NOTE DE L'AUTEUR :
A partir de ce chapitre, je vais fausser la durée entre la prise d'Erebor par Smaug et la reconquête de la Montagne Solitaire par Thorin. Normalement, entre les deux évènements, il s'est écoulé 141 ans mais pour les besoins de mon histoire, seuls 90 ans se seront écoulés.
Je me permets aussi de vous faire un rappel de certains personnages :
- Minël, belle-sœur de Gôrnël, elfe guérisseuse de Mirkwood restée vivre à Dale
- Gôrnël, beau-frère de Minël et ami d'enfance de Lindir, intendant de Thranduil
- Eloïr, nouveau capitaine des gardes du palais de la Forêt Noire suite à la nomination de Tauriel en tant qu'ambassadrice auprès des nains;
- Emol, guérisseur en chef de Mirkwood depuis l'établissement de Minël à Dale
- Vana, femme de Dwalin qui a disparu pendant l'attaque de Smaug
- Norgan, leader des anciens conseillers de Thror
- Ginor, unique fils du précédent, mouton noir de la famille
- Denia, femme de Dain
Sabrinabella : voici la suite de ce qu'il se passe dans la Comté et le retour de Tili.
fabienne.2869 : là, tu vas avoir le droit à une petite pause méritée entre les pouvoirs et les manipulations.
Miss Homme Enceinte 2 : il est vrai que Dwalin peut être un personnage bien divertissant, Tili le retour. Non, je n'ai pas de dessin de lui.
Syrene-T : moi aussi, il m'arrive parfois de vouloir atomiser Galadrielle mais bon, elle est quand même utile au récit.
Quetsche: tant mieux si ça te plaît, voici la suite.
24. Réminiscences du passé
Lina, fille de Vana, était une jeune naine brune, aux yeux vert émeraude. Ses cheveux et sa barbe étaient tressés avec une élégante simplicité. Des perles de bois polis ornaient ses tresses. Ses vêtements vert sapin avaient souffert de son voyage et pour le moment, elle était juste impatiente de conclure l'étape d'enregistrement pour trouver une chambre et pouvoir prendre un bain.
Cependant, pour le moment, elle regardait partout autour d'elle la bouche grande ouverte. Depuis quelques dizaines de mètres, elle s'était même mise à avancer à reculons. Il faut dire qu'elle n'avait jamais vu de telles richesses et des structures si grandes. Elle n'en croyait tout simplement pas ses yeux. De grandes teintures de fils riches en couleur arboraient les emblèmes d'Erebor. Plus on descendait et plus on pouvait voir des filons de métaux ornés les murs telles des rivières en fusion. La pierre polie des escaliers comme des paliers et des couloirs étaient une exposition en direct du savoir-faire passé et présent des nains de la Montagne Solitaire. En dépit des décennies où cette dernière fut occupée par Smaug, son intérieur dégageait toujours cette majesté, cette grandeur. Il fallait aussi dire que les nains présents depuis pratiquement deux années n'y étaient pas étrangers.
La naine venait de la Forêt d'Argent. Cet espace boisée était sur les terres du Gondor. Peu de personnes savaient que le sol de cette forêt regorgeait de cuivre et d'argent. Après leur fuite d'Erebor, une petite partie des nains de la Montagne Solitaire s'étaient installés dans les galeries qui serpentaient tout le territoire forestier de ce domaine. L'Intendant Turin Ier les y avait autorisés et avait été le premier à promouvoir leur commerce. Depuis, les Intendants suivants avaient respecté cet accord tacite.
Cependant, quand la nouvelle de la reprise d'Erebor était parvenue jusqu'à la Forêt d'Argent, les nains avaient préféré attendre un peu pour être sûrs qu'il ne s'agissait pas là d'une victoire éphémère et fragile. Un an après, des nouvelles de plus en plus encourageantes de la Montagne Solitaire leurs parvinrent. La naissance du petit prince fut ce qui les décida à rejoindre leur ancienne demeure, du moins, pour une partie d'entre eux. En effet, il était dangereux de partir tous ensemble d'un seul coup. De plus, certains souhaitaient poursuivre leur vie au Gondor à cause de mauvais souvenirs laissés par Smaug ou tout simplement, parce qu'ils n'avaient connu que cette vie là. Lina était donc partie avec quelques nains à Erebor pour voir ce qu'il en était réellement.
Soudain, Lina fut tirée sur le côté d'un coup sec. Elle se tourna vers l'importun prête à lui dire le fond de sa pensée quand on regard tomba sur Nila, sa sœur jumelle cadette. En effet, les deux naines étaient nées de la même mère en même temps. Cet évènement était si rare et précieux chez les nains que leur anniversaire était toujours célébré par toute leur communauté chaque année. Le seul petit nuage noir à ce miracle avait été la découverte de la cécité de Nila. En effet, cette dernière était aveugle de naissance. Cependant, elle avait très bien su s'en accommoder et « voyait » souvent plus de choses que la plupart des gens possédant toute leur capacité visuelle.
« Pourquoi m'as-tu tirée ? Demanda Lina à sa sœur.
- Tu as failli rentrer dans un nain qui arrivait sur ta gauche. Lui répondit simplement la concernée.
- Tu arrives à t'y retrouver avec tous ces mouvements, ces bruits et ces vibrations ? Si, je n'avais pas mes yeux, je ne pourrais m'orienter. Avoua l'aînée des deux.
- J'ai une plus grande sensibilité que toi pour cela, tu le sais. Dois-je te rappeler à qui j'ai évité de tomber dans une crevasse hier ? Rappela Nila avec un grand sourire.
- Oh, ça va, hein ! Je ne l'avais pas vue. Se mit presque à bouder sa sœur.
La cadette émit alors un rire cristallin qui dérida immédiatement Lina. En effet, sa sœur avait un rire très beau, semblable au bruit du cristal de roche lorsque celui-ci était taillé.
- C'est bien ça : « tu ne l'avais pas vue ». Moi si ! Ironique, non ?
- Oui mais reste près de moi. J'espère que les craintes de mère étaient injustifiées et que nous n'aurons pas à faire aux conseillers. Rappela Lina.
- Je le souhaite ainsi. J'aurais tellement voulu que mère nous accompagne. Déclara Nila.
- Moi aussi mais elle avait trop de mauvais souvenirs ici. Après tout, père n'a pas survécu à l'attaque de Smaug. »
Enfin, les deux sœurs parvinrent au bureau d'enregistrement. Ce dernier était réservé aux simples « visiteurs ». Les marchands et les dignitaires avaient des bureaux qui leurs étaient propres. Ces derniers se situaient à l'entrée de la Montagne Solitaire. Il y avait plus de place pour faire tenir le nombre important de marchandises et de personnes constituant les suites. De ce fait, les visiteurs « simples » devaient se faire inscrire à un bureau se trouvant plus profondément dans Erebor.
« Bonjour, quels sont vos noms s'il vous plaît ? Leurs demanda un nain aux cheveux et à la barbe rougeoyants.
- Nila et Lina filles de Vana, fille de Evona. Déclara l'aînée.
- Motif de la visite ?
- Nous souhaitons voir de nos yeux le lieu de vie des jeunes années de nos parents.
- Très bien, durée de la visite ?
- Nous ne savons pas encore. Nous souhaitions aussi savoir comment se passait l'accueil. Pouvons-nous loger ici ou devons-nous le faire à Dale ?
- Nous mettons des chambres à disposition des visiteurs. Un réfectoire se trouve dans chaque dortoir. Avez-vous quelque chose à déclarer ?
- C'est-à-dire ? Chercha à comprendre Lina.
- L'une de vous deux est-elle malade ? Avez-vous un objet atypique qui pourrait susciter des tensions ? Expliqua le nain.
- Ma jeune sœur est aveugle. Nous apprécierions que l'on ne cherche pas à nous séparer aussi bien pour le logement que pour toute autre démarche. Fit savoir l'aînée.
En disant cela, cette dernière sentit sa sœur se tendre. Lina était parfaitement au courant que sa cadette savait se débrouiller par elle-même. Sa cécité était une banalité affligeante pour elle. Cependant, en regardant ses yeux, on se rendait clairement compte qu'ils ne voyaient nulle lumière. En effet, il était d'un vert d'eau si pâle qu'ils n'étaient pas sans rappeler les yeux d'autres personnes atteintes de cécité. Or, une naine aveugle qui était un peu trop autonome attirerait irrémédiablement la curiosité, ce que les deux sœurs voulaient éviter à tout prix.
- Très bien, je suis Gloin, fils de Groin. Comme c'est moi qui vous ai enregistrées, je serai votre référent pour toute la durée de votre séjour. Vous pourrez trouver les chambres réservées aux visiteurs simples sur le second palier à droite en descendant l'escalier à votre gauche. Sentez-vous libres de vous promener dans l'ensemble de la Montagne Solitaire. Seules les zones barrées par un ruban doré avec le symbole d'Erebor vous sont proscrites. D'ici quelques jours, je viendrai vous voir pour que nous déterminions votre durée de séjour.
-Nous vous remercions Gloin, fils de Groin. Bonne fin de journée. » Déclara Lina en prenant le morceau de cuir que lui tentait le susnommé.
Sur l'objet, il y avait le symbole de la compagnie et le nom de Gloin. Ce dernier ne le savait pas encore mais l'arrivée des jumelles allait être un grand coup de pied dans la fourmilière.
Comme tous les soirs depuis bientôt une semaine, Nori se faufila dans un smial, une habitation propre et caractéristique des hobbits. Tel que le cadet de la fratrie Ri l'avait deviné, il avait été mystérieusement impossible de mettre la main sur le document répertoriant l'ensemble de la vente des possessions de Bilbon. Le maire de Hobbitebourg qui avait présidé la vente avait tout simplement « perdu » le document dans l'immense fourbi que constituait son bureau. Nori et Dwalin n'avaient pas voulu perdre de temps à fouiller la pièce. Pour eux, il était évident comme le nez au milieu de la figure qu'il y avait peu de chance que le document se trouve réellement enfoui sous une pile de papiers aussi diverses que variés, passant de la liste pour les courses à un traité sur les clôtures en passant par des actes de mariage.
Ainsi, chaque soir, le cadet de la fratrie Ri s'éclipsait de la maison de Bilbon pendant que Dwalin se chargeait de masquer son départ. Après deux ans à vivre avec la compagnie aussi bien sur la route qu'à Erebor, le cambrioleur d'une aventure avait appris les manies des nains. De ce fait, il avait clairement compris que ses deux hôtes lui cachaient des choses. Cependant, il avait aussi appris que dans ce genre de situation, il valait mieux laisser les nains en faire à leurs têtes. Toutefois, il y avait une exception à cela. En effet, quand c'était au tour du regretté Kili et de son frère, Fili, maintenant Roi sous la Montagne, de faire des cachotteries, il était impératif de les surveiller comme le lait sur le feu. Quoiqu'il en soit, Bilbon avait décidé de laisser faire les deux nains comme ils l'entendaient.
Après être parti de chez leur amphitryon, Nori s'arrangeait pour se glisser dans l'une des maisons où résidait un acheteur potentiel des affaires de Bilbon. En effet, une fois que Drogon, Paladin et Saradoc eurent donné les noms des personnes dont ils savaient qu'elles avaient acheté des possessions de leurs cousin, il avait été aisé pour Bilbon de négocier avec le maire et les personnes en question pour récupérer ses biens. Curieusement, ces échanges « cordiaux » avaient tendance à bien mieux se dérouler pour le cambrioleur d'une aventure quand Dwalin restait à ses côtés.
Cependant, les trois cousins de Bilbon étaient loin de connaître le nom de tous les acheteurs. De ce fait, avec l'aide du frère de Balin, Nori se faisait un devoir de visiter chaque trou de hobbit pour repérer les habitations où se trouvaient les affaires du cambrioleur d'une aventure dont il avait appris la liste et les descriptions par cœur. Ainsi, ce soir-là, il avait profité que le père de famille de la maison du jour ouvre la porte pour aller fumer une dernière fois dehors, pour se faufiler dans l'habitation. Se terrant dans un coin sombre, il attendit patiemment que tous les résidents du logis aillent se coucher pour commencer ses recherches. Deux heures après le début de sa fouille, il dut se rendre à l'évidence : cette famille ne possédait rien appartenant à Bilbon. Pourtant, quelque chose avait attiré son attention. En effet, la fille aînée qui était d'ailleurs en âge d'être mariée, avait un arc ainsi qu'un carquois et des flèches cachés sous son lit. Pour avoir pu observer longuement Kili s'entraîner au maniement de cette arme, Nori était en mesure d'assurer que l'ensemble était d'excellent facture, utilisé et bien entretenu. Il se promit alors de garder un œil sur la chose.
Lina et Nila étaient arrivées depuis deux jours et passaient leur temps dans les galeries de l'ancienne ville d'Erebor. En effet, la Montagne Solitaire ne comptait pas simplement des mines, ateliers, forges et appartements royaux. Au contraire, la partie d'Erebor la plus étendue et la plus endommagée par Smaug était la ville où logeaient tous les nains avant l'attaque du dragon. Ce dernier l'avait pratiquement rasée jusqu'aux fondations. En effet, il avait craint que des nains et des richesses n'y soient terrés pour lui échapper. De ce fait, Smaug avait entrepris la fouille systématique de chaque centimètre carré de la ville sous la montagne, sans aucune délicatesse.
La première chose qui avait été remise en état fut le système de distribution de l'eau car dans la ville, chaque habitation possédait l'eau courante, froide et chaude. Ce réseau avait aussi une partie égout, totalement séparée de celle de l'eau potable pour éviter toute épidémie ou empoisonnement. Lina et Nila avaient été enchantées de ce système et s'étaient promis d'en faire la « promotion » auprès de leur communauté de la Forêt d'Argent. En effet, un des ingénieurs nains avait eu la délicatesse de leurs dire qu'une copie des plans de ce système de distribution se trouvaient à la bibliothèque en libre accès. Il leurs était donc possible d'en faire elles-mêmes une copie pour la ramener chez elles.
Généralement, les nains qui étaient revenus à la Montagne Solitaire avec Dis avaient pu retrouver les ruines de leurs maisons et les reconstruire. De ce fait, la ville reprenait peu à peu vie car une fois leurs propres maisons achevées, les nains s'étaient mis à faire de même avec les autres habitations. A l'entrée de chacune des sorties de la ville, il y avait un plan gigantesque avec des chiffres correspondant aux familles habitant les maisons lors de l'attaque de Smaug. Lina et Nila s'étaient rendues à la maison qui auraient dû être leur, car ayant appartenue à leur père. Cependant, celle-ci était présentement habitée.
Elles ignoraient par qui car apparemment, la ou les personnes qui y résidaient rentrer très tard le soir et en partaient très tôt le matin. Les deux sœurs ne voulaient pas poser de questions car fidèles aux conseils de leur mère, elles souhaitaient se faire remarquer le moins possible. De plus, en tant que visiteurs simples, elles étaient soumises à un couvre-feu. Ainsi, elles passaient la majeure partie de leur temps à laisser traîner leurs oreilles dans la ville en reconstruction. Cela n'éveillait pas les soupçons car beaucoup de nains nouvellement arrivés faisaient de même pour reprendre leurs marques et tenter de retrouver des proches. Cependant, ce soir-là, quand les deux sœurs durent rejoindre leur dortoir, elles ne virent pas un nain d'un certain âge aux cheveux et à la barbe blanches tourner au coin de la rue et rentrer dans la maison qui avait appartenu à leur père.
Allongé sur son lit, Fili regardait le plafond avec ennui pendant que Oin testait la motricité de ses jambes en les manipulant. Le roi sous la Montagne avait retrouvé la marche et s'était même remis à la pratique de l'épée ainsi que des autres armes propres au nain. Il se déplaçait à présent sans problème. Cependant, il restait un peu raide dans ses mouvements au niveau inférieur. Cela lui était assez pénible en combat. Le frère de Gloin pensait que sa souplesse d'avant finirait par lui revenir, même si cette dernière semblait prendre un malin plaisir à se faire attendre.
Soudain, au moment où Oin forçait un peu en remontant le genou de Fili vers son ventre, une brusque douleur partit de l'articulation en question pour remonter sans ménagement jusqu'à l'endroit où la colonne vertébrale du blond avait été endommagée. Sous la surprise, ce dernier ne put retenir un gémissement de souffrance avant de se raidir, empêchant le guérisseur d'aller plus loin dans ses soins.
« Bien, on va arrêter là pour ce soir. Se contenta de dire le vieux nain.
A ces mots, Fili parvint à se détendre alors que la douleur disparaissait peu à peu.
- Combien de temps vais-je encore devoir me plier à ces visites de contrôle et ces exercices ? Voulut-il savoir sans toutefois décoller son dos du matelas.
- Les blessures que tu as reçues lors de la Bataille des Cinq Armées étaient très graves. Il faudra te faire suivre à vie, ne sait-on jamais.
- Je pensais que Minël et vous pensiez que je pourrais m'en sortir sans séquelles.
- Oui mais la médecine n'est pas une science exacte. De plus, tes crises de douleur et de panique au début de ta convalescence ont empiré ton état. Tu as déjà très bien récupéré mais ce n'est une raison pour ne plus faire attention.
Soudain, des coups contre la porte de la chambre firent se figer les deux nains.
- Mon roi ! Un invité est arrivé ! Annonça un garde.
- Bien, j'arrive ! » Répondit Fili en se retenant de grimacer.
En effet, il n'était pas sûr que son dos lui permette de marcher autrement que voûté comme un petit grand-père. Cependant, la porte finit par s'ouvrir sans que, toutefois, quelqu'un entre. Soudain, au moment où Oin allait fermer la porte pour permettre au blond d'avoir de l'intimité afin de se vêtir correctement pour recevoir l'invité, un petit bruit se fit entendre derrière le battant. Ouvrant ce dernier en grand, le roi sous la Montagne et le frère de Gloin eurent la surprise de découvrir…
Tili ne comprenait pas. Il avait fait le voyage jusqu'à Erebor emmitouflé dans une couverture en laine bien chaude faite par sa grand-mère. Maintenant que sa fièvre était définitivement tombée, l'enfant avait adoré le voyage à cheval dans les bras de sa mère. Déjà, somnolant alors que le convoi arrivait en vue de Dale, il dormait profondément au moment où celle-ci mit pied à terre dans les écuries de la Montagne Solitaire. Tili aurait bien voulu continuer sa nuit sans être interrompu. Il aurait souhaité que sa mère le dépose dans son berceau avec sa couverture et qu'elle ne le réveille que le lendemain matin.
Cependant, Tauriel avait décidé qu'il n'en serait pas ainsi. Elle avait salué son frère et les gardes elfes. Ces derniers s'étaient alors dirigés vers les quartiers qui leurs étaient réservés lors de leurs visites. La jeune mère, elle, avait pris la direction de la chambre de son beau-frère. Elle avait pris la décision d'arriver discrètement de nuit. En effet, sachant que beaucoup de nains profiteraient de la saison estivale pour arriver avant le froid automnale et la fermeture des routes par la neige, Tauriel avait préféré revenir pendant les heures de calme. Elle savait que les nains qui affluaient à cette période de l'année ne portaient pas vraiment les elfes dans leurs cœurs.
La jeune mère avait envoyé un garde nain prévenir Fili de son arrivée, tout en lui faisant taire son nom. Tout en se dirigeant vers les appartements royaux, elle caressa la joue de son fils pour commencer à le réveiller. Ce dernier se contenta d'enfouir un peu plus son visage contre son sein. Souriant à cela, la rousse intensifia la caresse allant jusqu'à jouer avec ses oreilles. Finissant par ouvrir péniblement un œil, l'enfant regarda sa mère sans savoir comment réagir. Comme si cela ne suffisait pas, elle finit par s'arrêter et le déposer debout devant une porte close avant de se reculer dans un angle mort depuis la porte en question, le sourire aux lèvres. Fatigué, encore engourdi et l'esprit embrumé par le sommeil, Tili se laissa bien volontiers tomber sur ses petites fesses, n'ayant que faire de la porte devant lui.
Le petit garçon entendit le léger rire de sa mère. Levant le visage vers elle, il la vit lui sourire. Le bébé adorait quand sa mère lui souriait car en général, cela signifiait qu'elle allait lui faire plein de câlins et de bisous. Il aimait quand elle le cajolait. Cependant, son attention fut attirée par la porte qui s'ouvrait. Regardant dans la pièce devant lui, il ne vit pas tout de suite ce qu'il y avait dedans puis le battant de la porte de la porte finit par s'ouvrir en grand. Quand Tili réalisa qui était les personnes devant lui, un grand sourire étira ses lèvres. Levant les bras, il s'exclama : « Fifi ! ».
