se tourna vers ses gardes du corps.
–Libérez les Etrangers !
Tout d'un coup, la tension dans la grande salle retomba. Jack, toujours méfiant, se demanda ironiquement si c'était son dernier mot. Il se promit d'être rentré sur Terre avant qu'il ne change d'avis.
Respirant tous mieux, les sept hommes de la Terre s'entre-regardèrent. Jack inspecta rapidement la blessure du colonel Robinson. Ce dernier assura que c'était superficiel alors Jack reprit sa place auprès de Carter et remplaça Daniel. Comme toujours, Teal'c semblait aller bien… Et le capitaine Haberman s'approchait de son supérieur pour lui faire un rapport.
–Père ! hurla Adriel, fou furieux. Ces scélérats doivent être châtiés !
A nouveau le silence… Sam se dit qu'elle ne supporterait pas un autre interminable débat. La présence de Jack, son odeur et sa force lui rappelaient à quel point elle se sentait nauséeuse et inutile. Elle avait envie d'aller à l'infirmerie.
–Des sanctions seront prises mais ce ne sera pas contre eux, décida le Roi.
Cet homme avait suffisamment de présence pour insuffler le respect. C'était la première fois que Daniel le remarquait. Il avait de prime abord trouvé passionnant d'étudier une société féodale où le monarque se voulait éclairé. Il devait prendre toutes les décisions mais s'il se montrait trop dur, il savait qu'il risquait la confiance de ses sujets.
Quand le Roi se tourna enfin vers eux et les invita poliment à se joindre à lui pour le repas du soir – comme si aucun combat n'avait eu lieu et qu'il n'avait pas failli leur couper la tête trente secondes plus tôt – Daniel comprit qu'ils n'en avaient pas encore complètement fini avec ce peuple.
A SUIVRE…
