Tous ''sublimes''.
Auteur : Sahad
Note : Aucune, même raison que chap 3.
Chapitre 25 :
Ils l'avaient conçu pour être le soldat parfait, une arme humaine. Puis il s'est évadé. Dans un avenir qui n'est pas si lointain, il est hanté par son passé.
Il allait bientôt devoir partir de ce bar. Wufei en était conscient et il ressentait un désagréable frisson lui remonter le dos : Oz allait l'attraper, il ne pouvait en être autrement... Non ! Il ne fallait pas qu'il se laisse aller ! Il était un GW5, il ne pouvait pas baisser ainsi les bras ! On lui avait toujours enseigné à résister, alors c'est ce qu'il ferait ! Il alla à son casier, cherchant le reste de ses affaires, il passait sa veste lorsqu'il sentit une présence. Elle était infime, presque imperceptible...
POV Wufei
Quelqu'un... ? Instinctivement, je porte la main à mon couteau, celui que je garde toujours sur moi. Il n'est pas question qu'ils me cueillent maintenant ! J'attrape le pommeau, le retourne brusquement en me jetant sur l'intrus, lui collant la lame sous la gorge lorsque...
« Shi ?
- Wufei... ? il n'esquisse pas le moindre geste, plus surpris qu'autre chose. Heu... Tu peux me... Lâcher ?
- Shi ! Je t'avais dit de te barrer ! je m'exclame. Qu'est-ce que tu fais encore là ?!
- Tu me prends pour qui ? grimace-t-il. Un lâcheur ou un trouillard ?!
- Ni l'un ni l'autre ! je réplique. Mais tu ne connais pas Oz ! Je refuse que... !
- J'en ai rien à battre de Oz ! Je resterais avec toi que ça te plaise ou non ! » me coupe-t-il.
J'en reste bouche bée... Mais il ne comprend pas ou quoi ?! Je ne lui dis pas de partir pour rien ! C'est Oz ! S'il était capturé, je m'en voudrais à mort ! Je baisse mon arme, le laissant à nouveau libre de ses mouvements... Mais pourquoi s'obstine-t-il ? Je l'ai pourtant prévenu ! Il ouvre son casier et en sort un sac que je n'avait jusqu'alors pas remarqué :
« Qu'est-ce que c'est ?
- Notre sauvegarde... il me montre le contenu : des armes à feu et armes blanches.
- Tu trimballes toujours ça avec toi ? je m'étonne.
- Faut savoir être prêt à tout... » répond-il.
Sur ce, il sort une ceinture ou il range quatre flingues et des munitions, il met un couteau à sa cheville et se relève. Il semble chercher quelque chose, je l'observe, il est surprenant... Bien que ça ne m'étonne pas d'un assassin professionnel, Shi est extrêmement compétent. Il revient vers moi, ajustant un mousqueton à un gilet.
« On y va ? je lance.
- Je te suis. »
Nous pourrions sortir par la porte réservée au personnel mais je doute que Oz l'ait laissée sans surveillance ; de plus, sortir maintenant à l'extérieur est très risqué... Je reste un moment pensif : par où partir... ?J'entend du bruit, quelqu'un approche... !
FIN POV
« Excusez-moi mais cet endroit est réservé au personnel... informa l'un des serveurs.
- Mon nom est Zechs Merquise, je suis de la police gouvernementale... répliqua le grand blond. Veuillez nous laisser passer. »
L'employé ne résista pas : il n'en revenait pas que la police débarque ainsi dans le bar, mais c'était surtout cet homme qui le fascinait. Zechs Merquise avait un corps que beaucoup qualifieraient de parfait, superbement bâti et, bien que fin, on devinait des muscles développés sur la totalité de son être. Ses yeux couleur acier faisait frémir n'importe qui, sa longue chevelure blonde presque décolorée lui donnait un aspect proche de celui d'un roi et il avait une présence hors du commun.
Le grand blond pénétra donc dans le local réservé aux employés, à première vue, il ne remarqua rien d'anormal, pourtant il en était certain : GW05 devait être là ! Il ne s'attendait pas à entendre le nom de Wufei dans un lieu si fréquenté, ça ne faisait que confirmer ses suppositions : les trois adolescents qu'il recherchait n'allaient pas partir ainsi, ils cherchaient à retrouver leurs frères d'arme avant de franchir la frontière. Un bruit à peine perceptible attira son attention, il venait du fond de la pièce ; Zechs se dirigea vers la source du bruit, mais il ne trouva rien.
« Mr. Merquise, GW05 n'est plus dans le bar... l'informa l'un des soldats.
- Merci de m'en tenir informé... rétorqua simplement le jeune homme, impassible.
- Devons-nous nous retirer ? l'interrogea l'homme.
- Oui, inutile de semer la crainte parmi les habitants... acquiesça le blond. Retirez-vous aussi discrètement que possible.
- Bien, Monsieur. »
Sur ce, le soldat partit prévenir les autres membres de l'unité. Les yeux couleur acier de Zechs parcoururent une dernière fois le fond de la pièce et c'est alors qu'il comprit : il se pencha et dégagea un sac vide, celui-ci dissimulait une plaque d'égout. Un sourire se dessina sur ses lèvres :
« Finement jouer, Wufei... Si vous étiez trop simples à attraper, ça retirerait tout le plaisir de la chose... Quoique je ne peux pas vraiment parler de plaisir... Cours... Cours, Wufei, je te laisse une petite longueur d'avance... »
Prononçant ces mots, le membre de Oz sortit du bar par la porte destinée aux employés. Sortant à l'extérieur, il laissa le vent frais du soir glisser sur son visage ; puis il se remis en route : il devait les retrouver avant cette Relena Darlian.
---- A la planque :
« Un problème ? s'inquiéta aussitôt Heero. Quel genre de problème ?
/Zechs Merquise est apparu dans le bar !/ miaula le chat. /Wufei et Shi vont essayer de le semer dans la ville. /
- Merde ! jura le soldat parfait. Manquait plus que ça ! »
Sur ce, il attrape le matou et courut prévenir ses amis. Quatre ne cachait pas son inquiétude pour l'asiatique et le métis, Duo tenta de le rassurer ; Trowa reprit la parole :
« Zechs n'est pas idiot... Même très compétant, Wufei aura du mal à s'en débarrasser...
- On ne peut pas rester ici à ne rien faire !! s'exclama le petit blond.
- Mais on ne peut pas risquer de se faire prendre... grogna Heero.
- Vous non, mais nous, nous ne risquons rien... rétorqua le natté.
- Que veux-tu dire ? demanda le Français.
- Je veux dire que vous, vous êtes soldats et donc c'est dangereux pour vous ! Mais Quatre et moi sommes civils, nous ne risquons rien ! expliqua l'Américain.
- Mais... ! tenta Trowa.
- Il a raison ! approuva le jeune Arabe. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés ! »
Les yeux émeraude du soldat 03 se tournèrent vers le Japonais, celui- ci semblait aussi hésitant que lui : pouvaient-ils ainsi risquer la vie des deux ''normaux'' pour se sauver ? Heero ne savait que dire, il n'osait pas imaginer le pire, ce fut Fei-chan qui le sortit de ses pensées :
/Tu leur fais donc si peu confiance ?/
- Hein ? Non, mais... répliqua le soldat 01.
/Alors accepte. / trancha le félin. /Il n'y a rien de pire que de se croire inutile. /
- ... le jeune garçon aux yeux cobalt se mordit la lèvres inférieure avant de continuer. D'accord... Duo, Quatre, on va avoir besoin de votre aide. »
Le blond acquiesça d'un signe de tête alors que le natté laissa un grand sourire étirer ses lèvres : ils étaient prêts à tout et même à se battre s'il le fallait. Duo s'avança vers son amant :
« Ne t'inquiète pas, je ne te décevrais pas. »
Sur ce, il déposa un chaste baiser sur les lèvres de l'asiatique et commença à se préparer. Heero l'observait, déchiré : il ne pouvait se résoudre à le laisser y aller mais il ne pouvait pas non plus lui faire croire qu'il ne croyait pas en lui. L'Américain remarqua cette douleur dans les yeux de son compagnon, il s'approcha doucement, enlaça sa taille et posant son front contre le sien.
« Hee-chan... Je te promet que je reviendrais...
- C'est normal, n'est-ce pas... ? De s'inquiéter pour la personne à laquelle on tient le plus... souffla le brun.
- Hai... sourit Duo. C'est tout à fait légitime... Tiens... »
Le châtain le lâcha et porta les mains à son cou, il détacha une chaîne argentée à laquelle pendait une croix, elle aussi en argent, de la taille d'un pouce, traversée par une faux de la même matière. Il l'accrocha autour du cou du jeune Japonais et reprit :
« Garde-le en attendant. Je reviendrais le chercher... Et je reviendrais TE chercher. »
Heero resserra son étreinte autour de son amant, posant ses lèvres contre la peau chaude de son cou, il y déposa un baiser brûlant et s'écarta une fois qu'une petite marque violacée s'y trouvait :
« C'est ma marque. Tant qu'elle y sera, tu seras obligé de revenir...
- Compte là-dessus ! »
Le rire du jaune natté résonna dans la petite pièce alors qu'il s'éloignait pour rassembler les dernières choses dont il aurait besoin... Le regard bleu de l'asiatique disparut sous ses paupières : il ne pouvait que se résigner...
---- Dans les égouts :
« Par là ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait : Shi suivait de près le jeune Chinois, ils couraient tous deux à en perdre haleine. Wufei se retourna une brève seconde : il lui semblait bien entendre des pas et en jetant un coup d'œil à l'assassin, il comprit que ce n'était pas qu'une impression. Ils pressèrent encore le pas :
« Il faut se dépêcher ! On a peut-être bien une chance de les semer, faut pas la laisser passer !
- Tu pense à quelque chose en particulier ? le questionna le métis sans ralentir.
- Oui : Noin ! »
Comme si c'était le mot clé, un bruit leur parvint, non loin, ils se dirigèrent vers lui, priant pour que ce soit bien leur amie et non des Ozzies. Ils finirent par s'arrêter, à bout de souffle...
« J'en peux plus... ! articula Shi.
- Pareil... grimaça Wufei en se tenant le côté droit qui lui faisait sacrément mal.
- Besoin d'un coup de main ? »
Les deux adolescents de retournèrent et découvrirent la personne tant recherchée, leur amie des bas-fond :
« Noin ! s'exclama l'assassin.
- Contente que tu te rappelles de moi... sourit la jeune femme.
- Comment t'oublier... ? ironisa le jeune Chinois. Ecoute, on a besoin de ton aide... Y a des gars de Oz qui nous courent après, ça te fait pas mal de bouffe, non ?
- Oh... Tu m'apportes un plateau repas ! rit-elle. Ok, je veux bien vous aider. Vous pouvez filer, je vous couvre !
- Merci Noin... ! »
Ceci dit, les deux garçons reprirent leur course folle à travers les tunnels, ils devaient s'éloigner le plus vite possible. Le seul problème, c'est que les bruits résonnaient dans tous les conduits : ils avaient peine à évaluer si leurs ennemis étaient loin ou non. Des cris d'hommes les informa que leur amie avait commencé ses ravages, ils coururent encore et encore au milieu de tous ces cris qui fusaient, sentant la pression sans cesse augmenter car ils se retrouvaient tout à fait démunis de points de repère. C'est alors qu'une détonation se fit entendre, suivie d'un cri strident, un cri de femme.
« NOOOOOOOOOOOOOOOOOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNN !!!!!! hurla Shi.
- On ne peut rien faire pour elle ! Viens ! s'écria Wufei en resserrant sa poigne sur le bras de son ami.
- On ne peut pas la laisser ! Elle nous a aidé ! insista le métis qui se débattait.
- Qui te dit qu'elle est encore en vie ! On ne peut pas courir le risque de faire marche arrière ! s'exclama l'asiatique.
- Mais elle est peut-être encore vie ! Peut-être grièvement blessée ! renchérit son interlocuteur.
- On risque tous nos vies au combat ! Tout un régiment d'hommes ne peut pas reculer sous prétexte qu'un seul soldat est resté en arrière ! s'emporta le jeune Chinois. C'est dégueulasse, ça m'emmerde aussi, mais c'est comme ça ! C'est ça, la guerre ! Qu'on le veuille ou non ! Maintenant, tu ne discutes plus et tu viens !
- Mais... ! tenta à nouveau Shi.
- ... le soldat 05 soupira. Désolé, mon vieux. »
Sur ce, il donna un violent coup de poing dans le ventre du jeune assassin ; celui-ci n'y étant pas préparé, il ne put l'esquiver et sentit ses forces l'abandonner. Là, Wufei le hissa sur son dos et repris sa course ; leur discussion avait peut-être alerté les Ozzies. Shinigami se sentait stupide, il aurait pu les trahir avec ses bêtises et en hurlant aussi fort mais en même temps, il ne pouvait pas croire qu'ils abandonnaient celle qui avait accepté de les aider. S'il en avait eu la possibilité, il aurait vu des larmes perler le long des joues de celui qui le portait à travers les égouts...
--- A SUIVRE :
Sahad : Enfin j'arrive à mettre un nouveau chapitre ! Rah ! C'est dur de trouver du temps : les parents sont toujours là et piquent une crise dès que j'approche à moins d'un mètre de l'ordi... J'espère que ça vous aura plu ! Review ?
