Bonjour !

J'ai enfin trouvé 5 minutes pour publier ce chapitre. Merci à tout ceux qui ont reviewés le chapitre 24, et particulièrement à yhcorb qui m'a testé ce chapitre. Je n'ia pas eu le temps de corirger les fautes, mais elles ne devraient pas être trop nombreuses ! La chanson du chapitre est Warrior de Demi Lovato.

Enjoy !


Chapitre 25 - Warrior

All the pain and the truth,
I wear like a battle wound.
So ashamed, so confused,
I was broken and bruised

[Warrior - Demi Lovato]


J'avale ma salive lentement, tentant d'accepter l'idée sans être tenté de rejeter celle-ci immédiatement. J'aimerais pouvoir oublier cette pensée, la nier, la renier du début à la fin, l'étouffer, pour que ce soit comme si elle n'avait jamais existé. Mais les larmes de Quinn, tous les indices que j'ai rassemblés me prouvent, sans aucun doute possible, que tout cela s'est bien passé. Ce n'est pas un vilain cauchemar, que l'on peut oublier à loisir quand la lumière est allumée, que les fantômes de la nuit s'effacent. Cette ombre là est bien plus grande, bien plus dévorante que n'importe quel mauvais rêve. Simplement parce que c'est réel. Que cela s'est passé. Que ce moment a existé, et qu'il existe encore dans la mémoire de Quinn.

Quinn a couché avec Blaine. Elle est tombée enceinte. Elle a avorté. Tout ça sans rien dire à personne, et surtout pas à Blaine.

Avec des péripéties qui m'échappent encore complètement. Blaine est gay, quoi, autant que moi, et je n'ai jamais eu la moindre envie de coucher avec Quinn, même si elle est pourtant magnifique. Comment est-ce possible ? Comment a-t-elle pu avoir autant de courage pour se taire, sachant qu'elle mentait à son meilleur ami, qu'elle avortait, perdait son enfant, sans même qu'il sache qu'il était virtuellement papa ? C'est certes assez triste d'avoir autant menti, mais quelque part, je pense comprendre. Personne ne devrait se retrouver mère sans l'avoir décidé à... Quel âge elle pouvait avoir à cette époque ? 16 ans, 17 ? Mon âge quoi. Et dans aucun univers, je me vois père, à cet instant. Mais je ne saisis pas tout. Comment il a pu tout oublier ? Pourquoi Karofsky savait ? Je suis perdu...

Je remarque alors que je suis silencieux depuis plusieurs minutes, et qu'elle me regarde, ses grands yeux verts presque noirs tant sa pupille est dilatée de terreur. Peur que son aveu me fasse fuir, sans doute. Il faut que je dise quelque chose, sinon, j'ai l'impression qu'elle pourrait se briser en morceaux, sous mes yeux :

- Je, je... Je t'avoue que je ne sais pas trop quoi dire, avoué-je. Je suis un peu choqué. Je veux dire, comment ça s'est produit ? Si c'est pas trop douloureux d'en parler...

Elle respire un bon coup, puis, avec un regard absent, débite :

- C'était une fête que j'avais organisée. J'avais beaucoup trop bu, il avait bu encore plus, et on ne savait plus tous les deux ce qu'on faisait. Je venais de rompre avec Puck, et je me sentais triste. Je crois que j'avais besoin de me sentir aimée, désirée ce soir là. Je l'ai embrassée la première, parce qu'il était là, et que j'avais besoin de sentir quelqu'un. Il a hésité, puis m'a finalement répondu positivement. On est montés ici, dans ma chambre, et on a couché ensemble. Bien sûr, il était trop soul pour songer à se protéger, et je ne prenais pas la pilule. Je saurais même pas te dire si c'était bien ou pas, je n'ai que de vagues souvenirs, des flashs.

Sa voix se brise à cet instant, et j'essaye de ne pas imaginer la scène. Je me contente de prendre sa main, et de la serrer très très fort pour l'encourager à continuer son récit. Elle soupire, et reprend :

- Je me suis réveillée le matin. Après avoir pris conscience de ce que j'avais fait, je suis sortie en courant de ma chambre, et j'ai attendu, coupable comme jamais dans le salon, son réveil. J'étais effrayée, j'avais conscience que tout allait être brisé entre nous. Et puis, il est arrivé, m'a demandé si j'avais bien dormir, et c'est excusé d'avoir dormi dans mon lit, mais qu'il ignorait comment il était arrivé là, ayant tout oublié de la soirée, ou du moins, tout la partie de notre relation. J'étais complètement choquée, mais aussi totalement soulagée, et j'ai bricolé une explication. Tout allait bien, je n'allais pas perdre mon meilleur ami, surtout que j'étais certaine que personne ne nous avait vu. Après certes, ça me faisait bizarre de me dire que j'avais couché avec, mais je pensais pouvoir passer à travers cela. Blaine sortait avec Sebastian en plus, lui avouer, n'aurait fait qu'engendrer des conflits.

- Donc tu n'as rien dit, résumé-je

- Je suis restée muette. Par la suite, il n'a pas recouvré la mémoire, et j'ai commencé à respirer. Rien n'allait changer, et tout était bien. Tu comprends Kurt, je suis pas amoureuse de Blaine. Pas du tout, je n'ai ressenti jamais de sentiments amoureux pour lui, donc du coup, même si c'était assez traumatisant, je n'ai pas eu trop de mal à m'en remettre. J'avais couché avec, ok, mais on était ivres, et moi-même je m'en souvenais à peine. Donc, ça n'avait aucune importance , à mes yeux.

Donc elle n'avait pas de sentiments cachés, comme j'en avais eu au départ peur. Tant mieux. Mais je savais que ce n'était pas la fin de l'histoire. Et que la partie la plus difficile à entendre allait bientôt venir.

- Je ne me souvenais pas si on s'étaient protégés, mais j'avais réussis à me convaincre que si. Après tout, s'il avait oublié, c'était un signe, et rien d'autre n'allait se produire. Dieu que j'étais stupide. J'avais néanmoins surveillé le moment de mes règles, les attendant avec impatience pour la première fois de ma vie. Je te passe les détails, mais quand j'ai constaté que j'avais un jour de retard, moi qui était si régulière d'habitude, j'ai commencé à flipper, et à rester enfermée chez moi. Je suis pas sortie pendant dix jours, étant obsédée par cette idée de les avoir, étant chaque jour plus désespérée. Le matin du dixième jour, très tôt, j'ai pris ma voiture, et j'ai conduit, conduit jusqu'à arriver dans le coin le plus paumé de Pennsylvanie. Je me suis arrêtée dans une pharmacie, affronté le regard vide et froid de la pharmacienne, et je me suis réfugiée dans des toilettes publiques, mon test en main, me refusant toujours à croire que j'étais enceinte, malgré tout mon retard...

Elle s'interrompt alors, et essuie ses yeux humides. Je ne dis rien, ne voulant pas briser les flot d'informations éparses qui arrive dans ma tête.

- Mais je l'étais. Enceinte. D'un instant oublié. Et mon monde s'est effondré. Je suis rentrée chez moi en voyant à peine la route, tant je pleurais. J'avais l'impression de flotter, d'être une pensée désincarnée tellement je ne sentais plus mon corps. Chez moi, mes parents m'attendaient de pied ferme, inquiets de ma subite disparition. Judith n'était pas là, et j'ai tout avoué. Ils ont beaucoup hurlé, mais nous avons fini par nous mettre d'accord sur un avortement, et j'étais d'accord, enfin je pensais l'être. Tout est allé très vite, et je n'ai pas vraiment réfléchi quoi, je voulais calmer mes parents, retrouver ma vie normale le plus vite possible. Tu vois, je voulais pas gâcher ma vie pour un bébé non-désiré. Le soir, j'ai fais mes valises, et je suis partie pour Chicago, chez ma tante, où je pourrais avorter loin des ragots, et où je resterais tout l'été en guise de punition.

- Et c'est pour ça que tu as été absente tout cet été. Pour te cacher des regards des commères de Lima, pensé-je à voix haute.

- Voilà. Tu connais mes parents. De braves petits protestants. Même si l'idée de l'avortement était pas leur préférée, ils préféraient ça plutôt qu'on les critique et qu'ils soient obligés de changer de temple. Donc, sans y réfléchir plus d'une minute, j'ai hoché la tête et je suis allée chez ma tante. Après deux rendez-vous chez le médecin, où j'acquiesçai sans vraiment réfléchir, écoutant des sermons interminables sur l'importance de se protéger, j'ai avorté. On m'a enlevée ce bout de chair, cet enfant pas encore né, et qui n'avait jamais vraiment été réel dans ma tête. Sur le coup, j'ai été un peu soulagée. Bien sûr, j'ai culpabilisé de ne rien avoir dit à Blaine. Mais comme toujours, je me suis convaincue que garder le silence était mieux, que personne ne savait, et que ce qu'il ignorait ne pouvait lui faire de mal. Et puis, comment lui dire : "Salut Blaine, tu sais quoi ? Je vais me faire avorter de toi ! T'en penses quoi ?" Avant, ça aurait été pathétique. Et après... Et bien, c'était trop tard. Le soulagement n'a pas duré malheureusement. Je me sentais seule dans cette grande ville inconnue, et surtout vide. Je pouvais rester des journées entières silencieuses, à me demander ce qui aurait changé si j'avais eu ce bébé. J'avais pris l'habitude de sortir errer, seule, prenant soudain conscience de la laideur du monde, des regards lubriques des quadragénaires posés sur moi, des sans-abris trop nombreux. J'étais très déprimée. Je n'avais même plus envie de parler à mes amis. J'avais perdu mon insouciance, ma stupidité de fille riche pourrie gâtée. J'avais maintenant mon côté sombre, mon secret à protéger.

- Et ta tante ne t'aidait pas ? Elle voyait pas que ça n'allait pas ?

Elle me regarde alors, hausse les épaules et rit d'un rire sans joie :

- Ma tante ? J'ai dû la croiser cinq fois en un mois. Elle est avocate et obsédée par son boulot. Tu parles, c'était à peine si elle savait que j'étais là. Non, la seule qui semblait se douter de quelque chose, c'était Jud', elle essayait de m'appeler pour me tirer les vers du nez, mais je restais évasive. C'était bien la seule chose pour laquelle j'étais d'accord avec mes parents : elle devait rester en dehors de tout ça. Elle avait déjà assez de problèmes au collège à cause de sa timidité, elle ne devait pas avoir d'autres poids à porter.

Jud', des problèmes au collège ? Elle ne m'en avait jamais parlé... La preuve que finalement les sœurs Fabray ont le goût du secret... Judith a jamais été vraiment embêtée au lycée, du moins, si on la faisait chier, c'était principalement dû à notre présence à Rach', Marl' et moi. Elle était jamais directement visée. Il faudra que je lui demande un jour...
Quinn repart alors sur son poignant récit, qui me donne juste envie de me rouler en boule et de pleurer jusqu'à n'en pouvoir plus. Et je ne suis que celui qui écoute, pas celui qui a vécu.

- Un jour, au détour d'une rue, à la fin d'une journée très chaude, je suis tombée sur une boutique de vieux meubles. En vitrine, il avait un miroir, style ancien et précieux. Je me suis arrêtée, et je suis tombée sur mon reflet. J'ai vu une jeune fille aux longs cheveux blonds, aux yeux verts et vides, avec des habits soigneusement repassés, et un sage serre-tête dans les cheveux. je restée longtemps ainsi, à m'observer, comme si c'était la première fois que je me voyais. pas étonnant que j'attire les regards des pervers. J'étais la parfaite image de la petite sainte, l'ange qui obéit à ses parents et qui n'a rien à se reprocher. Mais ce n'était pas moi, cela. Ce n'était plus moi. Je ne pouvais plus supporter ce reflet, ce décalage si profond entre mon intérieur et mon extérieur. Ça m'était devenu insupportable.

- Et c'est pour cela que tu as changé de look au final. Pour devenir aux yeux des autres celle que tu étais maintenant.

- T'as tout compris, mini-Kurt. Je suis rentrée chez moi, et le lendemain, je passais chez le coiffeur, où je passée au court et rose. Le jour suivant, j'ai extorqué à ma tante une autorisation pour me faire percer le nez, et ça été chose faite. Après, j'ai pris une liste de résolutions. Ne plus boire. Jamais, même pas une bière. Être gentille, et à l'écoute, car ce monde est déjà assez pourri sans que j'ai besoin d'y rajouter ma désagréable présence. Protéger ma sœur, aider mes amis. Ne juger personne. Et je suis revenue à Lima, j'ai repris ma place, changée. J'ai trouvé ma place, et me voilà, en train de te raconter ma pathétique histoire. A laquelle s'ajoutera bientôt la manière dont mon meilleur ami a arrêté de me parler et comment tout le lycée a commencé à me haïr.

Tout s'éclairait. Je comprenais pourquoi elle avait pleuré quand Puck lui avait demandé l'explication de son look. Tout était limpide. Mais cela ne rendait pas les choses moins tristes. J'allais tout faire pour que les autres ne la rejettent pas. Elle ne mérite pas ça, après tout ce qu'elle a enduré, vu comme elle en a bavé. Quinn est la personne la plus gentille et la plus courageuse que j'ai jamais rencontré, avec Judith. Elle n'aurait jamais dû rester seule, cet été là. Personne ne devrait être seul dans la douleur. Et aujourd'hui, je ne permettrais pas qu'elle soit seule à nouveau. Même si je dois me fâcher avec tout le lycée, je la soutiendrais. Car elle le mérite.

Je peux presque ressentir la force du désemparement qu'elle a subit. Ce que cela faisait de se sentir seul, contraint à quelque chose auquel on n'a même pas eu la force de réfléchir. Pauvre Quinn. Elle était si courageuse d'avoir enduré cela seule, sans aide, dans le silence de ses peurs. Je sens alors besoin de dire quelque chose, pour lui montrer que je ne la rejette pas, que je la comprends :

- Ce qui peut se comprendre, je te rassure, venant d'une personne comme tu l'étais, perdue et embarquée dans quelque chose qui te dépassait. Certes, ce n'était sans doute pas la meilleure solution, mais cela partait d'une bonne intention : ne pas blesser les autres.

- Peut-être. Mais peut-être que si je lui avais dit il y a un an, je n'en serais pas là aujourd'hui, et que nous serions quand même toujours amis. Je ne saurais jamais. Bref, je reprends.

Les mots n'étant pas utiles, je me contente de la prendre dans mes bras, et de la serrer dedans pendant plusieurs minutes. Lorsqu'elle s'écarte, je peux voir un sourire de gratitude sur son visage. Me vient alors une interrogation, le dernier élément manquant. Quel rapport avec Karofsky dans tout ça ?

- Désolé de te poser une question supplémentaire, mais j'ai du mal à saisir le rapport avec Karofsky gay... ?

Elle se frappe la tête du plat de la main, et me répond immédiatement :

- Excuse-moi, j'ai oublié de te parler de ça. C'est vrai que le rapport avec moi peut paraître assez lointain. C'est assez simple en fait. Karofsky est mon voisin. Ce que personne ne sait, vu que cela ne fait que deux ans et que je ne l'ai pas dit au lycée. Il a entendu mes disputes avec mes parents, et a donc compris la situation. Après mon retour de Chicago, il est venu me voir et m'a proposé un pacte : il ne révélait pas mon secret, et je l'aidais avec le sien. J'étais affolé à l'idée qu'il en parle, donc j'ai accepté. Il est donc gay en réalité, et voulait que toute l'école croit qu'il était amoureux de moi. On lui foutrait la paix avec son manque de copine, et il attirerait la compassion, vu qu'il n'aurait que du dégoût de ma part. J'ai négocié aussi le fait qu'il laisse Jud' tranquille, et ça s'est fait ainsi. Je sais que tu le hais, à juste titre, mais en vrai c'est juste un garçon paumé qui ne s'accepte pas et qui est très malheureux. J'essaye de l'aider, mais il se brusque rapidement. On est pas devenus amis, mais avoir nos secrets nous a rapprochés, et je le comprends. Il souffre en silence, lui aussi. Sauf que là, il a pété un câble... Et il est tellement effrayé qu'il va lancer la rumeur sur moi, pour détourner l'attention sur moi. Il va le faire, j'en suis sûre. Donc, mon monde va s'effondrer.

Elle ne pleure plus à présent. Elle se contente d'énoncer le futur d'un ton cynique et détaché. Ce qui vaut peut-être mieux, finalement, si elle est plus calme, on pourra trouver une solution plus facilement. D'accord. Tout cela est extrêmement compliqué mais logique. Je pense qu'il y a matière à limiter la casse, et qu'il faut réfléchir attentivement à tous les scénarios.

- Tu penses qu'il n'y a aucun solution pour qu'il le répète pas ? Je sais pas moi, lui trouver une copine, le convaincre de faire son coming-out ?

- Non, je ne crois pas qu'il changera d'avis, énonce-t-elle. Il m'a annoncé ses intentions de tout révéler. Prendre une copine ne ferait que prouver qu'il se sent en danger, et je sais qu'il n'est pas prêt à faire son coming-out. Je n'en peux plus de battre, je t'avoue. Si ce n'est pas maintenant, ce sera un autre jour, et plus le temps passera, plus ce sera pire.

- Donc, tu comptes le dire à Blaine avant qu'il ne le sache par les autres ?

Elle me fixe alors, un air interloqué sur le visage, puis s'exclame :

- Non. Je sais que j'en suis incapable. Et avec un peu de chance, il ne croira pas les rumeurs, me demandera, et je nierai alors, avec un ravissant sourire et un haussement d'épaules. Il croira que ce sont de stupides ragots, et tout ira bien. Et sinon, et bien, j'aviserai...

Je suis surpris : j'aurais pensé qu'elle avait compris que lui dissimuler la vérité n'était pas une bonne idée... Après, c'est son problème, mais à sa place, j'irais lui dire... Blaine n'est pas si stupide, il comprendra bien qu'elle lui a dissimulé quelque chose...

- Mais tu n'as pas peur qu'il relie ton absence d'aujourd'hui à cette subite rumeur ?

Son regard se fait dur, et elle me lance, d'un ton grave :

- Je dirais que je me sentais mal et que je suis rentrée chez moi.

- Quinn, ils sont allés chez toi, et tu n'y étais pas. Personne ne croira ça. Il faut que tu lui en parles, parce que s'il l'apprend d'une rumeur, ça le blessera encore plus.

Je comprends que j'ai franchi une limite quand elle se lève brusquement et me toise, l'air furieuse :

- J'inventerais autre chose. Excuse-moi Kurt, mais je connais Blaine mieux que toi. Il peut gober n'importe quoi quand ça l'arrange et qu'il peut éviter des soucis. Après, si il croit ces rumeurs, et bien, je lui parlerai et lui expliquerai tout. mais dans la mesure du possible, je vais essayer de sauver les meules. Essaye juste de comprendre ça, je t'en supplie. Ne lui dis pas... J'ai encore besoin d'un peu de temps pour tout avouer.

Çela me coûte de promettre ça, car j'aimerais aider à arranger les choses en prévenant avec tact B., et là ça m'a l'air plutôt parti pour des problèmes supplémentaires... Mais Quinn me supplie presque, et c'est son histoire, son choix. Je n'ai d'autres choix que de l'écouter.

- Promis. Je serai muet comme une tombe. Mais je chercherai quand même une solution pour empêcher tout ça.

- Merci de comprendre. Merci pour toute ton aide.

Elle regarde sa montre et ajoute :

- Bon, il est déjà très tard, et mes parents doivent être très inquiets. Merci de m'avoir trouvée et consolée, mais je vais devoir rentrer. Encore milles mercis pour tout ton soutien.

- De rien Q., de rien...

Elle part alors doucement, me laissant seul avec des centaines de questions... Et un unique souhait : pouvoir tout arranger. Je sais que cela va changer notre monde. Parce que je ne crois pas vraiment que la nouvelle va laisser Blaine indifférent...


Notes :

Merci pour votre lecture et n'hésitez pas à me faire part de votre avis sur le chapitre par reviews.

A bientôt,

Nema