Auteur : Moi, Drag(onha)

Disclamer : Rien n'est à moi, sauf les OC, l'histoire et le physique de Blaise, et celui de Pansy.

Résumé : UA. Un ancien mythe légendaire refait surface liant le Lord noir et son compagnon à un destin extraordinaire.

Remerciements pour les reviews et les Alerts : Molly 59, vampyse, stormtrooper2, tenshihouou, Araknofobia, mamanline, Morgana Serpentard, titmo, bianka17, utau23.

Voilà, la suite, avec de l'action, de la romance et la punition d'Harry pour son infidélité. J'espère que vous ne serez pas déçu.

Bonne lecture

Chapitre 24 : Révélations et punition.

Dès que le petit brun se fut évanoui, il faillit basculer au sol, cependant Kazuya le rattrapa et le porta en princesse. Entouré par ses hommes, qui le félicitaient, il retourna à la chaumière qui leur servait de quartier général.

Son plan avait fonctionné parfaitement comme il l'avait prévu. La chose délicate maintenant était de s'occuper convenablement du garçon pour qu'il ne puisse jamais retourner auprès de ses amis et surtout de son ex.

Bien sûr, il n'allait pas le tuer, et ne laisserait aucun de ses soldats lui faire quoi que ce soit. Bien au contraire, il avait un projet bien précis pour celui qu'il avait séduit.

Colline de Médesis au même moment.

Les amis d'Harry étaient arrivés à leur tour sur la colline. Tout le monde était là, Tom également.

Persuadés de trouver leurs deux amis au palais, ils longèrent le chemin, puis traversèrent la forêt. Arrivé aux portes de la ville, ils furent accueillis par Saraël et Satan ainsi que par Alliana et son mari.

« Eh ! Salut fils ! » saluèrent le couple de l'Enfer en attrapa leur garçon dans une étreinte étouffante. « Mais, où sont Kazuya et Harry ? Ils ne sont pas venus avec vous ? » demanda subitement la jeune femme, ne voyant pas les deux garçons qu'elles appréciaient beaucoup.

« Hein ! Mais ils ne sont pas ici ? Kazuya nous avait envoyé une lettre nous demandant si Harry et lui pouvaient venir tout les deux le plus vite possible. » A ces mots, Tom qui était rongé par la perte de son petit-ami, leva des yeux furibonds.

« Par les couilles de Merlin ! Ce petit salopard s'est permis d'emmener mon Harry on ne sait où ! Oh ! Ceux-là quand ils vont revenir ils vont passer un sale quart d'heure, c'est moi qui vous le dit.» dit le seigneur des ténèbres avec une lenteur et une intonation ne laissant aucune illusion sur le sort réservés aux deux gamins.

« Ils ont peut-être seulement voulu aller se promener près du lac. » tenta de calmer James. Poursuivant en disant que lui s'il voulait passer du temps avec sa femme tranquillement irait sûrement là.

« Qu'importe, ils mériteront tout les deux une bonne correction pour ce qu'ils m'ont fait ! » hurla l'homme dont il ne faut pas prononcer le nom. Là-dessus, il marcha rapidement jusqu'à l'intérieur de la ville, où il continua au même rythme pour rentrer au palais.

Personne ne parla au lord du reste de la journée, son humeur massacrante était plus que visible, si on en jugeait par tout ce qu'il avait fait exploser sur son chemin dans la maison.

Cependant, tout le monde s'angoissa, même lui, quand les deux fous ne revinrent pas. L'aura qui s'échappait alors du mage noir fut encore plus oppressante. 'Bordel ! Qu'est-ce qui foutent ? Ils ne comptent quand même pas passer la nuit dehors à batifoler !' ne put s'empêcher de penser le pauvre Tom.

Les autres étaient plus du genre à angoisser qu'ils ne leur soient arrivés quelque chose. Ce soir-là personne ne put dormir. Ils étaient bien trop anxieux pour les deux enfants.

Aussi dès la première du jour, tout le monde était sur le pied de guerre, prêts à ratisser chaque brin d'herbe pour les retrouver. Mais tout cela était vain. C'est comme s'ils s'étaient complètement volatilisés.

QG des ennemis.

Le petit roi avait été de nouveau menotté, avec des entraves plus puissantes cette fois, au montant du lit. Ses jambes et ses bras étaient à moitié tendus et il était plus qu'ankylosé d'avoir du dormir dans cette position.

Cela dit, il ne put s'énerver de ça très longtemps. Le sale traître venait le voir. Par orgueil et fierté, mais aussi parce qu'il avait été choqué et blessé, il détourna la tête. Malgré cela, l'humeur de son prisonnier ne pouvait changer les convictions du garçon.

« Je sais que tu m'en veux. C'est normal ! » commença-t-il. « Evidemment que c'est normal, salaud ! Tu nous as trahis, tu m'as trahi. Et à cause de toi, Tom ne voudra plus jamais me parler. Je te déteste. »

« C'est vrai que je vous ai trahi, j'ai joué un peu la comédie. Cela dit tous mes sentiments pour toi sont vrais. Et bien plus forts que ceux qu'il y a entre vous deux. Je ne supporterais pas de te laisser retourner avec lui. Je suis bien mieux que lui et tu l'as reconnu toi aussi, sinon tu n'aurais pas été avec moi.»

'Merde ! il gagne un point. Mais ça n'empêche pas que ce n'est qu'un beau con immoral !' s'écria mentalement Ry.

Un silence s'imposa, l'atmosphère entre les deux garçons était très gênante. Elle fut cependant coupée quand Harry angoissé de son sort, et de ce qui pourrait en d'écouler pour ses êtres chers, demanda ce qu'il comptait faire.

« Pour le moment, rien ! Tu es ma priorité, je vais bien m'occuper de toi, assez pour que tu me suives gentiment dans mes plans. » déclara calmement le garçon aux cheveux blancs. « Attends, coupa Ryry, tu n'es quand même pas en train de me dire que… que tu es le chef de ces idiots ! »

« Et si ! Je suis le leader de la révolution. Enfin, désormais ce n'est plus vraiment une révolution. Si je t'ai à mes côtés et en mon pouvoir, le trône me revient de droit. » « Oh minute ! s'écria le brun, tu n'as aucun droit, il me semble que c'est moi l'héritier ! »

Son vis-à-vis eu un petit rire. « C'est exact, mon amour. Cependant, il suffit de réfléchir un peu, si tu es en mon pouvoir, tu es considéré inapte à régner et de ce fait, c'est moi qui prends ta place. »

« En gros, résuma Harry, tu vas juste te servir de moi comme bouclier pour entrer dans la ville et puis me laisser dans un coin, juste bon pour te satisfaire sexuellement. » «T u es décidemment intelligent, mon ange, cela dit savoir mes plans ne te serviront à rien. Je peux très bien te faire passer dans mon camp en douceur ou par la force. C'est toi qui choisis le moyen que j'utiliserai. »

« Vas te faire voir ! » cracha-t-il au visage du son désormais ex-petit ami. « Très bien, tu as fait ton choix. »

Là-dessus, le garçon sauta sur le lit et d'un sort mis son corps à nu. Harry ne put retenir un frisson de froid et d'anticipation. Il commençait à angoisser, et si son idée était de le briser en le violant. Il tomberait encore bien plus bas dans son estime c'était sûr. Seulement, ses pouvoirs seraient-ils assez fort pour le libérer cette fois encore ?

Cependant, le plan de Kazuya était basé sur une chose complètement différente. Si effectivement, il commença par l'embrasser, il ne le toucha pas plus que nécessaire. Il avait dans l'idée de graver avec l'aide de runes et de pentacles un sort particulièrement puissant pour contrôler l'esprit rebelle de son cher amour.

Il se mit très vite au travail, car le sort était complexe et long à exécuter. Son prisonnier eut donc tout le temps de regretter d'avoir abandonné Tom. Il se sentait vide, trahi et désespérément seul.

'Oh, Tom comme je regrette ! C'est vrai que le lien était dur à supporter mais au lieu de croire à un amour facile, j'aurais dû me douter de quelque chose. Lui qui débarquait comme ça, il me plaisait et je croyais qu'il m'aimait sincèrement. Quel abruti j'ai été ! Je comprends que tu vas me détester, mais j'ose espérer qu'il y a encore un espoir entre nous. Alors, je t'en prie viens m'aider, je t'en supplie.'

Sa supplique était si forte, si puissante que le lien se reforma d'un coup en lui et qu'à l'autre bout de la forêt son amour éternel l'entendit.

'Pas trop tôt ! Je n'avais pas confiance en lui depuis le début !' Entendit le jeune garçon en réponse. 'C'est sûr que tu as été un bel abruti, et j'aurais du mal à te pardonner ça facilement. Cependant, j'aurais tout le temps de te punir plus tard. Où es-tu ?'

'Dans le quartier général de nos ennemis. Kazuya est leur chef, en plus, tu te rends compte ! Je t'en prie Tom, tu me feras tout ce que tu voudras, mais viens maintenant. Il est en train de me dessiner des trucs sur le ventre pour arriver à contrôler mon esprit, et s'approprier le trône par la suite.' révéla le petit brun au bord des larmes.

La conversation télépathique se coupa là. Il lui fallait gagner du temps maintenant, pour laisser le temps à Tom de le retrouver. Il avait confiance en lui, il le trouverait rapidement.

Et il ne put mieux dire, un bruit assourdissant leur parvint du dehors. « Merde, il arrive et j'en suis qu'à la moitié du travail. Tant pis ! » Harry se doutait que le gars avait une idée en tête, il n'était pas du genre à laisser tomber ses projets.

Ses soldats s'étaient rassemblés dans la pièce, prêt à exécuter les ordres de leur chef. Celui-ci ordonna à deux hommes de s'occuper de l'importun. Pendant qu'ils l'occuperaient, il allait appeler son familier.

Donc, deux hommes barrèrent la route du puissant mage noir. Celui-ci fou de rage leur balança le sort de la mort en un coup. Ils tombèrent morts en deux secondes. Malheureusement, Kaz avait sifflé et son loup noir avait lancé un sort de bouclier pour protéger tout le monde. Grâce à cela, ils purent transplanner sans risque, avec son Harry.

Le lord était en train de devenir complètement fou de colère. Il savait que s'énerver ne résoudrait rien mais la magie qu'il avait accumulé contre les agresseurs de son petit ami s'échappa et calcina la chaumière et une bonne partie de la forêt.

Les ennemis quant à eux, étaient contents d'avoir prévu un second abri, beaucoup mieux caché mais trop éloigné pour tenter quoi que ce soit de direct sur la ville. Cela dit une grotte aménagée était une bonne planque pour éviter les attaques comme celle de tout à l'heure.

Enfoncée dans la forêt et cachée par de nombreux arbres. Il faudrait que les amis de leur prisonnier se battent avec les créatures de la forêt, animaux réputés dangereux et complètement imprévisibles.

Le jeune garçon aux cheveux blancs, avec l'aide de quelques gardes, poussa le lit où était son amour dans un renfoncement. Encore heureux, qu'il était puissant, au point de pouvoir faire transplanner pareil objet, sinon son rival aurait pu gagner une bataille.

Le jeune roi s'était évanoui lorsqu'ils avaient été téléportés, les émotions que ressentaient Tom l'avaient submergé et sa fureur était tellement forte que son esprit affaibli n'avait pu tenir le choc.

Kaz profita donc de son sommeil pour continuer son incantation mêlant pentacle et runes. Même si leurs liens d'âmes sœurs s'étaient reformés, le sort qu'il préparait allait le détruire pour de bon.

Cependant, Harry papillonna des yeux au bout de quelques minutes à peine, et il était bien décidé à ne pas se laisser faire par ce taré.

« N'essayes même pas de t'enfuir, chéri. Ces menottes n'ont rien à voir avec les précédentes. Aucune déferlante de magie ne te sauvera cette fois, tu ne peux rien faire, alors cesse de gigoter. »

Il avait beau dire ce qu'il voulait, il essaya quand même, hélas en vain, comme il l'avait prédit. « Je te l'avais dit. »

« Pourquoi tu fais ça ? Tu prétends que tu m'aimes, non ? Alors pourquoi m'utilises-tu comme cela, qu'est-ce que je pourrais t'apporter à part le trône et un exutoire ? Tu vas me dire que c'est déjà pas mal, mais tu ne comprends donc pas qu'en faisant ça, tu te condamnes toi-même à une vie de solitude, en fin de compte. »

Les yeux bleus du garçon se voilèrent. « Je préfère encore cela à l'ancienne vie. » « Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Je ne comprends pas.» interrogea Harry.

« Ca ne m'étonne pas que ta mémoire passée ne te revienne pas complètement. Et bien soit, maintenant que nous avons un peu de temps, je vais te raconter. »

Le jeune Potter écouta alors attentivement le récit qui suivit. Kazuya commença par lui donner son vrai nom dans cette vie, précisant que Kazuya était le nom qu'il avait enfant avec ses vrais parents. Ceux-ci avaient été assassinés sous ses yeux, et les hommes qui les avaient tués l'avait enlevé et entraîner à devenir l'un des leurs. Il lui avait alors fourni un autre nom : Yahiko Hatogiri.

Cependant, plus il grandissait plus il faisait des rêves bizarres d'un monde enchanteur : Médesis. Dans chacun de ses songes, il avait le sentiment de connaître cette ville. Sa vie antérieur avait défilé devant lui chaque soir, lui en apprenant toujours plus sur la ville, sur lui-même et sur le jeune prince d'alors.

« Tu étais beau, presque aussi beau qu'aujourd'hui, en ce temps-là. Disons que maintenant tu as juste un peu plus de maturité. Avant, bien sûr tu étais intelligent, drôle et assez mûr, mais tu restais un grand enfant malgré tes dix-huit ans. »

« Et moi, dans mon coin, je commençais doucement à tomber amoureux de toi. Puis ce satané jour est arrivé. Alors que ton père te demandait de choisir une femme ou un homme avec qui régner, mon nom est venu sur le tapis. Déjà alors, je rêvais de régner, à tes côtés c'était une autre de mes aspirations. »

« Tu as demandé un temps de réflexion, comme tout le monde s'en doutait. Je t'ai fais une cinquantaine de déclarations dès lors. Tu avais demandé une semaine pour réfléchir, je pensais qu'au final tu daignerais enfin me montrer plus que de l'amitié. Mais il a fallut qu'il arrive à ce moment-là. »

« J'étais avec toi, quand un homme d'à peu près ton âge est sorti des buissons et s'est écroulé devant nous. Contre mon gré, je t'ai aidé à l'emmener dans ta chambre et à le soigner. Une fois qu'il fut réveillé, tu m'as congédié. Ca n'a empêché personne d'apprendre que tu avais pris un pauvre bougre sous ton aile et de savoir ce qu'il lui était arrivé, une bête bagarre de rue pour un peu de nourriture. »

« Dès cet instant, tout ce que j'avais accompli et ma dévotion envers toi n'ont rien donné. Tu n'avais d'yeux que pour ce souillon et tu es tombé amoureux. C'est lui que tu as choisi en dépit du bon sens. Ton père l'a accepté à l'unique argument que tu sentais que c'était ton âme sœur. Dès lors, j'ai été profondément jaloux de lui, de son bonheur. En quelques jours, il avait obtenu tout ce à quoi je rêvais, tout ce que j'avais espéré avoir, toi et la place sur le trône. »

« Ma haine s'est accrue au fil des années. Au bout de ce temps, j'ai décidé que ça ne pouvait plus durer, il m'avait tout volé, j'avais décidé de me venger quitte à te tuer. Tout plutôt que de le voir heureux et souriant avec ce qui me revenait de droit. »

« Mais il a fallu que vous vous protégiez mutuellement, et tu m'as tué avant de mourir le rejoindre encore une fois au paradis céleste. Maintenant tu sais tout.»

Un reniflement lui parvint alors, Harry pleurait. « Je me souviens, oui maintenant que tu me la racontée, je me souviens de toute cette histoire. Mais… Je n'y pouvais rien, je n'ai pas menti cette fois-là, comme je ne te mens pas maintenant : je l'aime et tu ne pourras rien y changer. »

« De plus, tu t'es cru malin d'utiliser son malheur pour ton entrée en scène, tu n'es qu'un abruti. Je sais maintenant qu'on n'aurait jamais été qu'amis et rien d'autre. Je me suis trompé et j'en suis désolé. C'est ma faute, alors déverse ta colère sur moi, mais pas sur lui, ni sur mes amis. Je suis l'unique responsable de tes malheurs. »

Son discours n'eut pour effet que de mettre en colère son vis-à-vis ; Il le prit par la gorge et appuya fortement sa poigne sur cette partie si fragile du seul homme qu'il avait aimé.

« Je t'interdis de te tenir pour responsable. Rien de tout cela ne serait arrivé s'il n'était pas tombé devant toi. Et je suis sûr qu'il l'avait fait exprès, il t'aimait déjà à ce moment-là lui aussi. Il avait du te voir si épanoui et heureux en ville et te désirer en secret. C'est ça qui m'énerve plus que tout, on n'était dans la même situation et c'est lui qui a gagné. Je ne le digère toujours pas après tout ce temps. Qu'avait-il de plus que moi ? Et ne me réponds pas qu'il était ton âme sœur, je n'en ai rien à faire. »

Harry avait mal, son cou était étroitement enserré et son air ne passait presque plus. Il eut malgré tout la force de répondre dans un souffle : « il n'était pas intéressé par ma position. » L'étreinte se desserra pour le laisser parler.

« Il m'avait avoué dès le départ qu'il m'aimait et qu'il était prêt à fuir avec moi si on ne l'acceptait pas comme mon futur époux. Je te l'ai dit : j'ai aimé Seth et je l'aime toujours maintenant qu'il est Tom.»

« Imbécile ! Tu ne l'aimeras plus longtemps, dès que le dessin sur ton torse serait terminé, tu m'appartiendras, et tout sera enfin comme ca aurait dû l'être depuis le départ.» Là-dessus, il se pencha de nouveau sur le ventre découvert du petit roi et traça de nouvelles runes.

Ce qu'il ignorait c'est que pendant leur conversation, Ry avait pu entrer en contact avec Tom et lui dire plus ou moins, où il se trouvait. Et comme il n'y avait pas cent grottes dans cette maudite forêt, il était pratiquement sûr que c'était Tom qu'il entendait courir au début de la cache.

Celui-ci, grâce à son aura terrifiante n'avait rencontré aucune bête dans la forêt. Dès qu'il arriva en vue de la grotte, il se repassa son plan dans sa tête. A l'entrée du tunnel, il pointa sa baguette et murmura : « Accio Harry Potter. »

L'effet fut immédiat, le corps d'Harry trembla lorsque le sort l'engloba. Et pour ne pas décevoir son Tom, il laissa sa magie se disperser afin qu'elle se matérialise et détache les menottes discrètement. Yahiko trop concentré qu'il était sur son incantation ne remarqua rien.

Ce ne fut que quand le corps de son bien aimé fila comme le vent dépourvu de tous liens qu'il comprit. Hélas pour lui et ses hommes, il était trop tard.

La fureur de Tom, toujours bien présente, décupla sa magie. Il lança alors un sort de destruction qui fit s'écrouler la grotte sur tous ses occupants.

Content de lui, il repartit avec son petit-ami dans les bras. Malheureusement, on ne se débarrassait pas facilement d'un ex-tueur et de son général. Ils parvinrent à s'extirper de l'amas de pierre et à s'enfuir, jurant qu'ils n'abandonneraient pas et qu'ils pouvaient être sûrs qu'ils reviendraient.

De leur côté, Harry et Tom étaient heureux de s'être retrouvé, et que le lien soit plus fort que jamais. Cela dit, le jeune garçon n'était pas sauvé pour autant, une punition exemplaire l'attendait pour avoir douté de lui, du lien et de leur amour. Oh oui ! Il allait passer un sale quart d'heure. Sans parler des scènes de retrouvailles sans doute intenses que lui promettaient sa famille et ses amis.

Mais avant tout cela, le jeune garçon relata la conversation qu'il avait eue avec le traitre. Tom apprit donc les raisons de la haine qu'il éprouvait pour lui et aussi la rencontre qui avait tout construit entre eux.

« Eh bien, il est stupide de faire tout ce foutoir pour une raison pareille. S'il t'aimait vraiment, il n'aurait souhaité que ton bonheur, même avec un autre. » C'es tout ce qu'il dit. Signifiant par là, selon Harry, que lui avait eu cette pensée lors de ces moments de solitude pour se consoler de leur rupture.

« Je suis désolé, sincèrement désolé Tom. J'ai été si stupide, pardonnes-moi. » murmura doucement Harry. Son homme ne lui répondit pas, mais il ne vit pas non plus qu'un petit sourire attendri se dessina sur le visage du lord à sa déclaration.

Ils arrivèrent enfin devant l'entrée de la ville, où les plus anxieux de sa disparition attendaient leur retour. Il y avait ses deux parents bien sûr, Dawn, toujours stressé celui-là, accompagné par Sirius, Rémus et Yûhi. Enfin, ce dernier était confiant dans les capacités de son jeune copain, et plus encore dans celles de Tom, donc, il ne faisait que rassurer par sa présence son petit copain.

Les autres ne s'étaient pas levés pour les mêmes raisons, ils le savaient fort, et leur maître aussi, alors ils ne s'en faisaient guère, ou juste un peu.

Le garçon fut câliné par tout le monde, mais subit quand même un grand sermon de la part de ses parents. Ils lui ordonnèrent qu'à l'avenir il fasse plus attention à ses fréquentations et de ne plus jamais abandonner leur maître. Car celui-ci devenait bizarrement irascible quand il n'était pas dans les parages.

Après les joyeuses retrouvailles avec ses amis et les trois démons, Tom lui ordonna de le suivre. Il était l'heure qu'il subisse son courroux. L'enfant le suivit docilement. Tout à fait conscient qu'il méritait qu'il ne lui fasse plus confiance, qu'il le batte, en bref qu'il soit puni.

Une fois isolés dans leur chambre, le mage noir prit la parole, le ton cassant et la voix basse, signe d'imminente colère.

« Alors, donnes-moi donc la raison de toute cette merde. » déclara-t-il. Harry baissa la tête, et du bout des lèvres lui dit. « J'en avais assez d'être tout seul à Poudlard. Les autres étaient tous en couple, et je ne pouvais jamais te voir. J'aurais voulu que tu puisses t'occuper un peu de moi, plus souvent. Et puis, ta présence dans ma tête à chaque seconde me pesait un peu, j'avais l'impression que tu me surveillais constamment, c'était énervant.»

Il n'y eut que le silence qui lui répondit. « Tu sais, que tu es seul responsable de ce qui s'est passé. Tu ne t'es pas assez méfié, et voilà le résultat. Combien de baffes considères-tu mériter ? »

Si possible, le petit baissa plus les yeux et murmura sa sentence : cinquante. Le nombre effraya Tom, sans qu'il le laisse paraître. Quoi qu'il fasse, jamais il ne pourrait se résoudre à lui faire subir tout cela. Cependant, il n'en dit rien et commença la punition.

Il n'en n'infligea jamais cinquante, le gosse se serait évanoui bien avant. Il lui en administra la moitié, puis s'arrêta.

« C'est assez ! Cependant, je ne considère pas que tu sois encore convenablement puni. Baisses ton pantalon.» Harry comprit, les baffes n'étaient que la première étape, mais combien y en aurait-il ? Pourrait-il tout supporter ?

Il ne lui vint jamais à l'idée qu'il était un peu vieux pour se faire fesser. Cela dit, Riddle semblait considérer que c'était un bon moyen pour lui de faire amende honorable.

Cette fois-ci, il dut rester debout au milieu de la pièce. Son amoureux n'utilisa pas ses mains, il avait fait apparaître un petit martinet, qu'il abattit très vite sur les fesses blanches du garçon. Celui-ci se mordit la lèvre pour ne pas laisser échapper un son, il avait encore sa fierté tout de même.

Là, il infligea cinquante coups à courte distance qui faisaient bien plus mal que ceux porter de plus loin, par un fouet par exemple. « Voilà, c'est fini. » déclara le plus vieux, il fit disparaître l'instrument de torture et se dirigea sur le lit.

Son petit amour, indécis, tenta de remonter son pantalon. « Non ! Je ne t'y ai pas autorisé. Tu resteras comme ça, et tu dormiras par terre. J'espère qu'ainsi tu comprendras combien j'ai souffert quand tu as cassé notre lien. » L'enfant obéit et lâcha l'habit.

Il sentait qu'il avait encore une chose à faire pour se faire pardonner par Tom, et tant mieux il attendait depuis le début pour les lui faire.

« Tom, je m'excuse. Je suis vraiment mal, Je t'ai rendu malheureux par ma seule faute. Je sais qu'il te faudra du temps pour me refaire confiance, et me pardonner. Cependant, j'aimerais que tu comprennes que c'est dur de ne rien savoir sur toi. J'aimerais qu'on parle tous les deux un jour et qu'on se raconte notre enfance. Je veux savoir où tu as vécu, avec qui, quel garçon tu étais à mon âge. Je veux tout connaître de toi. Et quoi que tu en penses je ne t'ai jamais oublié. Je n'ai jamais pu totalement t'oublier. Même quand j'étais avec lui, j'avais toujours sur moi quelque chose qui t'appartenais. »

A ces mots, il leva sa main gauche et leva le sort de dissimulation. La bague où scintillaient un rubis et une émeraude était clairement visible à son index.

Tom fut plus touché qu'il ne le pensait. Mais comme d'habitude, son masque ne tomba pas, il se retourna sur le lit, lui balança une couverture et s'allongea.

Harry ne pouvait pas le savoir mais il était déjà tout pardonner, son âme sœur pouvait désormais sentir tout l'amour qu'il éprouvait pour lui à des kilomètres. La phase de doute était bel et bien passée.

Le lendemain, ce fut le seigneur qui se réveilla de bonne heure. En voyant, son petit prince recroquevillé sur le plancher, il eut un sourire contrit, quelle idée avait-il eu ? Il grelottait de froid le pauvre, le lien plus fort que jamais ne voulait pas qu'ils soient séparés d'un millimètre. Aussi Tom vint le chercher et le coucha délicatement dans le lit à ses côtés. Il se rendormit en contemplant son doux visage. 'Il ne m'en veux même pas, j'ai de la chance d'être tombé sur un ange tel que toi.' Pensa-t-il.

De l'autre côté du mur, Dawn était réveillé et priait pour que son ami et son petit copain se réconcilient très vite. Il avait été tellement inquiet pour lui, il se savait sensible et n'osait imaginer la même scène entre lui et Yûhi.

'Ben tiens ! Il suffisait que je prononce son nom dans ma tête, pour qu'il se réveille. Un vrai radar.' Pensa Dawn. « Salut, petit fauve, bien dormi ? » questionna l'homme. « Oui. Très bien comme d'habitude quand je dors avec toi. » « Ah ça c'est gentil, mon ange. »

Cependant, ils ne se levèrent pas. Dawn avait quinze ans désormais, l'âge requis par le lien normalement. Malgré cela, rien n'avait changé, le gamin fit part de ses doutes à son compagnon.

« Hé, hé ! C'est normal mon ange, tu n'as pas encore quinze ans. » « Hein ! Mais qu'est-ce que tu me chantes ? J'ai quinze ans je te dis, depuis le mois d'avril. Et je me souviens parfaitement qu'il ne s'est rien passé. »

« Heu… Dawn chéri. Désolé de te détromper mais ton anniversaire n'est pas en avril. Je me souviens parfaitement que quand il arrivait on ne quittait pas souvent la chambre, et on le fêtait que tous les deux au village.»

« Mais ! Ca c'était dans ma vie d'avant, idiot. J'ai changé depuis, et je te dis que je suis né en avril. »

« Angel, je sais moi aussi ce que je dis. Tu n'as fait que changer d'apparence, toi contrairement à tes amis. Et je t'affirme sans me tromper que tu es né le 15 juillet à dix heures du soir. »

« Oh ! Mais alors, je n'ai toujours que 14 ans ! Et pourtant, je me sens prêt là, maintenant tout de suite. » Il le regarda langoureusement dans les yeux, passant ses mains dans son cou.

« Alors, on peut le faire s'il te plaît ? » « Chéri, tu n'as pas l'âge, alors non ! » « Raah ! T'es énervant je te dis que je suis prêt, que je veux me donner à toi, et tu trouves le moyen de refuser, tu n'es qu'un goujat. »

« Mais non, seulement, je ne veux rien précipiter. Et je ne suis pas du genre à me taper un trop jeune garçon. Ecoutes si on le fait déjà à tes 15 ans, ce qui arrive dans douze jours seulement, ce sera déjà pas mal. Tu ne seras même pas considéré majeur pour les sorciers, mais bien pour le lien. Normal, c'est à 15 ans qu'on arrive à maturité sexuelle, qu'on sait ce qu'on veut et quelle est son orientation. »

« Et moi, je sais ce que je veux maintenant. Alors tu n'as rien à dire, j'ai le droit d'être un peu égoïste, moi aussi. »

Là-dessus, le jeune garçon vint chevaucher le corps de l'adulte et l'embrasser sauvagement. « Non, j'ai dit ! » répéta-t-il une fois, que le jeune eut laissé sa bouche tranquille. Cependant, il ne l'écouta pas et vint mordiller la peau sensible du cou, laissant les suçons s'imprégner dans la peau.

L'enfant Snape-Black descendit lentement sur le corps musclé et lécha les muscles et les tétons qui étaient à portée de main. Il alterna un peu ses mains et sa bouche, pour vaincre la résistance de son homme.

Celui-ci se morigéna de l'avoir un peu éduqué, à ce rythme, il allait perdre la tête, il était décidément trop doué.

L'enfant sourit de satisfaction sur le corps parfait de son bel elfe. Il descendit encore jusqu'à se retrouver sous les draps. Il baissa alors très vite le pantalon, et s'apprêtait à engloutir le sexe à moitié dressé. Malheureusement, son chéri avait repris conscience quand il avait senti le tissu chuté, et le ramena d'un coup sec à l'extérieur des draps.

« J'ai dit non, petit coquin, et quand je dis quelque chose, j'entends qu'on m'obéisse, est-ce clair ? »

« Oh ! Ca va, j'arrête, mais je te jure que quand on le fera pour de vrai, je te ferais perdre la tête. » jura l'argenté. « Et je n'en doute pas le moins du monde, mais c'est moi qui te prendrais petit cochon. » lui rétorqua moqueur l'adulte.

Enfin, ils se levèrent et s'habillèrent avant de sortir de leur chambre. Tout le monde se retrouva dans la salle à manger pour un petit déjeuner tardif.

Ce jour-là, fut un jour à marqué au fer rouge. Saraël prit à part les deux rois et leur expliqua que cette année, et aujourd'hui plus particulièrement était un grand jour. « Il est temps de vous couronner officiellement. » leur lança-t-il.

Les deux garçons en furent surpris. Ils le furent encore plus quand le démon pointa ses deux index sur leurs fronts. Un vent magique les enveloppa tous les deux et les métamorphosa.

Tom n'avait pas beaucoup changé : seuls ses oreilles et ses cheveux le différenciaient d'avant. Il avait des oreilles pointues comme un démon et les cheveux longs jusqu'à terre presque. Et Harry, à côté de lui était dans le même cas, à l'exception qu'il avait grandi d'au moins trente centimètres. Il était juste encore un peu plus petit que Tom, maintenant.

Ils constatèrent à ce moment-là que leurs habits avaient changé. Ils étaient vêtus désormais de deux superbes tuniques royales. Le seigneur des ténèbres l'avait en noir brodé d'or, et Harry en blanc, avec aussi des bordures d'or.

« Voilà, vous êtes prêts ! Ne vous inquiétez pas je vous expliquerais comment reprendre votre forme d'origine. « Y a intérêt. » lui répondirent-ils.

En quelques minutes, ils se présentèrent devant leurs amis, puis furent emmenés sur le balcon au bout du couloir qui dominait la place de la cité. Le peuple était réuni et semblait les attendre. D'ailleurs, leurs cris ne laissaient pas beaucoup d'autres idées sur leur motivation.

Satan et Saraël s'approchèrent d'eux par derrière et déposèrent un léger diadème sur leurs têtes. A ce moment la foule les acclama encore plus fort. Pour les convaincre qu'ils acceptaient tout ce que la couronne impliquait, ils les saluèrent en agitant un peu la main dans leur direction.

Enfin, les deux démons leur précisèrent qu'ils devaient s'embrasser devant eux pour les rassurer tout à fait sur leur amour. Il le fallait puisqu'ils avaient tous été mis au courant de l'enlèvement d'Harry. Il leur fallait la preuve en direct que tout allait bien entre eux.

Le lord sentit Harry nerveux à cette idée, ne sachant pas encore qu'il était pardonné. Il allait lui montrer qu'il n'avait plus à douter. Il effleura sa joue de ses doigts, et dirigea sa bouche vers les lèvres délicieuses de son petit prince.

La foule assista à un baiser des plus tendres et remplis d'amour qu'elle n'avait jamais vu du temps de leurs anciennes vies.

La journée fut consacrée à ce sacrement et tout le monde fit la fête sans se soucier de rien. La guerre avait semble-t-il était gagnée et ils ne pouvaient être plus heureux qu'en ce moment.

Voilà, des reviews, j'en veux. N'oublier pas que c'est ma nourriture. Et je préviens que je ne poste plus si j'en ai pas plus que la dernière fois. (Seulement 9 reviews et une Alert, c'est trop peu !) Et de nouveau : yeux de chat botté, en espérant que ça marche mieux cette fois.