NdA: Eh! J'expérimente quelque chose de vraiment intense... toucher les touches du clavier avec mes DOIGTS! Et non avec mes ongles!! Ça faisait longtemps... (Il était un peu temps que je les coupe...)

Eh bien, maintenant que j'ai partagé ce fait impressionnant avec vous, je me sens d'attaque pour écrire!

Dites donc, vous ne trouvez pas que le «x» est trop près du «s»? Je n'arrête pas de taper la mauvaise touche! C'est énervant! Ou bien encore le «y» et le «t»! Ah! Les dures épreuves de la vie...

Vous savez quoi? Je suis déjà tannée de taper avec mes doigts... Ongles, repoussez!!!

Bon... c'est pas tout ça, mais je dois écrire un chapitre, moi!

Bonne Lecture!!


Pleine Lune

Remus enfila rapidement sa veste, avant d'ouvrir la porte de ses appartements et de la franchir, pour ensuite la refermer derrière lui. Il devait se dépêcher, s'il ne voulait pas arriver en retard en cours. S'il commettait cette terrible erreur, ses élèves ne manqueraient certainement pas de lui remettre sur le nez toutes ces fois où il leur avait reproché leur manque de ponctualité. Lui qui était toujours à l'heure, il se retrouvait à courir dans les couloirs pour atteindre sa classe! Si seulement la cadran avait sonné, aussi! Ces machins moldus n'étaient franchement pas fiables! Il devrait en reparler à Harry. Après tout, c'était ce dernier qui lui avait conseillé cet engin!

«Bonjour à tous!» s'exclama-t-il en mettant les pieds dans sa salle de classe.

Il fut heureux de constater qu'il était à l'heure, et que les élèves n'avaient pas encore fini d'arriver. Se pointer en dernier aurait certainement été le comble de la honte... Il s'installa donc à son bureau et attendit patiemment que tous prirent place. Personne n'était en retard cette fois, ce qui était une bonne chose. Il commença donc à feuilleter son plan de cours, tentant de se rappeler où ils en étaient dans la matière.

«D'accord, prenez tous votre livre à la page 32.» fit-il finalement, retrouvant la petite note qu'il avait inscrite au cours précédent.

Les élèves s'exécutèrent, attendant patiemment qu'il commence le cours. Il ignorait comment il faisait, mais les jeunes l'aimaient, généralement. Il y avait bien sûr plusieurs Serpentards tenaces, mais il arrivait presque toujours à entretenir une bonne ambiance dans ses classes. C'était tout un exploit, et il le savait, voyant comment certains de ses collègues se démenaient pour attirer l'attention de tout le monde. Probablement était-il simplement choyé d'enseigner la défense contre les forces du mal. Après tout, ce n'était pas l'histoire de la magie qui intéressait tout le monde...

Oh, et puis... pourquoi cherchait-il des raisons? Mieux valait profiter de sa chance...


«Harry!?» cria la brunette, du bas de l'escalier.

Elle attendit patiemment une réponse, sachant pourtant qu'elle n'en recevrait aucune. À cette heure si matinale, le jeune homme était certainement dans un état comateux, incapable de recevoir le moindre message du monde extérieur que représentait la réalité. Non, c'était probablement trop pour lui...

«Hmmmm?» fit un râle endormi.

Elle ne put retenir une expression surprise en voyant son ami apparaître en haut de l'escalier.

«Qu'est-ce que tu fais là?!» demanda-t-elle avec de grands yeux.

«Tu m'as appelé, que je sache...»

«Oui... mais depuis quand tu me réponds!?»

«Bah... depuis maintenant...»

«Ah... eh bien je voulais juste dire que Ron vient de partir au travail, et je pars aussi.»

«D'accord... et?»

«Et...c'est ça!»

«Tu me déranges pour me dire ça!?»

«Heu...ouaip! Salut!»

Et la brunette, après avoir fait un rapide signe de la main, quitta les lieux, laissant aussitôt un jeune homme aux yeux verts seul avec sa morosité matinale. Harry n'était pas quelqu'un à côtoyer le matin... mais bien quelqu'un à fuir pendant qu'il en était encore temps!

Ce dernier, voyant son amie quitter les lieux, laissa échapper un long soupir, avant de se diriger vers la cuisine, espérant manger un petit quelque chose. Il tombait de sommeil, et aurait de loin préféré retrouver son lit, mais il savait qu'il ne se rendormirait pas. C'était comme ça...

«Bonjour!» fit Charlie, assis à table, un journal en mains.

«Bonjour...» marmonna le plus jeune d'une voix des plus endormies.

«N'es-tu pas couché, normalement, à cette heure?» demanda Charlie, fixant l'horloge en fronçant les sourcils.

Il n'était que sept heures trente du matin, ce qui ne semblait pas du tout être l'heure habituelle du plus jeune pour se lever...

«Mouais, d'habitude...» fit Harry, marmonnant toujours.

Ce dernier se dirigea vers le garde-manger, d'où il sortit un boîte de céréales. Il partit ensuite à la recherche d'un bol, qu'il remplit distraitement du contenu de la boîte rectangulaire et de lait. Après en avoir renversé la moitié sur le comptoir, il alla chercher une cuillère et vint s'asseoir à table à son tour. Ce ne fut qu'une fois assis qu'il constata qu'une cuillère n'avait pas de dents, habituellement. Pourquoi avait-il une fourchette?

Le rouquin ne put retenir un rire en voyant l'expression qu'arborait l'ami de son frère. Avec ce mélange d'air dubitatif et d'incompréhension, avec une teinte de fatigue, le tout était totalement hilarant. C'était définitivement le genre de choses qui n'avaient pas de prix.

«Tu n'es vraiment pas du matin, hein?» demanda-t-il, un sourire moqueur aux lèvres.

Le plus jeune se contenta de grogner, avant d'aller chercher le bon ustensile. Il détestait être traité ainsi le matin, mais il refusait de s'énerver contre Charlie. Il n'avait rien fait pour endurer sa mauvaise humeur...

«Est-ce que quelque chose t'a réveillé, pour que tu sois debout si tôt?» demanda le plus vieux, alors que le plus jeune reprenait place à table.

«Bof... je dors toujours mal, les matins de semaine.»

«Et pourquoi ça?»

«Parce que Remus se lève tôt.»

Cette réponse amena un froncement de sourcils de la part du rouquin. "Parce que Remus se lève tôt." Quel était le rapport avec Remus? Il ne comprenait pas... et Harry dût voir son désarroi, car il s'expliqua davantage.

«C'est à cause d'une bêtise de ton frère et de sa femme prétendument plus intelligente.» dit-il.

Charlie laissa échapper un faible rire.

«Qu'est-ce que mon frère a encore fait?» demanda-t-il, un sourire aux lèvres.

«Ils ont acheté un bidule des jumeaux et ça a mal tourné.»

L'aîné des Weasley leva les yeux au ciel, laissant échapper un soupir.

«On va prétendre que je suis surpris...» émit-il, arrachant un sourire à son interlocuteur. «Qu'est-ce que c'était?»

«Quelque chose pour rêver au passé de quelqu'un. Ils voulaient savoir pourquoi Remus et Tonks ont rompu.»

«Tsss... La curiosité!»

«Mouais, je sais... Enfin bon, c'est moi qui ai touché cet engin par erreur, et c'est moi qui s'est retrouvé à rêver au passé de Remus.»

«Ah...»

«Alors quand je fais un rêve, il rêve à la même chose que moi. Nous dormons donc toujours en même temps. Si je me couche à minuit, il ne dormira pas avant cette heure, même s'il est au lit depuis dix heures. C'est pourquoi, la semaine, je dors mal. Je me couche tard et il se lève tôt.»

«Vous dormez mal tous les deux.»

«Ouaip.»

«Pourtant, Hermione semblait surprise de te voir levé si tôt.»

«Ouais, d'habitude je reste dans un sommeil sans rêves ou, si je me réveille, je reste au lit à somnoler...»

«Ah...»

Charlie hocha lentement la tête, enregistrant toute l'information qu'il venait tout juste de recevoir. Il n'était ici que depuis très peu de temps, mais il prenait plaisir à apprendre à connaître les amis de son frère. Surtout Harry. Ils se croisaient plus souvent, puisque le Weasley était présentement en congé, passant donc ses journées à ne rien faire, tout comme le jeune homme aux yeux verts. C'était toujours plaisant d'entretenir une conversation avec lui et d'en apprendre un peu plus.

D'ailleurs, il faudrait qu'il pense à remettre cette histoire sur le nez de ses frères. Il ne manquerait certainement pas une occasion de les embêter! Il se marrerait certainement à voir leurs réactions... Décidément, il ne possédait pas cette chose mystérieuse dont sa mère lui parlait souvent... Qu'est-ce que c'était, déjà? La...euh... la... Ah oui!

La maturité...


«Et c'est ainsi qu'il faut toujours...»

Un petit bruit se fit entendre dans toute l'école, signalant la fin du cours. Remus, voyant ses élèves se lever d'un bond, ne put retenir un sourire. Il était peut-être apprécié par presque tous, mais il y avait toujours des limites! L'école restait l'école, et la fin d'un cours restait la fin d'un cours! C'était toujours un véritable marathon pour sortir de la classe. Il rangea donc rapidement tous ses livres, alors que les jeunes adolescents quittaient bruyamment la pièce. Les conversations enjouées s'entremêlaient aux sourires soulagés. Cette joie de vivre typique à la jeunesse ne put qu'attendrir le professeur dans la quarantaine. Il aimait vraiment son travail...

Il rassembla le reste de ses affaires, avant de les enfouir dans son sac. La tâche s'avérait plutôt longue, puisqu'il s'éparpillait toujours. Il n'arrivait pas à croire à quel point il arrivait à foutre le bordel en si peu de temps... c'était certainement un don! Peu de gens devaient avoir cette facilité à s'éparpiller ainsi... Il devait être unique! Ses appartements étaient propres et rangés, mais son bureau de classe ressemblait à tout, sauf à un bureau de classe! Désespérant...

«Remus?» fit une voix dans l'encadrement de la porte.

Le professeur leva aussitôt les yeux de ses bouquins, pour constater que la pièce était finalement vide, à l'exception d'un jeune homme à l'entrée. Son directeur.

«Hum, oui?» demanda-t-il, fronçant les sourcils.

Le directeur esquissa un sourire mystérieux, avant de s'avancer un peu plus.

«Bonjour.» dit-il simplement, ne cachant toujours pas ces dents découvertes.

«Il y a un problème?»

«Non, pourquoi?»

...Trop étrange. Cet homme était trop étrange, quand il n'était pas tout simplement exaspérant. Il devait toujours faire preuve de patience avec lui, et il devait admettre qu'il ne le comprenait que difficilement, si ce n'était pas du tout... Tiens, cela lui rappelait quelqu'un... Mais qui? Il se souvenait avoir eu une élève assez spéciale... Ah oui! Mais bien sûr! Luna Lovegood! Tout un phénomène, celle-là... Qu'était-elle devenue?

Oh, et puis, ce n'était pas le temps d'y penser. Il avait un directeur bon pour l'asile à gérer!

«Hum... que me vaut l'honneur de votre visite?» insista le plus vieux.

«Oh, rien. Je passais...»

Il passait... mouais...

«Ah bon...»

Le professeur termina donc de ranger ses affaires, avant de placer la bandoulière de son sac sur son épaule.

«Alors, heu... je vais y aller.» dit-il, se dirigeant vers la sortie.

Il traversa la pièce en quelques enjambées, voyant la porte se rapprocher. Il se préparait à la franchir, lorsqu'une idée lui traversa l'esprit.

«Hum, Mons- Brendan.» fit-il en se retournant vers le directeur, réalisant que ce dernier le fixait déjà. «J'ai reçu une réponse de Harry. Il m'a envoyé un autographe pour votre nièce.»

«Ah! Voilà une bonne nouvelle!»

Le professeur esquissa un faible sourire, auquel le plus jeune répondit avec beaucoup plus d'intensité.

«Si vous voulez...» commença Remus. «...vous n'avez qu'à me suivre.»

«Bien sûr!»

Et ils partirent tous deux en direction des appartements du plus vieux des deux.


Harry se leva de table et alla porter son bol vide sur le comptoir, enclenchant aussitôt un sort de nettoyage. Comme s'il pouvait seulement envisager de la laver lui-même! Il avait fait cela suffisamment pendant sa jeunesse, il en avait fait une overdose! Il plaignait sincèrement ces pauvres moldus qui devaient se rabattre sur une brosse et un torchon... Oh, il y avait bien les lave-vaisselles, mais c'était toujours plus de travail qu'un sort de nettoyage. Ah! La belle vie...

S'extasiant sur la beauté d'un sort de nettoyage, il ne vit pas immédiatement la lettre posée sur le comptoir, près de la fenêtre ouverte. Ce ne fut qu'en levant les yeux qu'il l'aperçut, fronçant aussitôt les sourcils. Son nom y était inscrit.

Il la prit dans ses mains et ouvrit délicatement l'enveloppe, y retirant aussitôt un parchemin. Il le déplia lentement, cherchant aussitôt le nom à la fin de la lettre.

Armand Lays.


Remus prit sa plume, trempa le bout dans l'encre, et commença à écrire.

Cher Harry,

J'ai remit l'autographe au directeur, aujourd'hui. Il était content. Ou plutôt, je crois. Ses émotions ont tendance à être manifestées d'une drôle de façon... enfin bon!

Je ne t'écrirai pas un roman, je n'aurais rien pour remplir tout cet espace! En quelques mots, les cours se sont déroulés normalement aujourd'hui, et rien de spécial n'est survenu!

Au fait, ton bidule-machin que tu appelles affectueusement «réveil-matin» ne fonctionne pas très bien! En fait, je me suis encore réveillé en retard! C'est une sacrée chance que je sois arrivé à l'heure à mon cours. Je t'accuse de mes malheurs!

Sinon, je suis heureux de voir que tout va toujours aussi bien entre Ron et Hermione (à leur façon, je devine...). L'histoire de Charlie m'a un peu surpris, et intrigué aussi, je dois l'avouer! La curiosité est un vilain défaut... mais je n'y peux rien! De toute façon, je crois que tu es tout aussi vilain que moi...

Je dois te laisser, il va bientôt faire noir et je dois me dépêcher d'aller me préparer. Tu sais quel genre de nuit se sera...

Bye!

Remus

xxx

P.S.: Sais-tu ce qu'est advenue Lune Lovegood?


NdA: Wah! J'ai fait assez long! Je me surprends!

Alors, n'ayant rien à dire... beubye! À la prochaine!