Disclaimer : histoire se basant sur les écrits de J.
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Merci aux reviewer anonymes.
Chapitre 25 - Âme'our paternel
Harry bailla a s'en décrocher la mâchoire. Il avait un mal de tête horrible et il savait d'avance qu'en ouvrant les yeux, la lumière allait l'aveugler.
- Pompom, il reprend connaissance.
Harry ouvrit un œil, celui de droite. Il le referma rapidement, mais il eut le temps de reconnaitre Albus Dumbledore.
- M. Tomson, est ce que vous m'entendez ?
- Je vous entends. Mais ne parlez pas trop fort.
- J'aurais besoin que vous avaliez ces boissons.
- Je les ai contrôlés, rajouta son directeur.
Harry s'exécuta. Il s'endormit rapidement.
À son deuxième réveil, son mal de crâne était parti.
- Pompom, il est réveillé.
Albus se tenait devant lui.
- M. Tomson, pouvez-vous boire ces potions.
- Je ne veux pas me rendormir.
- Aucune de ces potions ne vont vous rendormir.
Harry hésita puis les but.
Pompom s'éclipsa pour laisser de l'intimité à Harry et son directeur. Ce n'était pas normal.
D'habitude Pompom veillait jalousement sur ses malades.
- On est quel jour et quelle heure ?
- On est dimanche et il est 19h47. Tu as dormi toute une journée.
- Qu'est ce qui s'est passé, demanda Harry ?
- Tu as bu une potion hallucinogène et nocive pour ton organisme.
- A-t-on récupéré le médaillon, demanda Harry qui reprenait ses esprits.
- Oui. Il est dans mon bureau.
- Bien, bien, répéta Harry dont les souvenirs liés à Hermione revinrent en force. Son incarcération, son hésitation à la tuer. Sa tête sur un poteau. Le suicide de Ron.
- Harry tu es avec moi ?
- Hum oui. Désolé.
- Pompom t'a administré des potions calmantes et régénératrices. D'après elle, c'était tout ce qu'elle pouvait faire. Sais-tu comment on m'avait soigné ?
- C'était Rogue qui vous avait soigné. Il n'y avait rien à faire. Cette potion si elle devait tuer l'aurait déjà fait. Je crois que l'aura de Voldemort m'a sauvé.
-Eh bien il aura au moins fait une bonne action dans sa vie.
- Je ne suis pas Voldemort, contredit Harry.
- Je sais, s'embrouilla pour la première fois le directeur. Je voulais dire que…
- Qu'il a fait une bonne action en mélangeant son âme avec la mienne ?
- Non, je ne voulais pas dire cela non plus.
- Alors que voulais-tu dire ?
- Harry, le gronda Albus. Arrête de jouer avec mes nerfs.
- Désolé. Je suis encore tendu. J'ai revu un épisode difficile de ma vie.
- La mort d'Hermione c'est ça ?
- Comment la connais-tu?
- Tu n'arrêtais pas de l'appeler. Qui était-ce ?
- Ma meilleure amie. Tu veux surement un rapport ?
- Non. Je crois que cet épisode est assez douloureux pour ne pas être répété une deuxième fois. Qu'en penses-tu ?
- Merci.
- Était-ce le dernier souvenir que tu gardais en toi ?
- Oui. Mon esprit n'a plus de murs.
- Sens-tu une différence dans ta magie ?
- Un peu. Mais le problème ne vient pas tant du cloisonnement de mes souvenirs que de mes auras. Je pensais que tu l'avais compris. C'est d'ailleurs pour cette raison que je ne peux pas être Animagus. Vous n'avez pas le même animal totem. Quand j'essaye de me transformer mon aura ne sait pas si elle doit se transformer en phénix ou en basilic, ou bien un autre animal.
- L'animal totem de Voldemort est le basilic ?
- Tu en doutais ?
- Non pas vraiment.
- Est-ce que je vais sortir rapidement de l'infirmerie ?
- Eh bien tu vas pouvoir aller manger dans la grande salle. Le repas commence dans dix minutes. Pour la nuit, j'ai proposé à Pompom de t'accueillir des mes appartements pour surveiller ton état.
- Pardon ?
- C'était ça où l'infirmerie. À toi de choisir.
- Chez toi, c'est parfait.
- On ne restera pas plus d'une heure au repas. Et uniquement si tu n'es pas trop fatigué.
- Je suis en super forme, énonça Harry en se relevant, puis en chancelant.
- Harry, je pense qu'il vaut mieux que tu restes ici.
- Non. Je vais bien.
- Harry. Tu ne vas pas bien.
- Je déteste être à l'infirmerie, confia Harry. Quand j'étais petit c'était viscéral. En grandissant c'est devenu justifiable. J'ai perdu beaucoup d'amis ou collègue dans cette pièce. Ne me laisse pas ici.
- Bien, mais c'est un caprice.
- Merci.
Harry prit le bras que lui proposa Albus.
Ils mirent bien vingt minutes à atteindre la Grande Salle alors qu'en pleine santé il n'en aurait mis que dix. Harry était fatigué et regrettait presque d'avoir demandé à manger avec ses amis. Prenant son courage à deux mains, il se décrocha de son directeur peu avant la Grande Salle.
Le directeur alla directement à la table des professeurs pendant qu'Harry rejoignit ses amis.
- Tu as failli rater le repas, lui reprocha Sirius.
- Tu as l'air fatigué, constata Lily.
- Je me suis un peu dépensé sans compter. Disons, qu'il va me falloir reprendre des forces.
- Que t'est-il arrivé, demanda Remus inquiet. Ce n'est pas…
- Non, non, coupa Harry qui comprit que Remus parlait de l'attaque des loups-garous. C'était autre chose. Et vous ? Vous avez passé de bonnes vacances, demanda Harry dont l'assiette se remplit de victuaille avec un petit mot de Dobby le rassurant de leur origine.
- Eh bien, reprit James. Nous avons appris pour l'attaque.
Harry ferma les yeux devant sa sottise.
- Désolé.
- Non, non, se reprit Remus. J'ai été entouré de tous mes amis, et ils m'ont rassuré et remonté le moral.
- Remus nous a dit aussi, précisa James, que tu avais été d'une aide précieuse.
- Nous pensions le trouver en train de s'immoler par le feu, s'amusa Peter, mais il était juste déprimé. Nous ne savons pas ce que tu lui as dit ou fait, mais vu ce qui s'est passé c'est presqu'un miracle.
- Peter !
- Pardon.
- En tout cas, reprit Sirius, nous avons décidé que tu seras l'un des nôtres. Les Maraudeur sont officiellement cinq.
- Merci, fit Harry, sincèrement ému, si bien que ses larmes menaçaient de couler.
- Harry c'est sûr que tu vas bien ? redemanda Lily.
- Oui, oui. Je suis juste un peu fatigué.
- Ce n'était pas le but, de te perturber, s'excusa Sirius.
- Non, non. Je suis sincèrement très ému de votre soutien et de me voir rallier à votre groupe. J'en suis très fier.
- Est-ce que tu as vu Jane, demanda Lily ?
- Elle est à Sainte-Mangouste. Elle a du mal à se remettre de l'attaque.
- Elle est encore blessée ?
- Non, non. C'est psychologique. Elle a seulement du mal à s'en remettre.
- Oh.
- Elle est … changée, précisa Harry.
- Changée comment ?
- Elle fait une fixation sur moi. Elle veut, hum, sortir avec moi.
Tout le monde regarda Remus.
- Il n'y pas de problème si tu veux…
- Non, non, le coupa Harry. Je ne veux surtout pas sortir avec elle. Elle a perdu la raison.
- Tu exagère Harry, le sermonna Lily.
- Tu te feras ton opinion, mais sincèrement, tu auras du mal à la reconnaitre. Elle doit rentrer ce soir, d'après ce que j'ai compris. C'est bizarre qu'elle ne soit pas déjà là d'ailleurs.
- Tu m'inquiètes Harry.
- Tu verras par toi-même OK ? précisa Harry un peu rudement, lassé du sujet.
Les autres le regardèrent étonnés et mal à l'aise.
James fit alors diversion.
- Lily et moi avons aussi trouvé le premier prénom de notre enfant.
- James ! s'offusqua Lily. Qu'est ce que tu racontes.
- Vraiment ? intervint Emilie intéressée.
- Oui, si c'est un garçon nous l'appellerons Harry.
- On n'en est pas là du tout, précisa Lily rouge de honte. James arrête de dire des choses comme cela devant tout le monde. Ils vont croire des choses.
- Mais Lily…
- James !
- Ok, Lily. Je ne dis plus rien.
Harry sourit doucement. Il aimait l'idée d'un petit Harry, ici aussi dans ce monde.
- Harry ? C'est à cause du Harry ici présent ? souleva Emilie.
- Un peu, avoua Lily.
- Ah, ah toi aussi tu en parles, se réjouit James.
- James !
- Ok, ok, je retourne discuter Quidditch avec mes amis masculins.
- Non, on va discuter de filles, précisa Sirius. Peter et moi on a des vues sur pleins de filles.
Lily lui lança un regard noir.
- Vous ne voyez les filles que comme des objets sexuels.
- Mais c'est leur intérêt !
Remus les ignora.
- Et sinon, ton stage chez les Auror ça c'est bien passé ? C'est pour cela que tu es fatigué ?
- Cela s'est bien passé, éluda Harry. J'ai réussi à faire virer Hansen.
- Quoi ?
- Comment tu as fais cela ? cria presque James qui finalement écoutait leur conversation. Ca fait des mois que mon père essaye de le virer.
- J'ai découvert qu'il détournait de l'argent. Il passe maintenant un sal quart d'heure.
- Tu n'as pas trafiqué les documents, fit suspicieux Remus.
- Pourquoi tu dis ça, souleva Lily surprise.
- Harry m'avait dit qu'il allait essayer de trouver tout ce qui était possible pour le faire éjecter.
- Non, même pas. Cet idiot s'est mis dans la panade tout seul. Il détournait de l'argent. J'ai juste présenté les preuves.
- C'est pour cela que mon père était si heureux hier. Il nous a même proposé de jouer un peu au Quidditch.
Sa remarque mis mal à l'aise Harry. James ne semblait pas avoir une vie heureuse avec son père. Remus changea de conversation habilement.
- Et tu as gagné ?
- Nan, c'est moi, intervint Sirius.
- Tu as triché, se plaignit James.
- Même pas vrai.
- Tu as marqué alors que j'avais une chouette qui m'apportait du courrier.
- C'est pas ma faute à moi si tu te laisses distraire.
- C'était déloyal.
- C'était ma chouette ? demanda Lily.
- Oui, mais je te pardonne.
- Il n'y a rien à pardonner. Je n'ai pas fait exprès.
- Bien sûr.
- Hum ! J'espère bien.
- Je préfère en fait être célibataire, précisa Peter.
- De toute façon tu es célibataire non pas par choix mais par défaut, intervint Sirius. Aucune fille ne te veut.
Peter plissa les yeux sous la colère mais se tut.
- Sirius, arrête d'embêter Peter, le réprimanda James. Tu sais bien que ce n'est pas sa faute.
- De toute façon c'est toujours mieux d'avoir aucune fille que trop.
- Oh mais c'est qu'il sort ses griffes, se marra Sirius. Et personnellement, je préfère avoir trop que pas de fille. Ça c'est parce que tu n'es jamais passé à l'étape de…
- Tu vas trop loin, coupa Remus. En plus je ne ferais pas le fier à ta place Sirius. Tu es quand même sortit avec Giggy aux gros seins.
- Oh c'est traitre de ta part de me rappeler ça.
- Giggy ? releva Lily. Vous parlez de Gillieta Tarentule ?
- Oui, se marra James. Sirius en avait marre d'être poursuivi par elle alors il avait décidé de sortir avec elle pour profiter d'elle.
- Tu n'as pas fait cela ! commença Lilly.
- Bien sûr que si. Mais cela c'est retourné contre moi, car elle m'a collé encore plus.
- Il n'arrivait plus à s'en dépêtrer.
- J'ai tout essayé. Je l'ai enguirlandé.
- Tu l'as ridiculisé, ajouta James, en lui teignant les cheveux en vert.
- Je lui ai dit que je la trompais.
- Tu l'as trompé, intervint Peter.
- Oui et cela n'a pas marché. J'ai aussi cassé bien sûr.
- Tu as même essayé de lui trouver un copain, se rappela Remus.
- Ah, on a aussi essayé de la faire renvoyer.
- Ah ça non, nia Remus, je n'étais pas d'accord.
- Ben, on l'a quand même fait, précisa Sirius. D'ailleurs c'est ce qui nous a sauvé, car le directeur s'est rendu compte de ma détresse et il a parlé à la jeune fille. Je ne sais pas comment il a fait mais après elle m'a lâché la grappe.
- C'était vraiment ta pire conquête.
- Tu oublies la Serdaigle de septième année quand on était en cinquième.
- Qui ?
- Sarah Parterson.
- À non, elle était moins terrible que Giggy.
- En tout cas, conclut Lily, c'est fou ce qu'on peut faire par amour. Supporter tout cela et être encore amoureuse de toi. J'ai du mal à y croire.
- Mais c'est que je suis parfait.
Harry esquissa un sourire. La conversation allait bon train et dans tous les sens. Comme ils étaient nombreux, ils faisaient beaucoup de bruit et cela demandait beaucoup d'attention à Harry. Fatigué, il avait du mal à tout simplement comprendre la conversation. Alors y participer…
- En parlant de preuves d'amour, avança James, tu savais que Gache porte les affaires de sa petite amie pendant toute la journée.
- Non ?
- Bah j'ai vu pire, intervint Remus. Une Serpentard dont je ne me rappelle pas le nom exigeait que son copain suive les même cours qu'elle.
- Ah qu'est ce qu'on ne ferait par amour, philosopha Sirius. Les filles, vous nous menez la vie dure.
- Et vous, vous pouvez parler, intervint Lily.
- C'est sûr, surenchérit Emilie, j'ai vu des garçons plaquer leur copine parce qu'elle n'était pas assez bien habillée ou trop grosse.
- Ah mais ca, ce sont des raisons valables, fit Sirius complètement de mauvaise foie.
- Oh !
- Tu nous cherches ?
- Pasdutout, pasdutout, Lily. Abaisse ta baguette s'il te plait.
- Uniquement si tu t'excuses.
- Désolé Lily, j'implore ton pardon, au plus haut point, de sa clémence.
- Ca ne veut rien dire, s'étonna Peter.
- Tais-toi, j'essaye de sauver ma peau.
- Excuses acceptées.
Harry lutta pour ne pas fermer les yeux. Il se sentait fatigué.
- En tout cas, reprit James, on est capable de tout par amour.
Harry n'écouta pas la suite et décida de fermer pour quelques secondes ses paupières si lourdes.
- Harry ?
- Hum.
- Harry !
- Oui.
Soudain, Harry réalisa que ce n'était pas ses amis qui l'appelaient.
- Albus ?
- Je crois qu'on va aller se coucher. Tu as eu une journée épuisante.
- Non, je veux finir le repas avec mes amis.
- Ca fait longtemps que tu ne suis plus la conversation, s'amusa Lily. Tu n'as même pas entendu le discours de notre directeur sur le départ de Bibeline.
- Allez Harry.
- Mais tu m'avais promis une heure avec mes amis.
- Et cela fait une heure et quinze minutes. Si tu tardes, je dis à Pompom de te garder toute la nuit.
Harry se leva et prit son bras.
- Tu es de plus en plus paternaliste.
- La faute à qui ! Bonne nuit les enfants, précisa Albus.
- À demain, marmonna Harry en baillant.
Harry était trop crevé pour voir les visages hallucinés de ses amis. Il entendit au loin leurs remarques :
- Depuis quand Harry est aussi proche de notre directeur.
- On aurait dit un père et son fils.
- C'est bizarre non ?
Mais il n'en comprit pas un mot.
- Harry nous sommes arrivés. Voici ton lit.
- Merci Albus.
Et c'est avec soulagement qu'Harry abaissa ses paupières.
Harry ne se réveilla que le lendemain en journée.
Il était seul dans les appartements d'Albus. Il trouva des vêtements de rechange sur une chaise. Il se lava et s'habilla.
En descendant, il trouva Albus à son bureau en train de travailler.
- Il est quelle heure ?
- 11h30
- Mince j'ai raté mon cours de métamorphose.
- En effet. Mme Pomfresh m'avait prévenu que tu risquerais de dormir une bonne partie de la journée. J'ai pris sur moi de prévenir Minerva que tu ne serais pas présent à son cours. Je t'ai excusé aussi pour le cours de DCFM de cet après-midi.
- Non, non, ce ne sera pas nécessaire. Je pourrais y assister.
- Est-ce que tu vas bien ?
- Oui. Je suis encore fatigué, mais c'est déjà beaucoup mieux qu'hier.
- Tu dois passer à l'infirmerie. C'est non négociable, précisa son directeur.
- J'y vais de suite.
- Harry, l'arrêta Albus. Il vaudrait mieux que tu vois de suite les journaux.
- Quels journaux ? demanda Harry surpris.
- Ceux-ci.
Quatre ou cinq journaux présentaient en première page une photo d'Harry et Albus au ministère discutant joyeusement dans les couloirs. Les titres allaient de « Une relation père-fils » à « Le fils spirituel d'Albus Dumbledore », ou encore « Qui est ce jeune homme ? ».
- Et en substance, demanda Harry, ca dit quoi ?
- Rien de bien méchant. Je pense que quelqu'un a entendu notre conversation. Ils relatent ton arrivée et tous les éléments bizarres te concernant. Mais leur conclusion est toujours la même. Tu serais mon fils illégitime ou un fils que j'aurais adopté.
- Tu as fait un commentaire ?
- Non, j'attendais ton réveil.
- Tu comptes dire quoi ?
- Et bien ca dépendra de toi. Mais il faut se décider car je les vois à 14h.
- Je…
Harry s'arrêta. Est-ce qu'il voulait être reconnu comme le fils de Dumbledore. Cela allait lui causer pleins de problèmes. Il allait avoir la presse sur les épaules, Voldemort allait vouloir le tuer et ses camarades allaient le regarder bizarrement. Rien d'insurmontable en soit. Mais il n'avait rien à y gagner. Sauf peut être une famille. Officiellement. Albus serait obligé de prendre soin de lui. Mais il le faisait déjà. Et puis il avait dix-sept ans. Il n'avait plus besoin d'être chapeauté.
- Je m'en fiche, résuma Harry. Quoique tu dises, il y aura autant d'avantages que d'inconvénients.
Albus semblait déçu, puis s'approcha d'Harry pour le regarder dans les yeux.
- Harry, j'aimerais te reconnaitre comme mon fils. Je sais que ce n'est pas la vérité, du moins biologiquement mais j'ai toujours voulu avoir une famille. Et je te considère vraiment comme mon fils. Ceci est ma réalité et j'aimerai qu'elle le soit pour tous. Ma première famille je l'ai détruite par ma faute. Tu es un peu ma seconde chance.
- Tu n'as pas détruit ta première famille. Tu étais jeune, et les événements t'ont dépassé. Alberforth t'a déjà pardonné, mais il ne le sait pas. C'est tout.
Albus le serra fortement dans ses bras, pris par l'émotion.
- Harry je serais vraiment fier d'être ton père. Mais je ne veux pas l'être sans que tu partages cette envie. J'ai besoin que tu me soutiennes et approuves cette déclaration.
- Tu veux que je t'accompagne devant les médias ?
- Non, je veux que tu me dises que tu aimerais que je sois ton père.
- Je…
Sa gorge se serra.
- J'aimerais… Beaucoup.
Il fut incapable de dire autre chose. Albus l'étreignit davantage et Harry se cala dans ses bras.
Harry savoura cette étreinte paternelle. La première ou presque qu'il ressentait vraiment comme telle.
Après quelques minutes Harry et Albus se séparèrent. Quelque peu gêné, Harry prit congé rapidement, mal à l'aise, et alla à l'infirmerie se faire prescrire quelques potions. Arrivé dans sa chambre il y trouva Jane, la Gryffondor qu'il considérait un peu barge.
- Qu'est ce que tu fais là ?
- Je suis de retour à Poudlard. Ils ont enfin cédé. Ils voulaient me séparer de toi. Et toi tu n'es pas venu.
- Est-ce que Pompom sait que tu es là ?
- Non, et on s'en fiche.
- Je ne crois pas. Tu es malade Jane, et tu as besoin de soins.
- J'ai besoin d'un protecteur. Tu sais je peux porter ta descendance.
- Arrête, hurla Harry. Je ne veux pas de toi.
La Gryffondor s'éloigna douchée par la colère d'Harry, puis un sourire réapparut.
- Aujourd'hui tu dis cela, mais je suis persuadée qu'il te faut juste du temps pour t'en rendre compte toi aussi. C'est dans la nature des choses.
- Je ne pense pas, Jane.
- J'attendrais, se calma la Gryffondor. Je ne doute pas un instant qu'aucune autre femelle ne te proposera autant que moi. Sinon je suis prête à me battre et à l'évincer. J'ai tout mon temps. Je ne te brusquerai pas. Je vais attendre, que tu comprennes que je suis le meilleur parti.
- Non, Jane….
- Chut, Harry.
- Mais…
- Les autres pensent que je suis folle et ils ont dit qu'ils m'enlèveraient de Poudlard si je continuais ma fixation. Mais j'ai raison.
- Non, Jane, tu es malade.
- Je vais devoir jouer le jeu, continua la concernée, sans l'écouter, sinon ils m'éloigneront à nouveau de toi. Mais je voulais juste te dire que je n'abandonne pas mon projet d'être avec toi. Si je mime l'indifférence envers toi, c'est pour mieux les tromper. D'accord Harry ? C'est juste pour eux, parce que je ne te lâcherai jamais. Pour mieux les tromper. Mais rappelle-toi. Je suis prête à tout pour t'avoir.
Jane se retira théâtralement de sa chambre.
Normalement elle n'aurait pas pu rentrer. Mais avec la fatigue, ses charmes avaient du tomber. Harry lança immédiatement toute une série de sorts pour contrer une nouvelle intrusion. Harry se promit aussi de parler de Jane à Albus. Cette fille était folle. Il fallait qu'elle se soigne et qu'elle reste loin de lui. Sinon il risquait de la blesser.
Le midi Harry alla dans la grande salle pour manger. Aussitôt le silence se fit et Harry se rappela des journaux du matin.
- Harry, commença Lily. C'est vrai ce qu'on dit sur toi ? Tu es le fils d'Albus Dumbledore.
- C'est possible, s'avança-t-il.
- Ouah !
Les questions se firent jour un peu partout :
- Pourquoi tu ne nous l'a pas dit plus tôt.
- Pourquoi t'appeler Tomson alors ?
- Pourquoi tu n'es arrivé que cette année ?
- Pourquoi ne t'a-t-il pas élevé ?
- Pourquoi ne nous avoir rien dit.
- Du calme. Je n'ai rien dit car cela ne vous concerne pas et que c'est assez compliqué comme cela.
Le ton froid d'Harry fit comprendre à tous que le sujet était épineux.
- Harry, reprit Remus avec tact à l'attention de tous les élèves, a le droit à sa vie privée. Il nous en parlera lorsqu'il en aura envie.
- Merci, Remus.
Une fois délaissés des autres élèves, Sirius revint à la charge loin des oreilles indiscrètes.
- Et alors, Dumbledore dort avec une chemise de nuit ? Et tu lui donnes des surnoms ?
- Non, Sirius. Je le connais depuis trois semaines. C'est un peu tôt pour cela. Mais tu en seras le premier informé sinon.
- Mais c'est vraiment ton père, demanda Emilie ?
- Je suppose qu'on peut dire cela, répondit Harry. Normalement il fera un communiqué dans ce sens cet après-midi. Mais il ignorait mon existence il y a encore peu. C'est un peu difficile comme situation.
- Et ben, Merlin en culotte courte, commenta James épaté.
- Pardon ?
- C'est une expression sorcière, expliqua Lily.
- Ah d'accord.
- Je n'aime pas trop quand tu jures par Merlin, fit remarquer Lily à James.
- Déjà un vieux couple, se moqua Peter.
- Tu peux parler toi tu es depuis longtemps un vieux célibataire.
- Hey !
- Quoi !
- Grhhh
- Pfftt !
- Arrêtez de parler par onomatopées, s'interposa Lily. On dirait des animaux.
- Et ta mère, c'est qui, demanda Emilie qui ne perdait pas le fil de la conversation.
- Une femme merveilleuse, répondit Harry.
Devant les regards attentifs et expectatifs de ses amis Harry rajouta :
- Je sais qu'on est ami, mais je préfère pour l'instant ne pas parler de ma situation. C'est déjà assez compliqué comme cela.
- Bien sûr, confirma Lily.
Harry fut reconnaissant que ni les Maraudeur ni Lily et Emilie lui demandent quoique ce soit. C'était un gros effort de leur part vu le scandale que cela allait créer. C'était vraiment appréciable.
L'après-midi, en cours de DCFM, leur professeur M. Davis avait emprunté un simulateur d'entrainement des Auror pour savoir comment réagirait les élèves une fois mis en situation. Il présentait un souvenir d'Auror et les élèves devaient choisir entre trois possibilités. Selon le choix ils perdaient un point, ne gagnaient rien ou gagnaient un point. Ils se retrouvèrent dans des situations diverses et variées comme devant un loup-garou, une attaque par des Mangemort ou une infiltration qui avait mal tournée. C'était vraiment très éducatif. Les élèves furent ravis de cette partie pratique.
Bien entendu, Harry réussit toutes les épreuves, avec trois autres camarades dont son père. Mais cela restait théorique. Et la possibilité de ne choisir que trois solutions limitaient beaucoup les choix. Pour chaque situation, Harry aurait surement rajouté une quatrième solution, mais bon, il s'était bien sûr abstenu d'en faire la remarque. Ce ne fut pas le cas de Sirius. Le professeur le rabroua gentiment.
- Quand même, commenta Sirius à la sortie des cours… Trois choix s'était limités.
- Oui, confirma James, mais ce n'était pas la peine de le dire à voix haute.
- Mais personne ne voulait le dire.
- Parce que c'était évident. C'était un exercice et non la réalité. Le prof avait bien insisté.
Jane passa et bouscula Harry sans un regard.
- Tiens, remarqua Sirius il semblerait qu'elle soit passée à autre chose.
- Elle me fait peur, avoua Harry. Elle est vraiment déjantée.
- C'est sûr, s'amusa Sirius. Je me rappelle en quatrième année, quand elle avait décidée que pour être belle il fallait se parer de couleurs chatoyantes.
- C'est quand elle se maquillait bizarrement ?
- Oui. Elle avait lu que la couleur rouge pouvait démontrer chez certains animaux des atouts physiques. Du coup elle s'était repeint le visage en rouge.
- Oui, même que McGonagall croyait que c'était nous qui lui avions fait une blague.
- Ah oui c'est vrai. On avait échappé à la colle que de très peu.
- Elle est barge quand même.
- J'avais une amie un peu comme cela, précisa Harry en pensant à Luna. Mais Jane est encore plus expansive.
- Je crois qu'on peut pas faire pire.
- Ah si, contredit Sirius. Tu oublie Nina la maboule.
- Ah oui. Qu'est ce qu'elle est devenue ?
- Elle est partie en deuxième année à Sainte Maingouste, non ?
La conversation continua sur les éléments bizarres de Poudlard. Sur le trajet de retour à leur salle commune, Harry écouta d'une oreille amusée les commentaires des deux Gryffondor.
Arrivée dans la grande salle, il termina ses devoirs avec Lily, afin d'éviter aussi les regards de ses camarades qui avaient, dans l'après-midi, reçus confirmation d'Albus Dumbledore que Harry était son fils illégitime.
- Au fait, Harry, tu es prêt pour demain matin ?
- De quoi tu parles ?
- De l'exposé d'histoire de la magie.
- Ah oui !
Il ne s'était pas encore décidé. Voldemort ou Serdaigle. Par une association rapide d'idée, Harry repensa à Wilbertha Malfoy.
- Je ne me suis pas encore décidé.
- Quoi ! Mais tu n'auras jamais le temps de faire ton devoir ce soir !
- Du calme Lily. J'ai déjà fais mon devoir. En fait j'en ai fait deux parce que je n'arrivais pas à me décider sur la personne à choisir.
- Tu hésite entre qui et qui ?
- Serdaigle et Voldemort.
- Quoi ! Qu'est ce que tu veux dire sur Tu-sais-Qui ?
- Eh bien pour commencer c'est un sang-mêlé. Je trouve cela plutôt ironique vu qu'il prône le sang pur.
- Tu as des preuves ? demanda aussitôt Lily.
- Oui. Mais c'est un sujet peut-être trop d'actualité. Je voulais faire cela pour dissuader les jeunes de devenir Mangemort.
- Mais Tu-sais-qui est mort.
- Hum…commenta Harry. C'est un peu plus complexe que cela, mais même si Voldemort était mort, il n'empêche que nos camarades avaient choisi cette voie. J'aimerais leur montrer à quel point ils ont fait erreurs.
- J'ai déjà essayé avoua Lily, et je crois que c'est peine perdue. Mon meilleur ami a préféré embrasser la cause du meurtre et de la magie noire et tirer un trait sur toutes les années de camaraderies que nous avions partagées. S'il a cédé je pense que tous les Serpentard le feront.
Harry savait bien que la personne en question était Severus Rogue.
- Je ne pense pas comme toi Lily. Je crois que les Serpentard sont surtout reclus dans cette école. Si on leur tend la main ils pourraient s'en sortir.
- Je l'ai déjà fait avec mon meilleur ami et cela n'a pas marché.
- Mais lui as-tu offert une protection, une amitié à toute épreuve et des promesses d'un avenir meilleur ?
- Bien sûr.
Harry n'était pas de son avis. Lily avait bien offert la protection de Dumbledore à Severus. Mais Albus ne pouvait pas empêcher Severus de se faire battre par son père, ni obliger James à être plus respectueux de Severus, ou encore obliger Lily d'aimer le Serpentard d'amour. Severus avait besoin d'une famille, d'amis véritables et d'amour. Beaucoup d'amour. Lily ne lui avait surement offert qu'une possibilité de faire le bien, d'être juste envers les autres. Peut être avait-elle mis dans la balance son amitié. Mais Severus était entouré d'amis Mangemort qui se proclamaient sa famille et qui lui promettait pouvoir et réussite. Harry pouvait comprendre que le garçon encore crédule avait préféré choisir l'autre coté.
- Eh bien ton ami était peut-être irrécupérable, mentit Harry pour ne pas mettre en colère Lily. Mais je sais que des Serpentard sont récupérables.
- Tu penses à qui ?
- Wilbertha Malfoy.
- Quoi ? Une Malfoy ! Impossible. C'est une des familles au sang le plus pur. Il est impossible qu'elle renie son éducation.
- Sirius l'a fait et sa famille était peut-être la famille la plus pure de la communauté sorcière anglaise.
- Sirius est particulier. Wilbertha est à Serpentard. Elle a eut la possibilité de choisir le coté du bien et elle a refusé. Je peux te l'assurer. J'ai mes sources. De plus elle a des amis Mangemort et elle est surement déjà promise à un sorcier de pur souche. Ca n'a aucun sens ce que tu dis.
- Et pourtant… Je suis persuadé d'avoir raison.
- OK, céda Lily. Disons que je veux bien t'aider. Juste pour voir déjà ce que tu as à dire sur Tu-sais-qui, et puis aussi pour voir si tu arrives à la sauver.
- Tu vas voir j'ai raison.
- Et bien, sincèrement, je n'y crois pas une seconde, mais je serais ravie de perdre. Peut être, chuchota-t-elle pour elle-même, que dans ce cas j'essayerai une nouvelle fois d'aider mon ancien ami.
Harry acquiesça ravi.
- Tu verras Lily. Tout le monde a le droit à une main tendue et une seconde chance. Parfois cela suffit à rétablir le bon chemin.
- Nous verrons.
Fin du Chapitre
A dans 2 semaines.
