Disclaimer : Ni Severus, ni aucun des personnages de cette histoire ne sont à moi, sauf Ioann, Milo, Ivanna et Sergueï

Béta : BettyMars

Je remercie et j'embrasse très fort Zarakinel pour toujours me laisser un petit mot gentil.

Bon, j'avoue que ce chapitre m'a fait un peu de mal lorsque je l'ai écris, vous comprendrez pourquoi et je sens venir les reproches face à une certaine personne… mais il fallait que se soit fait, pour la suite de la fic… Vous allez aussi retrouver Minerva, encore …. Oui et c'est pas fini, elle reviendra plus tard à nouveau. Il y a également une scène qui devrait en ravir certaines … n'est-ce pas Mel ? ..Bon j'en dis pas plus. Vous verrez bien

Petite Note : Cette petite note n'a rien à voir avec le chapitre mais avec la suite de l'histoire. Je tenais juste à vous prévenir qu'il sera, à un moment donné, question d'homosexualité. Je vois déjà certains esprits s'échauffer en disant : elle cède à la tendance du moment et des fics Yaoi. A ceux là je dirais non. Il n'y aura aucune description de relations intimes ni caresses indécentes à la vue de tous. Il y aura juste des baisers en privé et des sous entendu. Il y a dix ans j'avais rencontré des amis gays avec qui j'ai bien sympathisé. On s'était perdu de vu et je les aie revus il y a peu … et je me suis promise de leur faire un clin d'œil dans cette histoire. Je tenais aussi à rappeler que l'histoire se passe en 1986 et qu'à cette époque, les mentalités étaient plutôt fermées à cette communauté. Dans la plupart des pays, aux mieux ils risquaient un emprisonnement ferme, au pire la peine de mort. L'Angleterre est un des pays qui a dépénalisé l'homosexualité les plus tôt, en 1967. Ce qui finalement va bien aider pour mon histoire. Mais je voulais quand même faire cette mise au point. Ceux qui n'aiment pas les slash, sachez que ce n'est pas le thème de mon histoire (mon histoire raconte la relation père/fils entre Ioann et Severus …en incluant celle de Draco et Lucius) donc si cela vous gène, il est facile de sauter le paragraphe concerné. Pour ceux qui s'attendent à une débauche, désolée, je reste dans l'optique qu'à cette époque, il valait mieux se cacher pour être heureux, donc je ne m'appesantirai pas dessus, je ne ferais que survoler.

Voilà, finalement la note est un peu longue mais je ne voulais pas que certains lisent l'histoire, se retrouvent confrontés à cet état de fait, que ça leur déplaisent et qu'ils m'incriminent. Après, libre à vous de continuer à lire ou de vous arrêter…. Mais si vous continuer, faites-le en toute conscience.

Bon, voilà maintenant que je vous aie prévenu, je vous laisser lire ce nouveau chapitre.

Bonne journée, bonne lecture et à mercredi


Chapitre 25 : Châtiment.

Samedi 21 juin 1986.

Un mouvement réveilla Severus. Il ouvrit les yeux brutalement et fronça les sourcils. Il mit bien quelques instants pour se rendre compte qu'il n'était pas dans sa chambre mais dans celle de son fils. Il lui fallut encore un peu de temps pour se rappeler pourquoi il y était. Puis il baissa la tête pour tomber sur la vue de Ioann, calé contre lui, la tête sur son cœur, le pouce dans la bouche alors qu'il tenait de la même main le haut du pyjama de son père le mouillant de salive. Celui-ci se demanda s'il arriverait à mettre un de ses vêtement de nuit deux nuits d'affilées. L'enfant bougea pour faire passer sa jambe par-dessus son ventre. Même endormi il tenait à être dans cette position qu'il affectionnait tant. Severus resserra le bras autour du petit corps en refermant les yeux. Aucun cauchemar ne les avait réveillés et Ioann semblait bien aller. Ils avaient enfin passé une nuit correcte et la journée s'annonçait plutôt bien.

L'ex-professeur repensa au programme de la journée en grimaçant. Les Malfoy devaient passer dans l'après midi pour prendre le thé. Il avait beau être ami avec cette famille, il appréhendait grandement de devoir confronter son bébé à eux. Il misait beaucoup sur une relation entre les deux plus jeunes mais il savait aussi que Draco étant fils unique, il était assez exclusif, en particulier avec lui. Et devoir partager sa place avec un enfant inconnu et étranger risquait de ne pas lui plaire. Un nouveau mouvement le tira de ses pensées. Il baissa à nouveau les yeux pour voir ceux de son fils s'ouvrir doucement. Il les referma rapidement avant d'enfoncer son nez dans le vêtement humide. Puis il releva la tête en soulevant une autre fois les paupières. Il les cligna deux-trois fois, resserra sa main sur le tissu, griffant légèrement la peau de son père au passage. Puis il bailla à s'en décrocher la mâchoire avant de refermer sa bouche sur son pouce qu'il suça furieusement. Il regarda devant lui, autour de lui avant de se rendre compte qu'il n'était pas uniquement couché dans son lit mais plus particulièrement sur son père. Il sursauta doucement. Il releva la tête pour le regarder de ses grands yeux ensorcelants et étonnés.

- P'pa ?

- Bonjour mon Cœur. Tu as bien dormi ?

- Oui ... t'as dormi là ?

- Oui, j'ai passé la nuit avec toi.

- Pourquoi ?

- Pour que tu ne fasses pas de cauchemars.

L'enfant se concentra fortement faisant plisser son front, le doigt toujours activement sollicité par une bouche avide. Puis il sourit.

- A pas eu cauchemar !

- Non, tu n'as pas eu de cauchemar cette nuit, répondit Severus, mi-amusé mi-dégouté du pouce baveux sorti de son antre qui gouttait sur lui.

- Tu dors avec moi toujours ?

- Non mon Cœur. Je ne dormirais pas toujours avec toi. Mais hier tu étais tellement bouleversé que je n'ai pas pu te laisser seul dans ta chambre. Mais je veux que tu me promettes quelque chose. Si jamais tu refais un cauchemar et que tu es tout seul dans ton lit, je veux que tu viennes me voir. Et si je ne suis pas réveillé, tu devras venir avec moi dans mon lit. D'accord ?

- Comme l'aut' jour ?

- Oui, comme l'autre jour. Tu étais bien avec moi dans le lit, non ?

- Oui, j'aime bien. Et puis ... et puis je t'aime papa.

- Je t'aime aussi, Chaton.

L'adulte le serra dans ses bras en l'embrassa sur le front. Puis il se leva doucement. Il proposa à Ioann de rester un peu plus au lit le temps qu'il se prépare. L'enfant accepta et remplaça son père par sa peluche qu'il étreignit durement contre lui. Après s'être débarrassé de son pyjama empli de salive, Severus passa sous la douche. Il ne se rappelait pas avoir passé autant de temps dans cet endroit depuis des années. Avec deux douches par jour, il allait bientôt se laver plus souvent que son fils. Alors qu'il se savonnait le torse, ses yeux tombèrent sur sa Marque des Ténèbres. Elle n'était pas aussi visible que du temps du règne du Lord, mais sa présence confirmait bien que celui-ci n'était pas totalement mort. Un jour il faudrait qu'il dise à son fils ce qu'il avait fait, ses mauvais choix et ses mauvais gestes. Un jour, il verrait sûrement le dégoût et la déception dans ses jolis yeux noirs et argentés. Un jour, il le mettrait dans le même panier que Sergueï, car au final, il avait fait bien pire en donnant la mort à bien des innocents.

Mais lui, il ne s'était jamais attaqué à un enfant. Non, il n'avait jamais pu faire de mal à un gamin ni à une femme. Juste des hommes ... et c'était déjà bien trop. Il ne put réprimer la vague de haine qu'il ressentait pour le Russe. Lui, c'était à son fils qu'il s'était attaqué ... et ça, en tant que père, il ne pourrait jamais le pardonner. Il se rinça abondamment comme pour se débarrasser de ses anciens pêchés avant de couper le jet d'eau. Il attrapa la serviette et se frictionna avec ardeur. Il passa ensuite ses vêtements propres, un coup de peigne dans ses cheveux et il sortit de la salle de bain entrainant avec lui un nuage de vapeur. Il revint dans la chambre pour voir que Ioann avait replongé dans le monde des rêves. Il le borda et descendit préparer le petit déjeuner.

o0o

Lucius sortit de son bureau. Il s'était levé tôt pour préparer ses dossiers pour les jours à venir au conseil d'administration de Poudlard. Mais là, il avait désespérément besoin d'une pause. Il passa par le salon, où il espérait trouver sa famille, mais celui-ci était vide et silencieux. Avisant le soleil brillant à travers les grandes fenêtres, il se dit qu'ils devaient être dehors. Il passa par la porte d'entrée et regarda son parc. Il entendit les rires et cris de Draco mais ne le voyait pas. Il se dirigea donc vers l'arrière de la bâtisse et découvrir Narcissa assise sous la tonnelle, un livre à la main. Il jeta un œil autour d'elle mais aucune trace du petit blondinet. Il s'approcha d'elle, et lui vola un baiser.

- Tu es enfin sorti de ton bureau ?

- Visiblement. Draco n'est pas avec toi ?

- Si, bien sûr.

Lucius regarda à nouveau autour d'eux sans succès.

- Je suis au regret de te dire qu'il n'est pas dans le coin.

- Mais si. Il est derrière le buisson là-bas.

- Que fait-il là-bas ?

- Il est allé chercher sa balle.

- Et pourquoi donc ?

- Parce qu'il l'avait lancée bien sûr.

- Evidement. Et pourquoi l'avait-il lancée ?

- Il s'entraine pour devenir batteur de Quidditch. Et il a réussi à frapper sa balle avec sa batte. Mais du coup il a dû aller la chercher.

- Batteur ? Salazar nous préserve ... Mais pourquoi Dobby ne l'aide-t-il donc pas ?

- Parce que Draco est un petit garçon très énergique et qu'il a aussi besoin de courir pour se dépenser.

Et comme pour confirmer, le garçon arriva en courant, sa balle à la main, les cheveux en bataille et les joues rougies par l'effort. Il était tellement pris dans son jeu qu'il ne remarqua pas la présence de son père. Il rattrapa sa batte, lança la balle au dessus de lui et frappa de toutes ses forces. L'air fit des vagues, l'enfant tomba à genou, emporté par l'élan et la balle retomba au sol à ses côtés. Il se releva, recommença et à part qu'il resta sur ses jambes, son essai ne fut pas plus concluant. Il râla et tapa du pied. Il ramassa la balle, la relança en l'air et tenta une fois de plus de la frapper ... sans succès. Il cogna dans une motte de terre avec énervement en lâchant un « Maiiis » très expressif. Narcissa, amusée, secoua la tête en le voyant faire. Lucius s'approcha de lui et posa la main sur son épaule. L'enfant se retourna et sursauta en le voyant.

- Cela ne sert à rien de frapper fort si tu ne te concentres pas assez sur la balle. Et surtout, il faut que tu restes calme. T'énerver ne t'avanceras à rien. Allez, mets-toi en position.

Draco, tout émoustillé, se positionna, la batte relevée en arrière. Lucius se mit dans son dos, penché en avant sur lui, la main droite sur celles de son fils, la balle dans son autre main. Il propulsa doucement la balle en hauteur et entraina le mouvement de la batte. La balle fut projetée bien au-delà du buisson dans une longue course transportant l'enfant de joie qui poussa un grand cri. Il lâcha l'instrument en sautant d'enthousiasme avant de partir en courant à la suite de la balle.

- Hum, tu sais que tu es sexy, quand tu fais du sport, J'avais presque oublié toutes les têtes qui se tournaient sur toi lors des matchs à Poudlard, minauda Narcissa.

- Je suis tout le temps sexy, très chère. Je suis un Malfoy, je suis forcément parfait. Et tu étais la première à être en extase devant moi.

- Possible ... Tu viens de faire un heureux.

- J'espère qu'il se comportera bien cet après midi.

- Ne t'inquiète pas mon Chéri. Tout se passera bien.

Draco arriva en courant. Il attrapa sa batte, se mit en position lança la balle en l'air et ... la laissa retomber. Il la ramassa, se repositionna, respira un grand coup, envoya la balle au dessus de lui ne la quittant pas des yeux et frappa quand elle redescendait. Elle n'alla pas loin mais elle fut tout de même projetée quelques mètres plus loin à son grand bonheur. Il sautilla d'exaltation avant de repartir en rapidement récupérer son bien.

- Tu ne trouves pas notre fils adorable, Lucius ?

- Je le trouve passablement transpirant et crasseux.

- Lucius ...

- Oui oui, il est agréable. Et je fermerais les yeux sur le manque de dignité dont il fait preuve à l'instant.

- Ce n'est qu'un petit garçon qui joue.

- C'est un noble qui doit apprendre à l'être quelles que soient les circonstances.

Alors que Narcissa allait lui répondre de façon sèche, Dobby apparut devant eux en se tortillant et tirant sur ses oreilles pour les aplatir.

- Maître ? Le professeur Snape demande après vous dans la cheminée de votre bureau, Maître.

- Severus ? S'étonna Lucius. Bien, j'arrive tout de suite.

L'elfe transplana et le blond tomba dans les yeux inquiets de sa femme. Il fit demi-tour et se dirigea vers le Manoir d'un pas rapide. Draco arriva à ce moment là et sauta sur les genoux de Narcissa en lui demandant d'une voix forte et aigue si elle l'avait vu réussir à frapper sa balle. Elle lui sourit en dégageant une mèche collante de sueur de son front. Elle attrapa la veste posée à ses côtés et lui enfila pour qu'il ne prenne pas froid.

Dans le Manoir, Lucius parcourait à grands pas les couloirs avant d'entrer précipitamment dans son bureau. Il n'avait pas encore regardé la cheminée que déjà une voix l'interpelait.

- Oh, mais quel grand jour que celui où Lucius Malfoy perd ses moyens.

- Je n'ai pas perdu mes moyens Severus, j'ai juste pensé qu'il y avait quelque chose d'important pour que tu me contactes alors que l'on se voit cet après midi.

- Rien de grave. J'avais juste oublié un petit détail et je ne voudrais pas que tu le prennes mal en arrivant. Donc je rectifie en te prévenant maintenant.

- Un détail ? Avec toi les détails peuvent avoir l'apparence d'un dragon !

- Mais non. Ça c'est un détail façon Lestrange, tu devrais le savoir depuis le temps que tu côtoies la belle-famille.

- Tu cracheras ton ironie une autre fois, dis-moi plutôt ce que je peux prendre mal.

- Ioann n'a accepté votre venue qu'à la condition que dès votre arrivée je récupère ta baguette et celle de Narcissa devant lui.

- Et pourquoi donc ?

- Parce qu'Albus lui a fait du mal avec son bâton et qu'il n'a pas confiance en ces objets. Ce n'est ni contre toi ni contre elle, c'est juste une façon de le rassurer.

- Je n'avais pas vu la chose sous cet angle. Bien, je pense pouvoir m'accommoder de cette contrainte et je ne pense pas que Narcissa y voit quelque chose d'insultant.

- Parfait. Et tu as parlé à Draco pour le sort de traduction ? Je ne voudrais pas qu'il fasse une réflexion sur cette voix qui s'élève quand on parle.

- Il est au courant et sait que s'il ne file pas droit, il sera puni.

- Si c'est le cas, une simple réprimande suffira. Ce n'est qu'un enfant Lucius. Il n'a pas encore la mesure des choses.

- Et il faut bien qu'il apprenne et le plus tôt serait le mieux.

- Bien, bien, alors à cet après midi, abdiqua Severus.

o0o

Poudlard était bien vide. Tous les élèves étaient partis dans la matinée. Seuls les membres du personnel étaient encore sur place pour plusieurs jours. Dans le bureau directorial, Albus était confortablement installé, lunettes sur le bas du nez, les yeux pétillants fixés sur son invité, un bocal de berlingots au citron à la main. En face de lui, Minerva, toujours aussi tirée à quatre épingles, un sourire crispé sur les lèvres et un regard sévère prenait place. Albus était grandement amusé de la voir se démener pour trouver tout ce qui lui était caché concernant Severus. Au moins c'était une situation qui lui permettait un peu d'oublier sa culpabilité.

- Minerva, voulez vous un thé ? Un gâteau ? Un bonbon ?

- Rien de tout ceci.

- Vous n'aurez aucune réponse à vos questions. J'espère que vous en êtes consciente ?

- Albus, je vais jouer carte sur table. Je suis au courant pour le fils de Severus et je ne vous poserais qu'une seule question.

- Vous avez donc été en contact avec lui il y a peu pour qu'il vous dise la vérité ?

- Non, je ne vous cacherais pas que j'ai fait preuve d'indiscrétion en écoutant votre conversation de l'autre jour.

Les yeux du directeur s'assombrirent légèrement et son sourire se fit triste.

- Alors vous savez. Quelle est donc cette question ? Je ne sais pas si je pourrais y répondre.

- Allez-vous accepter la démission de Severus ?

Un soupir lui répondit alors qu'Albus ferma les yeux en nettoyant distraitement ses lunettes. Puis il les reposa sur son nez et fixa Minerva dans les yeux.

- Severus est sous le coup d'une grande colère et il regrettera son geste dans peu de temps. Pourquoi accepter sa démission si c'est pour revenir sur cette décision dans deux mois ?

- Parce que vous savez aussi bien que moi qu'il mettra ses menaces à exécution. Et que si plainte il y a à votre encontre, Fudge en profitera pour vous faire évincer. Vous savez qu'il a des rêves de puissance et veux la place de Ministre. Sans vous, Poudlard tombe aux mains du Ministère. Et lorsque Vous-Savez-Qui reviendra ... car il reviendra, vous en êtes certain ... L'école ne mettra pas longtemps à être sous son joug. Nous devons penser à l'avenir de nos jeunes élèves et les préserver au mieux. Et si pour cela il faut en passer par la démission du professeur Snape, alors je pense que c'est la seule décision possible.

- Minerva, vous ne le connaissez pas autant que moi. Et avec ses nouvelles charges familiales, il ne peut pas se permettre de telles folies.

- Vous ne semblez pas mieux le connaître que moi, Albus. Et de toutes les folies qu'ils existent, je ne sais pas laquelle est la pire. Tirer un trait sur une stabilité professionnelle pour l'amour d'un fils ou tirer un trait sur une grande confiance en faisant du mal à un enfant.

La voix de Minerva claqua dans le silence de la pièce. Le regard d'Albus se fit plus douloureux et Fumseck chantonna un air plus joyeux.

- Je ne suis pas là pour vous juger. Je n'ai pas tous les éléments en main. Je ne sais pas la moitié de ce qu'il s'est passé et je n'en saurais sûrement jamais plus, aux vues de mes rapports idylliques avec Severus. J'avoue être profondément choquée que vous ayez pu intentionnellement faire du mal à un enfant de cinq ans pour une cause somme toute bénigne. Et je comprends tout à fait la réaction de Severus. Surtout que j'ai cru comprendre en l'entendant défendre les intérêts de son fils, qu'il était très attaché à celui-ci. Mais ne connaissant pas toutes les ficelles de cette affaire, je préfère m'occuper des intérêts de mes élèves. Pour leur bien être à tous, présents comme futurs, vous devez rester en place contre le Ministère. Et vous ne le pourrez qu'en acceptant de vous défaire de Severus. On ne mélange pas les affaires professionnelles et personnelles ... et c'est ce que vous êtes en train de faire. La démission prise en compte, alors vous pourrez reconquérir l'homme et le faire revenir à de meilleures dispositions ... En tant qu'ami.

- Vous avez raison, Minerva. Vous m'êtes décidément d'une grande aide. Et ce depuis maintenant de nombreuses décennies.

- N'étant pas réellement impliquée dans l'histoire, j'ai plus de recul que vous, Albus.

- Je ne pensais pas vous voir un jour défendre Severus.

- Je ne pensais pas un jour devoir le défendre de vous.

- Je sais que ce jour là j'ai fait une erreur, soupira le directeur. Il est malheureusement trop tard pour m'apitoyer dessus. Mais j'espère réellement qu'un jour Severus passera outre.

- Albus, qu'a donc cet enfant de si particulier pour qu'il déclenche tant de choses sur son passage. Poppy, Severus, Vous. Aucun n'est épargné.

- C'est juste un petit ange qui a déjà connu l'enfer. Vous verrez Minerva, vous tomberez sous son charme quand vous le verrez.

- Ce n'est qu'un Snape, renifla dédaigneusement Minerva avec tout de même un léger sourire contradictoire.

Finalement elle accepta la tasse de thé qu'Albus lui proposa à nouveau et se laissa même tenter par une douceur au citron. Elle décida de ne pas en savoir plus et d'attendre que les évènements s'enclenchent. Et puis, elle devait ne pas trop énerver Severus en fouinant auprès de lui si elle désirait un jour rencontrer ce petit bonhomme qui faisait l'unanimité auprès de ceux qui l'avaient rencontré.

o0o

Dans le salon des Snape, Ioann était assis sur le canapé et il n'était pas du tout rassuré. Certes il avait déjà rencontré Lucius, mais à part la dernière fois, il n'avait aucun souvenir de lui. Et puis il y avait aussi sa femme et son fils. Il avait du mal avec leurs prénoms. Et comme il ne les connaissait pas, il n'arrivait pas à remettre leurs noms sur leurs visages. Il tritura ses doigts comme il en avait pris l'habitude quand il était stressé. Il balança légèrement ses jambes dans le vide en levant les yeux sur la pendule. Son pied tapa contre le bois du meuble faisant un bruit étrange qui le fit sursauter. Puis il relança un peu plus fort sa jambe qui cette fois cogna plus durement. Il se pencha en avant pour voir comment ce bruit s'était fait. Mais il ne fit pas attention qu'il s'avançait trop et bascula, la tête la première au sol. Il poussa un petit cri de surprise. Il entendit du bruit en haut des escaliers. Son père avait dû l'entendre. Il remonta rapidement sur son siège, rouge de honte et s'assit, les mains croisées sur ses genoux, la tête basse. Severus arriva précipitamment pour voir son fils avec un comportement plus qu'étrange. Il s'approcha, s'agenouilla devant lui et lui attrapa ses petites mains.

- Ioann, qu'est-ce qu'il s'est passé ? J'ai entendu du bruit.

- Y a rien eu.

- Tu es sûr ? Insista-t-il en voyant l'enfant rougir un peu plus.

- Suis tombé, souffla le petit Russe tout honteux.

- Oh. Tu t'es fait mal ?

- Non, non ,non pas mal.

- Calme-toi. Ce n'est pas grave. Mais si tu t'es fait mal je veux le savoir pour pouvoir te soigner. Tu comprends ?

Ioann acquiesça et lui indiqua que son coude était un peu douloureux. Severus lui remonta la manche pour voir une tâche bleutée faire son apparition. Il alla chercher une potion à base d'arnica et lui fit boire. Puis la cheminée se teinta de vert. L'enfant frissonna et l'adulte se releva pour se poster devant le foyer, prêt à riposter en cas d'attaque ou tout simplement prêt à arrêter l'alarme. Lucius arriva, vite suivi par Draco et enfin Narcissa. Les deux hommes se saluèrent d'un signe de tête, Draco, fier de ses grandes manières, embrassa son parrain et Narcissa étreignit rapidement le nouveau père de famille. Puis ils se tournèrent vers le jeune Snape qui aurait bien voulu se fondre dans le canapé pour échapper à cet examen. Severus demanda au couple Malfoy de lui donner leurs baguettes. Ils s'exécutèrent et Severus rejoignit son fils.

- Voilà, Ioann, tu vois, c'est moi qui ai leurs baguettes. Tu ne risques rien.

L'enfant hocha la tête avant de se lever et de s'approcher des invités. Il garda la tête basse avant de les saluer. Lucius garda une voix douce pour lui dire qu'il était ravi de le revoir en bonne forme. Draco se contenta d'un « Bonjour » brusque, jaloux que son père soit si gentil avec ce garçon. Narcissa s'accroupit devant lui en lui faisant un grand sourire. Ioann recula légèrement sur le coup en frissonnant avant de réaliser qu'elle ne semblait pas vouloir lui faire du mal. Il sentit son père arriver à ses côtés et se retourna pour se serrer contre lui. Severus se pencha pour le prendre dans ses bras et le rassurer. En hôte presque parfait, il fit installer ses invités autour de la petite table où un service à thé apparut. Puis il s'assit dans son fauteuil tenant toujours son fils dans ses bras.

Draco regarda tout autour de lui. La dernière fois qu'il était venu ici, le salon faisait un peu peur mais il trouvait ça bien que son parrain ait une maison d'halloween tout le temps. Là il y avait des photos partout, le mobilier n'était plus aussi noir et plus rien n'était effrayant. Et puis ce petit garçon était vraiment un bébé. Il se faisait porter, il était en train de pleurer et il était sûr qu'il devait encore porter des langes. En plus, lui, son père lui avait demandé d'être bien habillé, de mettre une robe de cérémonie et des jolis petits souliers alors que l'autre, il avait juste un pantalon et un pull. Il renifla dédaigneusement. Il surprit le regard tendre de Severus pour l'enfant et son cœur se pinça fortement. C'était lui normalement qui devait avoir des câlins, c'était lui avec qui le professeur était gentil. Mais depuis qu'il était arrivé, Severus l'avait à peine regardé. Sans compter son père qui lui avait parlé avec une voix si douce. Lui il n'y avait pas souvent droit alors pourquoi cet inconnu pleurnicheur y aurait droit ? Même sa mère avait les yeux fixés sur Lui. C'était sa maman, l'autre n'avait pas le droit de lui enlever ça aussi ! Jamais. Il décida que jamais il ne l'aimerait et qu'il aurait préféré rester chez lui pour jouer dehors.

Pendant que tous prenaient le thé avec quelques gâteaux, que la discussion était un peu huppée entre les deux hommes et que Narcissa regardait avec un instinct maternel très développé, le petit Russe, celui-ci se détendait doucement. Il s'était finalement assis à côté de son père, grignotant un gâteau d'une main et tenant fermement celle de Severus de l'autre. Il n'osait regarder personne de peur de se faire gronder. La blonde était sous le charme. Et quand il levait ses grands yeux noirs et un peu apeurés vers elle, elle se mit à penser que si Severus n'avait réussi qu'une seule chose dans sa vie, c'était bien son fils. Soucieux d'établir une relation entre les deux enfants, les adultes décidèrent de les envoyer jouer dans la chambre de Ioann. Celui-ci paniqua un peu mais son père le rassura. Lucius fit discrètement une mise au point avec Draco pour lui rappeler de bien se conduire.

o0o

Dans la chambre, les deux garçons étaient debout et se regardaient sans bouger. Ils restèrent ainsi de longues minutes. Puis le blond releva le nez et s'approcha du bureau. Il monta sur la chaise pour regarder les livres qu'il y avait dessus. Il grimaça en voyant qu'ils étaient en russe et que c'était tout au plus des livres d'images ou de coloriage. Puis, toujours assis, il regarda la chambre, les peluches, les jeux et les coussins. Enfin il posa son regard sur l'autre garçon. Il se demanda comment un gamin comme lui, peureux et pleurnicheur pouvait attirer l'attention des trois adultes de sa vie. Une vague de jalousie l'attrapa et il oublia les consignes paternelles.

- Finalement t'es qu'un bébé. T'as des livres de bébé et des peluches comme les bébés.

Ioann baissa la tête, se tordant les doigts d'anxiété.

- Et puis c'est nul cette voix qui parle sans arrêt.

- C'est pour comprendre, souffla le plus jeune.

- Oui mais c'est nul. T'as qu'à savoir parler comme nous. Tu sais jouer au Quidditch ?

- C'est quoi ?

- Tu sais pas ce que c'est ?

- Non.

- T'es nul. Tout le monde c'est que le Quidditch c'est le sport le plus mieux au monde. Et moi je sais jouer. Même que je sais taper la balle avec la batte, je sais voler sur mon balai et Maman dit que je serais meilleur à attraper le Vif d'Or.

- Pas compris tous tes mots.

- T'es qu'un bébé. Et même qu'avec tes cheveux longs on dirait une fille. Et que tu pleurniches aussi comme une fille.

- Désolé.

- Oncle Severus il aurait pas dû te garder. Il aurait dû te rendre et comme ça il aurait du temps pour me voir moi. Moi je suis un Malfoy et je suis mieux que toi.

Puis Draco attrapa un livre d'images et se mit à le feuilleter. Ioann essayait de ne pas pleurer. Le garçon avait dit qu'il était un bébé et une fille parce qu'il pleurait, alors il ne voulait pas qu'il ait raison. Il frotta ses yeux avec ses poings pour empêcher les larmes de couler mais cela ne suffit pas. Il renifla doucement pour ne pas attirer son attention. Finalement il se décida à bouger et monta sur son lit. Il attrapa son dragon de peluche et le serra contre lui avant de s'allonger. Il essuya ses larmes avec la manche de son pull. Il se mit à sucer son pouce et ferma les yeux. Mais il entendit tout de même Draco ricaner quelque chose comme « petit bébé ». Il trembla un peu. Il aurait voulu retrouver son père et se blottir contre lui, mais il savait que celui-ci voulait qu'il reste avec le fils de Lucius. Alors il resta comme ça, pleurant doucement pour ne pas attirer plus de moqueries.

o0o

Dans le salon, les adultes parlaient principalement de la démission de Severus. C'était un sujet très vif et qui échauffa vite leurs esprits. Le blond tentant d'en savoir plus et le brun ayant préféré ne pas s'éterniser.

- Je ne comprends pas pourquoi tu ne sembles pas réjoui d'enfin quitter ce vieux fou sénile.

- Parce que c'est une affaire plus compliquée qu'elle n'en a l'air, soupira Severus.

- Plus compliquée ? Mais explique-moi alors. Pour moi c'est un directeur gâteux qui a abusé de ta confiance et de celle de ton fils. C'est un tortionnaire qui l'a blessé impunément et qui ne s'est même pas excusé par la suite. Je ne comprends sérieusement pas pourquoi tu n'as pas porté plainte contre lui. C'est un comportement inadmissible pour un directeur d'école !

- Ce n'est pas parce que tu veux le voir tomber de Poudlard que moi je le désire aussi. Porter plainte me mènera à quoi ? A ébruiter ma paternité ? A mettre Ioann sur le devant de la scène alors qu'il a besoin de tranquillité ? A finalement me faire railler ? Le Mangemort, qui a torturé et tué qui porte plainte contre le vénérable directeur de Poudlard pour blessures sur son fils. Merlin mais qui me croira à ton avis ? Personne. Et la gazette prendra l'évènement pour elle et cela retombera une fois de plus sur mon fils. Alors non, je suis désolé de te l'apprendre, mais je ne porterais pas plainte contre Albus !

- Ce jour là tu l'appelais Dumbledore ...

- Ce jour là je n'étais pas en état de faire la part des choses.

- Et maintenant si ? Détrompe-moi, mais j'ai l'impression que tu regrettes d'avoir laissé ta démission.

- Je regrette de ne plus avoir un emploi stable alors que j'ai un fils traumatisé à élever.

- Là n'était pas ma question. Tu es beaucoup plus affecté par l'idée de devoir t'éloigner de Dumbledore que par celle de devoir te refaire une vie professionnelle. Et ça, c'est incompréhensible !

- Crois ce que tu veux, répondit Severus légèrement las par la conversation avant de décider de s'en sortir par une pirouette. Le Maître a fait de moi un espion au sein de Poudlard pour être aux premières loges des plans d'Albus. Comment crois-tu qu'il prendra l'affaire ? Ce n'est pas un Doloris qui m'attend, crois-moi !

- Le Maître n'est plus, Severus, souffla Lucius.

- Et tu y crois réellement ? Moi j'ai une marque sur le bras qui, bien qu'atténuée, m'indique en permanence que tout n'est pas à prendre au pied de la lettre !

Un silence pesant se fit dans le salon. Narcissa avait préféré rester en dehors de la conversation, elle ne leur avouerait jamais, mais elle appréciait grandement la disparition du Lord. Ainsi elle savait Lucius et Draco en sécurité de sa folie meurtrière. Severus se maudit d'avoir dû parler du possible retour du Seigneur des Ténèbres avec Lucius. Il ne savait pas ce que celui-ci en pensait et ne voulait pas avoir précipité les choses. Le blond n'était pas dupe. Il était arrivé à cette conclusion lui aussi. Mais maintenant qu'il avait une place bien ancrée dans la société, il n'avait pas envie de se compromettre pour ce Maître qui avait été défait par un gamin de l'âge de son fils. Il était ambitieux et cette absence lui avait été favorable. La pendule sonna et indiqua que cela faisait un peu moins d'une heure que les enfants étaient ensembles. Le maître des potions n'étant que moyennement rassuré, il décida de monter voir si tout allait bien. Les deux Malfoy prirent sa suite, ne voulant pas attendre sur leur canapé. Severus poussa légèrement la porte et fronça les sourcils. De là où il était, il ne voyait que son fils, couché sur le lit, et visiblement, s'il ne pleurait plus, il l'avait fait peu de temps avant. Puis la voix de Draco s'éleva.

- T'as rien d'autres comme jouets ? C'est que pour les bébés ça ... Je m'ennuie. C'est nul d'être avec toi.

Severus ferma violemment les yeux en sentant Lucius se tendre derrière lui. Narcissa ouvrit la porte en grand et entra en faisant un sourire, décidant ainsi de ne pas laisser son fils s'enfoncer dans le parjure et ce devant son père.

- Alors les garçons, vous allez bien ?

Le blondinet releva la tête pour la regarder et tomba sur le regard noir de son père à l'arrière. Il pâlit considérablement. Narcissa s'approcha de lui et passa sa main dans ses cheveux avant de l'attirer dans un câlin. Ioann ouvrit les yeux sans rien dire mais chercha son père. Quand il le vit, il tendit sa petite main vers lui, comme pour le supplier de venir. Severus s'avança pour s'asseoir sur le lit et l'attrapa dans ses bras. Il le cajola un peu pour le détendre et calmer les petits sanglots qui s'échappaient malgré tout de l'enfant. Lucius prit une grande inspiration.

- Severus, je pense qu'il est temps pour nous de rentrer. Narcissa ramène Draco. Et Toi, tu m'attends devant la cheminée, ordonna-t-il en fixant son fils d'un regard n'autorisant aucun écart de conduite.

Les deux prirent congé de loin, avant de repartir chez eux. Severus rappela à Lucius de prendre leur baguette sur la commode du salon. Puis alors que celui-ci allait faire demi-tour :

- Lucius, ni Ioann ni Draco n'était prêt. N'oublie pas qu'ils ont cinq et six ans. Nous sommes seuls fautifs de ce fiasco. Pas eux.

- Non Severus. Ton fils n'était pas prêt. Le mien aurait dû savoir se tenir. Et il est assez grand pour assumer ses actes et ses dires.

- Ce n'est qu'un enfant Lucius. Juste un enfant.

- Ne te mêle pas de ma vie privée.

- Je m'en mêlerais tant que cela concernera mon filleul.

- Je te conseille de rester à ta place.

- Lucius, calme-toi avant de rentrer.

- Mais je suis calme.

- Je le répète : ils n'étaient pas prêts, ni l'un ni l'autre. Ton fils n'est qu'un petit garçon. Il a compris son erreur. Cela se voyait dans ses yeux. Et rien que ça c'est une punition suffisante.

- Tu t'occupes de ton fils à ta façon, je m'occupe du mien à la mienne. Reste à ta place. C'est le mieux que tu aies à faire.

La voix glaciale de Lucius fit sangloter Ioann plus fort. Severus le rassura au mieux en regardant son ami partir. Il ferma les yeux se demandant pourquoi il n'avait pas demandé aux Malfoy de rester dans le salon. Merlin qu'avait-il donc fait ?

Arrivé au manoir, Lucius passa devant Draco sans le regarder mais lui attrapa le bras l'entrainant à sa suite. Narcissa tenta de l'appeler pour le calmer mais il la renvoya à ses occupations après lui avoir jeté sa baguette. Il arriva dans son bureau et propulsa son fils devant lui. Celui-ci perdit l'équilibre et se retrouva à genoux au milieu de la pièce.

- Lève-toi ! Plus vite que cela ! Ne t'avais-je pas prévenu que je voulais que tu fasses preuve de manières et que je ne voulais pas que tu blesses Ioann ? Réponds !

- Si p ... père, sanglota Draco, conscient de sa faute.

- Mais tu ne m'as pas écouté. Non, tu as préféré le faire pleurer. Tu mérites donc une punition.

Le blond contourna son bureau et se dirigea dans un coin de la pièce. Il attrapa une longue tige en bois, la faisant claquer contre sa main. A chaque sifflement, Draco sursautait et tremblait un peu plus.

- Je t'avais prévenu. Cette fois ce sera cinq coups et quatre jours dans ta chambre.

Il fit mettre l'enfant en position pour la correction. Debout face à la chaise, les deux mains dessus courbant ainsi son dos. Puis il s'avança à ses côtés avant. Il leva la tige et l'abattit sèchement sur les fesses du garçon. Un petit cri lui répondit. Le deuxième coup fit redoubler les larmes. Au troisième Draco sembla s'étouffer dans ses sanglots. Au quatrième il tomba à genoux. Son père l'attrapa par le haut du pantalon pour le remettre debout et tapa une dernière fois. Il posa son instrument sur le bureau, saisit son fils par le bras et l'entraina dans les couloirs jusqu'à sa chambre. Là il le poussa sur le lit.

- Pendant quatre jours, je ne veux ni t'entendre, ni te voir, ni entendre parler de toi. Dobby s'occupera de tes repas. Ensuite, quand tu sortiras, tu iras faire tes excuses. Et si je t'entends encore une fois lui dire des méchancetés, gare à toi. La prochaine punition ce sera six coups et cinq jours enfermés. Te voilà prévenu.

La robe de Lucius claqua lorsqu'il fit demi-tour, tout comme la porte quand il la referma. Il ne vit pas Narcissa, un peu plus loin, cachée derrière un des lourds rideaux du couloir, verser quelques larmes d'impuissance.