A Desperate Arrangement

Auteur : mikkimouse

Traduction : phoenix8351

Correction : IantoIsAlive

Rars :

Mysty : Mais euh, ce n'est pas moi qui décide… Je te laisse voir ça dans ce chapitre ^^ Pour Kate, je trouve qu'abomination sonne bien ^^

Fanny : Ah ça, Scott/Allison, c'est un concentré de mignonitude ^^ Stiles va se réveiller ^^

Drayy : Merci pour ta review ^^

Bonne lecture ^^

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Chapitre 25-La confession

Stiles se réveilla parce qu'il avait chaud. Incroyablement chaud, comme si quelqu'un l'avait enveloppé dans un millier de couvertures en fourrure. Il remua, essayant de sortir des couvertures, mais son côté gauche refusa de bouger.

Il fit cligner ses yeux ensommeillés et vit une masse blottie contre lui. Non, ce n'était pas une masse. C'était un loup noir gigantesque, qui s'était endormi avec la truffe contre le cou de Stiles.

Le prince fronça les sourcils. « Derek ? »

« Il est resté ainsi durant les deux derniers jours. »

Stiles tourna la tête pour voir Scott assis à côté du lit, en train de lire des courriers. Scott leva le regard de ses papiers et fit un grand sourire. « C'est bon de vous revoir, mon frère. »

Il avait l'air complètement épuisé, mais Stiles décida de ne pas en faire mention, étant donné qu'il ne devait pas avoir l'air mieux. « Combien de temps ai-je dormi ? » demanda-t-il d'une voix rauque.

Scott reposa les papiers, et s'étira sur son siège. « Trois jours. »

Trois jours. Seigneur, il n'avait jamais utilisé autant de magie auparavant. Ce n'était pas étonnant qu'il ait l'impression d'avoir été piétiné par une douzaine de chevaux. Stiles ferma les yeux et grogna.

Puis il se souvint de ce qui s'était passé juste avant qu'il ne perde conscience, et cela le réveilla aussi sûrement que si on venait de le jeter dans un lac. Stiles rouvrit aussitôt les yeux, et lutta pour s'asseoir, mais Derek ronfla légèrement, et le cloua au lit en posant une de ses massives pattes avant sur son torse.

Eh bien, cela ne l'aidait pas vraiment. Stiles leva la tête. « Scott, Kate est le kanima, elle était… »

« Nous le savons, » l'interrompit Scott, d'une voix apaisante. « Stiles, tout va bien, nous savons tout. Le Prince Chris l'a fait enfermer juste après que tu te sois évanoui. Elle est dans le donjon. »

Il en ressentit un tel soulagement, qu'il faillit s'évanouir de nouveau. Stiles laissa retomber sa tête sur l'oreiller et fixa le plafond. « Est-ce que tout le monde va bien ? A-t-elle blessé quelqu'un ? »

« Plusieurs ont été paralysés, d'autres blessés, mais heureusement, aucun n'est mort, » dit Scott. « Vous avez maintenu le cercle de sorbier autour d'elle, et ensuite, Derek a réussi à s'imposer comme son maître avant qu'elle ne puisse le briser. »

« Quoi ? » Stiles réessaya de s'asseoir, mais Derek l'en empêcha encore une fois de tout son poids. « Derek… Quoi ? »

Une des oreilles de Derek frémit, mais ce fut sa seule réaction.

Stiles jeta un regard noir en le regardant. « Vous pourriez vous réveiller pour vous expliquer. »

Scott remua la main. « Il ne dort que depuis une heure à peine. Laissez-le encore un peu. »

« Oh. » Stiles tourna la tête pour mieux voir Derek et il comprit qu'il avait raté beaucoup de choses durant ces trois jours. « Scott, racontez-moi tout. Est-ce que tout le monde va bien ? Père… »

« Il va bien, » dit rapidement Scott. « Tout le monde va bien, Stiles. Enfin… aucun de nous n'a été blessé physiquement. »

En entendant le ton de sa voix, Stiles observa Scott qui semblait avoir vieilli de plusieurs années en l'espace de quelques instants.

Scott lui accorda un sourire fatigué. « Lydia va bien, même si elle a été secouée. Elle n'est pas retournée près de l'aile Nord depuis, mais elle n'a pas non plus crié. Elle et Mère ont passé la majorité de la journée avec Allison. Elle est… » Il ne finit pas sa phrase, et son regard se perdit dans un coin de la pièce.

Stiles réfléchit. Sa mère était morte, son grand-père était un monstre mort, sa tante était également un monstre enfermé. Il aurait été ébahi si Allison allait parfaitement bien après cela. « Oui j'imagine. »

Scott hocha la tête et continua. « Nous avons parlé, elle et moi. Nous avons pensé qu'il fallait mieux repousser le mariage d'un mois, pour leur donner, à elle et à son père, le temps de porter le deuil et d'organiser le couronnement officiel. Ce qui donnera également au messager le temps de faire le trajet jusqu'au château des Hale pour les y inviter. »

Même en étant allongé, Stiles sentit son estomac se retourner. « Vous allez les inviter ici ? Après tout ce qui s'est passé ? Vous n'avez pas envisagé tout ce qui pourrait mal tourné ? »

« Si, j'y ai pensé, » dit faiblement Scott, « mais tout cela a pour but d'unifier nos pays, vous en souvenez vous ? Avec la mort du Roi Gérard et l'emprisonnement de la Princesse Kate, c'est probablement le meilleur moment pour parler de paix. »

« Maintenant ? » Stiles n'arrivait pas à croire ce qu'il venait d'entendre. « Comment pensez-vous que la Reine Talia va réagir ? »

« Je sais que les circonstances ne sont pas les meilleures possibles, » dit Scott. « Cependant, tous ceux qui étaient impliqués dans cette horreur sont soit morts, soit emprisonnés, et cela fait trois jours que les hommes du Prince Chris vident cet endroit. »

Des aperçus de la salle de l'aile Nord vinrent à l'esprit de Stiles, et il frémit avec le même sentiment d'horreur qu'il avait ressenti quand il était là-bas. « Dites-moi qu'il compte faire brûler cette salle. »

« D'après ce que j'ai compris, il devrait y avoir un feu de joie, au moins avec les objets qui ne risquent pas d'exploser. Il est prévu d'y inclure toutes les notes des recherches afin de s'assurer de leur destruction. »

« Bien, » Stiles hésita à poser la question suivante, mais il devait savoir. « Ont-ils trouvé d'autres prisonniers ? »

Scott secoua la tête. « Aucun encore en vie. Il semblerait qu'Erica et Isaac soient les seuls à s'en être sortis vivants. Ils nous ont dit que certains avaient réussi à s'échapper il y a environ deux semaines, mais apparemment Kate a réussi à les rattraper avant nous. »

De la bile remonta dans la gorge de Stiles, et il déglutit d'une façon déterminée. Il leva sa main libre et l'enfouit dans la fourrure épaisse du cou de Derek pour le grattouiller, et ressentir le mouvement régulier de sa respiration. Kate et Gérard avaient prévu d'enfermer Derek dans cette pièce. Si les Hale n'avaient pas fait retirer cette clause, alors Derek aurait été…

« Au fait, vous aviez raison à propos du Prince Chris, » dit Scott comme s'il suivit le fil des pensées de Stiles. « Il a avoué qu'il avait rencontré les Hale pour leur dire ce que Kate et Gérard prévoyaient de faire à Derek. Il a dit que si ça avait été Allison, il aurait voulu que quelqu'un le fasse pour lui. Je ne pense pas qu'il avait anticipé tout… » il fit un geste de la main comme pour englober tout ce qui s'était passé ces derniers mois, « cela. »

Stiles eut un rire amer et resserra sa prise sur le cou de Derek. « Personne n'aurait pu anticiper tout cela. »

« C'est vrai. »Scott se passa une main sur le visage et se leva. « Je vais annoncer votre réveil à votre père. Ainsi qu'à mère et à Lydia. »

Stiles essaya de rire, mais cette fois, le son ne sortit pas correctement. « Tout ce chambardement, juste pour moi ? »

Pour la première fois, il vit une expression abattue sur le visage de son frère, et Stiles comprit à quel point l'inquiétude avait rongé son frère.

Stiles ne put se résoudre à se montrer désinvolte. « A quel point était-ce grave ? »

Scott serra la mâchoire. « Stiles, vos tatouages avaient pratiquement disparus. Deaton et vous n'avez jamais dit ce qui arriverait s'ils s'effaçaient complètement, mais… »

La mémoire de Stiles lui rappela les mots dont Scott n'avait pas eu connaissance : cela ne sera pas de bon augure pour vous. Deaton avait été très clair sur ce sujet, une fois Stiles lié à sa magie, elle deviendrait une partie indissociable de sa vie. Et s'il forçait trop, alors cela donnerait un résultat que Stiles avait scrupuleusement caché à son père, et son frère.

Pourtant la culpabilité le dévorait, parce qu'il n'avait pas prévu d'utiliser tellement la magie qu'il en serait en danger, et il n'avait pas voulu faire apparaître cette expression d'angoisse sur le visage de son frère. « Je ne pouvais pas la laisser s'enfuir, » dit Stiles, même si cette excuse paraissait faible. « La poudre de sorbier était la seule chose qui pouvait la contenir. »

« Je sais. » soupira Scott. « Je sais. Mais… Vous êtes mon frère. »

Stiles entendit tout ce que sous-entendait ces mots, les choses que Scott et lui savait au fond d'eux. « Je suis désolé, » dit-il doucement.

Scott hocha la tête et un coin de sa bouche se releva. « Je sais, » répéta-t-il. « Je reviendrai bientôt vous voir. Essayez de vous reposer. »

Stiles reprit sa contemplation du plafond en écoutant les pas de Scott qui s'éloignaient sur le plancher poli puis le bruit de la porte s'ouvrant et se refermant.

Se reposer. Seigneur, il n'avait pas besoin de se reposer, apparemment, cela faisait des jours qu'il se reposait. Il voulait se lever, s'étirer, sortir, et…

Tout d'un coup, son épaule ressentit une vague de froid, Stiles tourna la tête pour voir que Derek s'était réveillé et qu'il l'observait. Ses yeux bleus brillèrent et Stiles réalisa que sa main était encore enfouie dans la fourrure noire de son cou. Sous sa main, les muscles s'étaient raidis, comme si le loup se préparait à bondir, mais il n'avait pas bougé. Il se contentait de regarder Stiles d'un air inquiet –du moins, Stiles l'aurait décrit comme un air 'inquiet' si Derek avait été sous forme humaine.

« Bonjour, » dit Stiles car il n'avait rien trouvé de mieux. « Ou bonsoir. Je ne sais pas vraiment quelle heure il est. »

Derek souffla, mais le reste de son corps se détendit progressivement, et il fit passer sa truffe sur l'oreille de Stiles.

« Ah. C'est froid, froid, froid, et ça chatouille ! » Stiles écarta sa tête, puis il se mit à caresser le cou de Derek quand il fut sûr que le loup n'allait pas recommencer. « Merci d'être resté avec moi. Je ne sais pas si c'était pour me tenir compagnie ou me garder au chaud, mais… merci. »

Derek gémit doucement et donna un petit coup dans l'épaule de Stiles.

« Vous aurais-je fait peur, à vous aussi ? » demanda Stiles.

Derek hocha la tête, puis il tourna la tête pour atteindre la manche de Stiles. Il la mordilla, comme pour essayer de la faire remonter.

Stiles remua son autre main pour la sortir de sous le corps de Derek et remonta la manche en question, révélant le dessin bleu de son tatouage. Derek gémit de nouveau, et commença à lécher la peau du mage.

« Je… ne devrais pas trouver cela aussi excitant, » dit Stiles.

Derek arrêta de le lécher et lui lança un regard menaçant. Il put presque entendre le 'Pas maintenant, espèce d'idiot'.

« Je ne voulais pas dire… Enfin si, mais vous avez entendu Scott ! Il va faire venir mon père, et je suis absolument certain qu'aucun des deux ne voudraient être le témoin de cela. » Stiles fit une tentative pour gratter le loup derrière l'oreille en réprimant un bâillement. « De plus, même si j'adorerais, j'ai le sentiment que je ne suis pas encore prêt pour des activités aussi physiques. »

La seule réponse de Derek fut d'appuyer sa tête hirsute contre le cou du mage et de gémir encore une fois.

Eh bien, pas besoin de traduction pour comprendre ce que cela voulait dire. Stiles enroula ses bras autour de Derek et le serra contre lui du mieux qu'il pût. « Je suis désolé, » murmura-t-il pour la deuxième fois. Il avait l'impression qu'il répéterait souvent ces mots au cours des prochains jours.

Les oreilles de Derek se levèrent, et il tourna la tête vers la porte avec un air alerte. Peu de temps après, Stiles entendit des bruits de pas et des voix.

Eh bien, on dirait bien qu'il était l'heure de recommencer ses excuses, encore une fois.

**XX**

Après trois jours d'inconscience et trois jours supplémentaires sans pouvoir sortir de sa chambre sous peine de se prendre un regard noir de la part de son père, Stiles était prêt à ramper le long des murs tellement il s'ennuyait. Bon, il avait un peu eu le vertige la première fois qu'il s'était levé, mais ça faisait trois jours qu'il était couché. Il fallait s'y attendre. Bon, il s'était peut-être un peu emmêler les pieds –et non pas évanoui- quand il était sorti du lit, d'accord, mais ce n'était pas une raison pour le mettre en résidence surveillée.

Au moins, il n'était pas complètement seul. Habituellement, Scott passait deux fois par jour et le tenait au courant de tout ce qui se passait, tout comme Lydia. Elle, au moins, ne semblait pas le considérer comme un invalide et après qu'elle lui ait reproché de ne pas prendre assez soin de lui-même, ils s'étaient remis à se quereller comme d'habitude.

Allison était passée une fois, et avec raideur, elle lui avait présenté des excuses. Stiles lui avait répondu en la félicitant pour son futur mariage avec Scott et avait ajouté qu'il était impatient de l'avoir comme sœur. Ce n'était pas parfait, et Dieu savait qu'il avait encore un long chemin devant eux, mais ces mots firent disparaître un peu de son mal-être. Allison souriait même un peu timidement en partant.

A sa grande surprise, Boyd, Erica, et Isaac étaient aussi venus le voir. Erica et Isaac s'en sortaient bien, étant donné le temps qu'ils avaient passé prisonniers en tant que sujets d'expériences de Kate, même si la louve semblait ne pas quitter Boyd d'une semelle.

En fait, la seule personne qu'il n'avait pas vu depuis le jour de son réveil, c'était Derek.

Stiles ne savait pas trop ce qu'il devait en penser. Derek l'avait léché, puis il avait sauté du lit, et s'était enfui de la chambre quand Scott était revenu avec son père, la Reine Mélissa, et Lydia. Et Derek n'était pas revenu depuis, que ce soit en loup ou en humain.

Stiles ne pensait pas avoir dit quoi que ce soit d'offensant. Il ne pensait pas que Derek était en colère contre lui –du moins, pas plus en colère que tous les autres. Mais cela ne lui expliquait toujours pas pourquoi Derek l'avait abandonné ces derniers jours.

Bon, 'abandonné' était peut-être un peu exagéré, mais peu importe. Il s'ennuyait, il se sentait seul, et en toute honnêteté, il était blessé que son époux ne soit pas revenu le voir. Stiles avait même subtilement essayé d'obtenir des informations de la part de Boyd, mais la seule réponse qu'il avait obtenue était ce regard impassible que le serviteur maîtrisait à la perfection.

Stiles décida qu'il valait mieux demander plutôt que de continuer à bouder. C'est ainsi qu'il se retrouva blotti dans le grand lit de Derek, en train de faire cligner ses yeux ensommeillés en regardant Derek, qui était debout à côté de lui, avec les bras croisés et un froncement de sourcil sur son visage si injustement magnifique.

« Stiles. » Dit Derek d'une voix presque douloureuse. « Vous devriez vous reposer. »

Stiles s'assit et se frotta les yeux. « C'est ce que j'étais en train de faire. Je voulais vous parler, et je me suis dit que le mieux serait de vous attendre ici. Je n'avais pas prévu que vous mettriez assez longtemps pour que je puisse faire une sieste. » Il tourna la tête pour regarder par la fenêtre, il faisait noir à l'extérieur. « Euh, c'était peut-être un peu plus qu'une sieste. »

Derek soupira longuement. « Vous devriez vous reposer dans votre lit. »

Stiles bouda. « Mais le votre est plus confortable. Et en plus, vous êtes là, et comme je vous le disais, je voulais vous parler. Y-a-t-il une raison qui explique que vous ne souhaitiez pas me voir ? »

Bon, il n'avait pas voulu le dire comme ça, mais comme d'habitude, la bouche de Stiles allait plus vite que lui.

Derek se raidit, comme s'il venait de recevoir un coup, mais le froncement de ses sourcils ne s'atténua pas du tout. « Pourquoi penseriez-vous cela ? »

« Parce que vous m'évitez, » lui expliqua Stiles. « Je ne vous ai pas vu depuis mon réveil, du moins pas en humain. Ceci est notre première conversation depuis presque une semaine. Ai-je dit quelque chose qui vous ai offensé ? Ou fait quelque chose ? »

Derek se passa une main dans les cheveux. « Vous vous êtes épuisé au point de tomber ans l'inconscience. C'était inquiétant. »

Le cœur de Stiles s'effondra. Evidemment, c'était de cela qu'il s'agissait. Pourquoi Derek n'aurait-il pas été bouleversé par cela ? « Je suis désolé… »

« Vous n'êtes pas désolé, » dit Derek d'un ton plus résigné que furieux. « Vous savez aussi bien que moi que vous le referiez sans hésiter. »

Il eut l'intention de protester, mais cela aurait été un mensonge. « Je ne pouvais pas la laisser blesser quelqu'un d'autre. »

Derek secoua la tête. « Stiles, je veux juste dire que je comprends. Vous protégez les personnes qui vous sont chères, et parfois cela signifie vous mettre en danger. Vous n'avez pas besoin de vous excuser de cela. Mais… Ne le faites pas si ce n'est pas nécessaire. »

Stiles sentit ses sourcils s'élever. « Je suis étonné que vous pensiez que c'était nécessaire cette fois. »

« J'ai eu six jours pour y repenser. » Le froncement de Derek s'atténua juste assez pour qu'il ait l'air pensif plutôt que furieux. « Même avec deux loups-garous, et nombre de soldats et de gardes, il n'y avait aucun moyen de savoir combien de personnes elle aurait pu blesser ou tuer avant que nous ne l'arrêtions. Au moins, ainsi, elle était enfermée avant de pouvoir faire trop de dégâts. Et vos charmes m'ont sauvé la vie, ainsi que celle de Scott, par la même occasion. »

Il expira difficilement, ce qui aurait pu passer, soit pour un rire, soit pour un soupir, puis tendit la main vers Stiles avant de s'arrêter brusquement et de serrer les poings. « Vous devriez vous reposer. »

Stiles eut l'impression qu'un trou venait d'apparaître là où son cœur aurait dû être, et il dut déglutir pour faire diminuer cette sensation et résister à l'envie de frotter l'endroit concerné avec sa main. Derek ne voulait pas le toucher. Il avait peut-être eu tort, il n'aurait pas dû lui forcer la main pour l'instant.

Stiles fit passer ses jambes sur le rebord du lit, se leva, et se retrouva à insulter ses genoux qui venaient traîtreusement de le trahir. En une fraction de seconde, Derek le rattrapa en mettant ses mains sous ses coudes.

Le cœur, tout aussi félon que ses genoux, accéléra immédiatement en sentant ce contact, et il enroula ses doigts autour des bras de Derek avant même d'avoir eu le temps de réfléchir à ce qu'il faisait. « Désolé, » murmura Stiles.

Il était si près qu'il pouvait voir la pomme d'Adam de Derek remonter alors qu'il déglutissait. « Ne le soyez pas, » dit Derek d'une voix dure.

« Je pensais que vous ne vouliez pas que je vous touche, » dit Stiles. « Avais-je tort ? »

Derek ferma les yeux et gémit légèrement. « Je ne suis pas venu vous voir… Je ne voulais pas vous toucher, parce que je ne pensais pas pouvoir m'arrêter. Et vous avez besoin de repos, vous avez dit que vous n'étiez pas prêt pour… des activités aussi physiques. »

Oh. Stiles se souvenait du picotement qu'il avait ressenti sur sa peau la nuit où Lydia avait hurlé, du besoin qu'il avait ressenti de toucher Derek et il se demanda si le loup ressentait la même chose à cet instant. Son estomac fit un salto à cette simple pensée. « C'était il y a trois jours. Je vais bien mieux maintenant, » dit-il, en penchant la tête sur le côté pour montrer les suçons vieux de quelques jours sur son cou, ceux qui s'atténuaient plus qu'il ne l'aurait désiré. « Et je veux, vraiment, vraiment que vous me touchiez. »

Derek grogna et l'attira contre lui pour l'embrasser.

Il n'était ni doux, ni hésitant, mais il n'était pas non plus féroce, il donnait l'impression que Derek cherchait à atteindre son âme. Tout était étudié, la pression des lèvres, le frottement de la barbe de Derek, le goût de sa langue dans la bouche de Stiles. La tête du mage se mit à tourner et ses genoux le lâchèrent encore une fois, mais Derek le rattrapa en passant un bras autour de sa taille, et changea l'angle du baiser. Stiles ne put rien faire d'autre que de passer ses bras autour du cou de Derek et de s'y accrocher de toutes ses forces.

Le sang battait dans ses veines et dans son sexe, rugissait dans ses oreilles, embrasait un feu sous sa peau à chaque endroit que Derek touchait. Stiles enfouit ses doigts dans les cheveux du loup, parcourant de ses ongles la peau de son crâne, et Derek gémit. Les vibrations se transmirent par le baiser, faisant frémir Stiles de tout son corps.

Les bras dans son dos descendirent jusqu'à ses fesses, puis remontèrent sous sa chemise. Les mains de Derek brûlaient la peau du creux de ses reins comme un fer rouge. Stiles gémit et se cambra, comme s'il n'avait pas réalisé à quel point il avait besoin de ce contact avant de sentir la peau de Derek contre la sienne.

Stiles sentit le sourire de Derek contre ses lèvres, et il obtint une dernière bise avant que le loup ne recule en relevant sa chemise. Docilement, le mage leva les bras, laissant Derek lui retirer sa chemise et son pantalon avant de le pousser sur le lit, tout nu.

Stiles voulu protester de façon symbolique, pour dire à Derek qu'il devait aussi enlever ses habits, mais le loup s'était agenouillé devant lui et le fixa d'un regard que Stiles n'arrivait pas à déchiffrer. Ce regard qui lui donnait l'impression d'être complet et écorché vif en même temps. Sa bouche n'arrivait plus à prononcer d'autres mots que 'Derek'.

Le loup sourit alors, juste un peu. Il posa une main sur l'estomac de Stiles, et fit courir ses doigts sur les lignes bleues de ses tatouages. « Je les aime, » murmura-t-il. « Ils devraient toujours rester là. »

Stiles essaya de rire, ou même de répliquer, mais Derek se rapprocha et passa sa langue, ses doigts, et son nez sur les tatouages. Les lignes brillèrent à chaque contact, échauffant encore davantage Stiles, et tout ce qu'il put faire, ce fut de regarder, haleter, et trembler sous les caresses de Derek.

« J'ai eu envie de faire cela, dès la première nuit. » Derek déposa un baiser sur les yeux de chaque dragon, en laissant sa main chaude sur le torse de Stiles. « Les lécher jusqu'à ce que je les connaisse par cœur. »

Ses doigts rencontrèrent alors un téton, envoyant un éclair de plaisir directement dans la queue de Stiles, et il ne put retenir le gémissement de désir qui s'échappa de sa bouche.

Derek fit une pause, l'observa attentivement, puis il passa de nouveau son pouce sur le téton de Stiles, mais lentement cette fois. L'humain frémit, et son sexe dur tressauta. Il savait que c'était une zone sensible, mais à chaque passage du doigt de Derek, Stiles se disait que 'sensible' était peut-être bien l'euphémisme du siècle.

Derek sembla le comprendre aussi, car il pencha la tête pour aplatir sa langue sur l'un des tétons en pinçant l'autre en même temps.

Stiles cria à cause de la sensation, s'arquant sur le lit. Derek ricana, et appuya sur ses hanches pour les reposer sur le lit, puis passa son pouce sur le gland de Stiles une seule fois avant de s'éloigner.

« Bâtard, » dit faiblement Stiles.

La réponse de Derek fut de lécher le bout du téton de Stiles de façon répétée, puis d'effleurer la peau sensible avec sa barbe.

Doucement, il faisait fondre chaque morceau du cerveau de Stiles, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus rien faire d'autre que de serrer vainement ses poings sur les draps et de lever ses hanches, pour rechercher le contact, sans le trouver. Il faisait du bruit, des petits sons aigus qu'il n'admettrait jamais avoir fait, mais il ne pouvait s'en empêcher, ne pouvait rien faire d'autre que de laisser Derek lui faire perdre l'esprit juste avec sa langue et le touché dur de ses doigts.

Derek tourmenta gentiment l'un des tétons avec ses dents, et Stiles sentit ses yeux rouler dans ses orbites parce que Seigneur, c'était presque trop irrésistible. Non, c'était irrésistible, c'était trop et il ne voulait pas que ça s'arrête. Des picotements de douleurs et de plaisir parcouraient son corps jusqu'à ce qu'il soit aussi tendu que la corde d'un arc, au bord du gouffre. Encore juste un peu, et…

Puis Derek pinça de nouveau son téton, le faisant rouler entre ses doigts, et en même temps, il enroula sa main autour du sexe de Stiles. L'éclair parcourut ses veines, et Stiles jouit en criant, se répandant sur Derek et lui. Le loup l'embrassa, et le branla jusqu'à ce que Stiles n'ait plus rien à donner.

Son corps frémissait et s'échauffait encore, et une partie de Stiles pensa qu' il lui serait très désagréable de porter sa chemise le lendemain, mais il n'arrivait pas à s'en inquiéter. Pas alors qu'il était affalé et repu dans le lit de Derek.

Derek enfouit son nez le long de la mâchoire de Stiles et embrassa son cou avant de poser sa bouche sur le suçon et d'aspirer la peau meurtrie. D'un geste fatigué, l'humain lui tapotait la tête, il était trop épuisé pour s'interroger sur le bouillonnement d'émotions qu'il ressentait alors que Derek renouvelait sa marque.

La respiration du loup se fit erratique, son bras fit quelques mouvements brusques, puis Stiles sentit sa semence jaillir sur son torse.

Derek s'effondra un peu sur le côté, amenant son nez contre la peau du torse de l'humain en passant sa main dans la semence présente sur son ventre. Même Stiles avec son nez humain pouvait sentir qu'ils puaient le sexe, mais Derek continuait de renifler cette odeur, comme s'il n'arrivait pas à en avoir assez.

Stiles n'avait aucune envie de protester. « Est-ce que je sens bon ? »

Derek hocha la tête, sa barbe effleurant la peau de Stiles à cause du geste. « Encore meilleur après le sexe. »

Stiles sourit. « Parce que je sens comme vous ? »

Derek commença à secouer la tête puis renonça et se recula.

Paniqué, Stiles l'agrippa. « Attendez, ne partez pas, je ne voulais pas… »

« Je vais juste chercher quelque chose pour nous nettoyer, » dit Derek d'une voix teintée d'amusement.

Eh bien, c'était une pensée très valeureuse, supposa Stiles, et donc il ne dit rien quand Derek ramassa sa chemise du sol pour les essuyer. De toute façon, Stiles ne la porterait plus cette nuit.

« Alors, pourquoi est-ce que je sens meilleur après le sexe ? » Demanda Stiles.

Derek fit une boule avec la chemise, la jeta, puis il se dévêtit avant de s'allonger sur le lit.

Quand il comprit qu'il n'obtiendrait pas de réponse, Stiles se mit à le piquer avec le bout de son doigt. « Allez, dites-le moi. Derek. Derek. Dere… »

Derek attrapa le doigt de Stiles et le mordilla en guise de représailles. « Parce que vous sentez comme nous deux réunis. »

Ses oreilles avaient rougis d'une manière adorable en admettant cela, et Stiles ne put retenir le sourire qui envahit son visage. « Eh bien, Prince Derek, êtes-vous en train de rougir ? »

« Non, » dit Derek, et il enfouit aussitôt son visage pivoine dans le cou de Stiles.

Stiles avait envie de danser de bonheur. Lentement mais sûrement, ils se rapprochaient du moment où ils pourraient plaisanter amicalement, rougir, et se faire confiance. Il passa ses doigts dans les cheveux doux de Derek. « Vous êtes adorable quand vous rougissez. »

Derek secoua la tête, ou peut-être qu'il ne faisait qu'enfouir un peu plus son nez dans le cou de Stiles, c'était difficile à dire.

Cependant, il ne pouvait pas laisser ce moment s'échapper. « Vous l'êtes. Et vous allez devoir vous y faire. Je sais que ça va être difficile, mais vous allez devoir vous faire à cette idée. Heureusement, je serais là pour vous aider de toutes les manières possibles. »

Derek s'accrocha un peu plus à Stiles. « Mon père vous aurait aimé. »

Il avait dit cela d'une voix douce, mais ces mots heurtèrent Stiles comme un coup de poing. Derek n'avait jamais parlé de son père auparavant, même si l'humain savait que le loup devait y penser tout le temps. Il passa sa main sur la tête de Derek. « Oh, vraiment ? » dit Stiles, en essayant de garder une voix légère. « Ne me regarderait-il pas d'un air menaçant à cause de toute les choses qu'il sait que je fais avec son fils ? »

Derek souffla contre son cou, comme s'il avait retenu un petit rire. « Bien sûr qu'il l'aurait fait. Mais ensuite, cela lui aurait passé… et il vous aurait apprécié. Vous avez le même sens ridicule de l'humour. »

Stiles entendit sa voix se briser sur le dernier mot, le sentit tressaillir, et enroula ses bras autour de lui pour le maintenir contre lui. Et ce fut le bon moment, car, Derek étouffa un sanglot et enfouit encore plus son visage contre Stiles. « C'est de ma faute. Je n'ai pas pu… Je n'ai pas… Je devais le protéger, mais je n'ai pas été assez rapide, pas assez fort, pas assez…C'est de ma faute, de ma faute. »

Stiles frottait son dos avec sa main sans rien dire, pour une fois, parce qu'il savait très bien qu'il n'y avait rien à dire. Stiles connaissait parfaitement bien ce chagrin, cette culpabilité.

Derek tremblait encore plus désormais, ses doigts se resserrant sur les épaules de Stiles, et ses lèvres récitant une litanie contre la peau de l'humain. « Je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé, je suis tellement désolé… »

Oh Seigneur. Il posa ses lèvres sur la tête de Derek et le garda contre lui. « Tout va bien, » murmurait Stiles. « Je vous tiens. Vous pouvez vous laisser aller maintenant. »

Derek laissa échapper un son brut et malheureux qui était moitié hurlement de loup, et moitié sanglot, tout en serrant Stiles si fort qu'il n'arrivait presque plus à respirer. Stiles l'étreint et le câlina, en enfouissant son visage dans les cheveux de Derek pour le laisser faire son deuil.

« Je vous tiens, » murmura encore Stiles. « C'est bien de vous laisser aller. Je serais toujours là. »

**XX**

Fin chapitre 25

Publié le 21 02 2016