Intermède IV – Fragments du passé de Pansy
Chapitre par vervex

Planète 56BX - 201 ans plus tôt
Galaxie du Nord

Le corps d'un être à la peau rosée et plissée s'écroula sur le sol poussiéreux de la planète désertique 56BX. Près de sa carcasse gisaient celles de trois autres de ses compagnons. Tous les quatre portaient des tuniques violettes identiques. Elles étaient sales et maculées de sang.

La petite Pansy, haute d'un mètre à peine, fit quelques pas en direction des corps. Elle s'arrêta tout près de l'un d'eux et se pencha, cherchant dans le regard vide de l'homme nouvellement décédé un signe de culpabilité. Ses yeux gris cependant demeuraient pour elle un mystère. Elle se tourna vers son oncle qui était derrière elle.

- Oncle Phaius, comment sais-tu s'il était un vilain?, demanda Pansy innocemment.

Le général aux longs cheveux argentés ne put s'empêcher de sourire. Il posa un genou à terre afin d'être à la même hauteur que sa petite-nièce et l'invita d'un geste de la main à s'approcher. L'enfant aux cheveux blancs trotta jusqu'à lui et il posa une main sur ses minuscules épaules recouvertes d'une cape dorée.

- Ces hommes étaient des criminels, Pansy, répondit-il calmement en pointant les corps affalés sur la pierre plate et grisâtre qui composait l'entièreté du paysage. Ils ont assassinés beaucoup de gens au cours des millénaires. Ce sont des Kashvar, une race de sorciers sanguinaires. Il ne reste plus beaucoup d'eux, heureusement.

Pansy considéra cette nouvelle information pendant un moment.

- Est-ce que c'est notre responsabilité de punir tous les méchants de l'univers?

Les minces pattes d'oies aux coins des yeux du général s'accentuèrent et il sourit de plus belle, visiblement content que la jeune Pansy lui ait posée cette question.

- Tu sais ce qu'est la Vigie Universelle, Pansy?

La gamine à la peau azure hocha la tête.

- Alors tu sais que c'est notre devoir de s'assurer que l'univers soit à l'ordre, expliqua-t-il. Tu vois, il y a des êtres d'autres races qui parfois se plaisent à causer le chaos autours d'eux, mettant en danger le reste du cosmos. La Vigie est là pour s'assurer que de tels criminels et personnages infâmes paient pour leurs crimes.

Pansy posa ses prunelles jaunes sur les dépouilles des sorciers en face d'elle.

- Ils doivent donc mourir?, demanda-t-elle, réalisant la raison pour laquelle son oncle l'avait amenée sur cette planète inhabitée. Évidemment, il avait voulu lui montrer ce qui arrivait aux méchants.

- C'est exact. Certaines races démontrent un désir de se repentir mais celle-ci, comme tu as pu le constater, à cherché à m'affronter ouvertement. Je ne fais que m'assurer que justice soit faite et qu'ils paient pour tous les crimes qu'ils ont posés.

La petite fille inclina la tête sur le côté, ses yeux ne quittant pas les corps immobiles des Kashvars.

- Qu'arrive-t-il lorsqu'ils sont innocents?, questionna-t-elle en se retournant soudainement vers son oncle.

Pris par surprise, il prit une seconde à répondre.

- Ce... Cela n'arrive jamais, finit-il par dire. Nos inspections sont méticuleuses et objectives. Il n'y a aucune place pour l'erreur dans la Vigie.

Pansy hocha de nouveau la tête. Le général se releva.

- Vais-je un jour être justicière comme toi, mon oncle?

Les yeux de l'homme d'âge mûr brillèrent.

- Avec des efforts continus et de la discipline, petite Pansy, tu peux même un jour devenir la meilleure de toute l'armée!, s'exclama-t-il.

Pansy flasha un sourire blanc et redressa la tête vers Phaius.

- Je veux devenir la présidente!, s'écria-t-elle d'une voix aigue mais puissante pour une gamine d'à peine 5 ans.

Le général de la Vigie sourit et prit dans sa grande main la menotte de sa petite-nièce, l'entraînant vers le vaisseau qui les avait amenés sur la planète 56BX.

- Si tel est ton désir, alors je vais t'aider à le matérialiser.


Planète Saido – 96 ans plus tôt
Galaxie du Nord

Les coudes accotés contre le bord d'une grande fenêtre, Pansy avait posé son menton sur ses doigts croisés et parcourait des yeux le paysage urbain de l'autre côté du verre. La grande Cité des Gouverneurs s'étirait sur des miles à la ronde, peuplée de gratte-ciels argent s'étirant sur plus d'un kilomètre de hauteur. Plusieurs de ces tours étroites réfléchissaient le paysage tels des miroirs, créant un effet visuel de réflexions infinies. La grande ville était bordée de collines rocheuses et de plateaux. Un fleuve sinueux séparait la cité en deux. Deux soleils jumeaux frôlaient l'horizon en quasi permanence à ce temps-ci de l'année, donnant au ciel une couleur violacée.

Pansy leva la tête en apercevant un vaisseau ivoire atterrir sur le toit de l'une des plus hautes tours de la ville, non loin du gratte-ciel dans lequel elle se trouvait elle-même. Comme toutes les habitations importantes étaient reliées entre elles par des passerelles, il ne lui prendrait qu'une vingtaine de minutes pour atteindre le lieu de l'atterrissage à pied.

La jeune femme sentit des bras s'enlacer autour de sa taille. Elle baissa les yeux et vit des doigts gantés de noir sur son ventre.

- Viennent-ils déjà pour t'enlever et t'amener loin de moi?, chuchota une voix douce et féminine dans le creux de son oreille.

Pansy se tourna lentement vers Nymphaea, prenant ses mains entre les siennes. Elle découvrit que la Saido-jin devant elle ne portait que ses gants noirs. Nue, elle recula d'un pas afin que sa compagne puisse la voir au grand complet. Pansy sourit en coin, appréciant le corps svelte et légèrement musclé de Nymphaea. Sa peau azure, ses cheveux blancs encadrant son visage ovale et délicat, ses yeux liquides mielleux… Elle était parfaite.

L'exhibitionniste inclina légèrement la tête sur le côté.

- Est-ce que tu vas m'envoyer une lettre de temps en temps?, demanda-t-elle avec un ton moqueur.

Pansy sortit de sa rêverie et rencontra le regard de sa compagne. Elle lut dans ses yeux dorés de l'amusement mais, surtout, de la tristesse.

- Je vais revenir, assura-t-elle.

- C'est ce qu'ils disent tous.

- Il n'y a rien qui peut nous séparer, rétorqua Pansy avec un peu moins de conviction dans la voix.

Nymphaea roula les yeux, recula d'un pas de plus et croisa les bras devant ses seins nus.

- Nous nous voyions à peine alors que tu étais Générale. Maintenant que tu viens d'être promue au plus haut rang…

Elle laissa la phrase en suspend, baissant la tête. Pansy resserra la distance entre elles et posa un gant blanc sur l'épaule de sa partenaire.

- Je vais être Présidente. Je pourrai faire du temps pour toi, la rassura-t-elle, de nouveau du doute dans la voix.

Elle chercha en elle l'assurance habituelle qui caractérisait chacune de ses actions et décisions mais n'y trouva que du doute et une vérité qu'elle ne désirait pas affronter. Elle connaissait bien la route qu'elle s'apprêtait à enjamber; elle s'y était préparée pendant les cent cinq dernières années. Ce chemin ne lui permettrait plus d'attachements ni de temps libres; c'était une position de discipline et de justice mais aussi de solitude.

Nymphaea glissa hors de sa portée et marcha vers sa chambre. Pansy resta dans le salon immobile, dos à la baie vitrée. Un instant plus tard, sa compagne resurgit de sa chambre, une robe de chambre sur le dos cette fois, et la rejoint au milieu de la grande pièce. Elle tendit sa paume vers Pansy qui regarda à l'intérieur. Elle y vit une perle bleutée montée sur une mince chaîne en platine.

- Je ne m'attends pas à ce que tu la portes mais j'aimerais tout de même que tu la gardes, en souvenir de moi, dit-elle tout bas.

Elle lui tendit le bijou. Pansy le prit et hocha la tête en silence. Elles demeurèrent ainsi pendant plusieurs secondes avant que la Présidente à en devenir se penche pour embrasser Nymphaea. Le baiser ne dura qu'un instant, après quoi elles se séparèrent. Pansy marcha ensuite vers la porte, déplissant systématiquement son habit azur et blanc qu'elle allait bientôt troquer pour un costume encore plus prestigieux. Elle posa sa main sur la poignée et tourna. Avant de quitter le logement de sa compagne, elle lança un dernier regard vers cette dernière.

Nymphaea était debout au milieu du salon, sa robe de chambre attaché paresseusement à la hauteur de ses hanches et couvrant tout juste sa nudité. Ses bras étaient croisés devant elle. Ses iris dorés étaient étrangement brillants.

Pansy serra le collier dans sa main gauche et franchit le seuil sans se retourner.


Vaisseau de la Vigie Universelle – 6 mois plus tôt
Galaxie du Nord

Dans une immense salle dont les murs étaient couverts de panneaux blancs, 200 nouvelles recrues vêtues de beige étaient alignées en rangées de 10. La plupart étaient relativement jeunes, soit infiniment motivés, infiniment craintifs ou les deux à la fois. Bien que la majorité d'entre eux fussent des Saido-jins, plusieurs provenaient d'autres races. Les mains dans le dos et les pieds légèrement écartés, ils avaient été instruits de ne pas bouger. Les recrues regardaient droit devant eux, sauf lorsqu'ils lançaient des regards furtifs sur les côtés, tentant d'y repérer un indice qui dévoilerait la fin de ce moment d'immobilité qui durait depuis au moins une heure déjà. Il n'y avait aucune fenêtre ni source de stimuli dans la salle immaculée et vide. Personne n'osait cependant soupirer ou prononcer un seul mot.

Tout à coup, deux panneaux blancs faisant face au groupe glissèrent sur les côtés, dévoilant une entrée qu'aucune des recrues n'avait suspectée. Une forme féminine en franchit le seuil et marcha d'un pas assuré jusqu'au groupe, s'arrêtant à trois mètres de la première rangée. Un jeune homme à la peau orangée couverte d'écailles dans la première ligne déglutit nerveusement.

L'habit ajusté de Pansy, normalement argenté, était couvert de sang violacé. Il aurait été difficile de dire si ses gants et bottes, autrefois beiges, avaient porté une couleur autre que celle du vin. Des éclaboussures étaient aussi visibles sur le menton ainsi que sur la mâchoire du chef de la Vigie Universelle. Rien de tout cela ne semblait cependant la déranger. Ses yeux jaunes scannèrent la salle et ses occupants.

- Ne vous faites aucune illusion, commença-t-elle en fronçant ses sourcils blancs, passant ses mains dans son dos. Vous êtes le plus bas échelon de la Vigie Universelle et votre valeur courante ne dépasse pas celle des habits que vous portez. Nous ne vous ferons aucune faveur dans les semaines à venir et vous goûterez à la semelle de nos bottes si vous nous donnez une raison de douter de vos capacités.

L'écho de sa voix résonna dans la grande salle. Au son de cette dernière, plusieurs recrues s'étaient immédiatement redressées. La tension était palpable. Une Saido-jin baissa les yeux vers son uniforme beige.

- Si vous êtes ici cependant, c'est que vous êtes motivés par le désir de maintenir et d'appliquer la justice dans l'univers. Si ce n'est pas le cas, je vous invite à nous quitter immédiatement et à ne plus jamais revenir.

Pansy fit une pause volontaire et parcourut les visages crispés des recrues. Personne ne bougea. Elle hocha la tête.

- La Vigie Universelle est fondée sur les principes de l'ordre, de la discipline et de la justice. Si vous désirez devenir quoi que ce soit dans cette organisation militaire, vous devrez démontrer que vous vivez selon ces valeurs. Vous devrez exceller. Nous récompensons les soldats qui se démarquent.

La présidente pivota légèrement sur le côté et sourit en coin.

- Mais souvenez-vous que nous condamnons l'incompétence et le mensonge. La Vigie, à partir de maintenant, est votre seule alliance et votre seul devoir. Vous ne combattrez et ne vivrez que pour elle. Si nous avons raison de croire que vous faites autrement…

Pansy passa sa main devant son habit maculé de sang extraterrestre afin de faire passer son point. Plusieurs dans les rangs retinrent leur souffle. La Saido-jin baissa le bras.

- Caporal Taraxacum est cédulé pour débuter votre entraînement dans 5 minutes. Cela laissera le temps nécessaire aux poltrons pour s'éclipser.

Sur ce, Pansy se retourna et marcha vers la porte par laquelle elle était entrée. Aussitôt qu'elle eût traversé l'embrasure, les panneaux glissèrent vers leur emplacement original, ne laissant aucune trace de son passage.


De l'autre côté, Pansy se retrouva dans un couloir blanc bordé d'une petite rampe bleue. Accoté sur la rampe, le capitaine Lillium l'attendait les bras croisés, ses longs cheveux gris attachés en queue de cheval à l'arrière de son crâne.

- Tu as terminé de terrifier nos nouvelles recrues?, dit-il avec un ton moqueur.

Surprise de le voir là, Pansy cligna des yeux puis finit par sourire faiblement. Le capitaine remarqua qu'elle avait l'air fatiguée.

- Je préfère qu'ils soient bien préparés à ce qui les attend, expliqua-t-elle en marchant le long du couloir.

Lillium lui emboîta le pas.

- Tout de même, les pauvres doivent s'imaginer que le sang sur ton uniforme provient de l'un des leurs.

- C'était l'idée, répondit la présidente en esquissant un léger sourire.

Ils marchèrent en silence pendant un moment. Pansy tourna à droite dans une allée perpendiculaire et arriva sur une passerelle dont les grands hublots circulaires donnaient sur l'espace. Elle s'arrêta devant l'un d'eux et son frère se positionna de l'autre côté de la fenêtre, face à elle.

- Comment a été le combat?, demanda-t-il en baissant les yeux vers sa sœur cadette, plus petite que lui.

- Bien. Mais je déteste la race froide. Sais-tu cela fait combien de fois que je suis sensée éliminer le « dernier » de leur groupe?, répondit-elle, une pointe d'irritation dans la voix.

Elle tourna la tête vers la vitre et ses yeux se posèrent sur la planète bleue autour de laquelle le vaisseau de la Vigie gravitait; planète Saido.

- À chaque décennie un nouveau apparait, le cousin ou l'oncle de tel.

Elle enleva ses longs gants tachés de sang et les laissa tomber par terre sans considération. Quelqu'un d'autre s'occuperait de les ramasser. Lillium haussa un sourcil.

- Ils sont sournois. Mais je lui ai donné un spectacle qu'il n'est pas prêt d'oublier, même en enfer où il pourrit en ce moment même.

- T'ennuies-tu de la vie en tant que civil parfois?, demanda Lillium tout à coup.

De nouveau prise par surprise, Pansy se tourna vers lui et chercha dans son visage de la moquerie. Elle n'y trouva qu'une paire d'yeux dorés sérieux. Elle finit par brasser la tête.

- Comment une vie que je n'ai jamais eue pourrait-elle me manquer? Quelle question…

Le capitaine s'apprêta à ouvrir la bouche mais il fut interrompu par un Major-Général qui s'immisça entre eux.

- Présidente, dit-il en inclinant la tête.

- Major-Général Pachycereus, répondit-il en imitant le geste.

Lillium recula d'un pas et fit un salut plus formel, le major faisant partie d'un échelon au-dessus du sien. L'homme était plus âgé et portait un habit azur, caractéristique de sa position élevée.

- Capitaine Lillium, dit le major en le reconnaissant. Cela fait plaisir de vous voir. J'ai eu vent qu'une position de Major vient de se libérer. Quand comptez-vous appliquer?

Le jeune homme au costume noir et bleu sourit et répondit poliment.

- Lorsque je serai prêt, Major-Général.

- Sottise!, rétorqua Pachycereus en haussant les sourcils. Vous êtes bien plus compétent que vos pairs et pourriez très bien rejoindre les Major-Généraux si vous le désireriez. Qu'attendez-vous?

- Pachycereus, Lillium soumettra sa candidature pour une promotion lorsqu'il en aura envie, trancha Pansy d'une voix glaciale.

Soudain, la stature et l'âge de Pachycereus ne voulurent plus dire grand-chose et il baissa immédiatement la tête, se mordant la langue d'avoir parlé aussi ouvertement devant la Présidente.

- Je suis désolé, madame. Pardonnez ma curiosité et mon insistance.

Pansy ignora ses excuses et reprit sa marche le long du couloir. Le Major-Général la suivit de près et Lillium partit dans la direction contraire, préférant les laisser seuls.

- Je viens avec des informations quant à la race Saïyenne, dit-il enfin.

- N'avaient-ils pas tous été éliminés par Freezer?, questionna Pansy, jetant un court regard sur ses propres vêtements couverts du sang séché du dernier membre de la famille du pirate de l'espace.

- Cela est vrai pour presque l'entièreté de leur population, expliqua-t-il en suivant sa Présidente dans un autre couloir, sans fenêtre cette fois. Cependant il reste quelques individus vivant sur Terre.

- Sangoku et Végéta, se rappela Pansy.

Elle se souvint de l'incident avec Boo, de comment les Saïyens avaient été responsables de son retour et de comment les Kaios s'étaient montrés de parfaits imbéciles comme toujours, n'ayant absolument aucun contrôle sur la situation. Heureusement pour eux, ces mêmes Saïyens qui avaient fourni l'énergie requise pour le réveil de Boo avaient aussi réussi à l'arrêter en fin de compte.

- Je me souviens d'eux, dit-elle en s'arrêtant pour faire face à Pachycereus. A-t-on une autre situation désastreuse entre les mains?

- Rien du genre, madame, admit-t-il, mais nos informateurs ont noté une augmentation de leur puissance ainsi qu'un nouveau membre à la famille royale Saïyenne.

- Un nouveau membre?, demanda Pansy. Vous voulez dire qu'ils se sont reproduits avec des Terriens. Je suis déjà au courant.

- Ce n'est pas cela. Ils ont retrouvé la sœur du prince Végéta, Minutu, qui avait été propulsé dans un pod sur Terre avant l'explosion de leur planète.

Le Major-Général sortit de sa poche un appareil rectangulaire à peine plus petit que sa paume. Il pesa sur un bouton et un hologramme coloré apparut devant eux. Textes, photos et données de toutes sortes étaient suspendues dans l'air. Pachycereus pointa du doigt l'image d'une jeune femme à la chevelure brune presque aussi courte que celle de Pansy.

- Minutu, entraînée par le Namek et ancien Dieu de la Terre Piccolo, expliqua-t-il en pressant son doit sur l'écran tactile holographique devant lui.

Il déplaça la photo et amena en avant plan une fiche à l'aide de son index.

- Sa présence pourrait signifier une nouvelle lignée de leur race.

- Une lignée de plus ou de moins, quelle est la différence?, demanda Pansy en croisant les bras.

- C'est une femelle. Comprenez que la race Saïyenne était condamnée à l'extinction, n'étant composée que de mâles après l'explosion de la planète Végéta, et c'est pourquoi la Vigie a cessé de la surveiller de près. Mais avec la découverte d'une femelle, s'il advenait qu'ils se reproduisent entre eux…

- … nous pourrions avoir entre les mains une nouvelle armée Saïyenne d'ici 200 ou 300 ans, compléta Pansy en hochant la tête.

Des images de Freezer et ses mercenaires saïyens flashèrent dans l'esprit préoccupé de la Président de la Vigie.

- Nous ne pouvons pas laisser cette histoire se répéter, déclara-t-elle enfin. Qu'avez-vous en tête, Major-Général?

Un air satisfait sur le visage, il glissa le profil d'un sorcier sur son écran holographique.

- Je propose de régler cette situation en éliminant ce qu'il reste des Saïyens avant qu'ils ne deviennent un problème. L'Association des Sorciers Galactiques a montré un intérêt particulier quant au sort des Saïyens depuis le décès de Babidi.

Pansy renifla.

- Celui-là méritait d'y passer, dit-elle avec dérision.

- Cela dit, ils seraient prêt à s'occuper de cette situation pour une rémunération minime.

La jeune femme à la complexion azure réfléchit un instant. Elle avait vu les niveaux de combat des Saïyens sur l'écran de son subordonné et doutait quant à la capacité des sorciers de prendre en main une telle tâche. Cependant, s'il advenait que le sorcier en question échoue, elle possèderait une bonne raison pour couper les liens avec cette organisation qu'elle n'aimait pas particulièrement, surtout depuis la folie de Babidi. Pansy finit par hocher la tête.

- Très bien Major-Général, je mets cette mission entre vos mains. Assurez-vous cependant avant de passer à l'action de choisir un individu capable. Je ne voudrais pas avoir à terminer le travail bâclé d'un autre subalterne.

Pachycereus jeta un regard rapide vers son habit et comprit le message.

- Merci, Présidente. Vous n'avez aucune inquiétude à avoir; je choisirai la bonne personne.

Sur ce, Pansy se retourna et continua à marcher seule dans le corridor, laissant Pachycereus seul. Sa cape rouge, seule partie de son costume qui était toujours propre, flottait derrière elle.