Une petite note avant que vous ne commenciez la lecture:

Ceci est la version 02 de ma traduction de 'John Winchester's Journal'. Un chapitre = une entrée d'un chapitre du livre (une journée).

Comme pour ma traduction précédente, ce livre étant un journal, le texte est accompagné d'images, je vous conseille donc d'ouvrir un onglet supplémentaire sur mon tumblr (lien dans mon profile) où je poste les images chapitre par chapitre.

Tout ce qui [...] correspondra à une image.

Le texte écrit dans cette police correspondra à des phrases écrites de la main de John dans "le journal".

Le texte écrit dans cette police correspondra à des extraits de texte, article de journal... présent dans "le journal".

Sur ce, je vous laisse à la lecture du Journal de John Winchester!


1985

14 novembre:

J'ai emmené Dean tirer. S'il est assez grand pour essayer de me réconforter, il est assez grand pour commencer à apprendre les ficelles du métier. Je ne l'ai laissé essayer que le .22, mais il est un tireur d'élite précis. Mon sergent instructeur l'aurait choisi lui plutôt que moi, sans hésitation. Dans des moments comme ça, il est certain que je suis fier de mon garçon. J'ai le sentiment que ce sera différent avec Sammy. Peut-être qu'il est juste trop jeune, mais je ne pense pas qu'il ait le même genre d'instinct de tueur.

Pline le Jeune, lettre à Sura:

Il y avait à Athènes une grande et spacieuse maison, qui avait une mauvaise réputation, si bien que personne ne pouvait y vivre. Au milieu de la nuit, on entendait fréquemment un bruit ressemblant à l'heurt du fer, qui, si l'on écoutait plus attentivement, ressemblait au bruit de chaînes, lointaines d'abord, mais s'approchant de plus en plus: immédiatement après, un spectre apparaissait sous la forme d'un vieillard d'apparence extrêmement maigre et sordide, avec une longue barbe et des cheveux ébouriffés, qui secouait les chaînes sur ses pieds et ses mains. Pendant ce temps, les occupants en détresse passaient leurs nuits éveillées sous d'horribles terreurs imaginables. Cela, brisait leur repos, ruinait leur santé, et leur provoquait des maux de tête, la terreur grandissait en eux, et la mort suivit. Même le jour, bien que l'esprit n'apparaisse pas, l'impression demeurait si forte sur leur imagination qu'il semblait encore sous leurs yeux, et les gardait en perpétuelle alarme. En conséquence, la maison fut enfin désertée, jugée absolument inhabitable; de sorte qu'elle était maintenant entièrement abandonné au fantôme. Cependant, dans l'espoir de trouver un locataire qui ignorait cette circonstance très alarmante, un projet de loi fut déposé, annonçant qu'elle devait être louée ou vendue. Il se trouva que le philosophe Athenodorus vint à Athènes à cette époque, et, lisant le projet de loi, demanda le prix. Le prix extraordinairement bas éleva ses soupçons; cependant, quand il eut entendu toute l'histoire, il fut bien loin d'être découragé et était plus qu'enclin à l'acheterer, et, en somme, il le fit réellement. Lorsque s'approcha le soir, il ordonna qu'on lui préparât un canapé dans la partie avant de la maison, et, après avoir appelé une lumière, avec son crayon et ses tablettes, il ordonna à tout son peuple de se retirer. Et afin que son esprit ne puisse pas, faute d'activité, être ouvert aux vaines terreurs des esprits et bruits de l'imaginaire, il s'appliqua à écrire avec une attention toute particulière.
La première partie de la nuit passa en silence, comme d'habitude; enfin on entendit un bruit de fer et de claquement de chaînes: cependant, il ne leva ni les yeux, ni ne posa son stylo, mais, resta calme et rassemblé, essayant de se convaincre lui-même que les sons étaient autre chose. Le bruit augmentait et s'avançait plus, jusqu'à ce qu'il semblât à la porte, et enfin dans la chambre. Il leva les yeux, vit et reconnut le fantôme exactement comme on lui avait décrit: il se tenait devant lui, faisant signe d'un doigt, comme une personne qui appelle un autre. Athenodorus, en réponse, fit un signe de la main signifiant que l'esprit devait attendre un peu, et posa de nouveau les yeux sur ses papiers; Le fantôme fit alors claquer ses chaînes sur la tête du philosophe, qui le regarda, et le voyant faire signe comme auparavant, se leva aussitôt, et, la lumière dans la main, le suivit. Le fantôme s'avançait lentement, encombré de ses chaînes, et, se retournant, disparut soudain. Athenodorus, ainsi seul, marqua d'herbe et des feuilles l'endroit où l'esprit l'avait quitté. Le lendemain, il donna des informations aux magistrats, et leur conseilla d'ordonner que l'endroit soit creusé. C'est ce qui fut fait, et on y trouva le squelette d'un homme enchaîné; Car le corps, ayant passé beaucoup de temps dans le sol, était putréfié et vermoulu tant et si bien que les chaînes ne le tenait plus. Les os rassemblés furent enterrés publiquement, et ainsi, après que le fantôme fut apaisé par les cérémonies appropriées, la maison ne fut plus hantée.