Bonjour à tous ! J'espère que vous allez bien. Merci à tous pour votre review, je ne vous en dis pas plus :
Bonne lecture !
Anonymous : merci pour la review ! Contente que tu aimes le petit Josh !
Rose : merci beaucoup ! Pour théo & Ginny : ah, ah, je ne dis rien xD
Chapitre 24
Ils atterrirent devant le Square Grimmaurd, à l'abri d'arbres. Harry commençait déjà à marcher vers le square lorsqu'il s'arrêta, se tournant vers les autres :
-Mais Nott et Parkinson ne pourront pas entrer ! S'écria-t-il. Bordel !
-Je peux entrer, fit soudain Théo, compliqué à expliquer mais Dumbledore m'a donné un papier avec le nom.
Tous se tournèrent vers lui avec des yeux ronds et il soupira :
-Je pense qu'on doit se dépêcher non ? Tout le monde sait que c'est la maison Black, ici. Si vous êtes d'accord, je le montre à Pansy et ça devrait marcher ?
-Ok, dirent Hermione et Ron en cœur.
Tout le monde se tourna vers Harry. Il n'avait pas envie de les voir entrer dans le Square et encore moins dans sa vie. Mais Nott venait de lui donner la preuve que Dumbledore l'avait accepté et qui était-il pour aller à l'encontre de ce que Dumbledore disait ? Et Ron lui en voudrait de ne pas faire entrer Parkinson.
-D'accord, lisez ce maudit bout de papier et suivez-nous !
Alors que le Square Grimmaurd se dévoilait à eux, ils y entrèrent.
-Sirius ? Appela Harry.
-Harry, chut ! Fit Hermione alors que le tableau de la mère de Sirius se mettait à hurler. C'est malin !
-J'avais oublié, ronchonna Harry.
Sirius déboula de la cuisine pour rencontrer le groupe :
-Mais qu'est ce que vous faites là ! Demanda-t-il en enlaçant son filleul.
-Poudlard a été attaqué !
-Allons à la cuisine, chuchota Hermione, détestant entendre les insultes de la mère de Sirius sur les Sang Moldus.
Hermione passa devant et fila à la cuisine. Elle fut surprise d'y découvrir Ginny et Mme Weasley en train de boire le thé. Les deux filles s'enlacèrent.
-Quelle surprise ! Qu'est ce que vous faites là ?
-Et toi ? Tu n'es pas eu Terrier ?
-J'avais rendez-vous à Sainte Mangouste, grimaça Ginny. Mais vous ?
-Poudlard a été attaqué, répéta Harry.
Mme Weasley laissa échapper un cri et Sirius leur demanda de tout leur raconter. Ils ne se firent pas prier. Tout commença alors à bouger autour d'eux. Pansy se retrouva coincée dans un coin, ayant peur de bouger, d'être remarqué. Quand elle avait décidé de rejoindre Ron, elle n'avait pas du tout pensé aux conséquences de ses actes. Pas qu'elle regrettait. Elle n'aurait pas voulu rejoindre ses parents. Néanmoins, se retrouver dans un camp qui ne l'aimait pas, face à la famille de Ron, et bien elle avait peur. Peur de ne pas être aimé, peur d'être rejeté.
Tous les membres de l'Ordre arrivèrent, avant de repartir. Ils allaient aider à Poudlard mais aussi à Sainte Mangouste ou au Ministère qui avait également été attaqué. Apparemment, l'Ordre n'avait pas prévu qu'ils seraient aussi nombreux et l'attaque avait été une vraie surprise. Pansy vit Harry s'énerver contre Rogue qui ne leur avait rien dit.
Elle vivait toutes les émotions dans un nuage, n'entendant les discussions sans vraiment les écouter, regardant les gens faire des allers et retours. Quand soudain, un des membres, un grand noir que Pansy ne connaissait pas intervint :
-Ils attaquent tous les lieux stratégiques ! Ministère, hôpital, famille !
-Famille ! S'écria soudain Hermione. Mes parents !
Elle traversa la cuisine en un rien de temps, Harry l'arrêta mais elle se dégagea pour sortir de la maison et pour, Pansy le savait, transplaner jusqu'à chez elle. Harry allait la suivre quand Sirius l'arrêta :
-Non, n'y va pas.
-Elle a besoin de moi !
-Je vais y aller, déclara une jeune femme que Pansy ne reconnut pas et qui avait des cheveux violets. Elle habite où ?
Harry resta muet de stupeur. Il n'aurait su dire avec précision où Hermione habitait. A Londres ? Elle en parlait souvent. Mais son adresse ? Hedwige n'en avait pas besoin pour lui envoyer des lettres.
-Je…
-Je la connais, accio carnet ! Coupa Ginny qui rattrapa son carnet après une toute petite minute.
Elle donna l'adresse à Tonks qui fila aussitôt.
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Dès qu'elle avait compris que sa famille était en danger, Hermione n'avait pas réfléchi et avait transplané directement chez elle. Elle savait qu'elle aurait du établir un plan, juste au cas où mais sa famille était précieuse pour elle et elle ne pouvait les imaginer… A son grand soulagement, les dispositions qu'elle avait prises pour les protéger avaient suffis. La maison n'avait rien.
-Papa ! Maman ! Cria-t-elle.
Même si les sorts avaient marché, elle se doutait bien que les Mangemorts en auraient des plus puissants. Elle trouva son père sur le canapé et sa mère dans la cuisine. Ils avancèrent vers elle, affolés par le ton de sa voix. Ils sursautèrent en voyant Tonks apparaitre.
-Il faut se dépêcher Hermione, prévint la jeune femme.
Hermione hocha la tête avant de se retourner vers ses parents.
-Hermione ?
-Il faut que vous partiez, allez faire vos valises.
-quoi ?
-Mais Hermione, commença son père.
-Non, écoute-moi, le monde magique est en guerre et je suis en plein dedans, je n'ai pas le temps de tout vous expliquer toute suite, faites moi confiance !
-En guerre, Hermione qu'est-ce que ça veut dire ?
-Maman, écoute-moi ! Cria Hermione, je n'ai pas le temps, va faire tes valises, mets le nécessaire, le principal, prends aussi quelques souvenirs ! Des sorciers puissants vont surement venir ici pour vous faire du mal !
-Ecoutez, coupa Tonks, je suis Auror, un policier magique, reprit-elle, je vais vous emmener chez mes parents et on vous expliquera tout. Prenons chacun une pièce et prenons le nécessaire. Nous partons dans moins de dix minutes.
Le calme de Tonks et le désespoir de leur fille firent comprendre aux Granger que le temps n'était pas à la discussion mais plutôt à l'action. Hermione et Tonks accéléraient le mouvement avec des sorts et moins de dix minutes après, ils étaient de retour dans le salon pour le départ.
-On va devoir un peu saccager la maison pour faire croire que les Mangemorts sont déjà passés cela les fera tourner un moment, décida Tonks. Je vais vous déposer chez mes parents et je reviendrais.
Tonks prit la main de la mère d'Hermione et celle-ci celle de son père et ils transplanèrent chez les Tonks. Hermione retint sa mère qui ne pouvait plus tenir sur ses jambes après son premier transplanage. Son père eut quelques vertiges mais réussit à dépasser cela. Une minute plus tard, les parents de Tonks arrivèrent. Celle-ci leur expliqua brièvement les choses avant de repartir. Hermione eut un mouvement de recul en voyant la mère de Tonks qui ressemblait trait pour trait à Bellatrix Lestrange. Elle se rappela alors qu'elles étaient sœurs.
Elle leur proposa du thé et repartit, laissant son mari et Hermione expliquaient du mieux qu'ils le pouvaient la situation du monde magique.
-Mais Hermione, tu ne nous avais jamais parlé de ça ! S'écria sa mère.
Hermione se mordit la lèvre, sentant cette culpabilité familière poindre en elle. Elle aimait ses parents ils avaient été de bons parents et elle aimait le monde moldu mais elle ne leur avait jamais rien raconté des dangers qu'avaient été Poudlard depuis sa première année. Elle avait eu peur qu'ils l'enlèvent de cette école qu'elle aimait tant, de ce monde auquel elle appartenait. Ils n'auraient pas compris parce qu'ils en étaient extérieurs.
-Je sais, je suis désolée. J'avais, j'avais peur que vous ne compreniez pas pourquoi je me battais. Je cherchais à vous protéger.
-Tu n'avais pas à faire ça, Hermione. Tu aurais du nous mettre au courant ! Ton école aurait du nous mettre au courant. Nous pensions te mettre dans une école sûre et nous apprenons aujourd'hui que des gens veulent de tuer parce que nous n'avons pas de pouvoirs ?
-Je sais, c'est difficile à comprendre mais…
Hermione n'ajouta rien elle ne savait comment défendre sa cause auprès de ses parents. Ted Tonks prit le relais.
-Je sais que ça peut paraitre difficile à comprendre. Je viens également du monde moldu. Comme Hermione, mes parents n'ont pas de pouvoirs. La plupart des gens du monde magique nous accueille mais c'est vrai, il y en a d'autres qui nous voient comme inférieur. Vous connaissez les guerres… il suffit d'un chef pour tout faire basculer.
-Mais qu'allons-nous faire ?
-Vous cachez. L'Ordre peut s'en occuper. Auprès de la famille des membres de l'Ordre, dans une maison sécurisée. Vous pouvez rester ici le temps qu'on s'organise. L'Ordre, c'est une organisation qui s'occupe de lutter contre le sorcier qui nous veut du mal. L'ordre va avoir besoin de quelques jours.
-Hermione, tu viens avec nous ?
-Non maman, je dois rester ici.
-Hermione, tu n'as que 17 ans, tu ne peux pas te battre dans cette guerre !
-Si papa, je le dois. C'est aussi ma guerre ce mage noir, il s'en prend à moi parce que je suis de sang moldu ! Et le monde magique, c'est mon monde et il s'en prend à Harry, mon meilleur ami. Je dois rester auprès de lui.
-Et nous ?
-Je vous protège.
-On ne te laissera pas faire, Hermione ! Je te l'interdis, s'énerva son père.
-Papa, j'ai 17 ans, je suis majeure dans le monde magique.
-Pas dans notre monde !
-Mais papa, tu ne comprends pas, ce monde que tu connais, il n'existera plus tel qu'il est si on le laisse gagner. Et ils ont besoin de moi.
-Tu te rends compte de ce que tu dis Hermione ! A 17 ans, on ne va pas à la guerre se battre, surtout pas contre des gens qui usent de sorcellerie !
-Je suis une sorcière, je me battrais comme ça moi aussi, ayez confiance en moi.
-Tu risques de te faire tuer Hermione, murmura sa mère.
-Je sais, j'en suis consciente et je m'excuse de vous faire du souci mais c'est ma décision quand j'ai accepté d'aller à Poudlard, j'ai pris en main mon destin et c'est ce que je fais aussi aujourd'hui.
-Nous n'aurions jamais du te laisser aller là bas.
-C'était mon destin, c'est ma vie, j'espère que vous me comprendrez un jour. Je dois y aller.
-Hermione…
-Ne m'en voulez pas, s'il vous plait. Je suis toujours la fille que vous avez élevée, qui se bat pour ce en quoi elle croit. Je reviendrais vous voir bientôt. Si vous avez besoin de quoique ce soit, demandez à M. Tonks et il me fera appeler par nos moyens.
Elle les embrassa rapidement, s'excusant de leur faire de la peine. Andromeda, la mère de Tonks, la raccompagna là où elle pouvait transplaner.
-Ils comprendront, nous allons nous en assurer.
-Merci beaucoup.
Sur ces dernières paroles, Hermione transplana et rentra de nouveau dans le Square Grimmaurd. Ses amis étaient encore dans la cuisine. Harry l'enlaça rapidement.
-Désolé, je voulais venir mais…
-Ce n'est rien, ils vont bien.
-Tonks nous a dit, fit Ron en l'enlaçant à son tour. Comment l'ont-ils pris ?
-Difficilement. Mais les parents de Tonks sont géniaux. Je retournerais les voir. Des nouvelles ?
-Non, comme tu vois, beaucoup sont repartis. On a peu de nouvelles.
Hermione s'assit, exténuée psychologiquement par ce qu'elle venait de vivre avec ses parents. Elle accepta avec un sourire timide le verre de jus de citrouille que Mme Weasley déposa devant elle ainsi que la main de Ginny dans la sienne. En face, Harry et Ron patientaient.
Un peu plus loin, Pansy les regardait avec une pointe de jalousie. Elle ne devrait pas, elle le savait. Ces trois là et même ces quatre là avaient une connexion et ils se connaissaient depuis tellement longtemps qu'ils ne faisaient pas toujours attention aux autres. Elle était contente que Théo soit à ses côtés dans cette épreuve. Elle attendait avec appréhension le moment où les autres se demanderaient ce qu'ils faisaient là. Mais le moment n'était pas encore arrivé. Soudain, un homme apparu, toujours le grand homme noir, impressionnant, avec une robe de sorcier violet, ce qui ne pouvait passer inaperçu.
-Le ministère a aussi été attaqué, déclara-t-il d'une voix blanche. Le Ministre et toute sa garde rapprochée sont morts.
Un silence glacial tomba. Le ministère tombé, c'était de nombreuses ressources qui s'envolaient c'était aussi, surement, de nombreux morts, Pansy n'en doutait pas. Elle vit la mère de Ron s'écrouler. Les deux jumeaux qui étaient arrivés alors qu'Hermione était partie l'entourèrent rapidement. Ron se leva, blanc comme un linge, essayant visiblement de poser une question à l'Auror, sans succès. Néanmoins, celui-ci sembla comprendre la requête du rouquin.
-Nous n'en savons pas plus pour le moment, les Aurors sur place se démènent pour ramener tout le monde. J'y retourne.
Le silence retomba, Pansy mit un peu de temps à comprendre que l'un des frères de Ron devait surement se trouver proche du ministre. Elle vit Hermione se lever pour prendre Ron dans ses bras. Il y tomba, s'y accrocha, le visage sans expression, en plein déni. Pansy aurait aimé faire quelque chose, le prendre elle dans ses bras. Mais elle ne savait pas s'ils en étaient déjà là et elle pensait que ce serait une mauvaise idée d'afficher leur relation ainsi devant sa famille.
Une heure passa, puis une autre.
Quand enfin, ses attaques semblèrent prendre fin.
Les nouvelles étaient accablantes. Les Mangemorts avaient réussi à prendre Poudlard, à prendre le Ministère. Les membres de l'Ordre étaient dispersés à différents endroits, attendant la décision que Dumbledore devait prendre. Voldemort avait gagné cette bataille.
Le groupe de jeunes attendit encore quelques heures avant d'en savoir plus, laissant les adultes prendre des décisions. Harry était furax, Pansy ne le connaissait pas mais elle ne l'avait jamais vu comme ça et n'aurait jamais pensé le voir ainsi.
-Je n'arrive pas à croire qu'ils nous mettent de côté ! On est plus des gosses, on entre en guerre, là, ils en sont conscients ? Alors pourquoi nous mettre de côté ? Ils ont besoin de nous ! Nous ne sommes plus des objets à placer là où ils veulent. Nous devons agir ! Et je croyais qu'il y avait des agents doubles, il a fait quoi Rogue ? Pourquoi il nous a rien dit ? Comment le croire maintenant !
Hermione essayait vainement de le calmer mais Pansy sentait bien qu'elle n'en avait pas la force. Quand enfin, certains remontèrent. Pansy reconnut le père de Ron, Sirius Black – qui visiblement n'était pas du côté du Seigneur des Ténèbres comme elle le croyait, Maugrey Fol'œil – le vrai, cette fois-ci, Severus Rogue et le professeur Dumbledore.
Le père de Ron alla vers sa femme, blanc comme un linge et secoua la tête, murmurant que le corps avait été retrouvé. Molly Weasley s'écroula, en pleurs, dans les bras de son mari. Pansy ne le connaissait pas mais elle se sentait vraiment peinée de la détresse de cette famille qui venait de perdre un des leurs. Elle se sentait vraiment de trop ici.
Dumbledore commença alors à parler des places prises par Voldemort, des morts qui s'étaient vaillamment battus, de la guerre qu'ils allaient devoir mener tant bien que mal. Il assura à Harry et aux autres qu'ils auraient une place dans cette bataille qu'ils devraient aller se coucher qu'ils en parleraient le lendemain.
Mais il fallait encore décider de ce qu'ils faisaient d'eux et c'est Rogue qui le remarqua :
-Que font-ils là ? Demanda-t-il de sa voix glaciale.
-Il est naturel que M. Nott soit là, déclara Dumbledore, mais pour Miss Parkinson ?
-Je, commença-t-elle.
-Elle est venue avec moi, fit Théo, elle ne voulait pas rentrer chez elle, je ne pouvais la laisser retourner chez ses parents.
-Deux Serpentard ici, vraiment ? Fit Fred d'une voix dure. Je ne suis pas d'accord, on ne devrait pas être d'accord ! Qui sait s'ils ne vont pas nous trahir !
-Ils ne le feront pas, coupa Hermione.
-Comment tu le sais ?
Hermione haussa les épaules, fatiguée.
-Nous en parlerons demain, décréta Dumbledore. Allez, vous coucher.
-Prenez Théo avec vous, souffla Hermione à Harry, s'il te plait.
Harry hocha la tête et Hermione fit un signe à Pansy de la suivre. Ginny les suivit après un instant à consoler sa mère. Quand elle s'assit sur son lit, elle éclata en sanglot. Hermione se précipita vers elle pour la prendre dans ses bras, laissant couler ses larmes longtemps retenue. Pansy ferma la porte, ne sachant que faire. Elle décida d'aller s'asseoir près d'elles. Elle ne pouvait faire rien d'autres que d'être là.
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Le lendemain fut difficile. Personne n'avait vraiment dormi. Pansy était réveillée depuis des heures mais elle n'osait bouger. Elle fut soulagée de voir Hermione se lever. Elles descendirent toutes les trois à la cuisine où se trouvait seulement Molly Weasley qui tentait désespérément de faire un petit déjeuner correct.
-Je vais le faire Mme Weasley, proposa Hermione.
-Tu peux m'appeler Molly maintenant.
Touchée, Hermione enlaça Molly qui pleura contre elle.
-Merci d'être là, Hermione.
La Gryffondor poussa Molly à s'asseoir près de sa fille et prépara tant bien que mal le petit déjeuner. Petit à petit, tout le monde se retrouva assis autour de la table de la cuisine, heureusement grande.
-Peut-être pouvons-nous reparler de la présence à table de deux Serpentard, fit soudain Fred.
-Dumbledore a dit que Théodore Nott était le bienvenu, fit Arthur Weasley.
-Pour quelle raison ? Et ça n'explique pas vraiment la présence de Parkinson.
Pansy retint une remarque acerbe. Ce n'était pas le moment de se mettre la famille Weasley à dos. Néanmoins, elle était horriblement vexée de ce ton. Pour qui se prenait-il pour parler d'elle comme ça ? Et pourquoi Ron ne prenait-il pas sa défense ? Elle devait avouer que c'était ce dernier point qui faisait le plus mal.
-Je suis là parce qu'il y a quelques semaines, j'ai dis à Dumbledore que je voulais me battre à vos côtés et non du côté de Voldemort.
-Pourquoi ?
-J'ai mes raisons, Dumbledore les connait, je ne compte pas vous les dire.
-Et tu crois qu'on va t'accepter comme ça ?
-Je me fiche si vous m'acceptez ou non. Je comprends votre réticence mais je peux vous assurer que je ne vous trahirais pas. Croyez-moi, il aurait été plus facile de rejoindre mes parents et de faire ce qu'on attendait de moi, de devenir un simple petit mangemort. Mais ce n'est pas ce que je voulais. Pansy est mon amie, elle est dans la même situation que moi, je ne pouvais la laisser là-bas. Elle ne fera rien de mal.
-Comment te croire !
Théo soupira, sentant la colère monter en lui. Il lui serait tellement simple de lui rabattre son clapet en lui disant qu'il faisait surtout ça pour son enfant à naitre. Mais bien sur, ce n'était pas à lui de le dire. Il osa un regard à Ginny qui sembla comprendre ce qu'il voulait dire.
-Parce que c'est lui le père de mon bébé.
Tous les regards convergèrent vers Ginny avant de revenir vers Théo qui se releva à temps pour éviter un coup de poing de Fred Weasley, sans réussir à s'échapper de la poigne de Georges. Il reçu quelques coups avant qu'on ne les sépare. Il se releva avec l'aide de Pansy.
-Non, mais ça va pas ! Cria Ginny.
-Toi ça ne va pas ! Déjà avoir un bébé à 15 ans, s'énerva Fred, et maintenant…. Avec lui ! Ce Serpentard !
-Et alors ? Je fais ce que je veux ! Et toute façon, c'est fait maintenant !
-Et quoi tu veux qu'on reste sans réagir !
-Lui casser la gueule ne sert à rien et maintenant vous savez pourquoi il fait ça !
Le silence retomba. Ginny se rassit, exaspérée par l'immaturité de ses frères qui s'en allèrent, offusqués. Au moins, tout le monde savait et elle pouvait passer à autre chose.
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Après la dispute des Weasley, Hermione était remontée dans sa chambre pour faire une toilette sommaire. En rangeant ses affaires, elle trouva le parchemin que Drago lui avait laissé. Elle s'assit sur le lit et le déplia.
Hermione,
Si tu lis cette lettre, c'est que nous ne sommes plus à Poudlard et tu dois m'en vouloir. Tu me connais, je ne sais pas dire les choses et pourtant, j'avais envie de te les dire alors j'espère que les écrire sera plus facile.
Je ne sais pas comment j'ai pu en arriver là. A te consacrer du temps, à vouloir passer du temps avec toi mais c'a tout changé. Tout ou presque. Déjà avant le début de cette année à Poudlard, je savais que je ne voulais pas être comme mon père, être un Mangemort à la solde d'un mage noir qui déciderait de tout. Je suis plus fier que ça et… des circonstances ont fait que je n'y croyais plus vraiment. Ma rencontre avec toi a considérablement renforcé mon point de vue.
Néanmoins, je ne pouvais pas entrer dans l'Ordre comme Théo l'a fait. Lui le fait aussi et surtout pour la Weasley et le bébé. D'un côté, je l'envie C'était simple pour lui. Beaucoup plus difficile pour moi. J'ai ma mère et il y a Blaise. Je sais que Pansy finira par rejoindre Weasley.
Quand Théo a décidé de rejoindre l'Ordre, il est allé voir Dumbledore, et je suis allé avec lui. Mais je ne pouvais pas me résigner à rejoindre l'Ordre, à travailler avec Potter même si cela aurait voulu dire passer du temps avec toi, te voir.
D'où cette idée commune de nos trois pensées… être agent double. Pour l'Ordre.
Théo sera mon agent de liaison ainsi que celui qui le supervisera. Dumbledore ne pense pas que l'Ordre fera confiance à Théo et je peux le comprendre, j'espère juste qu'il sera quand même bien intégré.
Prends soin de lui, de Pansy et surtout prends soin de toi.
« Même si je suis loin de toi, mon âme reste avec la tienne »(1)
DM
Hermione replia le parchemin, essuyant les larmes qui coulaient sur ses joues.
Cette dernière phrase. Ecrite en runes. Celle qu'Abe écrivait à Kate. Il la lui avait écrite. Pour elle. Elle respira un grand coup, évitant de penser à son cœur qui semblait se briser dans sa poitrine.
Elle n'arrivait pas à croire qu'il ait fait ça. Néanmoins, elle était soulagée qu'il ne soit pas retourné chez lui pour Voldemort. Elle se doutait qu'il ne pensait plus comme ça mais elle n'aurait jamais pensé qu'il devienne agent double pour le compte de l'Ordre. C'était tellement dangereux !
Elle rangea sa lettre là où personne n'aurait l'idée de chercher et se promit de tout faire pour que cette guerre cesse. Pour qu'elle retrouve ses parents, pour qu'elle retrouve Drago.
Voldemort avait gagné cette bataille, mais il était loin d'avoir gagner la guerre.
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En runes dans le texte
Voilà ! Alors ? Un chapitre spécial flash back pour comprendre les débuts de la cohabitation ! J'espère que cela vous a plu ! Au début, les parents d'Hermione devaient mourir mais trop dur à écrire au final, c'est donc tombé sur Percy…
Dites-moi ce que vous en avez pensé !
Bisous !
