Cette fic ne tardera pas à avoir une fin, mais j'ai encore quelques idées pour briser et réconcilier notre couple préféré, donc tentons ! x)
J'avoue avoir été longue, mais je pense qu'avec la révélation qui est faite dans ce chapitre, vous en comprendrez la raison :)
Cette fic devient un méli-mélo, mais grand bien m'en plaise !
Bonne lecture.
Chapitre 25
Deux mois après la tentative de Cora pour m'évincer de la vie de sa fille, j'avais radicalement changé de comportement.
J'avais osé vivre chez la brune avec nos deux enfants, les rapprochant enfin.
J'avais enfin le plaisir de scruter Regina en nuisette sans que ma mère en soit indignée.
La nouvelle l'avait ébranlée, mais je savais qu'elle s'adapterait comme mon père le faisait.
Uniquement pour mon propre bien.
La femme de ma vie serait Regina.
Et le resterait.
- Cet endroit est magnifique… chuchotais-je, ébahie par l'étendue d'eau.
Regina m'avait emmené près d'un lac, près du puits délaissé.
J'aimais l'idée qu'elle soit aussi attentionnée envers moi…
- Tu me vois monter là-dedans ? demandais-je, en découvrant une barque en bois que la mairesse pointait du doigt.
La brune soupira.
- Je t'ai déjà dit que j'avais une déclaration à te faire.
- Une promenade aurait suffi ! m'écriais-je, en haussant le ton.
- Je t'ai déjà dit à quel point c'était important.
Regina était vraiment déterminée, mais voguer sur l'étendue d'eau ne me rassurait pas.
- Tu es malade Regina, ce n'est vraiment pas une bonne idée.
Ma compagne ne cessait d'être pâle et sujette à des nausées ainsi que des maux de toute sorte ces derniers temps.
- Je t'ai déjà dit que c'était à propos d'Eric.
Je secouai la tête, refusant d'alimenter ce sujet.
- Je t'ai déjà dit que je ne voulais plus en parler ! dis-je, sur un ton insistant.
- Pourtant, je dois t'expliquer pourquoi il est toujours libre alors qu'il a été complice de ma mère…
- On a décidé que c'était du passé !
- Ça ne le sera jamais car il risque de s'immiscer dans nos vies !
Je baissai la tête, abordant une mine soudainement boudeuse.
- Moi qui m'attendais à une déclaration d'amour…déclarais-je, frustrée.
- Ça va être dur sachant combien on se cache…
Sa réplique suscita ma colère.
- La faute à qui ?! C'est bien moi qui insiste pour le dire !
Dévoiler notre idylle aux yeux de tous était la tâche la plus compliquée à réaliser pour Regina.
Et dire qu'elle avait assumée tant de choix bien plus important auparavant !
- Quand j'ai dit que tu habitais chez moi à tes parents, j'ai failli me faire scalper ! argumenta la brune, encore effrayée par les cris de Snow et son envie de sacrifier la mairesse avec l'épée de James.
- Le dire à nos amis et aux habitants n'aurait pas été pire.
Regina éclata de rire et prononça cette phrase, sarcastiquement :
- Tu rigole ? Ils ont tous de la rancune pour la reine que…
- Que tu as été. Pour eux, tu es Regina ! dis-je, en la coupant.
Ses crimes passés n'étaient plus que poussières…
Le présent apporterait bien plus de joie et de gaité à la mairesse.
- La malédiction se lèvera. Je ne sais pas encore par quel biais, mais j'aurais un procès. Et je serais seule contre tous…
- T'oublie peut-être ta femme adorée ? demandais-je, toute fière.
Tout sourire s'évapora de ses lèvres.
- Pas sûr que ma femme veuille encore de moi après ce que je vais lui dire…
Je tentai alors une approche plus positive :
- Tu comptes me faire languir combien de temps encore ?
- Si tu te décidais à bouger ton popotin, on serait déjà dedans ! répondit Regina, sur un ton railleur en pointant à nouveau la barque.
- Si tu ne nourrissais pas autant mon derrière avec tes petits plats, en même temps…
Nous éclatâmes de rire en chœur tandis qu'elle se rapprocha sensuellement de ma silhouette, jouant avec mes boucles, avec sa bouche qui effleura mon front, ma tempe, mon nez…
- Je plaisante ! Tu as toujours ton corps de…murmura-t-elle, sur un ton mielleux.
Ses lèvres s'arrêtèrent près des miennes et ce fut alors complexe de résister à cette alchimie qui nous embaumait.
- Tu ne m'auras pas comme ça ! dis-je, sur un ton enfantin.
Regina ne pourrait pas me distraire aussi facilement pour que j'en oublie l'enjeu qui nous conduisait ici...
J'étais trop curieuse.
Une fois dans la barque, je laissai la brune régir l'effort physique, pensant que cela l'éloignerait un peu de cette anxiété qui se dégageait de son comportement.
- Je n'ai pas confiance ! lançais-je, alors que les mouvements de la barque m'étourdissaient.
- En la rameuse ou en l'eau ?
- Les deux. Chérie, t'a beau être une pro en cuisine, laisse-moi te dire que pour ramer…déclarais-je, sur un ton ironique.
Nous échangeâmes un sourire radieux devant nos gamineries alors qu'elle continua de s'activer plus lentement pour me relaxer.
- Profite un peu de ce moment.
Je levai les yeux au ciel et m'exclama :
- C'est toi qui me dis ça alors que tu es crispée ?! Tu es tellement nerveuse que tu n'as même pas voulu enlever ce tailleur noir et morose malgré le soleil…
- C'est sûr que quand on est habitué au cuir rouge…répliqua immédiatement la brune, avec humour.
Je posai alors carte sur table :
- Cessons ce jeu. J'ai beau adorer tes taquineries, je suis impatiente de savoir de quoi nous allons parler.
A ces mots, Regina avait arrêté de ramer, me donnant alors le vertige.
Je me levai, découvrant vite que cette initiative m'empêchait d'être mal en point.
- Tu ferais mieux de t'assoir.
Je secoua la tête devant le conseil pour répondre, les yeux rieurs :
- Après tout ce qu'on a vécu, je ne plus tomber de haut.
- Mais tu peux encore tomber dans l'eau ! rétorqua Regina, devant ma plaisanterie.
Je me penchai plus près pour l'encourager :
- Dois-je attendre de fondre au soleil avant que tu t'y mettes ?
- Ce n'est vraiment pas marrant, Emma ! répondit – elle, la voix brisée.
Regina semblait subitement plus émotive.
- J'essaye d'enlever cette tristesse qui émane de toi. Qu'est ce qui peut tant te causer de peine ? demandais-je, en compatissant.
Elle dévoila enfin ce qui semblait la ronger de l'intérieur :
- L'arrivée d'un bébé.
- Remy t'aime beaucoup pourtant.
Je ne concevais pourtant aucun désaccord entre eux deux…
- Je ne parle pas de lui.
J'essayai alors de comprendre, pensant qu'il ne restait plus que notre ainé :
- Henry est…
- Je suis enceinte.
J'éclatai de rire devant la révélation.
- Ce n'est pas encore un piège à la Cora, ça ?
- Emma ! Tu crois vraiment que ma mère t'aurait fait miroiter ici si c'était le cas ?! cria Regina, scandalisée.
Je me justifiai alors :
- Cora aime bien les morts originales…
L'idée du puits avait prouvé mon argument, elle m'avait démontré tant de faits…
La voix de la brune me ramena à la réalité :
- Emma ! Je suis vraiment enceinte !
Sa phrase me stupéfia tant elle sonnait vrai.
- Oh mince… Alors ces vomissements et ces douleurs, c'était ça ?
Je me sentais si trahie, tant trompée et ridicule vu ce qui m'avait échappé…
- Je sais que…
Je la coupai, recherchant immédiatement un peu de vérité dans ces propos :
- Depuis combien de temps es-tu au courant ?
- Depuis que j'ai revu ma mère près du puits. J'ai eu un flash et…
J'étais énervée, mes mains en tremblaient tant que la rage m'animait :
- Et tu n'as pas pensé à en parler à ta femme ?!
- Tu crois que je n'ai pas culpabilisé jusqu'à maintenant ? demanda-t-elle, en faisant la moue.
- Ce n'est pas l'impression que j'ai eu en faisant l'amour hier ! répondis-je, las.
Regina s'expliqua alors, essayant de trouver les mots justes pour tarir ma violente réaction.
- J'ai essayé de renier cette vision. Je me suis dit que c'était impossible, qu'un autre enfant ne pouvait arriver…
- Surtout de cette manière !
- On a bien vu une vision de mariage et elle ne s'est pas réalisée ! Je pensais qu'en oubliant l'idée de grossesse, que ça partirait vraiment…
Sa justification avait beau être convaincante, j'étais toujours hors de moi !
- Tu m'as mentit ! criais-je, en serrant les poings.
L'idée que j'eus été victime d'une supercherie m'irritait profondément.
Encore pire sachant que ma femme en était l'auteur, cet être tant nécessaire à mon épanouissement !
- C'était pour protéger notre couple !
Un long moment de silence prit place avant que je ne recommence à la questionner :
- Qu'est ce qui t'a poussé à me le dire aujourd'hui ?
- Je me suis rendu compte à quel point ma vie est belle. Je ne m'étais jamais considérée heureuse avant de t'avoir à mes côtés tous les jours et je voulais mettre un terme à ma vie passée, à Eric.
- Et bien figure –toi qu'il va revenir en grande pompe ! déclarais-je, sur un ton ironique.
Le regard de la mairesse se fit plus prononcé, plus combattant :
- Ce n'est pas parce qu'il est le père, qu'il a des droits.
- C'est drôle d'entendre ça quand on sait combien tu tenais au tien...chuchotais-je, sur un ton railleur.
- Il n'est jamais intervenu dans mes choix. Eric n'interviendra jamais dans les miens.
J'écarquillai les yeux face à sa réponse, foudroyée par le poids de ces convictions.
Nos points de vue concernant cette grossesse étaient loin d'être semblables...
Et cela m'effrayait.
- Tu comptes donc le garder…
Aucun son ne s'éleva dans l'air.
Je scrutai alors ma compagne à la recherche d'une quelconque répartie, mais ce que j'entrevis à la place fut bien pire.
Regina caressait son propre ventre.
Avec amour.
A Suivre...
