THE ONE FOR ME by belladonnanoir

CHAPITRE 25

Carlisle

J'écoutais Bella parler à Edward au téléphone en essayant d'éviter que la colère qui bouillonnait en moi ne s'échappe. Elle venait à peine d'accepter de m'épouser et maintenant elle parlait avec la seule personne déterminée à l'emmener loin de moi. Je sentis la main de Jasper sur mon épaule.

- Ne t'inquiète pas Carlisle, tu sais que cela doit être fait, dit-il avec une voix douce.

- Je sais Jasper mais cela ne signifie pas que je doive aimer ça, argumentai-je.

Je sentis sa main serrer mon épaule comme s'il était d'accord avec moi mais il n'ajouta rien de plus. Nous restâmes debout à écouter Bella. Elle avait les larmes aux yeux en raccrochant.

- Est-ce que tu vas bien ma chérie ? demandai-je doucement.

Elle acquiesça légèrement.

- J'ai réussi à le convaincre d'attendre plus longtemps. Il sait que vous ne me laisserez pas partir facilement mais il dit qu'il vous fera payer le fait qu'il soit obligé d'attendre. Maintenant les garçons, rentrons à la maison !

Elle me fit un petit sourire avant de glisser sa main minuscule dans la mienne.

Sur le chemin du retour je ne pouvais pas m'empêcher de penser que Bella avait accepté de m'épouser. La joie me submergeait, je pensais que j'allais exploser. Je me penchai pour attraper sa main et y déposer un baiser.

- Je t'aime ma chérie !

Elle se tourna vers moi avec un sourire réconfortant.

- Je t'aime aussi Carlisle ! Je te remercie. Tu es vraiment tout pour moi.

Nous retombâmes dans un confortable silence jusqu'à notre arrivée devant la maison. Elle se tourna alors vers moi.

- Es-tu prêt pour l'ouragan Alice ?

- Avec toi à mes côtés je suis prêt à tout affronter, répondais-je en riant.

Nous sortîmes de la voiture et nous avions à peine posé un pied sur le sol qu'une tornade noire nous accosta.

- Félicitations ! cria-t-elle avant de nous serrer fortement dans ses bras.

Je pouvais entendre la respiration de Bella devenir laborieuse parce qu'Alice la serrait trop fort.

- Alice ! Libère Isabella avant qu'elle ne puisse plus respirer !

Alice la libéra rapidement et baissa les yeux vers le sol comme si elle était punie. Je ris et la pris dans mes bras.

- Là ! Tu peux me serrer aussi fort que tu le veux !

Elle commença à rire et me serra de toutes ses forces. Je vis Emmett et Rosalie étreindre rapidement Bella. Tout le monde rayonnait de plaisir.

Alice s'écarta avec un air malicieux sur le visage.

- Donc c'est bien moi qui vais organiser ce mariage n'est-ce pas ?

Je partageai un regard conspirateur avec Bella et secouai la tête.

- Non, nous avons décidé de le faire nous-mêmes !

Le visage d'Alice se décomposa et je me sentis coupable.

- Alice nous plaisantons bien sûr que tu organiseras le mariage ! dis-je gentiment.

Alice couina et sortit en courant de la pièce en criant qu'elle avait beaucoup de travail devant elle. Jasper la regarda partir, un petit sourire sur les lèvres avant de se tourner vers moi.

- J'espère que tu sais que tu viens de libérer un monstre du mariage.

- Carlisle félicitations! Nous sommes tous les deux si heureux pour toi, dit Emmett le sourire aux lèvres, en attrapant mon épaule tandis que Rosalie enlaçait ma taille avec un bras.

- Tu en as mis du temps pour trouver quelqu'un ! plaisanta-t-il.

Je leur souris et me libérai de leur emprise pour prendre la main de Bella.

- Est-ce que tu veux manger quelque chose ma chérie ?

- Volontiers, chuchota-elle pendant que je la tirai vers la cuisine.

Je la forçais à s'asseoir sur une chaise et commençai à sortir de la nourriture du réfrigérateur.

- Carlisle tu n'as pas besoin de cuisiner pour moi, je peux le faire !

- N'importe quoi Isabella, j'ai envie de cuisiner pour ma fiancée.

Je lui souris en pensant que cette merveilleuse femme était maintenant ma fiancée. Comment diable pouvais-je être aussi chanceux ? Juste au moment où je lui servais sa nourriture, Alice redescendit les escaliers les bras chargés de magazines qu'elle voulait montrer à Bella. Le téléphone commença à sonner et je partis répondre.

- Allo, ici la résidence des Cullen.

- Docteur ? C'est Jesse Lang. Nous avons un autre cas et j'aimerais que vous veniez pour y jeter un coup d'œil.

Mon sang ne fit qu'un tour, que se passait-il ?

- Bien sûr, je vais me mettre en route. Où dois-je vous rejoindre ?

- Au poste de police. A tout à l'heure, précisa-t-il avant de raccrocher.

Je me tournai vers Isabella et Alice.

- Je dois aller travailler maintenant, je vous reverrai tout à l'heure.

Alice me regarda avec un regard entendu.

- Vas-y Carlisle ! Tu nous raconteras quand tu reviendras à la maison, chuchota-t-elle à voix basse pour qu'Isabella ne l'entende pas.

Je hochai la tête rapidement et partis. En m'installant au volant de ma voiture, je sentis que mon corps se mettait en mode automatique. La dernière fois que j'avais été appelé au poste de police cela avait été pour Charlie. Comme j'arrivais au poste, je me ressaisis et entrai à l'intérieur. Je fus aussitôt frappé par l'odeur d'un corps en état de décomposition avancée. Jesse vint à ma rencontre à la porte principale.

- Merci Docteur, j'apprécie votre venue ici.

- Pas de problème. Qu'y a t-il ?

- Nous avons un autre corps. C'est très moche, préparez-vous.

Il me conduisit en bas, à la morgue. Sur la table se trouvait le corps d'une jeune femme pas plus âgée qu'Isabella. Ma mâchoire se décrocha légèrement. Si je n'avais pas su qu'Isabella était à la maison, j'aurais pensé qu'il s'agissait d'elle. Les cheveux, la peau semblaient être les siens. Jesse s'aperçut de ma réaction.

- Je sais. J'ai pensé que c'était elle au début. Nous avons trouvé une rose sur son corps comme pour le Chef. Docteur, que se passe-t-il ici ?

Je fus incapable de parler pendant quelques instants.

- Je ne sais pas Jesse, parvins-je finalement à dire en retrouvant ma voix.

Je me sentais mal d'avoir à mentir en sachant tout le temps et tous les efforts déployés en vain pour retrouver leur meurtrier. J'examinai le corps et trouvai de multiples traces de morsures et des égratignures à sa surface. Plus je descendais le long de son corps et plus mon estomac se retournait. Sur le haut de ses cuisses, des parties de sa peau avaient été arrachées. « Oh Edward ! Tu es vraiment tordu ! Salopard ! » pensais-je intérieurement.

- Ce sont les mêmes traces de morsure que les victimes précédentes mais cette fois il a pris des morceaux de peau.

Jesse jura entre ses dents et me regarda avec un air inquiet.

- Est-ce que nous devons nous inquiéter pour Bella, ne croyez-vous pas ? D'abord le Chef et maintenant cette fille qui pourrait être sa jumelle, Docteur, je dois savoir. Nous aimions tous le Chef et nous ferions n'importe quoi pour aider sa fille.

- Tout ira bien pour Isabella. Elle est constamment avec ma famille. Je me porte garant de sa sécurité, dis-je avec un ton confiant.

Je vis un regard s'afficher dans ses yeux comme s'il savait que quelque chose était différent à mon sujet mais qu'il avait conscience que nous la protégerions jusqu'à notre dernier souffle. Je rassemblais mes affaires.

- Ainsi vous et Bella ? demanda-t-il

Mon corps se figea à sa question, j'étais incertain de sa réaction.

- Oui c'est arrivé. Je peux vous assurer Chef Adjoint que tout est clair et que je tiens sincèrement à elle.

Nous nous regardâmes l'un et l'autre dans les yeux et il finit par m'adresser un sourire.

- Je comprends Docteur et je peux voir combien vous tenez l'un à l'autre. C'était évident lors des funérailles. Je suis content qu'elle ait quelqu'un pour veiller sur elle.

Je hochai la tête pour agréer et attrapai mon sac. Je me dirigeais vers la porte quand soudain je m'arrêtai pour le regarder.

- Soyez prudent Jesse ! Vous n'avez aucune idée de ce à quoi vous avez affaire. Nous avons eu assez de morts, il ne faudrait pas qu'un autre officier de police succombe.

Un regard de compréhension passa entre nous. A cet instant, je réalisai qu'il savait peut-être plus de choses que je ne le pensais.

Je fis mon chemin jusqu'à la voiture. En m'installant derrière le volant, je fus assailli par des images de la fille morte. Qu'est-ce que mon fils était devenu ? Je savais qu'il était déséquilibré mais ceci était trop pour moi. Mon téléphone sonna. Sans regarder l'identificateur d'appel, je l'ouvris et le portai à mon oreille.

- Docteur Cullen à l'appareil.

- Alors alors Carlisle ! Tu as été un vilain vampire n'est-ce pas ? C'est une délicieuse humaine que tu caches ! dit une voix traînante familière.

Je frappai ma tête contre le volant par frustration.

- Aro…


Le drame continue...