- Alors comment tu te sens princesse ? Demanda Kaoru en prenant la française dans ses bras pendant le cocktail

- Comblée, sourit la jeune femme, et vidée de toute mon énergie, ajouta-t-elle en riant et en sirotant une gorgée de champagne rosé

- Tu as encore toute une soirée à tenir chérie !

- Je sais ! Je ne vais jamais survivre !

- Bien sur que si ! En tout cas je voulais te dire que j'étais fier d'avoir été ton témoin aujourd'hui, avoua le japonais

- Tu es mon meilleur ami ! Qui aurais-je pu choisir d'autre ! D'ailleurs j'ai une petite surprise pour toi ! Tu as fait équipe avec ma cousine Ludivine, il faut que je te présente son frère Justin ! Tu va l'adorer ! Déclara Clara avec une moue conspiratrice

- Madame Clara Ootori ! Seriez-vous en train d'essayer de jouer les entremetteuses ! S'indigna le japonais

- Laisse lui au moins une chance ! Allez viens je te le présente !

Kaoru soupira mais se laissa entraîner par la française. A l'appel de la jeune femme un jeune homme en costume beige se retourna et décoché un sourire craquant aux deux amis. Kaoru le détailla intrigué. Le cousin de Clara était grand, presque 1m95 et solidement battit avec des épaules larges et musclées. Il avait des cheveux mi-longs brun dorés qui tombait en mèches folles autour de son visage et adoucissait la dureté de sa mâchoire carrée. Ses yeux noisettes mouchetés de dorés pétillaient d'intelligence, et un sourire taquin s'étirait sur ses lèvres pulpeuses. Il portait un panama crème ceinturé d'un biais gris perle parfaitement assortit à son costume beige, l'ensemble lui donnant l'air d'un homme d'affaire cubain. Kaoru se sentit fondre immédiatement.

- Justin je te présente mon ami Kaoru ! Tu as sûrement entendu parlé de lui par Ludivine ! Déclara joyeusement Clara,

- En effet oui, répondit le français de sa voix grave en tendant la main pour serrer celle du japonais

- Kaoru je te présente mon cousin Justin ! Vous devriez vous entendre à merveille Justin est designer, il commence à être assez connu dans le milieu. Justin tu dois sûrement avoir entendu parlé de la mère de Kaoru, elle est créatrice de mode Yuzuha Hitachiin. Kaoru et Hikaru vont sûrement reprendre l'entreprise de leur mère !

- En effet ce nom ne m'est pas inconnu, sourit Justin en détaillant le japonais qui se sentit brûler intérieurement

- Je vous laisse discuter, sourit Clara en s'éloignant bien vite emportée par le flot des invités.


- Je me demande pourquoi je me suis embêtée à faire une liste de mariage pendant des mois pour qu'au final on nous offre tout un tas de bidules hideux, soupira Clara, assise au milieu du salon de son échoppe Bostonienne, en déballant une peinture abstraite de couleur marron et noire, avec une moue de dégoût, Ou suis-je censé accroché ça ? Dans le salon ? Demanda-t-elle en riant

- Hum, répondit Kyoya en levant les yeux de son ordinateur, en effet c'est immonde...qui nous l'as offert ?

- Ma grand tante Marie-Agnès, soupira la française, je l'ai toujours détestée ! Affirma-t-elle en souriant

- Je pense que cette « œuvre d'art » trouvera une place de choix à la cave contre un mur, ironisa le jeune homme en retournant à son travail.

- Tu pourrais me donner un coup de main, râla Clara, après tout toutes ces cochonneries t'appartiennent pour moitié ! D'ailleurs ce magnifique, qu'est ce que c'est d'ailleurs ? Demanda-t-elle en brandissant un énorme galet polit noir

- Je pense que c'est décoratif, affirma Kyoya sans lever les yeux de son écran

- Peu importe c'est offert par un ami de ton père ! Et je pense que la moitié de tout ces bidules seras accidentellement perdu au cours de notre déménagement Boston/Tokyo !

- Cela vaut sûrement très cher tu sais...soupira le japonais

- Et alors, parce que c'est cher je devrais supporter ces machins inutiles à longueur de journée chez moi ?

- Tu n'es pas obligé de tout déballer maintenant ! Tu devrais faire une pause. Notre salon déborde de papier cadeau et de rubans, répondit simplement Kyoya en ramassant une poignée de papier coloré pour le jeter à la poubelle, j'ai vu ce que tu as fais à la cérémonie ! Ajouta-t-il de but en blanc

- Je ne vois pas de quoi tu parles, nia Clara en déballant un service à thé en fine porcelaine de chine qu'elle posa sur la pile des cadeaux acceptables.

- Kaoru...Ton cousin, tu crois que je ne t'ai pas vu venir ? Continua le japonais en fixant sa femme par dessus ses lunettes

- Qu'est ce qui te surprend ? Que je tente de présenter quelqu'un à Kaoru ou que ce soit un homme que je lui présente ?

- Ni l'un ni l'autre, mais je n'ai pas l'habitude de voir les autres comploter, en général c'est plutôt moi le cerveau, ironisa-t-il

- Tu le savais ? Que Kaoru est gay ? Demanda Clara en déballant une carafe en cristal ouvragé

- J'avais des doutes depuis un moment, je suppose que le fais qu'il ai carrément essayé de m'embrasser un soir n'as fais que confirmer mes soupçons. Tu veux du thé ?

- Avec plaisir.

- Une sonnerie attira l'attention de Clara, elle pris son téléphone et lut le message, un sourire s'étendit sur ses lèvres.

- Qui est-ce ? Demanda Kyoya en déposant une tasse de thé brûlant devant Clara avant de s'asseoir au milieu du salon à côté d'elle

- Juste une preuve que j'avais raison, sourit la française en rangeant son téléphone.

« Tu avais raison . Je crois bien que je suis amoureux. Bisous Kaoru »

- Comment ca Kaoru à essayé de t'embrasser? demanda Clara choquée comprenant enfin


- Vos clientes n'étaient pas trop déçues ? Demanda Clara en glissant ses bras autour du cou de Kyoya

- En quoi cela t'intéresse-t-il ? Répondit Kyoya plongés dans ses livres d'examens

- Tamaki en est malade, la fermeture de votre petit club de gigolo l'attriste beaucoup, rit Clara, alors je me demande si tu ressent la même chose c'est tout.

- Je te l'ai dit ce n'était qu'un passe temps lucratif, et puis je suppose que vu les circonstances la fermeture était inévitable, disons que le fait d'être célibataire jouait un grand rôle dans notre succès, sourit le japonais, il n'y a guère que Tamaki qui y croyait encore

- Malgré tout, je continue à surprendre des regards énamourés qui te suivent à longueur de journée, je n'aime pas ça ! Râla Clara en jouant avec l'alliance du japonais

- Parce que tu crois que j'apprécie les troupeaux entier de fans hystériques qui te tournent autour en permanence

- Tu sais que je n'aime pas particulièrement cela non plus ! C'est étrange d'être suivie en permanence...Je te laisse travailler. De toute manière je dois aller au studio, mon manager veut qu'on travaille sur mes nouvelles chansons. Je vais peut-être rentrer tard, lâcha la jeune femme avant d'enfiler son manteau et ses chaussures

- A plus tard, répondit Kyoya sans lever les yeux.

Clara soupira en refermant la porte derrière elle. Elle fit signe à son garde du corps et monta dans la berline noire aux vitres teintées dans laquelle elle se déplaçait exclusivement à présent. Quelques minutes plus tard elle pénétrait dans le studio de production sous les flashs crépitant des paparazzis.

- Cette chanson est superbe, déclara son manger après un essai acoustique, tu n'as pas peur que ton public soit un peu déçue ?

- Pourquoi? s'étonna Clara

- Toutes les chansons que tu m'as présenté jusqu'ici sont nettement moins sombres que celles de ton premier album, d'une certaine manière c'est ce qui faisait que les adolescentes et les femmes en général s'identifiaient à toi !

- Tu veux dire que pour vendre des albums il faut que je sois malheureuse ? Ironisa la française

- Non je pense juste qu'une partie de ton public risque d'avoir du mal à faire le lien c'est tout.

- Ça m'est égal Loic, mon premier album à fonctionné parce que mes chansons reflétaient mes sentiments ! Et c'est toujours le cas aujourd'hui ! Si mon public n'est pas d'accord avec ça ce n'est pas mon problème ! Alors tu compte le produire mon album ou pas ?

- Bien sur ! Qui sais ça pourrait être un énorme carton et je prends toujours 20% de tes bénéfices ma chérie !


- Tu es prête ? Demanda Kyoya

- Je crois oui, soupira Clara en enfilant son manteau, cet endroit va me manquer, ajouta-t-elle en contemplant la petite maison du quartier français à présent vide.

Les déménageurs venaient de charger les derniers cartons dans le camion, et ils seraient ensuite expédiés par avion jusqu'au Japon. Clara et Kyoya sortirent de la maison et refermèrent la porte une dernière fois.

- Et voilà c'est la fin d'un chapitre, soupira la française

- Et le début d'un autre, lui sourit Kyoya en lui prenant la main

- Je sais, répondit Clara en serrant plus fort la main de son époux, Allons-y !

Le voyage jusqu'à l'aéroport se fit dans le silence, Clara regarda défiler les rues s'imprégnant de chaque rue, de chaque immeuble, de chaque couleur de cette ville qui avait vu tant de changement dans sa vie. Elle se refit en silence le film de ces trois années passées ici, elle avait 18 ans lorsqu'elle avait atterrit pour la première fois à l'aéroport de Boston, fuyant les fantômes douloureux de son passé, cherchant une nouvelle liberté dans une ville inconnue. Et puis il y avait eu cette valse, gravée à jamais dans sa mémoire, un petit restaurant français, un secret, une passion, un cauchemar et un mariage. Aujourd'hui elle avait 21 ans, elle était mariée à l'homme qu'elle aimait et ils étaient promit tout deux à un grand avenir, Kyoya, maintenant diplomé avec les honneurs, allait prendre la direction du groupe Rosière-Ootori, la carrière de Clara culminait au plus haut point, oui, beaucoup de choses avaient changé en trois ans.

Clara prit la main que lui tendait Kyoya et posa un pied sur le tarmac, la lumière du soleil couchant l'aveugla un instant alors qu'un bourrasque faisait s'envoler ses longs cheveux noirs. Les deux époux s'avancèrent sur la piste, le claquement de talons des escarpins de Clara résonnant dans l'espace infini de l'aéroport. Ils montèrent tout deux dans le jet privé affrété par Kyoya. A l'intérieur tout leurs amis les attendaient, Tamaki et Haruhi assis côte à côte se tenait simplement la main, Kaoru et Hikaru se chamaillaient comme à leur habitude, Mori surveillait du coin de l'œil Honey qui regardait par le hublot attendant impatiemment le décollage. Kyoya et sa femme prirent place dans les fauteuils en face de Tamaki et Haruhi.

- Tu es prête Clara ? Tu n'as pas trop peur? Demanda Haruhi gentiment

- C'est toujours effrayant de partir pour un nouveau pays, surtout que mon japonais est pour le moins hésitant, répondit Clara en souriant, mais je suivrait Kyoya où qu'il aille, ajouta-t-elle avec un regard pour son mari, et puis je suis avec vous tous ! Continua-t-elle avec un clin d'œil à Kaoru en particulier.

Celui-ci répondit de la même manière, Tamaki émut par les paroles de la française entraîna tout ses amis dans un câlin général avec la française au centre.

- Vous m'étouffez ! Rit Clara sans pour autant se débattre

- Vous devriez vous asseoir tous et attacher vos ceintures, coupa Kyoya au milieu des rires, on va décoller.

Et l'avion quitta la piste entraînant une bandes d'amis dans une nouvelle aventure.