Voila la fin de la semaine, les vacances, le tome sept de Harry Potter... Y'a de la joie dans les poulaillers XD. Tout ça pour dire que je vous pardonne si vous lisez pas tout de suite ce chapitre... Personnellement, j'étais trop impatiente de le poster pour attendre davantage ! Oh, joie ! Nous arrivons dans une petite série de chapitre que j'attendais d'écrire de publier depuis des lustres parce que j'avais particulièrement aimé les écrire, et en plus celui-ci est le 25ème ! Un quart de cent ! w (oui, bon, une L ça se refait pas, c'est pas très évolué en calcul..)
Tout ça pour dire, youpi youpi yah yah Elle descend de la montagne à cheval !
Chapitre 25 : Quand la vie a du piquant (Roy)
La journée avait été dure… plus que dure, épuisante. Pour quelqu'un de convalescent, rester éveillé aussi longtemps était difficile, mine de rien. C'est pourquoi, quand j'entrais dans ma chambre d'un pas de zombie, je laissais tomber la méthode classe, me débarrassant de la veste de mon uniforme en la déboutonnant et l'abandonnant nonchalamment sur le parquet, sans savoir qu'elle allait provoquer un accident dans la minute qui suivait.
Toujours aussi nonchalant, je m'asseyais lourdement sur mon lit pour défaire les chaussures. Quel bonheur ce matelas... exactement comme j'aime ! …comme toute la chambre d'ailleurs. Pareil pour l'hôtel entier, ainsi que sa magnifique propriétaire. Qu'elle était belle… et célibataire quand même, ce qui était étrange, mais m'arrangeait bien. Voila la proie qui me manquait, j'avais trouvé un nouveau but. J'étais en train de savourer mon bonheur d'être à l'Atlantide quand un cri suivit d'un bref bruit de cavalcade annonça la couleur.
Avant que j'ai assimilé l'information, ma porte s'ouvrit dans un grand claquement, pour voir débouler un petit blond en pleine débâcle, visiblement paniqué par ce qui était dans la chambre d'en face. Il glissa bien évidemment sur ma veste qui était restée sur le passage et finit sa course étalé comme une carpette à mes pieds avec un petit gémissement de douleur. Je m'apprêtais à lui demander si il allait bien, mais me rappelant sa réaction habituelle, je renonçais. J'eus un instant d'inquiétude en voyant sa panique, me demandant si y avait eu une attaque ou un truc du genre, mais en voyant le regard coléreux et honteux, qu'il leva vers moi et la couleur de ses oreilles, je concluais que ce n'étais pas grave, au contraire.
– Et bien, Fullmetal, qu'est-ce qui te mets dans cet état ? demandais-je avec mon habituel sourire sardonique.
Il resta silencieux un instant, avant de répondre d'une voix hésitante, lourde de sous-entendus que je ne pouvais percevoir.
– Y'a des guêpes dans ma piaule.
Je lui jetais un regard interloqué, avant de lui répondre d'un ton sarcastique.
– Et bien, pour commencer, tu vas sortir de ma chambre et me laisser dormir, puis tu vas retourner dans la tienne, les écraser à coup de chaussures, et aller te coucher.
A ces mots, Edward se figea avant de me jeter un regard presque larmoyant, qui me fit le même choc dans la poitrine que quand il avait ce regard vide, la nuit de l'orage… Qu'est-ce que c'était que cet air suppliant ? J'avais perdu l'habitude de voir les gens en situation de faiblesse depuis que j'avais quitté le front. Tout cela me remua profondément, mais je n'en laissais rien transparaître, fronçant les sourcils d'un air impatient à l'adresse du jeune militaire qui s'était recroquevillé en ramenant ses genoux contre sa poitrine.
– Allez ! Qu'est-ce que tu attends ?
– J'ai peur des insectes volaaaaaaaaaaaants ! gémit-il plaintivement.
Je lui jetais un regard interloqué. Le Fullmetal Alchimiste, plus jeune Alchimiste d'état, bagarreur renommé, caractériel, marginal (et stupide) avait peur de bêtes volantes qui pesaient deux grammes touts mouillés ! Et puis quoi encore ! Je ne pus m'empêcher de pouffer de rire en l'entendant dire ça, ce qui eut le don de le faire rougir davantage.
– Vous moquez pas, tout le monde à ses faiblesses, grogna-t-il, ce qui eut le don de me faire rire encore davantage.
– Alors, tu vas me dire que tu as peur des ces petits machins et que tu vas pas pouvoir dormir, c'est ça ? demandais-je avec un sourire franchement moqueur.
– C'est pas des petits machins, s'exclama-t-il, toujours rouge. Je rentre pas dans ma chambre tant qu'elle est pas nettoyée de leur présence !
Un ange passa lourdement. Le petit blond me jeta un regard ferme, auquel je répondis par un regard non moins sombre. Après un long silence ou nous nous sommes regardés en chien de faïence, je me relevais à contrecoeur.
– Si je comprends bien, il va falloir que je fasse tout le boulot si je veux dormir tranquille ?
Je retirais une de mes chaussures pour la prendre à la main et me dirigeais vers la porte qui se trouvait juste en face de la mienne.C'est pour ça qu'il a déboulé dans MA chambre, compris-je avec un certain mécontentement. Quoi qu'il en soit, le plus tôt serait le mieux, aussi ouvrais-je la porte et entrais-je dans la chambre sous le regard effrayé du petit blond. Mais qu'est-ce qu'il me fait pas faire ce sale gosse ? pensais-je avec amertume en pensant à mon lit tout frais qui m'attendait dans ma chambre.
Je fis quelques pas plus avant dans la chambre sans rien remarquer de suspect, puis un bourdonnement vint au niveau d'une étagère. Je me retournais vivement, pour voir arriver une énorme guêpe qui vint vrombir sous mon nez. Dans un geste expert, je l'écrasais violemment de plusieurs coups de chaussure, avant d'examiner le cadavre qui devait bien faire quatre centimètres de long au moins. Impressionnant. Je me demandais si ce n'était pas carrément des frelons, et comprenais un peu mieux les réticences du Fullmetal. Toutefois, une fois l'ennemi terrassé, je pouvais garder mon assurance habituelle tandis que je me dirigeais vers la fenêtre.
– Quelle idée aussi d'avoir laissé la fenêtre ouverte en pleine nuit avec la lumière allumée ? Pas étonnant qu'il y ait des invités.
Alors que je posais la main sur la poignée, j'entendis un vrombissement. Une autre guêpe surgit de l'ombre et fondit sur moi. Je l'envoyais promener d'un coup de chaussure, mais en entendant un vrombissement sans cesse croissant, je compris que ce n'était pas une ou deux guêpes, mais tout un essaim qui était à mes trousses. Je rattrapais ma chaussure, mon sens de l'honneur et m'enfuis à toutes jambes, claquant la port juste derrière moi, écrasant au passage les guêpes qui avaient eu le malheur d'être dans l'embrassure de la porte. Gagné par la panique, j'écrasais vivement les quelques guêpes qui avaient réussi à me suivre, arrachant quelques cris de frayeur au Fullmetal, que la situation rendait aussi trouillard qu'une fille. La dernière guêpe écrasée, je m'affalais contre le mur du couloir avec un soupir soulagé. Il trouva enfin le courage de se bouger. Il se leva, s'approcha de moi et me regarda d'un air complètement désemparé. Visiblement, il ne savait pas quoi faire.
– Bon, Fullmetal, je crois qu'on va laisser tomber pour ce soir… J'ai pas envie de mourir.
– Euh… je veux bien, mais… je dors ou, moi ? demanda-t-il avec un regard confus.
Je me grattais la tête, sérieusement emmerdé. Evidemment, il fallait bien qu'il dorme quelque part quand même. Sa chambre était hors de question de même que celle des autres militaires qui étaient actuellement en train de dormir comme des bienheureux… Seule restait… la mienne.
Je poussais un soupir en arrivant à cette conclusion. Ca ou le faire dormir dans le couloir… Il y a peu de temps encore, j'aurais hésité entre les deux, mais maintenant, j'était gagné par la pitié que m'inspirait le gamin.
– Bon, pour cette nuit, tu n'as qu'à dormir dans ma chambre… soupirais-je.
– Quoi ?! s'exclama-t-il avec indignation, ce qui eut le don de me vexer sans que je sache pourquoi au juste.
– Tu préfères dormir dans le couloir, peut-être ? répondis-je un peu durement.
– Mais…
– C'est bon, c'est juste pour une nuit, et puis je m'en fous, il y a de la place dans ma chambre.
– Mais je veux pas ! s'exclama-t-il comme un gamin.
– Si tu as une meilleure idée, fais-moi signe, répondis-je un peu durement.
Comprenant enfin la situation, il se contenta de hocher la tête et de me suivre sans broncher dans ma chambre. Il referma doucement la porte derrière lui et regarda ma chambre d'un air songeur. Je décidais de faire comme s'il n'était pas là, finissant de me déshabiller avant de me glisser à droite du plumard. J'étais vraiment fatigué, aussi, à peine avais-je posé ma tête sur l'oreiller que j'étais incapable de me relever. J'entendis le Fullmetal s'agiter de l'autre côté, mais j'étais trop fatigué pour entrouvrir un œil et voir ce qu'il faisait. J'allais bientôt sombrer dans un sommeil profond.
Au moins, l'avantage c'est qu'on risquait pas de s'engueuler jusqu'à pas d'heure.
Je me réveillais le lendemain au petit matin, largement étalé dans le lit. Après m'être arraché à mon oreiller à contrecoeur et m'être gratté la tête, les paupières encore lourdes de sommeil, je me redressais et m'asseyais sur mon lit. A droite de celui-ci se trouvait un tas de fringues, ou plus exactement, une petite silhouette couverte par un manteau rouge en guise de couverture. La petite tresse qui émergeait des replis du tissu confirma son identité.
Il avait donc dormit par terre… Le pauvre… Je jetais un coup d'œil au réveil, m'informant qu'il était sept heures et demie. Devais-je le réveiller ou pas ? J'eus un moment de flottement, moment pendant lequel il se retourna, chassant son manteau et dévoilant son visage. Quand il dormait, il avait plus que jamais une bouille de gosse. Ca le rendait franchement attendrissant. Je m'accoudais au bord de mon lit pour le regarder. Son souffle régulier repoussait ses cheveux dorés qui retombaient ensuite sur son visage.
Qu'est-ce qu'il est mignon quand il dort, pensais-je, trop absorbé dans sa contemplation pour m'apercevoir quel tour dangereux avait pris mes pensées.
Il grogna alors légèrement et entrouvrit un œil. J'eus un mouvement de recul tandis qu'il se redressait et baillait largement, avant de me jeter un regard à moitié surpris, puis de jeter un coup d'œil au réveil.
– Ahhh ! déjà si tard ! m'exclama-t-il, retombant immédiatement sur terre. Pourquoi vous m'avez pas réveillé ! râla-t-il en me jetant un regard noir.
Sans attendre la réponse, il partit en claquant la porte pour aller sans doute dans la salle de bain pour se préparer, me laissant tout le loisir de pousser un gros soupir. Si seulement il pouvait toujours être en train de dormir…pensais-je avec une amertume un peu triste.
Après un moment de flottement, je me dis que je ferais aussi bien de faire une grasse matinée. Je me vautrais de nouveau dans le lit et enfonçais ma tête dans l'oreiller avec un soupir d'aise. De toute façon, j'avais tout le temps de dormir à présent, puisque je commençais à quatre heures ! M'enfonçant dans cette pensée rassurante, je retrouvais le mode de pensée cotonneux du sommeil, entendant un peu plus tard Edward repasser dans la chambre pour chercher quelque chose sans doute. Il se figea un moment, sans doute en train de réfléchir, avant de repartir avec un « Bonne journée ! » auquel je n'eus pas la présence d'esprit de répondre. J'étais étonné de voir que finalement, ce n'était pas seulement un petit con, et qu'il avait de bons côtés. Heureusement pour mon ego, cette pensée disparu dans un coin très lointain de ma pensée et je m'endormis.
Après quelques heures de sommeil, je me relevais avec cette fois-ci l'intention de me tirer du lit. Après m'être lavé, habillé, pomponné, et avoir réalisé que j'avais passé pas moins de deux heures dans la salle de bain, je descendis. Au moins, j'avais une bonne raison. Il y avait un cœur à prendre, et pour ce faire, j'étais prêt à tout... dans les limites du légal évidemment ! De toute façon je n'aurais pas besoin de ça.
A peine étais-je arrivé dans la salle à manger que j'adressais mon sourire charmant numéro sept à l'intention d'Ambre qui me salua d'un geste de main avant de rattraper le plateau qu'un des serveurs avaient failli faire tomber, trop fasciné par son employeuse pour s'apercevoir qu'il penchait dangereusement. Quelle sorte de fée était cette femme pour faire tourner la tête de tout le monde ? Moi-même, j'eus du mal à m'arracher à sa contemplation quand Hugues réclama mon attention. Pour me parler du problème de Fuery, qui commençait à ne plus supporter les tours de garde avec Amstrong et Falman et l'avait supplié le matin même de remédier à cet état de choses. On avait à présent besoin de mon autorité pour modifier les tours de garde. Une longue discussion entre Hugues, Hawkeye et moi s'ensuivit, passablement ennuyeuse par ailleurs.
Voila, à cause d'eux je peux pas draguer, pensais-je avec une certaine colère. C'est malin… Les groupes sont très bien comme ça !
Tandis que je ruminais des pensées de cet ordres, je vis avec ébahissement une gamine traverser la pièce en traînant derrière elle ce que je reconnus comme étant le manteau rouge du Fullmetal. Elle courut se réfugier dans les bras d'Ambre, sa mère, avec une mine boudeuse.
– Maman, Edward est pus lààààààà !
– Allons, Lulu, il ne faut pas être triste comme ça, il va revenir, tu sais ? Il ne peux pas être là tout le temps pour jouer avec toi … En attendant qu'il revienne, il faut que tu trouves un autre jeu !
Les autres c'étaient tournée vers elles, intrigué par son couinement sans doute. Cela permit à Hugues de se mettre à rire avant de nous expliquer la situation. J'en fis à la fois réjoui par sadisme et quelque peu piqué par… de la jalousie ? Peut-être, mais de voir qu'il avait réussi à être populaire… et sans en faire exprès, lui !
Alors ? Contents ? Frustrés ?
J'adore frustrer mes lecteurs, au cas ou vous ne l'auriez pas remarqué XD
