Message général : merci à toutes pour vos commentaires sur le dernier Bonus. J'ai été très agréablement surprise par vos remarques sur la réaction de Rosalie. Dans l'ensemble, vous avez compris la raison de sa violente réaction et j'en suis très heureuse.
Onja : PTDR ! Oui, Rosalie a un cœur !
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Rédemption
Chapitre 17
A postériori, j'étais vraiment surprise de la facilité avec laquelle mon père avait pris la nouvelle. Le fait qu'il se doutait déjà que Bella et Mme Black n'étaient qu'une seule et même personne a probablement facilité les choses, mais quand même !
C'était stupéfiant. L'époque où nous nous ignorions l'un l'autre me semblait lointaine.
Mon père m'aimait. Pour beaucoup c'était quelque chose qui allait de soi, mais pour moi, ça valait tout l'or du monde et bien plus encore. Quoi que, à bien y réfléchir, le voir heureux serait pas mal non plus. Mais ça, ce n'était pas gagné.
C'est avec cette idée en tête que j'arrivais au lycée le lundi suivant, soit une semaine jour pour jour, avant la réunion parents-profs qui, avec un peu de chance allait bouleverser ma vie.
Un bouleversement positif, il fallait l'espérer.
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La première chose que je remarquais en ce début de semaine, fut le comportement étrange de mon professeur de littérature.
Si jusque là nos relations avaient été très cordiales voir chaleureuses, elles étaient à présent tendues, limitées à un « bonjour », « au revoir ». J'avais commencé à remarqué cette attitude la semaine précédente, mais je ne m'en étais pas formalisé mais ce jour là, son attitude était vraiment très étranges souvent, je la surprenais à me fixer, sans raison apparente. Dans ses yeux, je ne lisais pas de haine ou de colère, juste de la tristesse et aussi, très probablement, de la peur.
Les raisons de son attitude ? je n'avais pas à aller les chercher bien loin. Le dimanche après midi, j'avais vu ma tante Rosalie chez mes grands-parents. Cette dernière était encore toute retournée d'avoir croisé Bella en fin de semaine dernière. Il semblerait en effet que ces « retrouvailles » improvisées ne se soient pas vraiment bien passées. Dire qu'elles avaient été une catastrophe était plus proche de la réalité en fait.
Mais il y avait une autre raison à son attitude, une raison qui expliquait pourquoi son comportement avait déjà attiré mon attention la semaine précédente. Je me doutais de la raison mais ce sont les jumelles qui m'en apportèrent la confirmation, ce même lundi à l'heure du déjeuné.
Je les attendais dans la cafétéria du lycée depuis près de 30 min lorsque je les vis, enfin, arriver, un air de conspiratrices collé sur le visage.
Rien de plus normal venant des jumelles Volturi me direz-vous mais leur retard en disait, lui, bien plus long car jamais, oh grand jamais, Jane n'arriverait en retard pour manger, à moins d'avoir une bonne, une très bonne raison. Et c'était cette raison qui m'intriguait.
- Bella, devine quoi ! me dit Jane en s'asseyant sur la chaise à ma droite.
- J'en sais rien Jane, mais je sens que tu meurs d'envie de me le dire.
- Pfff … t'es pas drôle Carlie.
- C'est pas grave, parce que moi aussi je meurs d'envie de le lui dire, dit Heidi qui venait de s'assoir sur la chaise à ma gauche.
Coincée ainsi entre ces deux pipelettes, je prévoyais un mal de crane en stéréo !
- Ne restait pas à mourir d'envie, leur dis-je, allez-y envoyais la sauce !
- Alors, commença Jane, nous étions tranquillement entrain de nous promener dans les couloirs …
Ce qui, en clair, veut dire : « nous étions tranquillement entrain de fureter dans les couloirs à la recherche de la moindre info »
-… lorsque nous avons entendu des vois qui s'élevaient de la salle de Mme Cheney, finit Heidi.
- Et à qui appartenaient ces voix ?
- A Mme Cheney et à …
- Mme Black ! dit triomphalement Jane.
Pour le coup, elles eurent, l'une et l'autre, mon attention la plus complète. Je les regardais me sourire.
- Et vous attendez quoi pour me raconter la suite ? C'est parce que vous avez juste entendu des voix provenir d'une salle de classe que vous êtes arrivées avec une demi heure de retard ? Non parce qu'à moins d'avoir croisé Robert Pattinson, Kellan Lutz et Jackson Rathbone dans les couloirs, je ne vois pas !
- Les 3 à la fois ? On aurait eu plus qu'une malheureuse demi-heure de retard, ça tu peux en être certaine ! me répondit Jane avec un sourire gourmand sur les lèvres.
- Oh ça oui ! On les aurait épuisé tous les trois !
Je les regardais alternativement, ne sachant pas si je devais rire ou pleurer face à l'air extatique qu'elles affichaient.
- Euh … wé … et sinon, vous allez me dire ce qui vous à retenu ou vous allez continuer à fantasmer ?
Heidi se ressaisit la première et donna un coup à sa sœur pour qu'elle fasse de même.
- Tu nous connais, on est un peu curieuses sur les bords … me dit Heidi.
J'allais lui dire qu'elles étaient plus que curieuses, qu'à leur niveau c'était devenu pathologique mais je me retins parce que je voulais enfin savoir ce qu'elles avaient à dire.
- … alors on est resté écouter, finit Jane.
- Et une partie de ce que l'on a entendu ne va pas te plaire.
Je sentis mon cœur battre de plus en plus vite. Pourvu que …
- Mais il y a une autre partie que devrait te plaire, elle, me dit Jane avec un sourire.
Elles inspirèrent profondément l'une et l'autre, de façon parfaitement synchrone, et se lancèrent.
- Mme Black avait l'air totalement terrifiée, … (Jane)
- Elle n'arrêtait pas de répéter qu'elle allait partir, qu'elle laissait tout tomber … (Heidi)
- Qu'elle n'aurait jamais dû revenir. (Jane)
- En suite, Mme Cheney lui a demandé « pourquoi ? » (Heidi)
- Question à laquelle elle lui a répondu « tu sais très bien pourquoi ! » (Jane)
- Oui, et ? M'énervais-je.
- Hey, du calme ma Carlita, on y vient ! (Heidi)
- Mme Cheney lui a dit qu'il fallait qu'elle arrête de fuir, qu'elle devait faire face. (Jane)
Jane fit une pause qui me sembla durer des heures.
- Et … ?finis-je par demander.
- Et …, repris Heidi à la place de sa sœur, Mme Black à éclater en sanglot, disant qu'elle n'y arriverait jamais …
- Qu'elle était terrifiée (Jane)
- Qu'après la réaction de ta tante lorsqu'elle l'a croisé, elle savait très bien que de ça finirait très mal si elle revoyait ton père (Heidi)
- Et qu'elle ne le supporterait pas, qu'elle ne supporterait pas de voir de la haine … (Jane)
- Dans les yeux de celui qu'elle aime. (Heidi)
Je sentis ma mâchoire se relâcher subitement.
J'étais littéralement scotchée, complètement sur le cul.
- Elle a dit ça ? Elle l'a dit comme ça ?
- Elle l'a dit ! me répondirent-elles toutes les deux d'une seule voix.
J'étais sciée.
- J'avais raison … murmurais-je, comme si le dire trop fort transformerait le tout en mirage.
Après le coup de la photo dans le livre de chevet, il n'y avait plus vraiment de doutes là-dessus, fit remarquer Heidi.
Mais je ne l'écoutais plus vraiment, trop absorbée à assimiler cette information.
Elle l'aimait.
Mes lèvres s'étirèrent dans un immense sourire. Un sourire qui ne me quitta pas de la journée.
Si la semaine avait bien commencé, elle se terminait en demi-teinte.
En milieu de semaine, Alice nous avait appris qu'elle devait rentrer rapidement à Londres pour y régler un problème d'ordre professionnel. Même si elle était désolée de pas pouvoir rester jusqu'au jour de la réunion parents-profs, la possibilité de retrouver son mari l'avait emporté sur le reste. Jasper lui manquait et c'était tout à fait normal.
La veille de son départ, elle passa une large partie de la soirée enfermée avec mon père.
J'ignorais totalement ce qu'ils se disaient même si au final, j'avais tout de même une vague idée du sujet de leur conversation : Bella.
J'avais transmis à ma marraine le récit que m'avaient fait les jumelles. J'avais vu sa peine lorsque je lui avais raconté la dispute entre Bella et Mme Cheney puis sa joie lorsque je lui avais dit que Bella avait reconnu avoir toujours des sentiments pour mon père. Elle avait laissé échappé un cri de joie et c'était mise à sautiller sur place en criant « Je le savais ! Je le savais ! Je le savais ! »
J'avais ri avec elle, j'avais sautillait avec elle, et durant un instant, un court instant, je me suis dit qu'à partir de maintenant tout aller très bien se passer
Elle l'aimait, il l'aimait, tout ne pouvait que bien aller.
Mais lorsque la joie de ma marraine était retombée, j'avais vu dans son regard que tout ne serait pas si facile.
Et elle me l'avait confirmé juste avant son départ pour l'aéroport.
Elle m'avait prise à part sous prétexte que de me faire ses dernières recommandations. Ce qu'elle fit bien évidemment même si elle avait prévue la tenue de mon père dans les moindres détailles
- Carlie, ma chérie, me dit-elle, je sais que tu compte beaucoup sur cette rencontre … mais s'il te plait ne crois surtout pas qu'ils vont se tomber dans les bras.
Je lui offris un sourire rassurant.
- Ne t'en fait pas marraine, s'ils s'adressent la parole on aura déjà fait un grand pas.
Ma marraine me sourit en retour et me pris dans ses bras.
- Je veux un rapport détaillé à la minute même où tu rentreras à la maison, peut importe le décalage horaire, me chuchota-t-elle à l'oreille avant de s'éloigner.
Mon père passa tout le weekend à travailler, très probablement pour éviter de penser à la journée de lundi mais aussi parce que la date du procès du dispensaire Ste Marie approchait à grand pas, les premières audiences devant avoir lieux à la mi-décembre.
N'ayant rien de grandiose à accomplir, je passais mon weekend à angoisser pour deux et le lundi matin, c'est nœud monumental à l'estomac que je me rendais à l'école.
Je n'avais pas vu mon père qui était partit très tôt au travail me laissant un simple mot sur la porte, précisant qu'il me rejoindrait à la maison avant d'y aller et que nous irions ensemble jusqu'à l'école.
Cela m'arrangeait puisque je finissais les cours près d'une heure avant le début de la fameuse réunion.
J'eu l'impression que ma journée se déroula à une vitesse folle, chaque minute qui passait nous rapprochant de l'heure fatidique.
Je croisais Bella au détour d'un couloir et elle m'adressa un sourire sans joie. Dans ses yeux je pus lire la même angoisse que celle que je ressentais moi-même.
Lorsque la sonnerie annonça la fin de ma dernière heure de cours retentit, je sentis mon cœur tomber dans mon estomac. Je remballais calmement mes affaires et pris la direction de la maison.
Lorsque j'arrivais, je trouvais l'appartement vide. J'en profitais donc pour déposer mon sac de cours dans ma chambre et me préparer un petit encas.
Je l'entame à peine que j'entends la porte d'entrée claquer et vois une forme, que je suppose être mon père, se diriger droits vers le fond de l'appartement. Une seconde porte claque et quelques minutes plus tard, j'entends l'eau couler.
C'était bien mon père, en mode « ours fraichement sortit d'hibernation ». J'espérais que cette douche lui ferait le plus grand bien et lui permettrait de se remettre les idées en place.
Le temps qu'il se prépare, j'en profitais pour ranger un peu la cuisine, histoire de faire passer le temps …
C'est fou ce que faire la vaisselle peut vous aider à vous vider la tête parfois.
Mais bientôt il n'y eu plus rien à ranger, nettoyer et autre et je du me résoudre à attendre mon père dans le hall d'entrée.
Contrairement à ce que j'avais craint, il avait fait vite et vingt bonnes minutes avant le début de la réunion, je le vis émerger de sa chambre.
Il avait beau être mon père, je devais reconnaitre qu'il était tout simplement à couper le souffle.
Il portait un jean brut qui semblait avoir été peint sur lui tellement il moulait ses cuisses, et un pull en cachemire noir. Il était rasé de frais et ses cheveux, encore humide de la douche, qu'il venait de prendre étaient tellement en bataille que l'on avait presque l'impression qu'il sortait de son lit.
Une fois dans le hall, il enfila une verte en cuir noir, elle aussi.
- On y va ? me demanda-t-il.
Je hochais la tête et ouvris la porte.
Nous descendîmes en silence jusqu'au rez-de-chaussée. Aucun de nous ne voulait parlait mais ce n'était pas nécessaire tan la nervosité était palpable.
Une fois dans la rue, nous prîmes la direction de mon école. Au bout d'une centaine de mètres, je glissais ma main dans la sienne et, à ma grande surprise, il la serra fortement et ne la lâcha pas jusqu'à ce que l'on entre dans l'enceinte de l'école.
Une fois sur place, je réalisais que nous n'avions pas pris en compte une donnée annexe des plus importantes : les autres femmes.
Je ne comptais plus les regards de braises qui convergeaient vers mon père. Les mères présentes ne se gênaient pas pour le mater ouvertement.
- Pff … à croire qu'elles n'ont jamais vu un homme de leur vie, grognais-je.
Ce qui fit rire mon père qui, visiblement, semblait habitué à ce genre d'attention.
La réunion commença par un petit speech de notre proviseur adoré qui nous dirigea en suite vers les salles où nos professeurs recevraient nos parents un par un.
Tacitement, nous décidâmes de garder mon professeur de littérature pour la fin.
Le meilleur pour la fin comme on dit !
Au bout de cinq rendez-vous, j'ignorais ce qui était le pire le regard concupiscant que portait les mères de mes « camarades » sur mon père ou mes professeurs féminin (célibataires ou non) qui lui faisaient ouvertement du plat devant moi.
Au bout du cinquième professeur, je fulminais.
Ce qui, bien évidemment, faisait sourire mon père.
- Au moins avec grand-mère mes profs ne donnent pas l'impression de participer à un speed-dating !
En dehors de cela, les différentes rencontres se passaient plutôt bien, j'étais une bonne élèves ce qui faisaient que mes professeurs n'avaient que peu de choses à dire sur moi. Sauf peut-être mon prof de sport.
Je n'avais jamais été vraiment sportive et ce dernier semblait m'en vouloir un peu.
J'y gagnais un regard navré de mon père qui affirma à mon professeur qu'il me ferait courir dans central Park tous les weekends. Ce qu'il n'avait pas vu c'étaient les doigts de la main gauche de mon père qui étaient croisés sur sa cuisse.
- Bon, dit-il en sortant de notre entretient avec mon professeur de sport. Qui nous reste-t-il à voir ?
- Euh … littérature … répondis-je après quelques secondes de réflexion.
Mon père se figea et passa nerveusement la main dans ses cheveux. Il prit une profonde respiration et se remit en marche.
Devant la porte de ma classe de littérature, je posais ma main sur la poignée.
- Tu es prêt ? Lui demandais-je.
Il me regarda droit dans les yeux et hocha la tête.
Après avoir moi-même pris une profonde inspiration, j'ouvris la porte.
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Et c'est tout pour aujourd'hui !
Le prohain chapitre sera un chapitre Bonus de … allez, je vous laisse deviner, de quel point de vue ce chapitre serait le plus interssant ?
Perso, je miserais sur Tanya, les retrouvailles d'Edward et Bella vu des Enfers, ça peut le faire non ?
Bon, maintenant que j'ai toute votre attention, je vais en profiter pour faire passer quelques pubs.
La première concerne un coucours mis sur pied par Pichou1490 et Emy299 : Concours "Autres temps, autres mœurs"
Ecrire une fiction dont l'action se situe entre l'Antiquité et la fin de la seconde Guerre Mondial, tout un programme !
La seconde concerne une fiction géniale, en fait 2 fictions pour être plus précise
La 1ère est « une nuit d'été », de mutinecherry
une nuit vraiment très chaude aux conséquences très chaudes elles aussi. C'est très drôle et surtout plein de délicieux LEMON !
(http) (:) (/) www. () /s/5960134/1/ (Une_nuit_dete)
La 2nd est « L'orgie des hockeyeurs » de cchope c'est aussi un E&B pour les amatrices de darkEdward (relativement soft tout de même) et de LEMON ! c'est tellement bien que la pauvre petite française que je suis en viendrait presque à aimer le Hockey
(http) (:) (/) www. () /s/6540302/1/ (Lorgie_des_hockeyeurs)
Pour les liens, enlevez les espaces et les parenthèses.
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Pour ce qui est de la suite de cette fiction, il faudrait un miracle pour que je réussisse à poster ce weekend, je tablerais plus sur le weekend prochain.
Bizz à toutes et bonne fin de semaine !
