Bonsoir
Et voilà un nouveau chapitre =)
Bon comme il y a eut une incompréhension je rappelle que je publie TOUS les dimanches soir et que je ne crois pas avoir eu de retard... ou alors j'avais prévenu.
Si certaine ont des questions sans compte FF, vous pouvez me trouver sur Twitter : Alexiaa2803
En tout cas merci à toutes pour les review =)
Merci à Lily pour la correction.
Bonne lecture.
Main dans la main, Edward et moi avançâmes jusqu'à la porte d'entrée de chez ses parents. Rien que de l'extérieur, j'étais très impressionnée et intimidée. Nous étions arrivés par un large et haut portail en fer forgé qui donnait accès à une cour circulaire où quelques voitures étaient déjà garées, avec au milieu, une sorte de rond-point où trônait une fontaine entourée de fleurs. Autour de la place ronde, un grand jardin, arbres, arbustes, fleurs et bosquets étaient savamment entretenus... j'aurais dit un parc plutôt.
Puis il y avait la demeure asymétrique. Tout à gauche de l'entrée, il y avait un garage, suivi de deux autres mais cette fois-ci, contenant un étage. Ensuite, la partie centrale sur deux étages, légèrement plus en avant du reste de la maison et rien que sur cette partie, je comptais 12 fenêtres. Pour finir, une dernière partie finissait la maison, ne s'élevant pas plus haut que le rez-de-chaussée.
La couleur noire de la haute toiture contrastait avec le beige des pierres de la maison. Je montai les six petites marches pour accéder au porche rond, délimité par deux colonnes grecque avant d'atteindre la majestueuse porte d'entrée en bois sculpté. Je me sentais si petite dans cet endroit. Edward sonna et nous n'attendîmes que quelques secondes avant que la porte s'ouvre avec une facilité insoupçonnée, j'aurais juré qu'elle était lourde pourtant. Esmée apparut et nous sourit avant de s'avancer et de prendre Edward dans ses bras.
- Bon anniversaire mon chéri !
- Merci maman.
- Vous êtes en retard, tout le monde est déjà là.
- Ce sont les autres qui sont en avance. J'ai pris l'Aston et fais un petit tour pour essayer d'épater ma copine.
Esmée secoua la tête avec amusement et se tourna vers moi.
- Bonjour et bienvenue chez nous Isabella. Entrez donc.
- Merci.
Ma patronne s'effaça pour nous laisser pénétrer dans l'entrée qui débouchait soit sur un grand escalier de marbre avec une rambarde en fer forgé, soit sur une pièce à droite près de l'escalier, soit sur une des deux pièces à gauche ou encore sur une porte au bout du couloir donnant accès au jardin. Esmée passa la porte près de l'escalier, suivie d'Edward qui n'avait pas lâché ma main.
Je me retrouvai alors dans un très grand salon, plutôt moderne vu le style de la maison. La première chose que je vis fut Laurel, se lever d'un bond pour venir se jeter dans les bras de son frère. Je lâchai la main de mon compagnon et reculai de quelques pas pour les laisser à leurs retrouvailles.
- Bon anniversaire Edward !
- Merci ma chérie ! Tu vas bien ?
- Oui, je suis contente de te voir !
- Moi aussi. Tu m'as manqué la petite.
- Mais !
- Bah quoi ? Bon, tu te souviens d'Isabella ?
- Oui. Salut.
Elle me lança un sourire que je lui rendis.
- Bonjour Laurel.
Sans voir la chose arriver, elle vint me prendre dans ses bras. Stupéfaite, je ne bronchai pas mais je finis par lui tapoter gentiment les épaules d'un geste très maladroit. Elle se recula en m'observant.
- Tu es très belle !
- Oh euh... merci.
- Viens, je vais te montrer ma chambre !
- Je... oui... ok.
J'aurais voulu ajouter que je désirais saluer le reste de sa famille avant mais elle m'entraînait déjà dans les escaliers. Sans qu'elle me lâche la main, je passai devant quelques portes closes avant d'entrer dans sa chambre. Comme je m'y attendais, elle était très grande mais assez simple. La couleur dominante était le violet clair, parme. Le grand lit en bois blanc, avec oreillers et couverture de la même couleur, ce qui offrait un contraste avec les murs.
Les meubles de la chambre étaient aussi en blanc, les grands et épais rideaux blanc et violet ornaient les hautes et larges fenêtres. Il y avait plusieurs plantes vertes ou fleurs d'intérieur qui apportaient une touche de décoration. Dans un coin de la chambre, un majestueux fauteuil baroque était placé aux côtés d'une bibliothèque. Sur les murs et quelques meubles, j'aperçus divers photos d'elle et de sa famille.
- Tu as une très jolie chambre !
- Merci, j'ai tout fait avec ma mère.
- C'est vraiment chouette.
- Viens voir ici...
Elle ouvrit une porte qui donnait accès à son dressing, j'en restais bouche bée. C'était le plus grand dressing que je n'avais jamais vu. Cette fois-ci, les couleurs de la pièce étaient très claires, la moquette blanche, les meubles en bois clair. Sur les côtés du dressing, des centaines de jeans, robes, jupes, shorts et autres vêtements étaient soigneusement pendus sur les cintres. Face à moi, au mur du fond, des dizaines de paires de chaussures étaient exposées dans un dégradé de couleur hallucinant. Au centre de la pièce, il y avait un îlot central avec ce qui semblait être des tiroirs mais sans poignée, un ordinateur était posé sur le dessus du meuble.
- Laurel... Ce n'est pas un dressing... c'est carrément un magasin !
- J'en ai moins que maman ou Rosalie.
- Mais plus que moi... ou Edward !
Elle rit et s'avança dans la pièce.
- Comment tu retrouves tous tes vêtements ?
- C'est facile, regarde. En fait, si je veux une robe noire, je tape robe noire à l'ordinateur…
Elle s'exécuta et plusieurs modèles de robe noire s'affichèrent sur l'écran.
- Après tu choisis par exemple celle-là... et c'est sur le porte manteau 129.
Je regardai autour de moi, à droite les numéros entre 1 et 200, à gauche de 201 à 400. Je partis à la recherche du numéro 129 et effectivement, je tirai le cintre de la robe noire qu'elle avait sélectionnée. J'étais très impressionnée. Bien sûr, le système était le même avec les chaussures et les tiroirs sans poignée de l'îlot central contenait les bijoux, ils ne s'ouvraient qu'une fois le bijou choisi et après mot de passe.
- Je ne savais pas qu'un dressing pareil pouvait exister. C'est hallucinant. Je peux regarder tes chaussures ?
- Oui.
- J'ai l'impression d'être au paradis !
- Ah bon ? Tu aimes les chaussures ?
- J'adore oui ! Celles-là sont magnifiques !
- C'est mes préférées. Tu en as beaucoup chez toi ?
- Non, je n'ai pas de place et de belles chaussures coûtent chères...
- Edward m'a dit que tu avais un chat, c'est vrai ?
- Oui, c'est vrai.
- Je pourrais le voir un jour ?
- Si tu veux oui.
- J'avais un chat avant mais quelqu'un l'a écrasé.
- Oh Laurel, je suis désolée.
- C'était il y a longtemps mais on a pas eu d'animaux après. J'aimerais bien en avoir un...
- Demande à Edward, je suis certaine qu'il t'en offrirait un !
- Tu crois ?
- Oui. Il est fou de toi. Il t'aime vraiment fort.
- Moi aussi. Plus qu'Emmett mais chut hein.
- Promis. J'ai une question, pourrais-tu m'apprendre à faire les tresses en épis ? Edward m'a dit que tu lui as appris et que tu pourrais le faire pour moi.
- Oh oui ! On coiffera Rosalie ! C'est facile, tu verras.
- Merci.
- Viens, je te montre autre chose !
Pendant presque une demi-heure, je regardai ses photos de famille, de ses amies, ses galas de danse, ses vacances. Elle me parla aussi des films qu'elle aimait bien, et des acteurs et chanteurs qu'elle idolâtrait. Nous étions en plein débat pour savoir qui de Robert Pattinson ou Louis Tomlinson, un chanteur du groupe One Direction, était le plus beau. C'est à ce moment-là qu'Edward arriva.
- Tout va bien les filles ?
- Oui, eh mon lit !
Nous étions assises au bord du pied du lit de Laurel et Edward venait de se jeter de tout son long en travers du lit. Il rit, s'allongea et caressa mon dos.
- Vous discutez de quoi ?
- De garçons... de beaux acteurs et chanteurs.
- Qui sont les élus ?
Je lançai un regard à Laurel, elle me sourit et parla.
- C'est un secret de filles !
- Hum... je sais sur qui Bella craque... je trouverai pour toi Laurel !
- C'est toi le plus beau Edward.
Elle sourit et alla s'allonger contre lui. Edward referma ses bras autour de sa sœur et légèrement gênée par ce moment de tendresse, je me levai.
- Euh, je vais aller saluer le reste de la famille.
Je sortis de la chambre et rencontrai Rosalie dans l'escalier. Elle me sourit et tendit l'un des verres de vin blanc qu'elle tenait.
- Tiens, je l'ai pris pour toi.
- Merci Rosalie. Edward et Laurel sont en pause câlin. Je descendais pour dire bonjour, je n'ai même pas eu le temps de le faire.
- Viens, nous sommes tous dans le salon. Laurel est une rapide, mais elle est adorable. J'espère qu'elle ne t'a pas fait peur...
- Oh non, non, non ! Edward m'avait déjà parlé d'elle, de sa façon d'être. Tout va bien. J'ai juste reçu beaucoup d'informations en peu de temps.
- Elle a besoin de montrer son univers.
- Tout va bien, je ne vais pas partir en courant. Je l'aime bien.
- Esmée avait peur que ça fasse trop pour toi...
- Oh... oui je vois, à cause de mon côté pas très sociable.
Rosalie me regarda avec une mine désolée, je décidai de ne pas en tenir compte et entrai dans le salon, souriante et je l'avoue, un peu en mode robot. Esmée s'avança vers moi suivie de son mari.
- Oh Isabella, pardon du kidnapping de Laurel. On lui avait dit d'attendre au moins la fin du repas mais elle était pressée de vous connaître.
- Il n'y a pas de mal. Je regrette juste de ne pas avoir eu le temps de vous saluer. Monsieur Cullen...
Je lui tendis la main, qu'il serra avec un brin de surprise.
- Bonjour Isabella.
- Emmett.
Je lui fis un signe de la main, il me le rendit, la bouche trop pleine de petits fours pour me répondre. Rosalie, toujours à côté de moi lâcha un soupir devant le spectacle de son mari, visiblement Emmett était, est et sera toujours comme ça. Esmée reprit la parole.
- Laurel vous a fait visiter ?
- Sa chambre et le dressing oui.
- Oh, j'espère qu'elle ne vous a pas dérangée. Elle n'est pas méchante vous savez, elle est juste... chaleureuse.
- Je comprends. Mais ne vous en faites vraiment pas.
- Vous savez, ça ne passait pas vraiment avec Jane... enfin pas du tout même. Je crois qu'elle compte beaucoup sur vous pour rendre son frère heureux. Elle avait bien compris qu'entre lui et Jane, ça n'irait jamais et que son frère était malheureux.
- Vous savez, je ne suis pas la personne la plus chaleureuse mais comparée à Jane, je suis mère Teresa !
Rosalie gloussa alors qu'Esmée et Carlisle souriaient. Emmett, qui avait fini de vider le plateau de miniatures, s'avança vers nous et me servit un nouveau verre de vin avant de prendre la parole.
- Jane et toi êtes très différentes. Toi c'est une façade, tu fais croire que tu es froide, c'est un masque. Jane, elle, c'est son vrai caractère. C'est là que la différence se joue. Edward m'a parlé de toi, j'ai pu te voir sans ton armure. Je sais que tu n'es pas ce que tu montres. Faut juste apprendre à te connaître, nous n'avons qu'à gagner ta confiance.
Le silence régna quelques secondes, trop surpris par l'analyse faite par Emmett. N'importe qui aurait pu le faire, il ne fallait pas un diplôme en psychologie pour établir mon portrait, mais venant d'Emmett, un dimanche, après au moins deux verres de vin, c'était surprenant. Aucune grossièreté, aucun double sens, aucun sous-entendu... Surprenant !
- Eh oh ! Je vous rappelle que j'ai fait de brillantes études, je suis sorti 3ème de ma promo et je dirige une entreprise ! J'en ai pas l'air mais je ne suis pas que l'idiot du village ! Et puis comment pensez-vous que j'ai séduit ma brillante femme avocate sice n'est avec mon esprit vif et affûté ?
- Tu as raison, désolée mon amour. Et puis, il faut un minimum d'intelligence pour avoir de l'humour. Surtout le tien. C'est ce qui m'a fait craquer pour toi.
Emmett sourit et Rosalie alla l'embrasser avant de se blottir contre lui.
- Bref, pour en revenir à Jane et Bella... je préfère Bella, ça se voit qu'elle est cool et qu'elle n'est pas née avec un Mr Freeze dans le cul comme l'autre.
- Emmett !
- Pardon maman... tu n'espérais quand même pas que j'allais me la jouer à Edward je sais tout, toute la journée ? Ça serait pas moi sinon...
- J'aurais aimé que ça dure plus longtemps. Enfin bon, nous t'aimons comme ça.
Emmett sourit et porta son verre à ses lèvre tandis que je reprenais la parole.
- Et puis, excuse-moi de te contredire Emmett, mais Edward ne sait pas tout... il y a encore du boulot pour ça !
Je souris alors qu'Emmett avalait de travers en riant, Rosalie lui tapotait le dos, amusée. C'est à ce moment que justement, Edward et Laurel entrèrent dans le salon. Edward passa un bras atour de ma taille et prit mon verre de vin, que je lui présentais, afin qu'il le finisse à ma place. Moi et l'alcool n'étions pas très amis, je tenais à garder le contrôle.
- Il te faut une paille pour boire sans t'étouffer frangin ?
- Si tu savais !
Edward fronça les sourcils mais Esmée invita tout le monde à passer à table avant qu'il ne pose de questions. Je suivis le groupe jusque sur la terrasse et restai interdite en voyant le jardin mais surtout la piscine. Ce n'était pas une piscine, c'était carrément la plage, avec du vrai sable... C'était une de ces piscines dites naturelles, il y avait des plantes autour de l'immense bassin donnant l'illusion d'être dans une palmeraie. L'eau était turquoise, digne d'un lagon des îles, il y avait même le mouvement des vagues, allant et venant s'échouer sur la grande étendue de sable blanc. Sur une des rives, se trouvait une cabane en bois, à l'ombre des palmiers et en face, un ponton en bois, permettant je suppose de plonger. Sur le sable, plusieurs chaises longues étaient disposées pour permettre de profiter du soleil.
Je me tournai vers Edward, fascinée par ce que je voyais.
- Je pensais bien que ça te plairait.
- La plage à Seattle ?
- Oui. Le bikini est une bonne idée non ?
- Je n'arrive pas à y croire !
- Les travaux se sont terminés fin août de l'année dernière, autant dire que nous n'en avons pas profité.
- Et c'est chauffé ?
- Oui. Il y a un système de panneaux solaire, caché par les plantes, qui permet à l'eau d'être chauffée si on le souhaite. Je suis dingue de cette piscine et depuis que je te connais, je pense à toi en la voyant.
Je souris et le quittai du regard pour admirer une nouvelle fois la piscine. Il fallait que maman voit ça ! Je me promis de prendre une photo et de lui envoyer. Revenant sur terre, je m'installai à table, entre Edward et Emmett, je ne savais pas si j'avais bien fait. Le début du repas se passa avec comme discussions les études de Laurel, ses examens qui étaient pour bientôt et la préparation de son gala de danse prévu la semaine prochaine, gala auquel elle m'invita et elle eut la promesse de ma venue.
Laurel demanda ensuite à quitter la table au milieu du plat principal, la conversation portant sur le travail ne l'intéressait pas et elle avait fini avant nous. Esmée l'autorisa à partir et dès qu'elle ne fut plus avec nous, Edward se redressa et changea complètement de sujet en s'adressant à moi.
- Alors dis-moi. C'est qui l'acteur ou chanteur chouchou de ma sœur ?
- Tu es sérieux ? Je ne dirai pas son secret.
- Oh allez, s'il te plaît... j'ai essayé de savoir... Un indice ?
- Non Edward. Comment veux-tu qu'elle m'accepte si je commence à déballer ce qu'elle me confie ?
- Isabella a raison Edward. Laisse ta sœur et ses secrets.
- C'est pas juste, je voulais l'embêter avec ça.
- Justement !
Esmée lui sourit et je repris la parole en posant ma main sur la cuisse d'Edward.
- De quoi tu t'inquiètes ? Elle t'a dit que de toute façon c'était toi le plus beau.
- Même... regarde, je sais qu'avec ton acteur à toi...
- Si seulement c'était le mien !
- Ouais, oh ça va ! Bref, je sais que je peux t'embêter en disant '' De toute façon, il meurt dans chaque film'' ça me rassure !
- N'importe quoi.
Emmett prit la parole.
- C'est qui ?
- Elle est en admiration sur Robert machin truc bidule chouette !
- Ah beurk ! Il a trop une tête bizarre lui. Je comprends pas ce que les filles lui trouvent ! Il est moche... j'ai vu des photos de lui l'autre fois, il avait une barde assez longue pour faire des tresses. Et puis son look... affreux, il est pété de tunes et il s'habille comme un étudiant fauché.
Edward, mort de rire, se vit attribuer un regard noir de ma part, qui ne fit aucun effet. J'allais riposter quand Rosalie me devança pour venir à mon secours et se faire avocate de l'acteur.
- Tu es injuste Emmett, ce n'est pas parce qu'il s'habille simplement qu'il manque de style. Ça sert à quoi d'acheter une chemise à 200 dollars alors qu'on peut en avoir une à 20 ? Si ça lui plaît d'être comme ça, pourquoi pas ? Et s'il veut faire pousser sa barbe ? C'est juste peut-être par soucis d'anonymat. Et puis ça doit être pénible d'être beau tout le temps. Tu crois que ta Scarlett Johansson elle est toujours super belle comme sur les tapis rouges. Désolée mais quand elle a la gastro,elle vomit et a la diarrhé comme tout le monde, elle ne doit pas être très glamour !
- C'est complètement différent !
- Pas du tout. C'est juste que tu es trop macho pour reconnaître ça !
- Il a quoi d'attirant votre type là ? Au moins, Scarlett, elle a une belle paire de seins et on ne lui enlèvera pas !
- C'est d'un misogynisme incroyable ! Je ne te pensais pas aussi sexiste.
Emmett haussa les épaules, Rosalie regarda Esmée puis moi, toutes trois étions consternées. Edward continuait de ricaner. Carlisle prit la parole.
- Fais attention à ce que tu dis Emmett. Puis le volume ne fait pas tout.
- Bien sûr que non mais ça ajoute quelque chose.
- Je ne suis pas d'accord.
Je repris la parole après m'être servi à boire. Je n'en revenais pas d'avoir ce genre de conversation avec la famille de mon petit-ami.
- Qu'est-ce qui est si attirant avec les seins. C'est franchement rien. Si ça te plaît tellement, fais-toi mettre des implants.
- Je ne voudrais pas te vexer Isabella, des petits seins c'est bien... mais quelque chose de plus... disons volumineux, tout en restant correct, c'est mieux.
- Donc, une femme à petits seins devrait se les faire refaire pour être plus attirante ?
- Pas forcément, ça dépend de plein de choses.
- Et l'inverse ? Pour les hommes.
- Comment ça ?
- Pardonnez-moi Esmée et Carlisle pour mes propos à venir. Je n'ai aucune idée de la taille de ton intimité et je ne tiens pas à le savoir Emmett, mais si Rosalie te demandait de te la faire refaire ? Après tout... un petit pénis c'est bien, mais un gros pénis, tout en restant correct, c'est mieux. Non ?
A ma grand surprise, Esmée éclata de rire, suivie de Rosalie, Carlisle et Edward. Emmett me regarda, stupéfait. Il ne bougeait plus, la bouche ouverte, je ne le lâchais pas du regard mais ne cachais pas mon sourire. Rosalie et Esmée pleuraient de rire, certainement parce que j'avais piégé Emmett à son propre jeu et en plus, je l'avais fait taire, la tête de l'aîné Cullen à ce moment précis était vraiment drôle à voir. Rosalie me tendit la main et je frappai ma paume contre la sienne, Edward, qui riait lui aussi, embrassa ma tête tandis que Carlisle qui avait repris son calme reprit la parole.
- Isabella, vous êtes surprenante ! Mais vous avez raison, je n'aurais jamais pensé à ce genre d'attaque. En plus, vous avez cloué le bec d'Emmett sur ce sujet... je vous admire !
- Oh merci.
Emmett avait repris ses esprits et cogna son verre contre le mien.
- Enfin quelqu'un à ma hauteur d'esprit ! Ce n'est que le début, je prendrai ma revanche.
- Eh bien, je t'attends de pied ferme.
Je lui souris et pris une nouvelle gorgée de vin alors qu'Esmée parla.
- Et toi Edward ? On ne t'entend pas beaucoup.
- Je n'ai rien à dire. Je ne veux rien me faire refaire et je trouve Bella parfaite. Je ne veux rien changer, le physique ne fait pas tout en plus. Tu peux être avec la fille la plus belle au monde, si elle est aussi intelligente qu'un poisson rouge, au bout d'un moment, tu te feraschier.
- Alors qu'est-ce que tu fichais avec Jane mon vieux ? Elle était ni jolie, ni intelligente.
- Emmett, c'est mon anniversaire alors ne gâche pas tout, s'il te plaît. J'ai fais une énorme bêtise avec Jane, mais sainte Isabella m'a sauvé.
- Je n'ai rien d'une sainte.
- Tu m'as sorti d'un mauvais pas. Depuis que je te connais, tu ne cesses de me sauver.
- Tu en parleras au père de Jacob, je ne suis pas sûre qu'il me trouve des qualités digne d'une sainte !
- Ne joue pas à ça Isabella !
- C'est pourtant vrai.
- Je vais débarrasser...
Je soupirai et le laissai partir les bras chargés de vaisselle. Esmée se pencha pour prendre ma main. Je fis un sourire triste, je savais que j'avais mal réagi mais Edward avait tendance à me mettre sur un piédestal alors que j'avais une image terriblement négative de moi.
- Excusez-moi... je vais aller lui parler.
Je pris tout de même une pile d'assiette à laver avant de me diriger vers la cuisine. Je posai la vaisselle sale sur le plan de travail et observai Edward, me tournant le dos, occupé à remplir le lave-vaisselle. Je me raclai la gorge doucement, il se releva, me jeta un coup d'œil avant de reprendre sa tâche.
- Edward, je suis désolée...
- Je n'aime pas que tu te dévalorises.
- Je suis désolée. Je ne voulais pas te mettre en colère.
- Ne sois pas désolée de me mettre en colère, sois désolée d'avoir pensé que tu étais une mauvaise personne !
- Mais...
- Je veux t'aider à aller mieux ! Je veux que tu t'ouvres aux autres que tu n'aies plus peur d'être frôlée par un inconnuen marchant dans la rue, je veux que tu sois détendue la journée, que tu te fasses des amis sans demander à ton père de te sortir leur casier judiciaire ! Je ne veux plus que tu te lèves à 3h du matin, putain ! Je ne veux plus que tu revives ça, je ne veux plus t'entendre crier dans ton sommeil... je veux t'aider à passer à autre chose. On dirait que toi, tu ne le veux pas.
- Bien sûr que si. Je ne suis pas heureuse comme ça... sauf avec toi où là, j'ai l'impression... je ne sais pas, d'être seule au monde, je ne crains plus rien quand tu es là.
- Alors avance Bella ! Je suis heureux qu'on soit ensemble, c'est déjà énorme que tu me donnes ta confiance, j'en suis touché et c'est ce qui fait que je t'aime, mais tu dois accepter le fait que tu es une victime. Tu es même plus à plaindre que Jacob !
- Il est mort ! Comment tu peux dire ça !
- Justement, il est mort ! Il ne ressent plus rien, il est en paix. C'est pour ceux qui restent que c'est dur... C'est difficile pour sa famille mais c'est invivable pour toi, qui as survécu à ça, enduré et endossé cette agression ! Ta situation est pire que Jacob! Lui, il n'en a plus rien à foutre, il est mort ! Tu n'as jamais dit à ces types ''Venez essayer de me violer et tabasser à mort mon ex-mari !'' Tu n'es pas coupable bordel !
Je n'arrivais plus à respirer, ses mots étaient trop violents pour moi. Je manquais d'air, j'allais étouffer. D'une main, je m'accrochai au plan de travail, l'autre main était posée sur ma poitrine, comme si j'attendais d'elle qu'elle me soulage. Malgré sa violence verbale, Edward avait raison... ceux qui souffrent de la mort sont ceux qui restent en vie. Cette souffrance était trop douloureuse...
- Bella ?
Edward s'avança prudemment pour me prendre dans ses bras, je me laissai aller contre lui, occupée à reprendre une respiration normale. Je fermai les yeux alors que ses mains caressaient tendrement mon dos et mes bras. Il voulait m'aider, je devais le laisser faire, j'avais confiance en lui, en plus il avait raison. J'étais une victime. Il fallait que j'arrête de me rendre coupable... Il fallait que je reconstruise ma vie et que je regarde vers le futur et plus dans le passé.
Grâce à ce bref mais intense échange entre lui et moi, je venais de prendre conscience, du moins je commençais à le faire, que je n'étais pas responsable de ça et que Jacob ne pouvait pas ou plus m'en vouloir puisqu'il était mort. Je me reculai légèrement de lui, toujours un peu fébrile, ses bras ne me lâchaient pas.
- Je ne voulais pas être si dur mais tu dois comprendre, Bella... tu ne peux plus vivre comme ça.
- Tu as raison. Je... je crois que j'ai compris.
- On va y arriver ensemble mon ange, je te le promets. Je ne te laisserai pas.
Je lui répondis par un baiser sur les lèvres, il sourit et posa son front contre le mien.
- On pourra en reparler si tu veux chérie.
- Je pourrai taper dans ton sac de frappe ?
- Autant de fois que tu veux. Je suis là, tu sais... si tu veux parler, même du truc le plus con du monde... je serai là pour toi.
- Il y a de fortes chances que ce sujet revienne sur la table.
- Oui, nous n'en avons pas fini.
- Je suis désolée de gâcher ta fête.
- Non, tu ne gâches rien. Si je peux t'aider...
- On peut revenir deux secondes sur un truc ?
- Quoi ?
- Tu m'aimes ?
- Je pensais que ça passerait inaperçu.
- Mais tu l'as dis.
- Je l'ai dis oui. Et tu sais quoi ?
- Non.
- Je le pense. Mais j'avais peur.
- De quoi ?
- Que tu partes en courant.
- Je ne partirai pas. Et tu sais quoi ?
- Dis-moi tout.
- Malgré tout ça, l'agression, la mort de Jacob, mes cauchemars et mon caractère distant et froid... Et bien, je crois que je t'aime aussi.
- Tu crois ?
- J'ai peur.
- De quoi ?
- De tout Edward, de tout.
- Je t'aime. Pour le moment, le reste on s'en fiche. Profitons de cette journée, ok ? Pense à la piscine !
- Oui.
Il sourit et m'embrassa. Il avait raison, encore. Aujourd'hui, je ne pensais à rien d'autre que de passer une bonne journée. Il m'aimait, je l'aimais point. La Bella inquiète se dirait que c'est trop tôt pour dire ''Je t'aime'' à un homme avec qui elle sortait depuis si peu de temps et si tôt après la mort de son ex. Mais là, je voulais me la jouer à la façon, Bella se moque de tout.
- Hey, soit vous venez à table pour le dessert, soit vous prenez une chambre.
Emmett venait d'entrer dans la cuisine. Edward délaissa mes lèvres et vint frotter son nez contre le mien, ce qui me fit sourire.
- On y va ? Prête ?
- Oui. On y va !
Il me sourit et prit ma main, Emmett fit semblant de vomir lors de notre passage devant lui pour rejoindre la terrasse. Laurel était revenue à table, elle montrait à Rosalie et sa mère je ne sais quoi sur sa tablette, en tout cas, ça avait l'air drôle. Edward s'assit aux côtés de son père, ne lâchant pas ma main. Quand Esmée se rendit compte de notre retour, elle partit avec sa fille dans la cuisine. Probablement pour le gâteau.
Et voilà...
Suite et fin de l'anniversaire la semaine prochaine.
Bisous à toutes.
Lexi
