Bonjour à tous! J'espère que vous allez bien. Voici le nouveau chapitre et j'espère que celui-ci va vous plaire! Merci pour toutes vos reviews qui me touchent à chaque fois. Bonne lecture :) Bisous :)
Chapitre 25
Incapable de me déshabiller entièrement, je préférai me tourner dos à lui. Avec un peu de chance il ferait la même chose et on s'endormirait. Malheureusement, il vint se coller à moi et embrasser mon épaule. Je serrai les dents en sentant tout son corps englober le mien.
- Pourquoi tu ne me fais pas confiance? Demande Owen.
- Je te fais confiance.
- Non. Si j'estime que tu n'es pas prête, ce n'est pas pour me défiler, c'est parce que je le sais. Fies toi à mon jugement... De toute manière je ne vois pas pourquoi je me défilerai. J'en rêve toutes les nuits.
- Tu rêves de quoi? De moi?
- De toi sous moi, de tout ce que je pourrais te faire, je t'entends gémir... c'est assez difficile de redescendre quand le réveil sonne.
- Bon sang... S'il te plait rhabille-toi, ajouté-je, c'est assez bizarre là.
- Non, j'ai d'autres projets.
Il appuya sur mon épaule pour me faire tomber sur le dos, et se mit au-dessus de moi. Doucement, il embrassa mon oreille, mon cou, et prit mes mains pour les placer dans le bas de son dos. Je le regardai descendre sa bouche sur ma clavicule, remonter vers mon épaule et avec ses dents il poussa la bretelle de mon soutien-gorge. Rapidement il fit la même chose de l'autre côté.
- Ca va?
J'acquiesçai.
- Tu es tellement belle.
Il décala ses bras pour les poser sur mes hanches après avoir grimpé les draps jusqu'à nos cous. Ses lèvres prirent l'assaut des miennes, langoureusement, alors qu'il montait ses mains sur le côté de ma poitrine. Il plongea sous le drap pour recommencer à embrasser chaque parcelle de mon corps et je me concentrai sur ma respiration quelques secondes pour réaliser qu'elle se faisait de plus en plus saccadée, par la peur ou par le désir? Le pire dans tout ça, c'est qu'il avait fait exprès de remonter le drap pour que je ne puisse rien voir. Puis je le sentis remonter de mon ventre vers mes seins, au fur et à mesure qu'il m'embrassait, il décalait un peu le soutien-gorge et de l'autre côté, son pouce glissait sous l'armature pour me caresser. Je glissai une main dans ses cheveux et il remonta jusqu'à moi sans cesser d'user de ses mains.
- Tu me rends fou.
- Tu sais y faire, dis-je.
- Laisse-moi te l'enlever.
1...2...3...4... les secondes défilèrent avant que j'acquiesce. Il me fit aussitôt rouler pour que je me retrouve à plat ventre sur lui et en un coup de main, il dégrafa les attaches avant d'envoyer voler le tissu qui nous séparait. Je ne me décollai pas de son torse. Il passa une main à l'arrière de ma cuisse, remonta par mes fesses avant de la poser dans mon dos.
- Redresse-toi chou.
Je secouai la tête doucement.
- S'il te plait...
N'obéissant pas, il fit longer sa main le long de mes flancs avant de la passer entre nos deux corps. De ses doigts habiles, il se remit à caresser délicatement ma poitrine avant de fermement y accorder toute sa main. Je fermai les yeux, remplie de sentiments différents, et me surpris à adorer ça. Sa deuxième main fit le même trajet, et les mêmes exploits puis, une fois mes armes baissées, il se redressa d'un coup nous asseyant tous les deux, moi à cheval sur lui. Je n'eus pas le temps de chercher le drap pour me couvrir qu'il plongea sa bouche sur mon sein. De longues minutes passèrent durant lesquelles il ne lui laissa aucun répit : tout y passa, sa langue, ses dents, sa barbe, son nez... et plus il continuait, plus j'avais l'impression de planer à mille lieux de la Terre. Ca m'en donna mal au ventre, même un début de vertige. De loin, j'entendis sa voix.
- Laisse-toi aller Amelia
- C'est ce que je fais, murmurai-je difficilement.
- Non, rugit-il.
Puis, une de ses mains quitta le haut de mon corps pour se diriger au sud. Il posa un doigt entre mes jambes, sur un endroit secret et en quelques secondes je fus parcourue de frissons, soubresauts et de gémissements peu contrôlés. Il se débrouilla pour m'allonger tout en se mettant sur moi, et embrassa ma joue puis mes yeux du bout des lèvres.
- Ca va? Me questionna-t-il doucement un court moment après.
En ouvrant les yeux, je décelai une pointe d'inquiétude dans son regard que sa voix n'avait pas trahie. Je rabattis mes bras de manière à cacher le haut de mon corps mais il plissa les yeux avant de pousser mes mains.
- Ne te cache pas Amelia.
- S'il te plait...
Il remonta les draps sur nous.
- Ne mets pas tes mains entre nous j'ai l'impression que tu me repousses.
Je secouai la tête et posai mes mains dans son dos. Il plongea sur mes lèvres, m'offrant un beau baiser, avant de relever la tête.
- Tu ne m'as pas répondu
- Oui, ça va.
- Parfait.
- Et toi?
- Oui chou.
- Je suis contente d'être la première fille avec qui tu fais des choses dans ce lit.
Il rit doucement.
- Je suis content d'être le premier mec qui t'ait donné un orgasme.
- Tu dois être très doué, il parait que c'est rare au début.
- Toi et tes recherches sur internet, me répondit-il en riant, ce n'est pas une question d'être doué ou pas, c'est de savoir si le plaisir de l'autre est important. Je suis complètement dingue de toi.
- Oh mon dieu !
- Quoi?
- Tu... Tu as vraiment des sentiments pour moi...
- Et toi tu te poses réellement cette question? Elle est où ta confiance en moi des vingt dernières minutes? Tu savais que je ne te ferais pas de mal, tu savais que je n'allais pas aller trop loin, et c'est comme ça que tu m'as laissé faire. Pourquoi tu as eu confiance, et là tu reviens dessus?
- Excuse-moi…
- Réponds moi Amelia.
- Mais pourquoi moi? Tu as eu 15 000 filles! Je n'ai rien de plus, tu as bien vu, je suis à la limite d'une planche de bois, je n'ai pas d'expérience, et...
- Et alors? Me coupa-t-il. Je suis en train de tomber amoureux de toi, est-ce qu'il faut des règles physiques pour ça? Tu dois faire un 95C et avoir couché au moins avec 4 types différents pour que je puisse t'aimer?
Je l'attirai contre moi, et il s'allongea à moitié sur mon corps, sa tête dans mon cou.
- Ca va tout le temps être comme ça toi et moi? Demandé-je.
- Je pense, oui, jusqu'à ce que tu me fasses entièrement confiance. Mais je ne peux pas te le reprocher, et j'essaierai d'être patient.
Sans le vouloir, je finis par m'endormir.
Jeudi 18 décembre
Au réveil, on prit la décision tous les deux de remettre des distances tout en gardant le cap du 27 décembre. A peine dix jours. Je pouvais comprendre le fait qu'il ne veuille pas me présenter officiellement à ses parents de suite s'il n'avait présenté que son premier amour. Je pense que si mes parents étaient encore là, j'aurais également attendu... Ça va juste être compliqué de me priver de ses bras et de cacher notre complicité. Même quand nous n'étions qu'amis, tout le monde pensait qu'il se passait quelque chose entre nous alors... Dans la cuisine, on se retrouva tous les quatre autour du café matinal. Les garçons nous laissèrent pour terminer de se préparer, et alors que j'allais foncer me laver les dents, Jo me rattrapa par le bras.
- Tu n'as rien à me dire toi?
- Pourquoi?
- Alex dormait comme un loir, mais je te signale que les murs ne sont pas très épais.
- Oh mon dieu...
- Je m'en tape Amelia, vraiment ça ne me gêne pas, mais j'aimerais au moins que tu m'en parles. Je suis ta meilleure amie...
- Ne t'imagine rien, on n'a pas couché ensemble.
Elle me lança un regard sceptique.
- Crois moi...
- Tu me prends pour une autruche
- Non, chuchotai-je, il a juste...
Je soupirai en frottant mon visage dans mes mains, ne sachant pas comment en parler.
- Ecris-moi le! Dit-elle.
Je vis son sourire s'élargir et je partis dans la salle-de-bain. Après quelques minutes à terminer de me préparer, je sortis et attendis tout le monde dans l'entrée. J'en profitai pour écrire à Jo, en relatant sans trop détailler ce que nous avions fait la veille. En quelques secondes elle me rejoignit dans le hall et plissa les yeux.
- Tu es sérieuse d'avoir eu...
- Je sais, la coupai-je.
- Putain le con, il doit vraiment bien savoir y faire.
- Sans doute, mais ne me rappelle pas à quel point il a de l'expérience là-dedans.
- Tu es jalouse?
- Bah je n'aime pas trop mais on ne peut pas changer le passé.
- Je comprends. Je suis contente d'être la première d'Alex...
- O' m'a dit qu'il était content d'être mon premier aussi.
- Du coup aujourd'hui vous faites comment?
- On se met sur pause jusqu'à notre retour du chalet...
J'eus à peine fini ma phrase que les garçons nous rejoignirent, coupant ma conversation avec Jo. Bizarrement, il me fit mentir, puisqu'il m'embrassa tendrement avant de mettre son manteau. Jo rit doucement et se pencha vers moi.
- Sur pause hein? Chantonne-t-elle.
Je haussai les épaules, et on quitta l'appartement.
La journée se déroula normalement, mais mon esprit était ailleurs. Je ne pensais qu'a lui, qu'à cette nuit, qu'à l'avenir. Accro. Nous ne nous étions pas croisés de la journée, et même à la pause déjeuner il ne nous avait pas rejoint. A la fin des cours, je rentrai chez moi et repris mes petites habitudes de douche/repas/film. C'est à 22H30 que je partis me coucher, une fois ma valise bouclée. Je m'endormis rapidement, mais mon sommeil fut interrompu par des coups contre ma porte. Comme un somnambule, je me rendis dans l'entrée, trébuchant presque tous les deux pas.
- C'est qui? Demandé-je.
Le "Chou, c'est moi" me fit ouvrir la porte en essuyant mes yeux quasi-clos.
- Désolé, chuchota-t-il, viens on va se coucher.
Sans que je puisse dire quoique ce soit, il entra, verrouilla la porte et me porta comme une princesse jusqu'au lit. Je laissai tomber ma tête sur son épaule, n'étant pas du tout réveillée, et ayant juste envie de replonger dans mon sommeil. Malgré tout, je le questionnai.
- Qu'est-ce que tu fais ici?
Il me déposa et remonta la couette sur moi tout en enlevant ses chaussures. Il ne répondit pas, ôta en trois secondes ses vêtements et il s'allongea derrière moi, m'enveloppant de ses bras. Doucement, à mon oreille, il murmura.
- Tu me manquais, je suis bien mieux là. Dors.
Je me rendormis directement.
Je me réveillai, encore dans les bras de mon roux de petit ami. Je bougeai légèrement pour éteindre le réveil alors qu'il soupira dans mon oreille, sans doute fatigué.
- Coucou dis-je.
J'embrassai son cou doucement pour le faire émerger.
- Hm à gauche... encore... plus haut…
Je ris doucement et il rit à son tour.
- C'est malin, tu m'as chatouillé.
- C'est ma vengeance.
- De quoi souhaitais-tu te venger?
- Tu m'as réveillé hier soir.
- Mmh, je suis pardonné?
- Pas totalement, susurrai-je
Il ouvrit les yeux et son regard me fit rougir aussitôt. Il fonça sur mes lèvres comprenant que c'était le seul moyen de se faire pardonner entièrement.
- Tu me fais des surprises comme ça quand tu veux... dis-je.
- Ça a été long la journée sans toi. Je me suis couché hier soir, je n'arrivais pas à dormir même si j'étais KO.
- Tu m'as manqué aussi.
- Tout est prêt pour ce soir?
- Oui, c'est bon!
- Cool. Après les cours on passe ici et on va à l'appart? Mes parents passeront nous chercher vers 19H, on s'arrêtera manger sur la route.
- Génial.
- Ils sont cool, tu vas voir
- J'appréhende un peu
- Pourquoi?
- Parce que c'est quand même les fêtes de Noël, je ne les ai jamais vu et vous m'emmenez en vacances avec vous... hormis les parents de Jo, personne n'a jamais fait ça pour moi.
- C'est normal chou, tu serais ma meilleure amie ce serait pareil.
- Mais je suis ta meilleure amie, dis-je en fronçant les sourcils
- Mais pas que...
- Je n'ai pas envie qu'on perde notre relation. J'ai envie qu'elle continue, avec des choses en plus.
- On va essayer de faire comme ça alors.
Il m'embrassa, et reprit.
- Mais d'abord, on devrait se bouger pour aller en cours! Conclut-il.
Il me lâcha et roula pour sortir du lit. On se prépara en vitesse, puis après un café on sortit pour partir en cours. Sur le chemin, il me raconta un peu les événements de sa famille, le nouveau célibat de son frère, et le fait que sa mère fasse très bien à manger. On se sépara une fois à l'SSB, et la journée passa aussi longuement que la veille.
"Je t'attends sur le parking ma belle."
Je souris et rangeai mon portable avant de foncer à l'arrière du bâtiment. Je retrouvai Owen, portable à la main, près de sa moto.
- C'est les vacances! M'écrié-je.
Il redressa la tête et m'offrit un magnifique sourire avant de regarder autour de lui et de m'embrasser. J'en profitai et soupirai.
- On devait se mettre sur pause.
- On peut se mettre sur pause à 18H59?
- Tu n'es pas croyable rié-je.
- J'y ai trop pris goût...
Il m'attira dans ses bras et je me laissai aller contre lui.
- On passe déposer la moto à l'appart, et on va chercher ta valise avec la voiture d'Alex?
- Ok.
On grimpa sur la moto, et mon moment favori arriva : je pu enlacer sa taille fermement, sans me soucier des regards des gens.
18H30
Jo ayant demandé la permission à Owen de me réquisitionner durant une heure, nous étions toutes les deux sur la moquette de la chambre d'Alex à nous vernir mutuellement les pieds.
- Tu m'enverras des messages hein? Commence Jo.
- Oui, promis.
- Surtout s'il se passe quelque chose de croustillant, ajoute-t-elle en riant.
- Il ne se passera rien au chalet Jo.
- Oh allez, moi je vous donne deux jours avant de craquer et de vous retrouver en pleine nuit dans un des deux lits.
- Ce n'est pas parce qu'on dort ensemble qu'on est obligé de faire quoique ce soit!
- Arrête de te foutre de moi, vous n'allez pas attendre longtemps vu comme c'est parti.
- Il dit que je ne suis pas prête.
- Ah? Et toi tu en penses quoi?
Je laissai un long silence s'installer et elle arrêta en levant son pinceau de mon petit orteil.
- Je n'arrive pas à te suivre depuis que tu l'as rencontré. Depuis toujours tu es quelqu'un de cash, qui n'a pas peur de dire les choses, tu es franche et on n'a jamais eu de sujet tabou toi et moi. Pourquoi de parler de tes sentiments et de ce que vous faites sous la couette ça te gêne maintenant?
- Je ne sais pas... je n'y connais rien Jo, qu'est-ce que j'en sais de si je suis prête ou pas, de si je suis amoureuse ou pas? Il n'y a pas de bouton rouge qui passe au vert sur mon front.
- Ce sont des choses qui se ressentent, soupire-t-elle. Est-ce qu'hier tu avais envie qu'il passe à l'acte?
- Oui, j'en avais envie. Mais j'ai déjà hésité pour qu'il enlève mon soutien-gorge alors je ne préfère pas imaginer mon délai de réflexion pour le reste...
- C'est normal. J'ai mis longtemps avant d'être à l'aise aussi.
- J'ai tellement peur qu'il compare... je n'ai pas de poitrine, je pèse 3 plumes, je ne suis pas à l'aise, je ne sais même pas où le toucher ni ce qu'il apprécie... et d'ailleurs, je ne sais même pas ce qu'il déteste. Je pars de zéro!
- Il sait tout ça Amelia, et ça n'a pas l'air de le traumatiser! Tu sais, si il dit que tu n'es pas prête je pense que c'est à cause de ça. Une fois que tu auras vaincu les propres barrages que tu te mets avec ton corps et avec ton expérience, tu seras libérée et bien plus ouverte. Tu n'as aucune raison d'avoir honte de toi, dis toi qu'il y a toujours bien mieux mais surtout bien pire sur Terre.
- Tu as raison. Merci...
- Je t'en prie!
Elle termina mon pied droit et referma le vernis bordeaux.
- Et voilà!
Je souris et la pris dans mes bras.
- C'est pour le vernis ou la conversation? Dit-elle en me rendant mon étreinte
- Pour tout Jo, merci.
- Je t'adore.
- Moi aussi je t'adore. Allez, je vais faire la deuxième couche!
Elle me tendit ses pieds et je m'appliquai pour ne pas déborder.
- Tu sais, sans aller au bout de la chose, y'a plein de trucs à faire pour te mettre en confiance.
- Ah...
- Je lui fais confiance pour bien t'initier, me répondit-elle un sourire en coin.
- Il m'a proposé une douche à deux hier, j'ai refusé.
- Hm, je crois que c'est plus difficile que de coucher ensemble tu vois!
- Tu trouves?
- Oh que oui. Je suppose que la première fois, tu feras ça sous une couette, les volets fermés. Malgré tout tu as moins d'images. Une douche... personnellement je trouve ça terriblement intime!
- Il n'a pas l'air d'avoir de problèmes avec son corps lui.
- Et tu crois qu'il devrait en avoir?
- Non, pas du tout! Je le trouve vraiment... et bien il est...
Je ne terminai pas ma phrase mais elle comprit le sens de ma phrase.
- Après tu ne peux pas comparer... sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, il a couché avec un paquet de filles sans les connaître. C'est qu'il est suffisamment à l'aise avec lui-même... ajoute Jo.
J'acquiesçai sans répondre et on dériva sur d'autres sujets totalement opposés. On frappa à la porte pile quand je terminai et Owen passa sa tête rousse par la porte.
- Désolée les filles mais mes parents sont en bas.
- Ah! On y va!
J'enfilai rapidement mes chaussettes et on rejoignit l'entrée.
- Prends ton manteau à la main chou, tu vas mourir de chaud dans la voiture sinon
- Ah oui, tu as raison, répondis-je.
Je passai mon manteau blanc par-dessus mon bras, mis mes bottes et pris la poignée de ma valise de l'autre main. Jo m'enlaça comme elle pu.
- Passez de bonnes vacances, joyeux Noël... et tu m'envoies des messages hein! Dit Jo.
- C'est promis, joyeux Noël à toi aussi.
Alex vint nous dire au revoir à son tour, plus brièvement vu qu'il n'avait pas l'air d'approuver, puis ils partirent tous les deux dans le salon. Je mis une main sur la poignée quand Owen me stoppa.
- Moi aussi je veux un bisou d'au revoir... ajoute-t-il.
Je lui souris et il se pencha pour m'embrasser délicatement.
- Ça va me manquer ça, murmure-t-il
- Le 27, on s'accorde au moins 3H de bisous.
- D'accord
Un dernier baiser et on ouvrit la porte en mettant un espace entre nous. Bizarrement, je me sentis un peu vide sans sa proximité, mais je positivai en me disant que dans la voiture, l'espace restreint nous forcerait à rester proches. En bas, je vis la voiture garée, ses parents et son frère dehors attendant qu'on arrive. Owen fit les présentations et je fus surprise de voir sa maman me serrer dans ses bras.
- Je suis ravie que tu viennes avec nous! Débute Evelyn.
- Merci beaucoup vraiment. Vous me direz combien je vous dois pour ma part d'essence, de location et tout ça
- Oh mais non, ne t'embête pas avec ça! On a toujours mille fois trop à manger, et on a bien trop d'espace dans ce chalet alors nous ça nous fait plaisir!
- Merci beaucoup!
- Puis bon, c'est rare quand il nous ramène des filles! Commente Justin, son frère.
- Hey, c'est ma meilleure amie ajoute Owen.
Son frère acquiesça alors que son papa prit ma valise pour l'ajouter dans le coffre.
- En voiture les gosses! Conclut William, le père d'Owen.
On grimpa, Justin à gauche, moi au milieu, Owen à droite, et comme je l'avais prévu je me retrouvai collée à lui. Durant les premiers kilomètres, les garçons racontèrent leur journée, puis sa maman, bavarde comme tout, commença à me questionner.
- Ca va Amelia? Tu es aussi à la SSB c'est ça? Demande Evelyn.
Ainsi, je lui racontai petit à petit mon parcours.
- Et tu veux faire quoi après?
- J'aimerais partir à l'étranger terminer mon cursus. Faire les deux ans soit en France, soit en Chine, mais je pense plus opter sur pour la France par rapport à la langue, ce sera bien plus simple en français que de me compliquer la vie en chinois vu que je n'en ai fait qu'un an.
- C'est sur... c'est un beau projet. Tu reviendrais aux Etats-Unis après?
- Oui, je pense! C'est vraiment pour voir un peu l'étranger, pour avoir une expérience dans un autre pays et être totalement bilingue.
- Très bonne idée. Owen, tu devrais faire pareil!
Il leva les yeux au ciel et je ris doucement. Je reçus un SMS et en voyant l'émetteur, je cachai le maximum possible l'écran.
"Viens plus près de moi..."
Je rangeai mon portable et me décalai discrètement pour me rapprocher de lui. On laissa la musique nous envahir, et mon oreille s'attarda sur Owen qui chantonnait par-dessus. Je sortis mon portable et lui envoyai un SMS.
"J'adore quand tu chantes... je demande un concert ultra-privé."
Rapidement, il me répondit.
"Attention, je prends cher... Quelles chansons voudrais-tu?"
Je réfléchis un instant avant de me lancer.
"Cher comment? On peut négocier? Je ne sais pas, à toi de choisir... mais j'exige Wonderwall."
J'attendis quelques secondes avant de sentir mon portable vibrer.
"On peut tout négocier chou... 1 chanson = 10 minutes de câlins au lit. Si je me débrouille pour te faire ton concert au chalet, on peut faire les câlins le 27. Ok pour Wonderwall, je m'occupe du reste."
Je souris en me retenant de le regarder, et tapai ma réponse.
"Parfait, j'accepte le deal... mais arrête de me parler de câlins, j'ai juste envie d'être dans tes bras et tes bisous me manquent."
Il rangea son portable et je sentis discrètement sa main prendre la mienne. Il caressa le dos de ma main avec son pouce en faisant mine de regarder droit devant lui, et je profitai de cet instant tactile qui avait déclenché mes frissons. Au bout d'une heure et demi de route, où Justin avait mis ses écouteurs, on s'arrêta manger sur une aire d'autoroute.
- Vous avez l'air éteints les jeunes, commente Evelyn.
- Ouais on n'a pas trop dormi ces derniers temps... c'était l'anniversaire d'Amelia avant-hier, puis les cours et tout...
- Oh! Bon anniversaire! S'exclame Justin.
Ses parents l'imitèrent.
- Merci!
- Vous avez fait la fête? Demande son frère.
- Non, ils m'ont fait la surprise de m'emmener à La Ronde!
- Oh génial! Termine sa mère.
On leur raconta rapidement notre journée au parc. On reprit la route un peu moins d'une heure après et très vite, Justin s'endormit contre la fenêtre.
- Tu veux essayer de dormir? Me propose Owen.
- Je pense oui...
- Maman, tu peux baisser un peu le son s'il te plait?
- Oh mais non O'... dis-je doucement
- Moi aussi je vais dormir.
Je lui souris et sa mère baissa le volume alors qu'Owen attrapait un plaid sur la planche arrière de la voiture. Je ne cachai pas mon étonnement quand il ouvrit le bras, mais je ne réfléchis pas plus de deux secondes et me blottis contre lui, la tête contre son cœur. Il rabattit son bras, puis le plaid sur nous et embrassa doucement mon front, mon nez et jeta un bref regard autour de lui avant de descendre sur ma bouche.
- O'... susurrai-je.
Après un nouveau coup d'œil, il prolongea le baiser en suçotant ma lèvre inférieure. Il recula son visage en plongeant ses yeux dans les miens et c'est comme si je le redécouvrais depuis quelques secondes. Un autre visage, un jeune homme tendre, doux et qui semble tellement tenir à moi... J'eus une bouffée de confiance, d'un coup.
- Je t'aime, dis-je tout bas.
