Bonjour, bonjour ! Après quelques dures épreuves (je parle du bac), me
voici de retour pour continuer les joyeuses et trépidantes aventures de
James et Lily. Avant de commencer, je tiens à remercier les personnes qui
m'ont laissé un petit mot. Merci donc à :
Shetane (c'est promis, je ne tuerais plus personne, enfin pour cette cinquième année, niark, niark.)
Vitriol Sykes (Merci et ça y est, la suite est arrivée.)
Lucile (Merci encore pour tous tes mails et sache que je suis à ta disposition pour te répondre).
Et aussi à tous ceux que j'ai pu oublier car ayant réinstallé tout mon ordinateur, tous mes messages ont disparu. Mais continuez à m'écrire. Au fait, je viens de m'apercevoir que la mise en page sur le site était vraiment dégueulasse. Y va falloir que je fasse quelque chose.
Titre : Opération Pégasus.
Auteur : Elizabeth.
Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif.
Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus.
Résumé du chapitre précédent : L'irréparable s'abat sur la famille Black. Beltégueuse Black, oubliator de renom, a trouvé la mort lors d'une de ses missions. Cassiopée reste inconsolable et Sirius se renferme sur lui-même, ressassant ses souvenirs et rageant de haine et de violence envers Rogue qui s'est moqué de lui et a insulté sa mère. Lily de son côté, décide qu'il est venu le moment de se séparer d'Avery car attendre plus serait encore plus cruel. Et c'est sur un sourire bienfaisant que le Serdaigle de septième année quitte la jolie préfète de Gryffondor. Alors que James comprend enfin ce qui frappe la famille Black en lisant un journal, Sirius entend ses professeurs de défense contre les forces du mal et de combat parler de sa mère et d'une étrange opération dans laquelle elle aurait été impliquée. Mais quels étaient donc les liens étranges qui réunissaient ses agents infiltrés (selon les maraudeurs) et Beltégueuse Black ?
Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents (qui commencent à devenir un peu nombreux, mais c'est comme ça) :
(Je ne vous présente plus les maraudeurs ainsi que Lily et ses amies).
Darcey Line : Gryffondor, 5° année, élève venant de France. Sœur jumelle de David, ce qu'elle raconte sur ses Fergusson Yann : Gryffondor, 6° année.
Troy Julius : Gryffondor, 6° année, poursuiveur.
Black Cassiopée : Gryffondor, 7° année, préfète en chef. Sœur de Sirius et petite amie de Lawrence Ackerley.
Brown Angéla : Gryffondor, 7° année, poursuiveuse.
Ackerley Lawrence : Serdaigle, 7° année, préfet en chef. Petit ami de Cassiopée.
Crabbe Nicolius : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts.
Korn Janet : Serpentard, 5° année. ayant rejoint le rang des mangemorts.
Pucey Lisa : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts.
Rogue Severus : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts.
Rosier Evan : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts. Frère de Clara.
Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents :
Black Beltégueuse : Mère de Sirius et Cassiopée. Oubliator. Elle est morte dans une de ses missions.
Quirke Julius : Nouveau professeur de défense contre les forces du mal. Les maraudeurs le soupçonnent d'être un agent infiltré.
Brocklehurst Ignatus : Professeur de potions et directeur de Serpentard.
Chapitre 25 : LE SECRET DÉVOILÉ.
Le mois de mars avait pris fin et celui d'avril venait de débuter. Sirius était revenu depuis quelques jours à Poudlard. En effet, après la mort de sa mère, lui et sa sœur étaient repartis au Havre des Black pour l'enterrement. Sirius était réapparu encore vêtu de ses habits de deuil un soir par la cheminée, accompagné de la préfète en chef. Tous les deux s'étaient rendus sans échanger un mot avec leurs camarades dans leurs dortoirs respectifs. Seul Lawrence Ackerley avait pu serrer dans ses bras sa petite amie qui était paraissait-il, resté prostrée pendant de longues heures dans ses bras sans bouger. Son frère s'était assis sur son lit et n'en avait pas bougé. James avait compris que Sirius ne souhaitait pas parler de cela pour l'instant, il aurait de toutes façons tout son temps pour choisir le moment adéquat pour s'expliquer avec ses trois amis. Sur la table de nuit de son camarade, James avait reconnu une fine chaîne en or qui avait appartenu à Beltégueuse Black. Les cours avaient repris pour les deux gryffondors et chacun faisait tout son possible pour paraître naturels bien que cela leur demanda un effort considérable. Sirius avait à nouveau accepté d'enfiler son uniforme mais laissait en permanence à son bras droit un brassard de soie noire, rappelant amèrement le décès de sa mère.
Les maraudeurs pour une fois n'étaient pas en retard pour leur cours de potions. James avait appréhendé la présence de Rogue avec lequel Sirius s'était battu. Arrivé ainsi en avance, ils pourraient immédiatement rentrer en cours sans avoir à affronter les Serpentards. Ce n'était pas que James refusa une bagarre avec eux mais l'état de Sirius était primordial. La porte du cachot était ouverte et les maraudeurs se dépêchèrent de pénétrer dans la froide salle de cours. A l'intérieur, quelques autres élèves étaient déjà assis à leur table, papotant en attendant l'arrivée du professeur Brocklehurst. James s'assit à coté de Sirius, soulagé que Rogue n'ait pas encore montré le bout de son gros nez crochu. A peine avait-il poussé un soupir de soulagement que le professeur apparut suivi des élèves de sa maison. La porte claqua avec un courant d'air et le cours commença dans le plus profond silence. Pourtant, en levant les yeux vers son professeur, James crut reconnaître l'ébauche d'un sourire mais il n'en fut pas certain étant donné les cicatrices couvrant le visage de l'homme. Et puis, cela n'annonçait rien de bon.
« Bien, aujourd'hui, j'ai décidé que procéder différemment des autres
cours, clama le professeur les mains derrière le dos. »
James sentit son estomac de se contracter d'angoisse et remarqua que ses camarades partageaient de la même façon son appréhension.
« Tout d'abord, je vais redistribuer les binômes. Un serpentard avec un gryffondor. »
Aussitôt, des murmures de contestations se firent entendre de toute part. Les Gryffondors ne tenaient pas à partager ses instants prolongés en compagnie d'êtres aussi arrogants et perfides tandis que les Serpentards soupiraient d'avance d'avoir à leurs cotés ses stupides gryffondors.
« Silence, cria le professeur en frappant ses mains sur son bureau. »
Le niveau sonore retomba immédiatement.
« Bien, commençons. Et je ne veux pas de commentaires ni de
contestations. Bones avec Crabbe, Darcey avec Rosier, Evans avec
Pucey, Hindle avec .... »
Et la liste s'étala lentement, les élèves grimaçant à chaque fois qu'ils découvraient leurs binômes. James attendit patiemment que son nom soit appelé.
« Potter avec Korn. Et c'est tout, il me semble. »
Le professeur reprit la parole en voyant Rogue lever la main.
« Vous m'avez oublié, professeur. »
« Non, vous êtes avec M. Black, répondit Brocklehurst, un sourire aux lèvres. »
Il l'a fait exprès, pensa James aussitôt qui serra les poings sous la table. Le maraudeur lança un coup d'œil inquiet à son camarade mais étrangement, aucun sentiment de haine ou autre passa sur le visage de Sirius. Celui-ci rangea rapidement ses affaires et partit s'asseoir aux côtés de Rogue qui afficha l'un des plus beaux rictus qui n'est été donné de voir. James croisa les doigts et sortit son nécessaire à potions tandis que Janet Korn arrivait près de lui, le regard farouche. Janet Korn était du genre sauvage, ce genre de personnes qu'on n'arrivait jamais réellement à cerner.
« Et ce n'est pas tout, crachota le professeur. Vous avez deux heures, je ramasse à la fin du cours. »
Et d'un geste ample, il fit apparaître dans une écriture acérée une liste d'ingrédients ainsi que la page du livre à suivre. James soupira, il allait encore certainement recevoir une sale note. Les potions n'étaient pas son fort. Néanmoins, rien ne vint déranger leur travail qui s'effectua en silence. James était occupé à doser la sève de belladone et sa coéquipière à trancher en lamelle une racine séchée de passiflore. Les autres, de leur coté semblaient nettement moins s'en sortir. Peter s'était retrouvé avec Goyle et l'étrange fumée opaque que dégageait leur chaudron laissait supposer le pire. Un haussement de voix fit se retourner le gryffondor. Derrière lui se trouvait Line qui travaillait tant bien que mal avec Evan Rosier. Le serpentard déclara d'une voix faussement inquiète :
« Mais dis-moi, Darcey, es-tu une sang pure au moins ? Que je ne
salisse pas le mien en touchant ton scalpel ! »
Line releva la tête, son regard devenu froid posé sur l'insolent. James eut un sursaut et remarqua que Remus qui n'était non loin s'était retourné aux paroles de Rosier, l'air près à intervenir. Tout de fois, Line tendit son outil à Rosier qui fit mine de reculer. Ses lèvres se desserrèrent, le temps qu'elle articule agressivement ces quelques mots.
« Je te mets à l'épreuve, Rosier. Ose prendre mon couteau. Sans savoir
si je suis "une sang pure" comme tu le dis si bien. »
« Pour qui me prends-tu, lâcha t'il laconiquement. »
« Tu prétends être supérieur alors que tu as peur de saisir un simple
scalpel. Tu es pitoyable, tout comme cette stupide théorie ! »
« Attention à ce que tu dis, Darcey. Je pourrais très bien m'occuper de toi sans te toucher. »
« Tu n'auras pas besoin. Je te mettrais au tapis avant. Cela ut était
encore plus humiliant pour toi si j'étais une sorcière d'ascendance
moldue mais comme je suis une sang pure... »
Ses derniers mots furent écorchés pour montrer son opinion. Rosier appuya sa tête contre sa main, un grand sourire aux lèvres.
« Hé, Darcey, tu me sembles bine sûre de ta force. Pourtant, quand on
te voit... »
« Je parle de force magique, crétin ! De toutes façons, tu n'en vaux
même pas la peine ! »
« Je suis content pour toi si tu ne fais pas parti de ces prétendus
sorciers qui ne savent même pas lancer un sort en arrivant à Poudlard.
Tout le monde ne peut pas en dire autant. »
Et il se retourna vers Lily Evans, occupée à prendre des notes sur la potion qu'elle effectuait avec Lisa Pucey. James allait intervenir quand le professeur passa à ce moment là dans le rang, un regard soupçonneux dans les yeux.
« Silence ici. Aucun de vous n'a encore fini sa potion. Evans, dix
points en moins pour dissiper vos camarades. »
James trouva cela doublement injuste. Mais il n'eut pas le temps de tergiverser car Janet Korn l'appela pour qu'il l'aide à verser la poudre de bicorne en même temps qu'un œil d'aigle. Le chaudron bouillonna quelques instants avant de reprendre sa cuisson. La fin de l'heure approchait, les élèves paraissaient de plus en plus nerveux. La potion d'échange de vision n'était pas des plus faciles et beaucoup appréhendaient le moment de goûter. Une fois la potion retirée du feu, James prit une louche et en versa le contenu dans deux petits verres. Il se saisit d'une paire de ciseaux et coupa une de ces mèches de cheveux qu'il laissa tomber dans un gobelet.
« Professeur, est-on obligé de boire sa préparation, demanda un élève. »
« Libre à vous mais si vous ne le faites pas, ce sera un zéro pour
votre trimestre. Et puis, on ne va pas me reprocher de me débarrasser
de quelques élèves. Vous n'êtes que des incapables et fenians en
plus ! »
James tendit le gobelet à Janet Korn qui le prit dans ses mains avec de l'appréhension.
« Tu sais, je ne pense pas qu'elle soit si ratée, cette potion. Et
puis sinon, on ira faire un tour chez Pomfresh. »
James s'était senti obligé de détendre l'atmosphère, le silence de la serpentard le rendant de plus en plus nerveux. Il avait dit n'importe quoi et il ne voyait même pas pourquoi il tentait d'être aimable. En réalité, c'était plutôt pour se rassurer lui-même. Elle secoua la tête et ses mèches rousses s'agitèrent vivement. Elle arracha une mèche de sa frange et la plaça sur le plan de travail. James effectua la même opération que précédemment et Ils burent de façon simultanée le contenu de leur gobelet. James ne put s'empêcher de grimacer, la potion était amère et irritait la langue. La tête commença à lui tourner et il ferma les yeux. Quand il les rouvrit, tout parut étrangement autre. Il pensa aussitôt à ôter ses lunettes mais cela ne changea pas grand chose. Les couleurs étaient accrues, violents, le champ de vision plus large et tous les détails de ce qu'il regardait ressortaient avec précision. Il tenta de se déplacer mais tout tournait trop vite, les objets qu'il fixait entamant immédiatement son champ de vision. Il s'assit donc et comprit en fait que leur capacité de vision n'avait pas été simplement échangée. Il voyait à travers ses yeux et elle voyait à travers les siens. Au bout de quelques minutes, tout redevint normal. Ou plus exactement flou. Le gryffondor chercha à tâtons ses lunettes et les enfila maladroitement sur son nez. Janet Korn le fixait, ses yeux jaunes le transperçant. Il se sentit mal à l'aise mais heureusement, la fin de l'heure sonna. Il la vit se dépêcher de sortir. Il porta donc sur le bureau du professeur sa petite fiole après avoir pris le soin de noter leurs noms sur une étiquette. Et enfin, il passa la porte avec un mal de crâne dont il n'avait pas l'habitude.
Sirius se flagella mentalement pour ne pas vomir en buvant son verre de potion. Boire quelques chose venant de Rogue le révulser mais il avait tout prévu. Sa vengeance allait s'accomplir. Il avait planifié que le cours porterait sur la potion de vision et il savait parfaitement ce qui lui restait à faire. Pour l'honneur de sa mère et des Black. La tête lui tourna et il vit ce que Rogue voyait, des gens qui étaient occupés à préparer leurs potions. Sirius avait pris soin de laisser le papier sur sa table. Il savait parfaitement que la curiosité de Rogue le pousserait à le dérober. Le cours prit fin et quand Sirius revint du bureau du professeur où il avait déposé sa fiole, le morceau de parchemin n'était plus là. Sirius ne put s'empêcher de se réjouir, son plan marchait. Au début, il voulait faire souffrir Rogue le plus possible, le voir se tordre de douleur sur le sol pour les paroles humiliantes et déshonorantes qu'il avait dit. Mais au fond de lui, il ne le voulait pas. Il aurait alors perdu son propre honneur. Non, de la façon dont il en avait décidé, rien ne serait plus horrible pour ce salaud de Rogue.
James rentra en compagnie de Peter dans leur chambre pour échapper à la dispute entre Yann Fergusson et Julius Troy qui parlaient Quidditch. La porte s'ouvrit dans un grincement et James aperçut Sirius assis sur son lit, leur tournant le dos. Le jeune homme avança à travers la pièce tandis que Peter prenait quelques affaires posées sur sa table de nuit et partait dans la salle de bain.
« Sirius, j'ai oublié de te dire quelque chose, marmonna James. Le
match contre les poufsouffles a lieu dans peu de temps et Mark
voudrait savoir si tu voudras jouer. Sinon, on pourra demander à
quelqu'un de te remplacer. »
« Certainement pas ! Je suis engagé dans cette équipe et je ne vais
pas la laisser tomber ! En plus, Béatrice ne pourrait pas jouer avec
quelqu'un d'autre que moi ! » « Si tu le dis, Si', répondit James en s'asseyant sur son lit. »
James se sentait fatigué et ce soir était leur soirée mensuelle de sortie nocturne. Remus s'était rendu à l'infirmerie après les cours, sentant les débuts des symptômes de la lycanthropie se manifester. James frotta ses poignets qui le brûlaient. Cela avait commencé depuis quelques semaines. Au début, cela ne l'avait pas inquiété. Mais maintenant, c'était de plus en plus fort. Il retroussa sa manche et s'aperçut que ses poignets rougis par les frottements de la laine semblaient foncer, presque noircis par endroits. Mais Peter revint et James oublia pour un moment sa douleur.
« Hé, quand est-ce que qu'on y va ? J'aimerais savoir si j'ai le temps
d'entamer mon devoir de métamorphose. »
« Tu n'auras pas le temps de grand chose ce soir car on ne sort pas,
répondit Sirius un vague sourire sur les lèvres. »
« Mais on est la pleine lune, ce soir, s'exclama Peter, sa voix
couinant presque. »
« Tu n'as pas oublié, Sirius ? N'est ce pas, demanda James en se
relevant de son lit. »
« Non, mais ce soir il y aura déjà quelqu'un dehors. »
« Sirius, de quoi tu parles, demanda James qui commençait à
s'inquiéter. »
« Remus aura de la visite. »
Et Sirius se releva et sortit dans le couloir, les mains dans les poches. Le cerveau de James se mit à réfléchir à toute vitesse, il connaissait trop bien Sirius pour savoir qu'il manigançait quelque chose. James ouvrit la porte et rattrapa Sirius par le bras dans l'escalier.
« Sirius, tu n'aurais quand même pas... »
« Quand même pas quoi, demanda le jeune homme sur un ton excédé. »
« Dis que Remus est... Tu me le promets ? »
Les mots restèrent dans la gorge de James qui relâcha sa prise sur son ami.
« Non, je ne l'ai pas dit, répliqua Sirius en haussant les épaules, un sourire perfide arquant ses lèvres. »
James le laissa donc repartir, et Sirius descendit les marches. Mais un doute le traversa brutalement. James bondit et barra le passage à Sirius qui venait d'arriver dans la salle commune.
« Sirius, sois franc. Tu ne l'as pas dit mais quelqu'un d'autre le sait. Qui ? »
« Quelqu'un qui risque d'avoir une sacrée frousse, si tu veux mon
avis. Et ce n'est pas sûr qu'il s'en sorte. » « Sirius. Tu... Tu es vraiment... Un crétin ! »
James donna un coup de poing à Sirius et partit en courant vers le portrait de la grosse Dame en bousculant des troisièmes années qui se trouvaient sur son passage.
« Quelque chose qui ne va pas, demanda une voix féminine près de lui. »
Sirius se retourna et reconnut en baissant les yeux Angéla Brown.
« Vous vous êtes disputés, toi et James ? C'est pourtant rare. »
« Je crois... Je crois que... Que j'ai fait la plus grosse bêtise de ma
vie. Je n'ai pas compris que je ne suis qu'un stupide égoïste qui
utilise ses amis pour... Se venger. Et James vient de m'ouvrir... Les
yeux. »
Sirius agrippa la rambarde et monta en courant les escaliers, les larmes aux yeux, laissant la petite poursuiveuse de l'équipe de Quidditch fort hébétée.
James courrait à travers les couloirs, tout le monde s'écartait sur son passage. Le sang lui battait aux tempes, tout passant si rapidement devant ses yeux. Il surgit dans le hall et passa par une des portes de service. L'air frais de dehors lui gifla le visage mais il n'en avait que faire. Ses pieds accrochaient les mottes de terre et il manqua plusieurs fois de tomber. La silhouette du saule pleureur apparut dans le lointain et James accéléra encore. Il ne pouvait pas laisser Remus responsable des idioties de Sirius. Même si James avait compris le sentiment de vengeance de son meilleur ami, cela l'avait révolté qu'il puisse utiliser la lycanthropie de Remus pour qui cela était déjà si dur. James se pencha à la vue des branches qui étrangement ne s'agitèrent pas plus violemment à son approche. Rogue était certainement passé car un long bâton se trouvait en appui sur la fameuse racine. James plongea dans le trou entre les touffes d'herbes et atterrit à plat ventre dans une galerie. Il rampa vivement à l'aide de ses coudes et se releva en sortant sa baguette magique qu'il alluma.
« Luxa spheara. »
Une boule de lumière apparut au bout et éclaira le souterrain. James se précipita en courant et arriva enfin dans la cabane hurlante. Il grimpa les escaliers quatre à quatre, le souffle court. Un rapide coup d'œil à sa monte lui indiqua onze heures. Et quand il releva la tête, la silhouette de Rogue s'apprêtait à ouvrir la porte derrière laquelle se trouvait Remus. James poussa un cri mais il était trop tard, Rogue ne l'avait pas vu et venait d'appuyer sur la clenche de la porte. Il le vit faire un pas en arrière en hurlant avant qu'une énorme masse surgisse en grondant.
« Rogue, par-là ! »
La voix de James était totalement éraillée, la situation était au comble de l'horreur. Le serpentard se retourna, l'épouvante exprimée par ses traits déformant son visage, ses jambes le soutenant à peine.
« Potter, souffla t'il. »
James vit la bête avancer dangereusement vers le garçon. Il n'hésita pas.
« Lux aeterna, hurla t'il en pointant sa baguette sur l'animal. »
Un violent jet de lumière blanche jaillit de l'extrémité de sa baguette et aveugla momentanément le loup-garou qui recula en hérissant l'échine. James monta les dernières marches et saisit Rogue par les épaules. Celui-ci se laissa traîner. Mais tandis que les deux garçons courraient ou plutôt, que James tirait Rogue par les épaules, la bête grogna en s'ébrouant et se lança à leur poursuite. Ils s'efforcèrent donc d'avancer en décampant maladroitement. Ces instants parurent si longs à James, où avait donc bien pu passer la sortie ? Et enfin, désespérément, James jeta le corps de Rogue vers l'avant, lui entamant de sortir. Au moment où le gryffondor regarda derrière lui avec angoisse, il vit deux yeux brillants proches de lui. Il tira de toutes ses forces sur les racines et entendit les dents de l'animal claquer derrière lui. Au dehors, Rogue était appuyé contre le tronc. James décocha d'un coup de pied le bâton et tira le serpentard avant que les branches du saule ne s'agite à nouveau.
« Ca va, demanda t'il à Rogue qui serrait son bras gauche. Il ne t'a pas mor... » « Non, articula l'autre en grimaçant. »
James reprit les serpentard sous les épaules et avança le plus rapidement possible vers le château. Il n'y avait plus personne dans les couloirs et James prit la direction de l'infirmerie. Mais avant qu'il n'avance plus, il se cogna à quelqu'un qui sortait de l'ombre.
« Vous ne pouvez pas faire attention où vous allez, s'exclama la voix
mécontente. Et puis, que faites-vous dehors alors que le couvre-feu
est passé ? »
Le professeur McGonnagal surgit de l'ombre, le regard toujours sévère, les bras croisés.
« Professeur, il faut l'emmener à l'infirmerie, s'exclama James. »
Le professeur aperçut le serpentard dans les bras de son élève et eut un sursaut.
« Mais que lui est-il arrivé, cria t'elle. » « Il est allé dans la cabane hurlante ! » « La cabane hurlante, mais... Il n'a pas ... »
« Etait mordu ? Non, mais il est blessé au bras et je crois que le
choc a été assez violent. »
« Vous pouvez le dire, Potter. Bien, je le conduis immédiatement à Mme
Pomfresh. Vous, allez dans le bureau de Dumbledore. Je crois que des
explications s'imposent. »
James laissa donc son professeur de métamorphose lancer un sort de déplacement à Rogue et il partit vers le bureau de Dumbledore. Le gryffondor savait où il se trouvait pour s'y être rendu de nombreuses fois en compagnie de Sirius, Remus et Peter pour des choses insignifiantes comme expliquer le changement de couleur des cheveux de quelques Serpentards. Il tourna dans le couloir et arriva face à la gargouille immonde qui gardait le bureau du directeur. C'est alors qu'il s'aperçut qu'il ne connaissait pas le mot de passe. Mais à cet instant, la gargouille s'ébranla et le professeur Quirke jaillit en manquant de bousculer son élève.
« Hé bien, M. Potter, qu'est ce qui vous amène si tard dans le bureau du directeur ? »
« Le professeur McGonnagal m'a demandé de m'y rendre, répondit James
sur un ton assez peu convaincant. »
L'homme ne parut pas dupe car il regarda fixement James mais finalement s'abstint de tous commentaires.
« Bonsoir, Potter. »
« Bonsoir, professeur. »
James profita de ce que son professeur ait laissé le passage ouvert et s'y engouffra. L'escalier en colimaçon le mena jusque devant une imposante porte en bois. Il hésita quelques instants avant de toquer. Une voix d'homme lui ordonna de rentrer. James ouvrit donc la porte et se faufila dans la pièce. Le directeur était assis devant son bureau avec un épais grimoire devant lui. Il se redressa en apercevant l'élève et posa son menton sur ses mains.
« Hé bien , M.Potter, que me vaut l'honneur de cette visite si
tardive ? Le professeur Brocklehurst vous aurait-il encore surpris
dans l'une de vos blagues, demanda le directeur un sourire sur les
lèvres. »
A cet instant, précis, la porte claqua derrière James qui sursauta. Depuis qu'il avait compris ce que Sirius avait conspiré et sauvé Severus, il ne savait plus trop ce qu'il devait faire et dire. Il était conscient que ce qui s'était passé était très grave. Son meilleur ami risquait l'exclusion de Poudlard pour avoir mis la vie en danger du serpentard et la condition de Remus venait d'être dévoilé à quelqu'un de plus. Néanmoins, James ne pouvait se résoudre à dénoncer Sirius. Le professeur McGonnagal était livide et aussitôt qu'elle eut apparut, Dumbledore cessa de sourire, comprenant qu'il n'y avait pas motif à plaisanter.
« Minerva, pourquoi m'avez-vous envoyé ce jeune homme dans mon bureau ? »
« Il se trouve que M. Rogue a découvert la condition de M. Lupin. Il
s'est rendu dans la cabane hurlante sous les conseils de Black. Il me
l'a dit alors que je le conduisais à l'infirmerie. Et M. Potter l'a
sauvé et l'a ramené ici. »
« M. Potter, qu'avez-vous à ajouter ? »
Le ton du directeur était froid et son regard glacé transperça James qui n'osa pas lever les yeux. James tenta maladroitement d'expliquer que ce n'était qu'une mauvaise blague mais cela ne convint personne.
« Potter, quand est-ce que vous et Black cesserez de considérer qu'on
peut s'amuser de tout. Vous ne vous rendez pas compte de ce qui aurait
pu se produire, glapit le professeur de métamorphose. »
« Professeur McGonnagal, je vous remercie de vous être occupée de
cette affaire. Je vais maintenant régler ceci avec M. Potter »
Le professeur de métamorphose sembla contrariée mais sortit et James se sentit encore plus mal, seul face au directeur.
« M. Potter, j'ai parfaitement compris que l'accident de ce soir
n'était pas une blague. C'est votre camarade, Sirius Black qui a mis
ceci en œuvre pour se venger de Severus Rogue. Ne m'interrompez pas,
je vous pris. Je me doute que vous n'étiez pas au courant et je
reconnais votre bravoure et votre courage dans l'acte que vous avez
effectué mais je vais être obligé de convoquer M. Black et de le faire
comparaître en conseil. Son acte est extrêmement grave. Je comprends
que la mort de sa mère l'ait fortement perturbé mais on ne peut pas se
permettre de se faire justice soi-même. »
James fronça les sourcils en entendant ces paroles.
« Professeur, pourquoi parlez-vous de justice ? »
« Disons que... Non. M. Potter, il est temps que vous rejoigniez votre dortoir. »
« M., et pour Rogue ? Maintenant qu'il sait que Remus est... »
« Ne vous inquiétez pas, M. Rogue saura tenir sa langue. »
James sortit du bureau en se demandant pourquoi le directeur avait parlé de justice et pourquoi il avait hésité avant de refuser de lui révéler quelque chose. Lorsqu'il fut arrivé dans la salle commune des Gryffondors, James ne put se résoudre à monter dans sa chambre et à affronter Sirius. Il s'installa donc près de la cheminée dans un des canapés et rabattit sur lui sa cape qu'il avait gardée.
= fin du chapitre 25 =
Shetane (c'est promis, je ne tuerais plus personne, enfin pour cette cinquième année, niark, niark.)
Vitriol Sykes (Merci et ça y est, la suite est arrivée.)
Lucile (Merci encore pour tous tes mails et sache que je suis à ta disposition pour te répondre).
Et aussi à tous ceux que j'ai pu oublier car ayant réinstallé tout mon ordinateur, tous mes messages ont disparu. Mais continuez à m'écrire. Au fait, je viens de m'apercevoir que la mise en page sur le site était vraiment dégueulasse. Y va falloir que je fasse quelque chose.
Titre : Opération Pégasus.
Auteur : Elizabeth.
Disclamer : Tout ce que vous allez lire ne m'appartient pas (sauf peut-être l'histoire, ce qui n'est que peu de choses). Ayant décidé d'écrire sur le monde d'Harry Potter, je tiens à préciser qu'il appartient à l'écrivain J.K Rowlling. Je ne touche donc aucun droit d'auteur et le travail que je fournis n'est pas dans un but lucratif.
Résumé général de l'histoire : Septembre 1970. Après deux mois de vacances, les élèves du collège Poudlard reprennent leurs études. Mais un certain mage noir poursuit son ascension vers le pouvoir, provoquant un climat de terreur. La tension au sein de la communauté internationale magique et du ministère britannique ne cesse de grandir. C'est pourquoi certains ont décidé de lancer une action secrète qui changera à jamais la vie de quelques étudiants, en liant leurs pouvoirs et leurs vies. Le nom de code : Opération Pégasus.
Résumé du chapitre précédent : L'irréparable s'abat sur la famille Black. Beltégueuse Black, oubliator de renom, a trouvé la mort lors d'une de ses missions. Cassiopée reste inconsolable et Sirius se renferme sur lui-même, ressassant ses souvenirs et rageant de haine et de violence envers Rogue qui s'est moqué de lui et a insulté sa mère. Lily de son côté, décide qu'il est venu le moment de se séparer d'Avery car attendre plus serait encore plus cruel. Et c'est sur un sourire bienfaisant que le Serdaigle de septième année quitte la jolie préfète de Gryffondor. Alors que James comprend enfin ce qui frappe la famille Black en lisant un journal, Sirius entend ses professeurs de défense contre les forces du mal et de combat parler de sa mère et d'une étrange opération dans laquelle elle aurait été impliquée. Mais quels étaient donc les liens étranges qui réunissaient ses agents infiltrés (selon les maraudeurs) et Beltégueuse Black ?
Rappel des élèves étudiant à Poudlard évoqués dans les chapitres précédents (qui commencent à devenir un peu nombreux, mais c'est comme ça) :
(Je ne vous présente plus les maraudeurs ainsi que Lily et ses amies).
Darcey Line : Gryffondor, 5° année, élève venant de France. Sœur jumelle de David, ce qu'elle raconte sur ses Fergusson Yann : Gryffondor, 6° année.
Troy Julius : Gryffondor, 6° année, poursuiveur.
Black Cassiopée : Gryffondor, 7° année, préfète en chef. Sœur de Sirius et petite amie de Lawrence Ackerley.
Brown Angéla : Gryffondor, 7° année, poursuiveuse.
Ackerley Lawrence : Serdaigle, 7° année, préfet en chef. Petit ami de Cassiopée.
Crabbe Nicolius : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts.
Korn Janet : Serpentard, 5° année. ayant rejoint le rang des mangemorts.
Pucey Lisa : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts.
Rogue Severus : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts.
Rosier Evan : Serpentard, 5° année, ayant rejoint le rang des mangemorts. Frère de Clara.
Rappel des adultes ou autres personnes évoquées dans les chapitres précédents :
Black Beltégueuse : Mère de Sirius et Cassiopée. Oubliator. Elle est morte dans une de ses missions.
Quirke Julius : Nouveau professeur de défense contre les forces du mal. Les maraudeurs le soupçonnent d'être un agent infiltré.
Brocklehurst Ignatus : Professeur de potions et directeur de Serpentard.
Chapitre 25 : LE SECRET DÉVOILÉ.
Le mois de mars avait pris fin et celui d'avril venait de débuter. Sirius était revenu depuis quelques jours à Poudlard. En effet, après la mort de sa mère, lui et sa sœur étaient repartis au Havre des Black pour l'enterrement. Sirius était réapparu encore vêtu de ses habits de deuil un soir par la cheminée, accompagné de la préfète en chef. Tous les deux s'étaient rendus sans échanger un mot avec leurs camarades dans leurs dortoirs respectifs. Seul Lawrence Ackerley avait pu serrer dans ses bras sa petite amie qui était paraissait-il, resté prostrée pendant de longues heures dans ses bras sans bouger. Son frère s'était assis sur son lit et n'en avait pas bougé. James avait compris que Sirius ne souhaitait pas parler de cela pour l'instant, il aurait de toutes façons tout son temps pour choisir le moment adéquat pour s'expliquer avec ses trois amis. Sur la table de nuit de son camarade, James avait reconnu une fine chaîne en or qui avait appartenu à Beltégueuse Black. Les cours avaient repris pour les deux gryffondors et chacun faisait tout son possible pour paraître naturels bien que cela leur demanda un effort considérable. Sirius avait à nouveau accepté d'enfiler son uniforme mais laissait en permanence à son bras droit un brassard de soie noire, rappelant amèrement le décès de sa mère.
Les maraudeurs pour une fois n'étaient pas en retard pour leur cours de potions. James avait appréhendé la présence de Rogue avec lequel Sirius s'était battu. Arrivé ainsi en avance, ils pourraient immédiatement rentrer en cours sans avoir à affronter les Serpentards. Ce n'était pas que James refusa une bagarre avec eux mais l'état de Sirius était primordial. La porte du cachot était ouverte et les maraudeurs se dépêchèrent de pénétrer dans la froide salle de cours. A l'intérieur, quelques autres élèves étaient déjà assis à leur table, papotant en attendant l'arrivée du professeur Brocklehurst. James s'assit à coté de Sirius, soulagé que Rogue n'ait pas encore montré le bout de son gros nez crochu. A peine avait-il poussé un soupir de soulagement que le professeur apparut suivi des élèves de sa maison. La porte claqua avec un courant d'air et le cours commença dans le plus profond silence. Pourtant, en levant les yeux vers son professeur, James crut reconnaître l'ébauche d'un sourire mais il n'en fut pas certain étant donné les cicatrices couvrant le visage de l'homme. Et puis, cela n'annonçait rien de bon.
« Bien, aujourd'hui, j'ai décidé que procéder différemment des autres
cours, clama le professeur les mains derrière le dos. »
James sentit son estomac de se contracter d'angoisse et remarqua que ses camarades partageaient de la même façon son appréhension.
« Tout d'abord, je vais redistribuer les binômes. Un serpentard avec un gryffondor. »
Aussitôt, des murmures de contestations se firent entendre de toute part. Les Gryffondors ne tenaient pas à partager ses instants prolongés en compagnie d'êtres aussi arrogants et perfides tandis que les Serpentards soupiraient d'avance d'avoir à leurs cotés ses stupides gryffondors.
« Silence, cria le professeur en frappant ses mains sur son bureau. »
Le niveau sonore retomba immédiatement.
« Bien, commençons. Et je ne veux pas de commentaires ni de
contestations. Bones avec Crabbe, Darcey avec Rosier, Evans avec
Pucey, Hindle avec .... »
Et la liste s'étala lentement, les élèves grimaçant à chaque fois qu'ils découvraient leurs binômes. James attendit patiemment que son nom soit appelé.
« Potter avec Korn. Et c'est tout, il me semble. »
Le professeur reprit la parole en voyant Rogue lever la main.
« Vous m'avez oublié, professeur. »
« Non, vous êtes avec M. Black, répondit Brocklehurst, un sourire aux lèvres. »
Il l'a fait exprès, pensa James aussitôt qui serra les poings sous la table. Le maraudeur lança un coup d'œil inquiet à son camarade mais étrangement, aucun sentiment de haine ou autre passa sur le visage de Sirius. Celui-ci rangea rapidement ses affaires et partit s'asseoir aux côtés de Rogue qui afficha l'un des plus beaux rictus qui n'est été donné de voir. James croisa les doigts et sortit son nécessaire à potions tandis que Janet Korn arrivait près de lui, le regard farouche. Janet Korn était du genre sauvage, ce genre de personnes qu'on n'arrivait jamais réellement à cerner.
« Et ce n'est pas tout, crachota le professeur. Vous avez deux heures, je ramasse à la fin du cours. »
Et d'un geste ample, il fit apparaître dans une écriture acérée une liste d'ingrédients ainsi que la page du livre à suivre. James soupira, il allait encore certainement recevoir une sale note. Les potions n'étaient pas son fort. Néanmoins, rien ne vint déranger leur travail qui s'effectua en silence. James était occupé à doser la sève de belladone et sa coéquipière à trancher en lamelle une racine séchée de passiflore. Les autres, de leur coté semblaient nettement moins s'en sortir. Peter s'était retrouvé avec Goyle et l'étrange fumée opaque que dégageait leur chaudron laissait supposer le pire. Un haussement de voix fit se retourner le gryffondor. Derrière lui se trouvait Line qui travaillait tant bien que mal avec Evan Rosier. Le serpentard déclara d'une voix faussement inquiète :
« Mais dis-moi, Darcey, es-tu une sang pure au moins ? Que je ne
salisse pas le mien en touchant ton scalpel ! »
Line releva la tête, son regard devenu froid posé sur l'insolent. James eut un sursaut et remarqua que Remus qui n'était non loin s'était retourné aux paroles de Rosier, l'air près à intervenir. Tout de fois, Line tendit son outil à Rosier qui fit mine de reculer. Ses lèvres se desserrèrent, le temps qu'elle articule agressivement ces quelques mots.
« Je te mets à l'épreuve, Rosier. Ose prendre mon couteau. Sans savoir
si je suis "une sang pure" comme tu le dis si bien. »
« Pour qui me prends-tu, lâcha t'il laconiquement. »
« Tu prétends être supérieur alors que tu as peur de saisir un simple
scalpel. Tu es pitoyable, tout comme cette stupide théorie ! »
« Attention à ce que tu dis, Darcey. Je pourrais très bien m'occuper de toi sans te toucher. »
« Tu n'auras pas besoin. Je te mettrais au tapis avant. Cela ut était
encore plus humiliant pour toi si j'étais une sorcière d'ascendance
moldue mais comme je suis une sang pure... »
Ses derniers mots furent écorchés pour montrer son opinion. Rosier appuya sa tête contre sa main, un grand sourire aux lèvres.
« Hé, Darcey, tu me sembles bine sûre de ta force. Pourtant, quand on
te voit... »
« Je parle de force magique, crétin ! De toutes façons, tu n'en vaux
même pas la peine ! »
« Je suis content pour toi si tu ne fais pas parti de ces prétendus
sorciers qui ne savent même pas lancer un sort en arrivant à Poudlard.
Tout le monde ne peut pas en dire autant. »
Et il se retourna vers Lily Evans, occupée à prendre des notes sur la potion qu'elle effectuait avec Lisa Pucey. James allait intervenir quand le professeur passa à ce moment là dans le rang, un regard soupçonneux dans les yeux.
« Silence ici. Aucun de vous n'a encore fini sa potion. Evans, dix
points en moins pour dissiper vos camarades. »
James trouva cela doublement injuste. Mais il n'eut pas le temps de tergiverser car Janet Korn l'appela pour qu'il l'aide à verser la poudre de bicorne en même temps qu'un œil d'aigle. Le chaudron bouillonna quelques instants avant de reprendre sa cuisson. La fin de l'heure approchait, les élèves paraissaient de plus en plus nerveux. La potion d'échange de vision n'était pas des plus faciles et beaucoup appréhendaient le moment de goûter. Une fois la potion retirée du feu, James prit une louche et en versa le contenu dans deux petits verres. Il se saisit d'une paire de ciseaux et coupa une de ces mèches de cheveux qu'il laissa tomber dans un gobelet.
« Professeur, est-on obligé de boire sa préparation, demanda un élève. »
« Libre à vous mais si vous ne le faites pas, ce sera un zéro pour
votre trimestre. Et puis, on ne va pas me reprocher de me débarrasser
de quelques élèves. Vous n'êtes que des incapables et fenians en
plus ! »
James tendit le gobelet à Janet Korn qui le prit dans ses mains avec de l'appréhension.
« Tu sais, je ne pense pas qu'elle soit si ratée, cette potion. Et
puis sinon, on ira faire un tour chez Pomfresh. »
James s'était senti obligé de détendre l'atmosphère, le silence de la serpentard le rendant de plus en plus nerveux. Il avait dit n'importe quoi et il ne voyait même pas pourquoi il tentait d'être aimable. En réalité, c'était plutôt pour se rassurer lui-même. Elle secoua la tête et ses mèches rousses s'agitèrent vivement. Elle arracha une mèche de sa frange et la plaça sur le plan de travail. James effectua la même opération que précédemment et Ils burent de façon simultanée le contenu de leur gobelet. James ne put s'empêcher de grimacer, la potion était amère et irritait la langue. La tête commença à lui tourner et il ferma les yeux. Quand il les rouvrit, tout parut étrangement autre. Il pensa aussitôt à ôter ses lunettes mais cela ne changea pas grand chose. Les couleurs étaient accrues, violents, le champ de vision plus large et tous les détails de ce qu'il regardait ressortaient avec précision. Il tenta de se déplacer mais tout tournait trop vite, les objets qu'il fixait entamant immédiatement son champ de vision. Il s'assit donc et comprit en fait que leur capacité de vision n'avait pas été simplement échangée. Il voyait à travers ses yeux et elle voyait à travers les siens. Au bout de quelques minutes, tout redevint normal. Ou plus exactement flou. Le gryffondor chercha à tâtons ses lunettes et les enfila maladroitement sur son nez. Janet Korn le fixait, ses yeux jaunes le transperçant. Il se sentit mal à l'aise mais heureusement, la fin de l'heure sonna. Il la vit se dépêcher de sortir. Il porta donc sur le bureau du professeur sa petite fiole après avoir pris le soin de noter leurs noms sur une étiquette. Et enfin, il passa la porte avec un mal de crâne dont il n'avait pas l'habitude.
Sirius se flagella mentalement pour ne pas vomir en buvant son verre de potion. Boire quelques chose venant de Rogue le révulser mais il avait tout prévu. Sa vengeance allait s'accomplir. Il avait planifié que le cours porterait sur la potion de vision et il savait parfaitement ce qui lui restait à faire. Pour l'honneur de sa mère et des Black. La tête lui tourna et il vit ce que Rogue voyait, des gens qui étaient occupés à préparer leurs potions. Sirius avait pris soin de laisser le papier sur sa table. Il savait parfaitement que la curiosité de Rogue le pousserait à le dérober. Le cours prit fin et quand Sirius revint du bureau du professeur où il avait déposé sa fiole, le morceau de parchemin n'était plus là. Sirius ne put s'empêcher de se réjouir, son plan marchait. Au début, il voulait faire souffrir Rogue le plus possible, le voir se tordre de douleur sur le sol pour les paroles humiliantes et déshonorantes qu'il avait dit. Mais au fond de lui, il ne le voulait pas. Il aurait alors perdu son propre honneur. Non, de la façon dont il en avait décidé, rien ne serait plus horrible pour ce salaud de Rogue.
James rentra en compagnie de Peter dans leur chambre pour échapper à la dispute entre Yann Fergusson et Julius Troy qui parlaient Quidditch. La porte s'ouvrit dans un grincement et James aperçut Sirius assis sur son lit, leur tournant le dos. Le jeune homme avança à travers la pièce tandis que Peter prenait quelques affaires posées sur sa table de nuit et partait dans la salle de bain.
« Sirius, j'ai oublié de te dire quelque chose, marmonna James. Le
match contre les poufsouffles a lieu dans peu de temps et Mark
voudrait savoir si tu voudras jouer. Sinon, on pourra demander à
quelqu'un de te remplacer. »
« Certainement pas ! Je suis engagé dans cette équipe et je ne vais
pas la laisser tomber ! En plus, Béatrice ne pourrait pas jouer avec
quelqu'un d'autre que moi ! » « Si tu le dis, Si', répondit James en s'asseyant sur son lit. »
James se sentait fatigué et ce soir était leur soirée mensuelle de sortie nocturne. Remus s'était rendu à l'infirmerie après les cours, sentant les débuts des symptômes de la lycanthropie se manifester. James frotta ses poignets qui le brûlaient. Cela avait commencé depuis quelques semaines. Au début, cela ne l'avait pas inquiété. Mais maintenant, c'était de plus en plus fort. Il retroussa sa manche et s'aperçut que ses poignets rougis par les frottements de la laine semblaient foncer, presque noircis par endroits. Mais Peter revint et James oublia pour un moment sa douleur.
« Hé, quand est-ce que qu'on y va ? J'aimerais savoir si j'ai le temps
d'entamer mon devoir de métamorphose. »
« Tu n'auras pas le temps de grand chose ce soir car on ne sort pas,
répondit Sirius un vague sourire sur les lèvres. »
« Mais on est la pleine lune, ce soir, s'exclama Peter, sa voix
couinant presque. »
« Tu n'as pas oublié, Sirius ? N'est ce pas, demanda James en se
relevant de son lit. »
« Non, mais ce soir il y aura déjà quelqu'un dehors. »
« Sirius, de quoi tu parles, demanda James qui commençait à
s'inquiéter. »
« Remus aura de la visite. »
Et Sirius se releva et sortit dans le couloir, les mains dans les poches. Le cerveau de James se mit à réfléchir à toute vitesse, il connaissait trop bien Sirius pour savoir qu'il manigançait quelque chose. James ouvrit la porte et rattrapa Sirius par le bras dans l'escalier.
« Sirius, tu n'aurais quand même pas... »
« Quand même pas quoi, demanda le jeune homme sur un ton excédé. »
« Dis que Remus est... Tu me le promets ? »
Les mots restèrent dans la gorge de James qui relâcha sa prise sur son ami.
« Non, je ne l'ai pas dit, répliqua Sirius en haussant les épaules, un sourire perfide arquant ses lèvres. »
James le laissa donc repartir, et Sirius descendit les marches. Mais un doute le traversa brutalement. James bondit et barra le passage à Sirius qui venait d'arriver dans la salle commune.
« Sirius, sois franc. Tu ne l'as pas dit mais quelqu'un d'autre le sait. Qui ? »
« Quelqu'un qui risque d'avoir une sacrée frousse, si tu veux mon
avis. Et ce n'est pas sûr qu'il s'en sorte. » « Sirius. Tu... Tu es vraiment... Un crétin ! »
James donna un coup de poing à Sirius et partit en courant vers le portrait de la grosse Dame en bousculant des troisièmes années qui se trouvaient sur son passage.
« Quelque chose qui ne va pas, demanda une voix féminine près de lui. »
Sirius se retourna et reconnut en baissant les yeux Angéla Brown.
« Vous vous êtes disputés, toi et James ? C'est pourtant rare. »
« Je crois... Je crois que... Que j'ai fait la plus grosse bêtise de ma
vie. Je n'ai pas compris que je ne suis qu'un stupide égoïste qui
utilise ses amis pour... Se venger. Et James vient de m'ouvrir... Les
yeux. »
Sirius agrippa la rambarde et monta en courant les escaliers, les larmes aux yeux, laissant la petite poursuiveuse de l'équipe de Quidditch fort hébétée.
James courrait à travers les couloirs, tout le monde s'écartait sur son passage. Le sang lui battait aux tempes, tout passant si rapidement devant ses yeux. Il surgit dans le hall et passa par une des portes de service. L'air frais de dehors lui gifla le visage mais il n'en avait que faire. Ses pieds accrochaient les mottes de terre et il manqua plusieurs fois de tomber. La silhouette du saule pleureur apparut dans le lointain et James accéléra encore. Il ne pouvait pas laisser Remus responsable des idioties de Sirius. Même si James avait compris le sentiment de vengeance de son meilleur ami, cela l'avait révolté qu'il puisse utiliser la lycanthropie de Remus pour qui cela était déjà si dur. James se pencha à la vue des branches qui étrangement ne s'agitèrent pas plus violemment à son approche. Rogue était certainement passé car un long bâton se trouvait en appui sur la fameuse racine. James plongea dans le trou entre les touffes d'herbes et atterrit à plat ventre dans une galerie. Il rampa vivement à l'aide de ses coudes et se releva en sortant sa baguette magique qu'il alluma.
« Luxa spheara. »
Une boule de lumière apparut au bout et éclaira le souterrain. James se précipita en courant et arriva enfin dans la cabane hurlante. Il grimpa les escaliers quatre à quatre, le souffle court. Un rapide coup d'œil à sa monte lui indiqua onze heures. Et quand il releva la tête, la silhouette de Rogue s'apprêtait à ouvrir la porte derrière laquelle se trouvait Remus. James poussa un cri mais il était trop tard, Rogue ne l'avait pas vu et venait d'appuyer sur la clenche de la porte. Il le vit faire un pas en arrière en hurlant avant qu'une énorme masse surgisse en grondant.
« Rogue, par-là ! »
La voix de James était totalement éraillée, la situation était au comble de l'horreur. Le serpentard se retourna, l'épouvante exprimée par ses traits déformant son visage, ses jambes le soutenant à peine.
« Potter, souffla t'il. »
James vit la bête avancer dangereusement vers le garçon. Il n'hésita pas.
« Lux aeterna, hurla t'il en pointant sa baguette sur l'animal. »
Un violent jet de lumière blanche jaillit de l'extrémité de sa baguette et aveugla momentanément le loup-garou qui recula en hérissant l'échine. James monta les dernières marches et saisit Rogue par les épaules. Celui-ci se laissa traîner. Mais tandis que les deux garçons courraient ou plutôt, que James tirait Rogue par les épaules, la bête grogna en s'ébrouant et se lança à leur poursuite. Ils s'efforcèrent donc d'avancer en décampant maladroitement. Ces instants parurent si longs à James, où avait donc bien pu passer la sortie ? Et enfin, désespérément, James jeta le corps de Rogue vers l'avant, lui entamant de sortir. Au moment où le gryffondor regarda derrière lui avec angoisse, il vit deux yeux brillants proches de lui. Il tira de toutes ses forces sur les racines et entendit les dents de l'animal claquer derrière lui. Au dehors, Rogue était appuyé contre le tronc. James décocha d'un coup de pied le bâton et tira le serpentard avant que les branches du saule ne s'agite à nouveau.
« Ca va, demanda t'il à Rogue qui serrait son bras gauche. Il ne t'a pas mor... » « Non, articula l'autre en grimaçant. »
James reprit les serpentard sous les épaules et avança le plus rapidement possible vers le château. Il n'y avait plus personne dans les couloirs et James prit la direction de l'infirmerie. Mais avant qu'il n'avance plus, il se cogna à quelqu'un qui sortait de l'ombre.
« Vous ne pouvez pas faire attention où vous allez, s'exclama la voix
mécontente. Et puis, que faites-vous dehors alors que le couvre-feu
est passé ? »
Le professeur McGonnagal surgit de l'ombre, le regard toujours sévère, les bras croisés.
« Professeur, il faut l'emmener à l'infirmerie, s'exclama James. »
Le professeur aperçut le serpentard dans les bras de son élève et eut un sursaut.
« Mais que lui est-il arrivé, cria t'elle. » « Il est allé dans la cabane hurlante ! » « La cabane hurlante, mais... Il n'a pas ... »
« Etait mordu ? Non, mais il est blessé au bras et je crois que le
choc a été assez violent. »
« Vous pouvez le dire, Potter. Bien, je le conduis immédiatement à Mme
Pomfresh. Vous, allez dans le bureau de Dumbledore. Je crois que des
explications s'imposent. »
James laissa donc son professeur de métamorphose lancer un sort de déplacement à Rogue et il partit vers le bureau de Dumbledore. Le gryffondor savait où il se trouvait pour s'y être rendu de nombreuses fois en compagnie de Sirius, Remus et Peter pour des choses insignifiantes comme expliquer le changement de couleur des cheveux de quelques Serpentards. Il tourna dans le couloir et arriva face à la gargouille immonde qui gardait le bureau du directeur. C'est alors qu'il s'aperçut qu'il ne connaissait pas le mot de passe. Mais à cet instant, la gargouille s'ébranla et le professeur Quirke jaillit en manquant de bousculer son élève.
« Hé bien, M. Potter, qu'est ce qui vous amène si tard dans le bureau du directeur ? »
« Le professeur McGonnagal m'a demandé de m'y rendre, répondit James
sur un ton assez peu convaincant. »
L'homme ne parut pas dupe car il regarda fixement James mais finalement s'abstint de tous commentaires.
« Bonsoir, Potter. »
« Bonsoir, professeur. »
James profita de ce que son professeur ait laissé le passage ouvert et s'y engouffra. L'escalier en colimaçon le mena jusque devant une imposante porte en bois. Il hésita quelques instants avant de toquer. Une voix d'homme lui ordonna de rentrer. James ouvrit donc la porte et se faufila dans la pièce. Le directeur était assis devant son bureau avec un épais grimoire devant lui. Il se redressa en apercevant l'élève et posa son menton sur ses mains.
« Hé bien , M.Potter, que me vaut l'honneur de cette visite si
tardive ? Le professeur Brocklehurst vous aurait-il encore surpris
dans l'une de vos blagues, demanda le directeur un sourire sur les
lèvres. »
A cet instant, précis, la porte claqua derrière James qui sursauta. Depuis qu'il avait compris ce que Sirius avait conspiré et sauvé Severus, il ne savait plus trop ce qu'il devait faire et dire. Il était conscient que ce qui s'était passé était très grave. Son meilleur ami risquait l'exclusion de Poudlard pour avoir mis la vie en danger du serpentard et la condition de Remus venait d'être dévoilé à quelqu'un de plus. Néanmoins, James ne pouvait se résoudre à dénoncer Sirius. Le professeur McGonnagal était livide et aussitôt qu'elle eut apparut, Dumbledore cessa de sourire, comprenant qu'il n'y avait pas motif à plaisanter.
« Minerva, pourquoi m'avez-vous envoyé ce jeune homme dans mon bureau ? »
« Il se trouve que M. Rogue a découvert la condition de M. Lupin. Il
s'est rendu dans la cabane hurlante sous les conseils de Black. Il me
l'a dit alors que je le conduisais à l'infirmerie. Et M. Potter l'a
sauvé et l'a ramené ici. »
« M. Potter, qu'avez-vous à ajouter ? »
Le ton du directeur était froid et son regard glacé transperça James qui n'osa pas lever les yeux. James tenta maladroitement d'expliquer que ce n'était qu'une mauvaise blague mais cela ne convint personne.
« Potter, quand est-ce que vous et Black cesserez de considérer qu'on
peut s'amuser de tout. Vous ne vous rendez pas compte de ce qui aurait
pu se produire, glapit le professeur de métamorphose. »
« Professeur McGonnagal, je vous remercie de vous être occupée de
cette affaire. Je vais maintenant régler ceci avec M. Potter »
Le professeur de métamorphose sembla contrariée mais sortit et James se sentit encore plus mal, seul face au directeur.
« M. Potter, j'ai parfaitement compris que l'accident de ce soir
n'était pas une blague. C'est votre camarade, Sirius Black qui a mis
ceci en œuvre pour se venger de Severus Rogue. Ne m'interrompez pas,
je vous pris. Je me doute que vous n'étiez pas au courant et je
reconnais votre bravoure et votre courage dans l'acte que vous avez
effectué mais je vais être obligé de convoquer M. Black et de le faire
comparaître en conseil. Son acte est extrêmement grave. Je comprends
que la mort de sa mère l'ait fortement perturbé mais on ne peut pas se
permettre de se faire justice soi-même. »
James fronça les sourcils en entendant ces paroles.
« Professeur, pourquoi parlez-vous de justice ? »
« Disons que... Non. M. Potter, il est temps que vous rejoigniez votre dortoir. »
« M., et pour Rogue ? Maintenant qu'il sait que Remus est... »
« Ne vous inquiétez pas, M. Rogue saura tenir sa langue. »
James sortit du bureau en se demandant pourquoi le directeur avait parlé de justice et pourquoi il avait hésité avant de refuser de lui révéler quelque chose. Lorsqu'il fut arrivé dans la salle commune des Gryffondors, James ne put se résoudre à monter dans sa chambre et à affronter Sirius. Il s'installa donc près de la cheminée dans un des canapés et rabattit sur lui sa cape qu'il avait gardée.
= fin du chapitre 25 =
