Me voici de retour pour la suite de mon récit. Ou comment se sont déroulés mes retrouvailles avec Maria et son invité surprise. Enfin, je suppose que cela aurait été pire si c'est Séphiroth qui était arrivé avec elle…
Mine de rien c'est vraiment bizarre lorsque c'est moi qui raconte. Même si cela reste moins bizarre que d'avoir pris part aux événements avec Maria.
Bon, j'arrête les digressions (le style de Maria a une mauvaise influence sur le mien, cette fois c'est officiel…)
J'en étais resté à ce coup de téléphone pour le moins perturbant. Vous est-il déjà arrivé de recevoir des nouvelles d'un ami de longue date dont vous n'aviez plus entendu parlé depuis longtemps et dont vous recevez des nouvelles comme par miracle, et en plus, alors que vous pensez justement à cette personne? Et bien croyez-moi, quand la personne en question revient d'un voyage inter-monde, qui était supposé être un aller simple, votre bras se couvre de bleus à force de vous pincer pour vérifier que vous n'avez pas rêvé ce coup de fil!
Après quelques minutes en position «pétrifiée» alternée par une série de pinçage en règle, j'ai enfin réussi à prendre sur moi et rappeler à l'ordre la partie logique de mon esprit qui n'arrêtait pas de crier à l'aberration.
Dans ce genre de cas, il faut faire quelque chose, n'importe quoi. Et de familier de préférence pour ne pas avoir besoin de réfléchir à ce que l'on fait parce que nos neurones sont trop occupés pour cause de surchauffe.
Bon, ça veut pas dire que j'ai l'habitude de piller l'armoire de mon père et d'essayer de trouver une tenue potable pour un argenté sexy faisant pas plus d'une vingtaine d'années dans la garde-robe de mon père- qui a quand même quarante passés et qui porte plus souvent un costard cravate qu'une tenue en cuir moulant- mais disons que ça me changeait les idées. Pour information, j'ai opté pour un jean, un sweat noir avec une capuche (pour cacher la coiffure particulière du compagnon de voyage de Maria…c'était ça ou une casquette) et une veste noire qu'il ne porte jamais. J'ai mis tout ça dans un grand sac, j'ai pris mes clés et je suis sortie pour aller au point de rendez-vous.
Le trajet m'a un peu calmé (conduire dans Paris exige une concentration extrême lorsqu'on tient à la vie, surtout lorsqu'on a son permis depuis moins d'un an et qu'on emprunte la voiture de ses parents.)
Mais lorsque je suis arrivé au parc où Maria m'avait donné rendez-vous, j'avais le cœur qui battait la chamade. C'était presque à se demande si j'allais pas plutôt à un rendez-vous amoureux. Il ne m'a pas fallu beaucoup de temps pour la trouver. Elle était assise sur un banc, en train de faire je-ne-sais-quoi sur son ordinateur (plus tard, j'ai vu qu'elle jouait au Solitaire).
Elle m'a sûrement entendu arriver puisqu'elle a relevé la tête de son écran et qu'elle s'est tournée vers moi. Là, j'ai eu droit à un premier choc. Je savais parfaitement ce par quoi elle était passé (j'étais même la seule à savoir ce qui lui arrivait tout court!) mais le changement que j'avais pu percevoir à travers ses mails était autant psychologique que physique.
Les yeux d'abord. Plus verts que jamais. Un vert pur, hypnotisant…dérangeant presque. Le premier cadeau empoisonné de la mako… Cette impression ne dura qu'un instant avant que ses yeux ne reviennent à une teinte plus habituelle. Je suppose que c'est lorsque son état mental est un peu perturbé (genre émotion forte) que les reflets de la mako se manifestent de façon plus insistante… C'était malgré tout le premier trait physique que l'on remarquait d'elle à présent.
Et puis il n'y avait pas que les yeux…son visage s'était aminci et ses traits étaient plus affirmés. Pas durs mais affirmés. Ces cheveux avaient beaucoup poussé et ils ressemblaient plus que jamais à une crinière noire qui ondulait au rythme de ces mouvements. Elle avait pris malgré tout quelques couleurs- à force d'être sans cesse en voyage je suppose- mais si elle donnait l'impression d'avoir mûri et d'avoir traversé un certain nombre d'épreuves, je voyais que cela restait avant tout une façade. Elle était perdue. C'était à moi de tout faire pour lui redonner des repères. D'autant plus que j'étais sans doute son unique repère à présent.
L'impression la plus étrange que j'eus, ce fut cependant qu'elle était déplacée dans ce décor. Je sais, ça paraît incroyable (j'emploierais même le mot de «stupide») car nous avons déjà été plusieurs fois dans ce parc. Mais elle était en décalage. Pire, c'est comme si elle n'était pas à sa place.
Tout cela me vint à l'esprit mais je ne mis que plus tard les mots que j'ai écrits sur mes impressions. Sur le moment, je restais un instant immobile tandis qu'elle rangeait son ordinateur avec des mains un peu tremblante. Me fichant totalement de ce que d'éventuels témoins pourraient dire, je lâchais mon sac et courus jusqu'à elle, folle de joie pour la serrer dans mes bras, histoire d'être sûre que je ne rêvais pas.
C'était vraiment merveilleux: après tout ce temps, on était enfin de nouveau ensemble ! On se connaissait depuis si longtemps et j'avais vraiment eu du mal à surmonter sa disparition. Si j'avais été contente en recevant son premier mail (et passablement perturbée) ce n'était rien à côté de ma joie en cet instant. Je pleurais, je l'étranglais à moitié à la serrer comme une folle et je crois bien qu'elle pleurait aussi tout en riant.
Toute chose ayant une fin, on a fini par reprendre contenance- même si on continuait de sourire comme des imbéciles heureuses. On s'est assise l'une à côté de l'autre et on a gardé un moment le silence. On était déjà suffisamment contentes d'être de nouveau ensemble, aucun mot ne pouvait décrire cette joie alors autant se taire, cela valait mieux. Peut-être que cette façon de raconter vous énervent, que cela vous agace de ne pas en savoir plus de suite sur la façon dont elle est arrivée ici mais il faut que vous compreniez que sur le moment, je m'en moquais complètement. L'important, c'était que j'avais de nouveau ma meilleure amie à mes côtés. Même si je n'en restais pas moins curieuse de savoir ce qui lui était arrivée.
Après quelques minutes de silence, Maria a pris la parole:
«On devrait y aller maintenant, Loz va s'inquiéter s'il ne me voit pas revenir.
-Où est-il ? lui ais-je demandé en essayant de faire comme s'il était parfaitement normal pour moi de rencontrer un personnage de jeu vidéo dans un parc parisien.
- Il y a un abri où les jardiniers du parc stockent leurs outils. C'est pas terrible comme endroit mais j'ai du improviser…
-J'ai les vêtements.
-Ok, alors allons-y.»
Sans un mot de plus, on est parti rejoindre le pauvre argenté qui devait se morfondre en se demandant où il était tombé. Au fur et à mesure qu'on se rapprochait, je commençais à paniquer un peu: outre le problème du retour de Maria accompagné, il fallait que je lui explique le décalage temporel et que je fasse en sorte d'éviter de parler de FFVII. Or la présence de Loz, n'allait pas faciliter les choses. Mais je me suis quand même tue jusqu'à ce qu'on arrive à une sorte de grand abri.
Avec un sourire complice, Maria toqua doucement à la porte et ouvrit.
«Loz, je suis revenue avec une amie et on t'a apporté des vêtements…typiques du coin. On attend dehors que tu te sois changée et on fait les présentations d'accord?» expliqua-t-elle gentiment.
Je n'entendis pas la réponse de Loz –en admettant qu'il y en ait eu une. Mais je fus soulager de constater qu'il ne contestait pas la demande de Maria: un argenté incontrôlable, ça pouvait vite gâcher le plaisir des retrouvailles. J'allais m'asseoir sur un talus où Maria vint me rejoindre. Maintenant, il fallait que je dise quelque chose, n'importe quoi. Et d'intelligent si possible. Mais elle me coupa l'herbe sous les pieds:
«Dis donc Malika, tu as changé depuis le début de mon voyage! Je n'aurais jamais pensé que tes cheveux auraient autant poussé en si peu de temps! commenta-t-elle en tirant sur ma natte.»
Une seule pensée me vint à l'esprit: nous voici en zone dangereuse. Quand Maria était partie, j'avais les cheveux jusqu'à la nuque et à présent, ils m'arrivaient au milieu du dos. En toute logique, les cheveux ne poussent pas aussi vite en trois mois…je ne sais pas si c'est seulement ce détail qui l'a frappé ou s'il y en avait d'autres. Après tout, elle n'était pas la seule à avoir changé. Surtout que j'avais eu plus de temps qu'elle pour cela. Je pris une inspiration et essayait de parler le plus calmement possible:
«Heu…Maria?
-Oui? (J'entendis à sa voix qu'elle s'attendait à une nouvelle de taille. Je ne la déçus pas).
-Je dois te dire qu'à présent, je suis ton aînée…
-???»
J'avoue que comme entrée en la matière c'est déroutant. Mais c'était y aller en douceur. Maria a toujours adoré me rappeler que j'étais la «petite» de notre duo même si j'étais la plus sérieuse (ou la plus rabat-joie d'après elle) des deux. Vu que j'ai sauté une classe, j'ai en effet un an de moins qu'elle-même si nos anniversaires tombent à peine à deux semaines d'intervalle.
J'essayais de lui dire implicitement qu'à présent, j'avais presque vingt ans (mon anniversaire tombait le 26 février et le sien le 5 mars…quel timing.) tandis qu'elle n'en avait toujours que dix-huit ans, même si en toute logique, dans ce monde, elle allait avoir vingt-et-un ans. Si on prenait en compte le décalage, elle n'allait en avoir que dix-neuf.
«Maria…tu crois que tu es partie depuis combien de temps? (Question de pure rhétorique mais fallait bien commencer quelque part non?)
-Je te l'ai dit dans mon dernier mail…environ trois mois.
-Mauvaise réponse élève Carange, répliquais-je avec un rire un peu forcé.
-Comment ça?
-Maria…je sais pas pourquoi mais il semble qu'il existe un décalage temporel entre les deux mondes. J'ai reçu ton premier mail un mois après ta disparition.Et le reste c'est pas mieux au niveau des délais. Ou très peu.»
Je vis Maria pâlir une seconde mais elle se reprit aussitôt. Maria tout craché ça.
«Hé bien…moi qui t'ait écrit de suite pour te rassurer…c'était plutôt loupé je suppose, dit-elle avec un sourire forcé.
-Plutôt oui…certains moments, j'ai attendu presque trois mois avant d'avoir de tes nouvelles.
-Bon, alors tu as quel âge? (Sous-entendu: «ça fait combien de temps que je suis partie pour toi mais je te pose pas la question directement pour éviter de paniquer». On fonctionne beaucoup par sous-entendu toutes les deux)
-Je vais avoir vingt ans dans quatre jours et toi seulement dix-neuf ans. Alors, ça fait quoi d'être la cadette du duo? (Sous-entendu: «ça va, tu arrives à encaisser?»)
-…m'en fiche d'abord, lâcha-t-elle d'un ton faussement grognon (si elle arrivait à jouer les capricieuses, c'est que ça allait).»
On n'eut pas le temps de continuer cette conversation car j'entendis la porte de la cabane toute proche s'ouvrir. Bien évidemment, je me retournais de suite pour voir enfin de mes propres yeux un des argentés en chair et en os (mais sans cuir…enfin, il valait mieux si on voulait pouvoir se déplacer sans une horde de fan-girls d'après ce que Maria m'avait écrit).
Remarquez, même si des argentés il est loin d'être mon préféré, il est quand même très canon, et ce, même avec les vêtements plus ou moins à la mode de mon père. Je ne pourrais plus jamais regarder mon père en face si jamais il s'habille avec la même tenue, j'aurais toujours l'image de Loz collé à la rétine…
Maria me traîna pour les présentations:
«Ca te va plutôt bien, le complimenta Maria pour dissiper le manque d'assurance évidente du pauvre garçon, et tu fais déjà un peu plus partie du décor avec ce genre de tenue.»
Pour ma part, je lui fis un sourire chaleureux (enfin autant que possible sans passer pour une fan folle furieuse) en lui souhaitant la bienvenue et je me sentis toute attendrie lorsqu'il me répondit avec…timidité. Si, si, je vous jure!
Comme Maria, je me sentais une envie de le protéger…je comprenais mieux ce qu'elle voulait dire en parlant de leur fragilité surtout que là, il semblait vraiment perdu -il avait raison de l'être en même temps…
«Bon, alors Loz je te présente ma meilleure amie, Malika Andorre Boilereau mais appelles-la Malika et Malika, je te présente Loz, une de mes connaissances là où j'étais.» Comme s'il y avait vraiment besoin qu'elle me le présente…mais il fallait bien jouer le jeu pour éviter de le déstabiliser davantage.
Après m'avoir jeté un coup d'oeil, il se tourna de nouveau vers Maria. Attitude compréhensible et même logique. Si j'étais le seul repère sûr de Maria, elle était le seul repère tout court de Loz. Bah, du moment qu'il se mettait pas à l'appeler ka-san, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter…
«Où sommes-nous?»
Aïe…THE question. Dire la vérité ou ne pas dire la vérité, telle est la question. Et à voir la tête de Maria, elle pensait exactement la même chose que moi. Je décidais de reprendre la main:
«Bon, le mieux pour s'expliquer c'est de venir chez moi. On y sera plus à l'aise non?
-Et mon appartement? demanda Maria, ça ne serait pas mieux? J'ai encore les clés en plus…à moins qu'il ait été vendu…
-Il t'appartient toujours mais tu imagines la tête des voisins en te voyant?
-…ok, on va chez toi. On prend le métro?
-Tu oublies que MOI, j'ai mon permis la taquinais-je. Et puis ce sera plus calme comme trajet.» (sous-entendu: Amener Loz dans le métro, ça semble assez risqué et je veux pas provoquer une émeute!)
J'ouvris la voie, suivie par Maria qui portait son sac et celui avec les affaires de Loz- je la soupçonnais de vouloir l'empêcher de garder son arme sous la main. Un mauvais réflexe est si vite arrivé et je ne tenais pas à avoir mon nom dans la rubrique fait-divers dans le cadre d'une agression avec une arme bizarre.
Dans un sens, c'était même une chance que j'ai mon permis. J'étais certaine que jeter Loz au milieu de la foule des utilisateurs du métro n'aurait pas été une bonne idée, pour lui, pour nous et pour les autres usagers. Surtout si une fan-girl lui était tombé dessus ou, pire encore, une fan-girl de FFVII…d'accord, j'en suis une mais ce n'est pas la même chose. J'avoue à ma courte honte que j'ai d'ailleurs échoué à lui cacher son statut de personnage de jeu vidéo. Il l'a relativement bien pris d'ailleurs. Mais évitons d'aller trop vite…
Le trajet fut calme, Maria racontant à l'occasion l'historique de tel monument ou bâtiment devant lequel nous passions- elle adorait vadrouiller dans la ville et connaissait bien les curiosités présentes sur le trajet. Une façon comme une autre de meubler le silence de cette situation quelque peu inconfortable et irréaliste: j'étais en train de rentrer chez moi avec un personnage de FFVII et ma meilleure amie, portée disparue depuis trèèèès longtemps...
Nous voici donc de retour chez moi sans encombre (si j'avais été arrêté pour un contrôle quelconque, ç'aurait été le comble quand même!)
Après un discret coup d'œil du côté de la maison des voisins (j'ai converti leurs petit-fils à FFVII et bon gré, mal gré, ils sont devenus bien plus calés sur le sujet que Maria ne l'était avant son voyage) je leur fais signe de me suivre. Je n'ai jamais ouvert la porte aussi vite… Une fois rentrés, je referme la porte et je les entraîne dans le salon, leur laissant à peine le temps de se débarrasser de leurs affaires. C'était agir en mauvaise hôtesse mais un «détail» nécessitait que j'intervienne dans les plus brefs délais. Je signalais à Maria où trouver de quoi se restaurer dans la cuisine et lui expliquais que je revenais mais que je devais ranger «certaines choses» dans ma chambre. Elle comprit de suite.
Si on voulait éviter de traumatiser à vie le malheureux Loz, mieux valait pour lui qu'il ne voit pas ma collection de posters, de figurines et autres objets divers et variés du jeu. Vu les aventures de Maria, les murs avaient été allégés des posters de Kadaj, certains de Séphiroth avaient également soufferts, immolés avec une rage destructrice pour des raisons évidentes.
J'entrais comme une tornade dans ma chambre, décrochant avec fébrilité tous les documents compromettants de mon mur, planquaient les figurines des bishonen du jeu dans une boîte et la boîte sous mon lit et je parachevais mon travail en retirant le jeu de ma console et en l'envoyant rejoindre mon dessous de lit. Bon, je fis cela quand même avec précaution: même si je ne voulais pas choquer durablement Loz, je voulais pas abîmer mes affaires quand même!
Une fois ma tâche accomplie (en dix minutes à peine ce qui est un véritable exploit lorsqu'on sait l'importance de ma collection) je rejoignis mes invités dans le salon qui étaient en train de grignoter quelques gâteaux avec du café. Maria n'avait pas oublié mon péché mignon puisqu'elle me tendit en souriant une énorme tasse de chocolat chaud. Sûrement sa façon de me remercier implicitement. Dommage que le moment n'ait pas été approprié pour le déguster tranquillement. Loz semblait avoir repris un peu de sa confiance en soi et ne tarderait plus à se lancer et moi-même j'avais des questions qui demandaient des réponses.
C'était l'heure de vérité. Il allait falloir expliquer le concept de voyage «Paris-Midgar» (copyright de Maria) à l'argenté. Plus quelques autres détails comme la façon dont ces deux-là s'y étaient pris pour débarquer ici et comment ils comptaient rentrer (et surtout si Maria, elle, comptait rentrer ou non). Bon côté des choses: vu le décalage temporel, l'absence de l'argenté devrait pas porté à conséquence si elle se limitait à quelques jours.
Je vous préviens de suite, cette petite conférence prit un tour assez inattendu.
Mais ce sera pour plus tard. Il est presque dix heures du soir et j'ai encore un exo de maths à faire pour demain. Oui, je sais, ce n'est pas très charitable mais je dois bosser moi! Et puis c'est pas comme si je vous faisais attendre après vois avoir annoncé que Maria était en danger de mort après tout…
Comme je l'ai déjà dit, de toute façon elle est repartie et je n'ai pas encore eu de nouvelles donc je peux bien prendre un peu mon temps. Je n'avais pas non plus demandé à être la narratrice. D'ailleurs, j'ai omis de signaler à Maria que j'avais publié ses mails. Ce n'est pas que je craigne qu'elle m'en veuille mais j'ai eu d'autre chose à penser pendant son bref séjour…
