Bonsoir
Voici un nouveau chapitre.
Merci à vous pour les reviews
Merci à Sophie pour les corrections.
Bonne lecture
POV Bella
Mois de mai. Carlie avait 1 mois et 10 jours, elle était toujours aussi belle, encore plus même. J'avais gagné mon pari, elle avait les yeux d'Edward et son sourire, sinon elle avait mes cheveux et mon nez, Edward le trouvait adorable. Tout se passait pour le mieux avec elle, ce n'était pas un bébé très pénible, elle mangeait bien, elle grandissait comme il fallait, elle était bien éveillée pour son âge. Avec le chien tout allait bien aussi, il adorait Carlie, il était toujours à ses côtés, dès qu'on la bougeait, il bougeait pour la suivre, il dormait même devant la porte de sa chambre, Carlie n'avait absolument pas peur.
Pour l'heure j'étais avec elle dans l'avion, Edward était parti depuis trois jours et pour une semaine en France, pour le festival de Cannes, son dernier film était en compétition pour un prix. Il disait qu'il ne gagnerait jamais mais j'avais quand même un petit espoir. Au départ j'aurais dû le suivre avec Carlie mais j'avais eu une réunion avec mes éditeurs de dernière minute qui était prévue en plein milieu du séjour en France. J'avais donc annulé ma présence aux côtés d'Edward. Finalement la réunion avait été reportée pour dans deux semaines et je lui faisais la surprise de le rejoindre avec notre fille.
Je devais bientôt atterrir à Nice, j'étais fatiguée, le voyage était long et avec un bébé aussi petit que ma fille ce n'était pas évident. Durant le trajet New York-Paris j'avais eu des remarques de la part d'une bonne femme qui ne supportait pas les pleurs de ma fille. Carlie avait faim, l'hôtesse était en train de préparer son biberon, bien que je la berce Carlie pleurait. Je m'étais énervée en disant que c'était un bébé, qu'elle s'exprimait comme ça et que son biberon arrivait. Que si elle n'était pas contente qu'elle n'avait qu'à aller en classe économique et qu'elle ne m'embête plus. Sur ce, l'hôtesse m'avait apporté le biberon et Carlie s'était arrêtée de pleurer.
- Nous sommes arrivées ma puce... Regarde le beau soleil... Papa va être content de nous voir. Allez, on se prépare ma chérie.
Je l'habillais correctement, lui mis son chapeau et ses petites lunettes de soleil avant de la mettre dans le porte-bébé. Les paparazzis nous traquaient avec Edward, nous avions réussi à cacher notre fille pour le moment, en même temps nous n'étions pas beaucoup sortis avec elle. Quand elle dormait nous dormions aussi pour récupérer des nuits trop courtes où nous avions du travail. Je sortais toujours seule pour les courses et si on allait se balader avec Carlie elle était dans le porte-bébé le visage caché contre moi. Même son prénom n'était pas dévoilé. Mais je crois qu'Edward n'allait pas tenir longtemps avec ce secret, dès qu'on parlait de sa fille, il avait du mal à se contrôler, il était en totale admiration devant elle.
L'avion atterrit et je terminais de me préparer. Je sais pas comment j'allais porter toutes les affaires mais il allait falloir le faire. Rosalie, qui était déjà sur place avec Emmett et qui avait organisé mon voyage avait engagé un garde du corps et un chauffeur pour me conduire à l'hôtel. J'étais en train de galérer avec un sac d'affaire à Carlie quand on m'aida à le décoincer.
- Attendez, je vous aide.
- Austin !
- Hey salut, qu'est-ce que tu fais là ?
- Je rejoins Edward, je ne devais pas venir à cause d'une réunion mais ça a été annulé donc je viens. Pourquoi tu es là que maintenant ? Je croyais que tu partais en même temps qu'Edward.
- Je devais mais j'ai été retardé. Salut ma Carlie d'amour ! Comme tu es belle...
Austin était en quelque sorte le meilleur ami d'Edward dans le métier, ils s'entendaient super bien tous les deux, d'ailleurs le film qu'Edward défendait à Cannes avait comme acteur Austin également, c'était les deux têtes d'affiches, ils étaient très contents de se retrouver tous les deux. Austin adorait Carlie et même si c'était Emmett le parrain, Austin était le second, il la gâtait à chaque fois qu'on le voyait. Il m'aida à porter les affaires et nous descendions de l'avion. Nous attendions ensemble que nos bagages arrivent.
- Edward sait que tu viens ?
- Non c'est la surprise. Il était très déçu qu'on ne vienne pas, c'est la première fois aussi qu'il part sans Carlie.
- Oui, ça fait déjà trois jours qu'il est parti non ?
- Oui. Il a fait le voyage en deux temps. J'ai fait tout d'un coup. Et toi ? C'est pas gênant que tu ne sois pas là ?
- Non, la promo débute demain. On devait arriver plus tôt pour être reposé mais bon tant pis.
- C'est une fille qui t'a retardé.
- T'as raison ! Non, je tourne bientôt et j'ai dû voir les producteurs au dernier moment. Tu vas au même hôtel qu'Edward je suppose ?
- Nan on fait chambre à part tu sais bien !
- On se suit alors. T'as une voiture ?
- Oui. Pas toi ?
- Si mais je monte avec toi, ça t'embête ?
- Non du tout. Ah, nos valises !
Nous récupérions nos affaires et nous allions dans le hall pour rejoindre la voiture. Vu qu'Austin avait lui aussi son garde du corps nous étions bien protégés, les photographes étaient là mais ça ne nous posait pas de soucis. Austin annula sa voiture et nous montâmes ensemble dans la mienne, une fois installés il demanda à prendre Carlie.
- Je veux la même, vous voulez pas la faire adopter ?
- Dans tes rêves ! Je la garde ma fille.
- Bon je vais attendre ses 18 ans et je l'épouse !
- Edward en sera ravi qu'elle épouse un vieux à 18 ans !
- Un vieux tout de suite ! Je ne serais pas si vieux. Hein Carlie ?
Je secouais la tête et le laissais rêver, Carlie le regarda sans trop comprendre ce qu'il se passait et finit par tourner la tête vers moi et se mit à pleurer.
- Oui, viens voir maman, il est fou tonton Austin !
Je la pris et elle se calma. Le trajet était un peu long, Austin et moi parlions de tout et de rien, Carlie dormait. Je sursautai en entendant mon portable sonner. C'était Edward.
- C'est Edward chut.
- Ok.
- Allô ?
- Salut mon amour. Comment ça va ?
- Bien, Carlie vient tout juste de s'endormir. Et toi ?
- Vous me manquez ! Je m'ennuie. Austin n'est même pas là, il doit arriver qu'aujourd'hui.
- Pourquoi ? Il a trouvé l'amour de sa vie pour la 620ème fois et il reste avec ?
Edward rit et Austin qui avait bien compris me tira la langue.
- Non, un rendez-vous avec des producteurs. Mais la théorie de l'amour de sa vie aurait pu être possible.
- Ho je le sais bien. Sinon ? Ça se passe bien ? Tu as commencé la promo ?
- Non, demain seulement. Là je me repose, j'étais crevé du voyage, déprimé d'avoir laissé femme et enfant à la maison même le chien me manque. Comment il va ?
- Milo ? Très bien, il surveille toujours autant Carlie. Il est devant sa chambre là.
- Comme d'habitude.
- Et le temps ? J'ai entendu dire qu'il pleuvait.
- Non, il fait beau pour le moment ça va. Moins chaud que chez nous mais bon. J'ai vu Rosalie, pourquoi elle est là ? Je croyais qu'elle t'accompagnait à ton rendez-vous.
- Elle m'accompagne, mais le rendez-vous n'est que dans trois jours. Elle rentrera à temps. Tu sais comment elle est avec Emmett, ils sont inséparables. Et elle voulait voir la France et le festival.
- C'est ce qu'elle m'a dit aussi.
- Tu croyais quoi ?
- J'avais l'espoir que tu me rejoignes et que ton rendez-vous soit annulé.
- Tu sais que je voudrais être avec toi.
- Oui. Je vais te laisser chérie. Tu me rappelles quand Carlie est réveillée ? Je voudrais lui parler.
- Pas de souci. Tu vas faire quoi là ?
- Rester dans ma chambre je crois bien. Je vais étudier le programme de la semaine.
- Ok. Je t'aime chéri.
- Moi aussi je t'aime. Embrasse Carlie et Milo.
- Sans faute. A demain mon amour.
- A demain.
Je raccrochai et nous arrivions devant l'hôtel. Austin m'aida à descendre et à porter mes affaires. J'avais Carlie contre moi et non dans le porte-bébé. Dans le hall de l'hôtel Rosalie m'attendait avec Emmett, je les saluai et elle me guida jusqu'à la porte de la chambre d'Edward. Elle me laissa ensuite devant après m'avoir dit que nos bagages allaient être montés ainsi qu'un petit lit pour Carlie. Je frappai à la porte de la chambre, deux fois, avant qu'il ouvre enfin.
- Surprise !
D'abord surpris il resta la bouche ouverte à nous regarder, puis il secoua la tête et son visage fut parcouru par un immense sourire, je me glissai entre ses bras.
- Mes amours ! Qu'est-ce que vous faites là ?
- Tu avais raison d'espérer. Mon rendez-vous est dans deux semaines.
- Je suis trop content ! Elle dort vraiment...
- Elle ne va pas tarder à avoir faim.
- Ok. Ho je suis trop heureux !
Il nous prit dans ses bras et nous couvrit de baisers avant de nous faire entrer dans la chambre, où devrais-je dire, la suite. J'allais coucher Carlie sur le grand lit, au milieu et bien entourée de coussins, elle ne se tournait pas encore mais ça me rassurait.
- Tu as fait le voyage en combien de temps ?
- J'ai enchaîné les avions. Je suis morte de fatigue, j'en ai marre d'être assise mais je suis trop heureuse d'être là. J'étais dans le même avion qu'Austin, mais on s'est vu qu'à l'atterrissage.
- Il est bien là alors.
- Oui. On était dans la voiture ensemble quand tu m'as appelée.
- Je vois. Tu vas monter les marches avec moi et tout ?
- Tout comme c'était prévu au départ. Viens-là...
Il s'assit sur un des fauteuils du salon et me mit sur ses genoux face à lui. Nous profitions alors de nous retrouver Edward me manquait. Même si nous avions passé notre temps ensemble nous n'avions pas fait l'amour depuis mes 8 mois de grossesse, depuis que notre fille est née nous n'avions pas vraiment trouvé le temps de nous aimer. J'avais à peine passé mes mains sous sa chemise qu'on frappa à la porte. Edward grogna.
- C'est quoi ?
- Nos affaires à Carlie et moi. Et un petit lit aussi.
- OK...
Je volais un baiser avant d'aller ouvrir. On déposa toutes nos affaires, le petit lit fut installé et Edward offrit un pourboire à tout ce petit monde. Entre temps Carlie s'était réveillée et Edward se fit un plaisir de lui donner le biberon que j'avais préparé. A partir de ce moment j'avais perdu Edward, Carlie avait toute son attention.
J'en profitais pour aller dormir moi aussi. Le reste de la journée se passa au même rythme, le soir nous allions dîner avec Rosalie, Emmett et Austin, je passais un bon moment, mais nous remontions dans nos chambres tard et Edward et moi avions dû laisser passer cette occasion d'un éventuel tête-à-tête pour dormir.
J'étais à Cannes depuis deux jours, aujourd'hui je montais les marches avec Edward. J'étais en train de me faire habiller, maquiller et coiffer, tout ça presque en même temps, j'en avais pour l'après-midi. Edward lui était en pleine interview en direct, j'avais demandé à la regarder pendant qu'on s'occupait de moi. Après avoir parlé du film le journaliste s'aventura sur des questions plus personnelles.
- Ce film marque-t-il le changement dans votre vie ? Si on regarde vos précédents films on remarque que celui-ci est bien différent, vous avez changé de genre.
- Heu... oui, j'évolue dans ma vie personnelle et je pense qu'en répercussions mes choix de films changent également.
- Vous êtes récemment devenu père, cela vous a-t-il fait changer également ?
Edward le regardait un sourcil levé, il était nul ce journaliste, bien évidemment qu'en devenant père on change !
- Il me paraît évident qu'en devenant père j'ai forcément changé. J'ai de nouvelles obligations, je dois veiller sur ma fille et ma femme. Nous devons élever notre fille du mieux possible et montrer à notre fille l'exemple.
Quand Edward parlait de moi, il disait toujours ma femme. Nous n'étions toujours pas mariés mais je dois dire que l'entendre dire ''ma femme'' me plaisait de plus en plus et que l'idée de l'être pour de bon commençait à se faire une place dans ma tête. Le journaliste enchaîna.
- Maintenant, vos choix de films seront-ils pensés en vous disant ''je veux que ma fille les voie.''
- Non, ma fille verra les films qu'elle veut voir. Je ne la forcerais pas à regarder un film que j'ai fait tout comme ma femme ne la forcera pas à lire un livre qu'elle a écrit. Carlie sera libre de ses choix, on fera juste en sorte qu'elle face les bons.
Il avait lâché le morceau ça y est ! Il s'en rendit compte et regarda la caméra. Il savait que je regardais, alors le regard d'excuses qu'il lança, je le pris pour moi. Le journaliste était fier de lui et Edward n'était plus à l'aise.
- Votre fille s'appelle donc Carlie ?
- Je suppose que nous ne pouvions pas faire durer le secret encore plus longtemps. Bella, je sais que tu regardes, pardon chérie.
Je ne t'en veux pas, ça devait arriver. Le journaliste conclut l'interview et j'éteignis la T.V, Carlie était dans son couffin et je la regardais, elle était si jeune pour être déjà médiatisée. Edward disait que c'était la rançon de la gloire. Pendant qu'on terminait avec moi, j'apprenais qu'Edward était dans la pièce à côté en train de s'habiller. Il avait moins de préparation que moi. Rosalie était de baby-sitting ce soir, c'est elle qui gardait ma fille pendant que son père et moi montions les marches, assistions à la projection du film et passions la soirée avec l'équipe.
Une fois prête je fis un dernier câlin à ma petite princesse et allai la déposer dans la chambre de Rosalie. Celle-ci était folle de joie de pouvoir jouer les apprenties maman, Rose était enfin enceinte de quelques semaines. Une fois séparée de ma fille je frappai à la porte d'Edward. Emmett m'ouvrit et me félicita pour ma tenue. Avec le temps qu'elles avaient passé à jouer à la poupée avec moi, heureusement que je n'étais pas moche. Edward était en plein milieu de la pièce les bras tendus pour qu'on lui ferme les boutons de ses manches et la tête relevée pendant qu'on lui faisait son nœud de cravate.
- Bella ?
- Oui.
- Je suis désolé...
- C'est pas grave, ça devait arriver. Tu es très beau.
- Merci. T'es sûre que tu ne m'en veux pas ?
- Bien sûr que non et maintenant ils arrêteront de te pousser au maximum pour que tu le dises.
- Ouais.
Edward retrouva sa mobilité et se tourna vers moi. Il sourit avant de s'approcher.
- Tu es époustouflante Bella ! Tu es vraiment magnifique.
- Merci. J'y ai passé l'après-midi.
- Ça en valait la peine. C'est le top deux de tes plus belles tenues.
- C'est quoi le top un ?
Il se pencha à mon oreille pour répondre.
- La plus belle tenue c'est quand tu n'en as pas justement. Et j'espère vraiment te voir sans rien ce soir.
Je fus prise d'un frisson et il embrassa ma joue. Le ton était donné, ce soir nous passerions notre soirée à chercher l'autre et la tension sexuelle qu'il y aurait entre nous serait à son maximum. Il se recula ensuite et alla mettre ses chaussures, l'air de rien.
- Carlie est déjà avec Rose ?
- Oui je viens de la déposer.
- Je voulais lui faire un bisou. Tant pis...
- Si tu te dépêches, tu auras peut-être le temps.
- Oui. Mais j'aime prendre mon temps, j'aime faire les choses bien.
Je rougis et je me détournai de lui. Après une retouche maquillage pour lui, nous allions voir Carlie qui dormait et sortions ensuite de l'hôtel. Une immense limousine était devant l'hôtel, à l'intérieur il y avait tous les acteurs du film, je m'asseyais entre Austin et Edward. Il y avait aussi le réalisateur du film, je ne le connaissais pas du tout, comme la plupart des autres acteurs d'ailleurs. Le trajet était court mais j'avais décidé d'attaquer, je caressai discrètement la cuisse d'Edward, le plus haut possible, pendant que je discutai, encore avec Austin. Juste avant que nous arrivions Edward posa sa main sur la mienne pour m'arrêter. Je remportais la manche.
Nous descendions alors de la voiture Edward en premier, moi je le suivais. Des cris arrivèrent de partout, les photographes, les fans, les journalistes. Edward et Austin allèrent voir les fans pour commencer à signer les autographes, je les suivis et on m'en demanda même quelques-uns avec des compliments sur mes livres, j'étais surprise et contente. Edward et moi posions pour eux avant de nous diriger vers le tapis rouge, les photographes et les journalistes. Nous prenions notre temps, Edward s'amusa à m'embrasser devant les photographes.
Finalement en haut des marches Edward posa avec toute l'équipe de son film alors que moi j'allais dans la salle de projection où ma place m'attendait. Edward et les autres arrivèrent sous les applaudissements et ils vinrent s'asseoir à leur tour. Je n'étais pas assise à côté de mon compagnon, mais juste derrière lui. Une fois assis, il se tourna vers moi.
- Tout va bien ?
- Très bien. Maintenant je vais juger ton film !
- Sois gentille.
- On verra !
Je déposai un baiser sur ses lèvres et le noir dans la salle ne tarda pas à venir. Pendant la première demi-heure du film je caressais la nuque d'Edward, ses cheveux ou son cou mais après j'étais tellement plongée dans l'histoire que je ne fis plus rien. A la fin du film je me levais avec le reste du public pour applaudir le film et l'équipe. Je n'applaudissais pas vraiment pour tout le monde, c'était surtout pour Edward et un peu Austin. L'équipe se leva pour remercier le public de l'ovation qui dura quasiment 10 minutes. Je pris Edward dans mes bras dès qu'il se tourna vers moi.
- Tu as aimé ?
- Ho oui ! C'était trop bien ! Bravo, tu es fantastique ! Bravo mon amour, bravo !
- Merci chérie. Tu sais que c'est ton avis qui compte le plus pour moi.
- C'est vraiment bien ! Ton meilleur film jusque-là !
- Tu ne dis pas ça parce que je suis le père de ta fille.
- Non. Je le pense et... Je m'approchai de lui pour lui chuchoter à l'oreille. Et je suis tellement fière de toi que j'ai bien l'intention de te récompenser de la plus délicieuse des caresses au monde. Je prendrais tout mon temps, j'irais doucement, très doucement...
- Tu vas me tuer.
Sa main se posa sur mes fesses furtivement avant que tout le monde sorte doucement de la salle. Une fois dehors nous sortions pour rejoindre une des voitures qui devait nous conduire à l'after party. J'en profitais pour prendre des nouvelles de Carlie, tout allait bien, elle avait bien mangé et elle dormait profondément avec son doudou. J'étais rassurée et je transmis à Edward les informations concernant notre bébé.
- On la récupère quand ?
- Demain matin, tu dois être à une interview à 10h, Rose nous la ramène à 8h pour notre réveil.
- Le réveil d'une folle nuit.
- Tu ne tiendras peut-être pas le coup.
- Non mais je rêve ? T'as pas vraiment dit ça ?
Je ris et nous arrivions à la fête. Je mourrais de faim et je crus qu'il nous faudrait une éternité pour arriver au buffet. Edward était arrêté toutes les trois secondes pour être félicité. C'était formidable pour lui, j'étais vraiment fière et heureuse pour lui. Après avoir mangé nous allions encore parler avec différentes personnes. Chaque fois qu'Edward parlait à quelqu'un et dès que j'étais près de lui, il arrivait à glisser des sous-entendus nous concernant qui me faisaient rougir, mais la personne face à lui ne comprenait pas et Edward continuait jusqu'à ce que je parte trop gênée par ce qu'il disait.
La soirée avait lieu sur une grande terrasse d'un célèbre établissement de la croisette. Au bout d'un long moment j'allais m'accouder sur une des rambardes, je commençais à être fatiguée de parler à tous ces inconnus et à répéter la même chose à chaque fois. J'ignore où était Edward en ce moment même, certainement à se faire congratuler. Alors que j'observai la vue, c'était plein de lumières, deux bras m'enlacèrent et mon cou fut tendrement embrassé.
- Je t'avais perdue.
- Je n'étais pas bien loin. Visiblement les critiques seront bonnes demain. J'attends de les lire.
- Je suis contente que ça marche pour toi. Tu le mérites.
Ses bras se resserrèrent autour de moi, ses mains caressèrent mon ventre et effleurèrent mes seins. Ses lèvres frôlèrent mon épaule et mon cou, je sentis également son érection contre mes fesses. Je me retournai dans ses bras pour l'embrasser.
- Tu as fini de voir le monde que tu devais voir ?
- Oui.
- Tu as reçu assez de compliments pour ce soir ?
- Oui.
- Si nous partons maintenant, cela sera-t-il mal pris ?
- Non, il est plus de minuit, certains sont déjà partis.
- Alors partons.
- Nous partons.
Je pris sa main, nous disions au revoir aux gens que nous croisions puis affrontions les quelques paparazzis qui avaient pris la peine de nous attendre avant de monter dans la voiture. Pendant le trajet Edward m'aida à défaire ma coiffure, il y avait pas mal de pinces à enlever, nous ne perdions pas de temps. La voiture nous déposa devant l'hôtel, Edward récupéra la clef et nous allions vite dans notre chambre.
Edward enleva doucement ma robe. Je devais la rendre en bon état, je ne tenais pas à payer le prix de cette robe haute couture. Edward fit lui aussi attention en enlevant son costume. Une fois en sous-vêtements nous nous jetions l'un sur l'autre. Edward enleva, ou plutôt, arracha mes dessous, J'ôtai moi aussi son caleçon mais sans en faire de la charpie. Nous n'avions pas le temps d'aller jusqu'à notre lit, le sofa du salon ferait l'affaire.
Nous étions pressés, je ne voulais qu'une chose, qu'il soit en moi. Je crois qu'il était tout aussi envieux que moi de ce côté car après avoir embrassé mes seins, mon cou puis mes lèvres il me pénétra d'un coup vif qui m'arracha un cri. Presque 3 mois sans avoir eu de rapports avec Edward, j'avais presque oublié qu'il était si imposant. De nouveau habituée à lui nous bougions nos corps l'un contre l'autre.
C'était rapide, bestial, nous poussions des cris, des grognements, Edward allait et venait en moi vite et fort, ses mains malmenaient mes fesses, mes cuisses, mes seins... j'adorais ça. Je n'étais pas tendre moi non plus, je plantais mes ongles dans ses épaules et son dos plusieurs fois, je crois même que sa fesse droite était griffée. Je tirais sur ses cheveux, mordais sa lèvre quand il m'embrassait. Je décidais qu'il était temps de changer de position, je me relevai comme je pus et c'était à mon tour de mener la danse.
Je me mis sur ses cuisses, son dos contre le dossier du sofa et le réintroduisis en moi. Je me déhanchai alors sur lui, mes mains étaient agrippées au dossier pour m'aider à avoir plus de force. Edward me tint par les hanches, ses lèvres torturèrent la peau de mon cou. Le sexe avec Edward était tellement différent de ce que j'avais pu connaître avant lui, même après 3 ans quasiment de relation nous n'étions pas entrés dans une routine.
Edward se leva brusquement du sofa et je me retrouvais les mains appuyées sur la petite table du salon, il écarta légèrement mes jambes, releva mon bassin avant de me pénétrer à nouveau. Il allait toujours aussi vite et était toujours aussi puissant. Face à nous il y avait un miroir, du mieux que je pouvais je nous observais, je trouvais que nous étions beaux... Je croisai alors le regard de mon compagnon, je lui souris, sourire qu'il me rendit, je lui dis alors un ''Je t'aime'' silencieux et je ne pouvais y croire avant mais Edward accéléra encore le rythme.
Je continuai à nous regarder, Edward aussi, nos yeux s'accrochèrent souvent, nous voir faire l'amour m'excita au plus haut point et je me sentis très proche de l'orgasme. Je m'appuyai alors sur un seul de mes avant-bras et avec ma main de libre je pris un de mes seins en coupe que je malaxais. Edward le vit, il grogna et se retira de moi pour ma plus grande frustration. Frustration qui ne dura pas longtemps cependant.
Il me retourna, m'installa sur le bord de la table, mes jambes se mirent autour de sa taille et il revint en moi. Je m'allongeai sur la table, Edward caressa mon ventre, mes hanches et bien sûr mes seins. Je savais que c'était presque fini, nous étions tous les deux au bord du vide et il suffit que son pouce caresse deux fois mon clitoris pour que j'explose de bonheur. Mon corps se cambra, mes mains étaient accrochées au bord de la table, ma vision était trouble, je ne distinguais plus rien. J'entendis Edward dire mon prénom, je le sentis aussi se déverser en moi par trois fois, il s'écroula ensuite sur moi, appuyé tout de même sur ses avant-bras. Il m'embrassa, encore, je caressai son dos, bien plus tendrement qu'il y a 10 minutes de ça.
Je repris mon souffle, je recouvris la vue, Edward était plus beau sans toutes ses espèces de tâches noires qui brouillaient mes yeux. Sans un mot il se retira de moi et me prit dans ses bras. Je m'accrochai à lui, mes bras autour de son cou, ma tête sur son épaule. Il nous emmena jusqu'à notre lit et nous mit sous les draps. Je crois que si nous avions parlé le moment aurait été gâché, c'est donc sans rien d'autre que le bruit de nos lèvres qui s'embrassaient que nous nous endormions, satisfaits, heureux et, je dois le dire, surtout fatigués.
Le lendemain mon téléphone sonna, c'était l'heure de se lever, je n'avais pas assez dormi. Edward non plus il ne bougea pas et quand je le secouai, il grogna mécontent. J'entendis alors des coups à la porte, j'allais ouvrir, c'était Rosalie qui me ramenait Carlie, elle avait mangé, elle était habillée et eut juste le temps de faire un câlin avec sa maman avant de se rendormir. Edward dormait toujours. Il avait une interview à 10h, il allait falloir qu'il se lève.
J'allais donc près de lui, le secouais pour la énième fois quand une idée me traversa l'esprit. J'enlevai alors les draps, même ça, ça ne le perturbait pas, je le fis rouler sur le dos et m'installa entre ses jambes. Je me mis alors à caresser son sexe. Lui au moins il réagissait. En quelques caresses il fut en érection et enfin Edward daigna ouvrir les yeux.
- Bella ? Qu'est-ce que tu fais ?
- Question bête. Je te l'ai promis hier soir, après la projection du film...
- Et Carlie ?
- Elle dort à côté, mais préviens-moi si elle vient ouvrir la porte.
- Tu seras ma perte Bella...
- Chut...
Je souris et offris à l'amour de ma vie le plus doux des réveils qu'il soit. Edward avait un certain penchant pour cette pratique, je ne pouvais pas le blâmer, j'étais moi-même très amatrice de ce genre de caresses, j'aimais lui en procurer et j'aimais en recevoir. Suite à cela Edward se leva, plus en forme que jamais pour affronter une nouvelle journée de promotion. Je m'en souviendrais de ce séjour en France...
Et voilà
Plus que 5 chapitres, on approche de la fin
A la semaine prochaine.
Lexi
