Avec un peu de retard, voici le chapitre 25 ! J'ai tardé à l'écrire, parce que je craignais de ne pas trouver les mots qu'il faut, mais je réalise avec horreur que le 26ème sera plus difficile encore… Mais je ne vous en dis pas plus. Donc j'ai refais mes calcules il y aura donc 27 chapitres + un épilogue. Et oui, ça touche à sa fin !
Je remercie tout ceux qui ont prit la peine de commenter, comme toujours vous êtes mon moteur, ceux qui m'auront emmené jusqu'au bout de cette histoire !
Pitouloulou : Et oui, jaloux, adorable n'est-ce pas ? Finalement ce sera 27 chapitre et un épilogue et non pas 26 et un épilogue. Ca te va mieux ? :P Alors ce sera un happy end pour la Dramione, mais pour le reste je ne vous en dis pas plus !
Didi1206 : Je suis ravie que cette histoire te plaise et c'est moi qui te remercie de laisser un commentaire, vraiment ! La bataille sera pour ce chapitre, mais elle n'est pas la fin en soit, tant que l'équinoxe n'est pas passé, rien n'est joué. Merci de commenter, même une fois, car ton avis m'importe ! Voici la suite !
DrunkPhoenix : Aaah, je suis contente qu'elle te plaise ! Tu as tout lu en une journée ? Omg tu as du voir toutes les petites incohérences alors haha. Je suis ravie que l'intrigue et les persos te plaisent car j'y travaille avec amour. Voici la suite tant attendue.
Madison2220 : Je ne voyais pas du tout la relation Georges/Hermione comme ça, donc pas de Georges qui joue sur les sentiments, désolée :P Et oui, Drago est le plus mature dans l'histoire et c'est ce que j'aime, ca change de l'Hermione hystérique et amoureuse non ? Pour ce qui est des reviews tout ça, je comprends ce que tu veux dire, mais c'est vrai que le commentaire est la seule récompense de l'auteur et parfois ça démotive un peu. Mais bon c'est pas grave, je suis toujours ravie de lire les reviews de mes fidèles lectrices/commentatrices, au moins je commence à vous connaître et ça c'est cool !
Keloush : Et oui, Drago assume, c'est un homme un vrai ! lol Merci pour ton commentaire en tout cas !
Missamoi :Ah oui des coquilles y en a et je me suis jurée de reprendre la fic du début un de ces 4 et de tout bien fignoler, mais j'avoue que c'est difficile surtout que ça ma première ! Je n'ai pas de fréquence particulière, mais très franchement, j'ai prévu de finir cette fic dans le mois de septembre, donc ça ne devrait pas tarder !
M Malfoy 34 : Voici la suite en espérant qu'elle te plaise tout autant.
Dragibus : Je suis vraiment désolée que l'histoire ne te plaise pas. C'est dommage que tu n'expliques pas vraiment ce que tu n'aimes pas. Ce n'est pas parce qu'un personnage ne te plait pas que l'histoire est nulle (par exemple je déteste Lavande dans les livres et pourtant j'adore HP x)) Bref, je ne peux pas plaire à tout le monde mais merci d'avoir pris le temps de commenter malgré tout.
Nesta : Je suis enchantée que ça te plaise, et c'est vrai que les intrigues trop complexes, on s'y perd souvent. Puis pour tout t'avouer, pour une première fic, je me suis pas lancée dans du trop difficile. Voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira autant que les autres chapitres.
Je vous laisse à votre lecture, j'en profite pour vous souhaiter une bonne rentrée (du moins aux scolaires, parce qu'en général les universitaires commencent plus tard), et j'essaierai de poster le prochain chapitre dans la semaine prochaine !
N'oubliez de pas de commenter, c'est aussi bon qu'une friandise ! A bientôt.
—Ce qu'il y a entre Georges et moi ? répéta Hermione, incrédule.
Drago affichait une mine sombre et ses yeux semblaient briller du pire sentiment qui puisse animer un homme : la jalousie. Hermione la reconnue immédiatement. Ron était une des victimes de ce sentiment si négatif et douloureux. Elle l'avait vu tant de fois questionner et s'inquiéter qu'il lui aurait été impossible de ne pas reconnaître celle de Drago. Mais ce dernier, contrairement à Ron, n'était pas dans son bon droit. Ils ne formaient pas un couple, et par conséquent, Drago ne jouissait pas du droit d'être jaloux.
Il restait là, face à elle, silencieux, attendant patiemment sa réponse. Bien sûr, Hermione aurait pu être vile et cruelle. Après tout, la vie était cruelle. Elle aurait pu lui dire combien il n'était rien pour elle et qu'elle faisait ce qui lui plaisait avec Georges Weasley, elle aurait pu. Mais cela aurait été mentir. Parce que malgré toute l'énergie qu'elle utilisait à le nier, il y avait bel et bien quelque chose entre Drago et elle. Elle ne voulait pas savoir ce que c'était, elle se contentait d'oublier qu'il comptait un peu trop pour elle et de continuer à avancer.
—Rien, finit-elle par lâcher, froidement. Et même si c'était le cas…
Elle n'avait pas pu s'en empêcher. Elle n'avait pas su se retenir, se mordre la langue. Pourquoi fallait-il toujours qu'elle le cherche ? Qu'elle tente de l'atteindre ? Comme pour le tester, pour se prouver qu'il ne résisterait pas longtemps à son venin. Et pourtant, à chaque fois, il revenait à la charge. L'ego blessé, mais la tête haute. Qu'il était loin le Drago Malefoy insolent et digne, avec un cœur de pierre. A présent, il encaissait chacune des remarques d'Hermione et se contentait de les laisser glisser sur lui en silence. Et quand, au creux de la nuit, elle avait besoin de lui, il n'était jamais très loin et ses lèvres trouvaient les siennes avec tant de facilité que c'en était déconcertant.
—Si c'était le cas, je dirai juste que c'est malsain puisque tu es quasiment la veuve de son défunt frère, répliqua-t-il tout aussi sèchement.
Un point partout. Hermione eut un sourire amer et s'approcha doucement de Drago afin de pouvoir scruter chaque trait de son visage d'ange. C'était de bonne guerre. Elle n'avait pas le monopole de la phrase aiguisée qui s'enfonce lentement mais sûrement dans un cœur déjà à vif.
Face à face, ils se jaugeaient du regard. Silencieux. Terribles. Ils étaient dangereux, l'un pour l'autre, mais aussi pour les autres, et ils en avaient conscience bien sûr. C'était toujours Drago qui faisait le premier pas, après une dispute, un conflit, il était le premier à sourire. Mais semblait piqué à vif, et Hermione sentit le besoin presque vital de savoir que tout allait bien entre eux. Malgré leur querelle, elle aimait penser qu'ils partageaient un secret commun.
Contre toute attente, elle fit le premier pas et s'empara de la main fraîche et forte de Drago. Celui-ci sembla surprit, mais ne tarda pas à refermer ses doigts autour de ceux, frigorifiés, d'Hermione. Sans un mot il l'attira jusqu'à lui et enlaça sa taille de ses bras puissants.
—Tu vas finir par me rendre fou, grogna-t-il en enfonçant sa tête dans le cou d'Hermione.
Celle-ci resta silencieuse, savourant l'étrange sentiment de bien être qui l'envahissait. C'était parfois si apaisant de faire le premier pas et de mettre sa fierté de côté. Elle devait admettre que même avec Ron, elle le laissait toujours ruminer dans son coin, jusqu'à ce qu'il se décide de venir le premier. La fierté d'Hermione n'avait pas de limite, du moins jusqu'à présent. Car elle venait de découvrir combien cela pouvait être nécessaire et bénéfique de baisser la garde et de se montrer vulnérable.
—Il n'y a jamais rien eu entre Georges et moi, finit-elle par murmurer. Mais après la mort de Ron, c'est le seul qui a vraiment compris. Parce qu'il avait déjà perdu son âme sœur. Et que je venais de perdre la mienne.
Drago aurait pu se vexer. La place qu'il convoitait tant était déjà prise par un mort, dans le cœur d'Hermione. Mais il sembla comprendre, que son étreinte, au lieu de se desserrer, se fit au contraire plus franche et plus sécurisante. Il déposa ses lèvres près de l'oreille de la jeune femme et y laissa un baiser aussi léger qu'une plume. Quand il s'écarta légèrement, il avait un regard doux et torturé.
—Tu avais l'air tellement naturel, quand Georges t'a pris dans ses bras que je me suis demandé…
—Et bien tu sais que non, à présent. Il n'y a eut que Ron. Que Ron, chuchota-t-elle, comme pour elle-même.
Un semblant de sourire s'esquissa sur les lèvres fines de Drago, tandis qu'il la relâchait doucement, et prenait sa main dans la sienne. Hermione et lui se dirigèrent vers le cottage, laissant derrière eux la forêt sombre et froide. Ils n'étaient qu'à une centaine de mètres de la maison quand Hermione reprit la parole d'une voix amusée :
—J'ai menti. Il n'y a pas eu que Ron.
Drago se retourna légèrement vers elle et l'interrogea du regard.
—Il y a eut Viktor Krum aussi.
—C'était vrai ? Tu es sortie avec Krum ? grogna Drago.
—Ca t'étonne ?
—Oui. A l'époque tu n'étais qu'une insupportable Miss-Parfaite. Vraiment, je ne vois pas ce qu'il a put te trouver…
Il ne laissa pas à Hermione le temps de répliquer quoi que ce soit. Au contraire, il glissa sa main dans sa chevelure brune et l'attira de force à lui, afin de déposer un baiser voluptueux sur ses lèvres sucrées. Le baiser ne dura que quelques secondes, mais il suffit à couper le souffle d'Hermione. Celle-ci se sentit rosir sous la langue aguerrie de Drago tandis que ses mains caressaient le bas de son dos courbé.
Quand le baiser prit fin, Drago n'ajouta rien et fit quelques pas en direction du Cottage, attendant patiemment qu'Hermione le rejoigne. Il était sur le point de pousser la porte quand il entendit Hermione murmurer de manière à peine audible.
—Et il y a toi, aussi.
Hermione avait passé la nuit dans le lit de Drago, encore une fois. Dans le salon, des matelas avaient été installés un peu partout afin de permettre à chacun de dormir confortablement. Ils avaient veillés tard pour mettre au point les derniers détails. Après une dernière tasse de thé, ils étaient tous allés se coucher et Hermione n'avait même pas pris la peine de se cacher pour rejoindre Drago. Ils allaient peut être tous mourir, alors pourquoi dissimuler quoi que ce soit ?
Dans le Cottage, la tension était à son comble, et sans doute était-ce pour cela, pour oublier ce qui allait arriver, qu'Hermione s'abandonna pour la seconde fois aux baisers trop brûlants de Drago et à ses caresses trop lubriques. Une nuit de passion et de soupirs, voilà ce qu'elle lui offrait, pour ce qui pouvait être leur dernier moment de complicité.
Elle aurait voulu lui donner plus, lui murmurer qu'il n'était pas rien pour elle, mais elle n'y était pas parvenue. Et quand, au milieu de la nuit, entre deux baisers de braise, il avait murmuré qu'il l'aimait, elle n'avait pu répondre. Elle s'était contentée de l'embrasser plus tendrement encore et de s'offrir à lui comme elle ne l'avait jamais fait au paravent. Et il avait compris. Il n'avait rien demandé en retour. Hermione savait que comme elle, il n'avait pas voulu partir sans être sûr que tout soit clair entre eux. Mais rien n'était clair. Et c'était encore plus douloureux.
Hermione ne dormit pas cette nuit là, et quand les premiers rayons du soleil vinrent éclairer le ciel, elle se leva en silence, laissant derrière elle un Drago nu et endormi, si paisible qu'elle n'aurait supporté l'idée de le tirer de ses songes. Dans le salon, tout le monde dormait, ou presque. Ginny était allongée contre Georges, et avait les yeux grands ouverts. Elle regardait par la fenêtre, la montée paresseuse du soleil dans le ciel. Quand elle vit Hermione, elle lui adressa un faible sourire et se redressa. Celle-ci lui adressa un petit signe de tête et Ginny comprit.
Les deux jeunes femmes se retrouvèrent dans la véranda, autour d'une tasse de thé brûlant, à regarder comme un seul homme les vagues qui venaient s'échouer sur le sable.
—Le calme avant la tempête, soupira Hermione en avalant une gorgée de thé.
—Ce n'est pas la première, répondit Ginny. Mais j'espère toujours que ce sera la dernière.
Hermione détourna les yeux du paysage pour scruter les traits de Ginny. Elle n'était plus la jeune femme pleine de vie qu'elle fut autrefois. Elle était une jeune femme plus mûre, moins naïve. Ses yeux ne pétillaient plus et ses sourires étaient plus rares. Hermione avait trop souvent tendance à oublier qu'elle aussi avait perdu l'homme de sa vie, ainsi que son frère. Une vague de culpabilité envahit Hermione, en pensant que Ginny avait perdu tout autant qu'elle dans cette guerre. Peut être même plus. Une âme sœur, deux frères, et même sa meilleure amie… Car Hermione n'avait pas été présente. Egoïstement, elle avait voulu partir pour oublier, mais en voulant oublier sa douleur, elle avait oublié celle des autres. Elle avait oublié sa petite sœur, la douce et vivante Ginny. Elle n'était plus que l'ombre de cette rouquine flamboyante.
—Alors toi et Drago ? murmura Ginny d'une voix tranquille.
Le cœur d'Hermione se mit à battre la chamade. Elle et Drago ? Elle n'était pas certaine de vouloir aborder le sujet avec celle qui aurait du être sa belle sœur. Elle se sentait coupable de remplacer Ron, et elle craignait que Ginny lui en tienne rigueur. Alors, elle se contenta d'hausser les épaules et de répondre :
—Ce n'est pas sérieux… C'est juste comme ça.
Un petit rire s'échappa d'entre les lèvres rosées de la cadette des Weasley. Un rire pur et clair, qui résonnait comme une onde de bonheur dans cette véranda de verre. Quel son mélodieux, songea Hermione, elle ne se souvenait plus de la dernière fois qu'elle l'avait entendu. Avant la guerre sans doute, avant toute cette terrible époque.
—Hermione, tout ce que tu fais, tout ce que tu es, est inévitablement sérieux et réfléchi. Ne te vexe pas, mais tu es comme ça.
—C'est faux, il n'y a rien entre Drago et moi.
—Ce n'est pas parce que tu ne parviens pas à mettre des mots sur votre relation que ce n'est rien, Hermione. Il te dévore des yeux à chaque instant, comme si c'était le dernier. C'en est déstabilisant… de la part d'un Malefoy.
Qui était cette femme et qu'avait-elle fait de Ginevra Weasley ? De paroles si sages entre les lèvres malicieuses de Ginny, c'était déroutant. Hermione sentit un pincement au cœur en songeant qu'elle ne savait rien de la vie actuelle de son amie. Avait-elle trouvé quelqu'un ? Parvenait-elle à vivre malgré les pertes ? Avait-elle trouvé sa place dans la résistance ? Elle qui avait toujours voulu être sur la première ligne d'attaque.
—Ecoute Ginny, je…
—Toi, écoute moi, la coupa-t-elle de sa voix douce. Tu as le droit d'être heureuse avec un autre. Ron ne voudrait pas que tu restes seule jusqu'à la fin de ta vie. Et si ce doit être Drago Malefoy, alors qu'il en soit ainsi. Mais promets-moi d'y penser, d'y réfléchir à tête reposée. Et de mettre un nom sur votre relation. Ca t'aidera.
Et sur ces mots, elle posa une main réconfortante sur celle d'Hermione et lui adressa un sourire rayonnant, un sourire d'enfant. Malgré l'affection qu'Hermione portait à Cassie et Solvejg, elle n'avait jamais su retrouver la complicité qu'elle avait avec Ginny. Peut être parce qu'au fond, Ginny n'était pas une amie, mais une sœur et qu'elles avaient partagé bien plus de chose. Le fait était qu'à présent qu'elle venait de la retrouver, elle ne se sentait pas prête de la voir partir au combat et peut être y mourir. Mais elle n'avait pas le droit de douter de son amie, et au fond, elle était certaine que Ginny était bien plus forte qu'elle.
—Et toi ? Est-ce que … tout va bien ? demanda Hermione en cherchant ses mots.
C'était toujours délicat de demander à quelqu'un si tout allait bien, surtout en période de guerre. Mais Ginny dut comprendre où elle voulait en venir, car un petit sourire triste se dessina et vint faiblement éclairer son visage.
—Ca va. Ca a mis du temps, bien sûr. Mais ça va. J'avais rencontré quelqu'un… mais ça n'a pas marché. C'était trop tôt, tu comprends ? Je pense que je suis prête à présent, j'attends juste le bon moment et la bonne personne.
—Peut être que quand la guerre sera finie, tu trouveras la perle rare…
Ginny éclata d'un rire franc et rejeta sa longue chevelure en arrière avant d'hausser les épaules avec un air malicieux.
—Leodagan a l'air d'être une véritable perle, s'exclama-t-elle.
—C'en est-une. Mais tu es bien plus précieuse encore, Ginny.
Dans l'heure qui suivit, les habitants du Cottage se levèrent un à un. Un petit déjeuner était distribué par Cassie, Pansy et Ketty, tandis que les derniers détails étaient passés en revue. Solvejg dut se préparer pour son rendez-vous et revêtit la plus belle robe qu'elle avait. Bijoux, lingerie, parfum, rien n'était de trop pour charmer le Duc et mener à bien cette mission.
A onze heures, ils quittèrent tous le Cottage pour rejoindre le reste de l'Ordre du Phénix dans la forêt qui bordait le Manoir.
Le plan était simple. Et il n'y avait qu'une chose à penser : attaquer était la meilleure défense. C'était là-dessus qu'ils avaient décidé de baser la prise du manoir. Une attaque pure et simple, dans toutes les règles de l'art. Ils étaient tous là, attroupés dans la forêt qui bordait le manoir des Gloucester. Il y avait Blaise, les jumeaux, Solvejg, Cassie et Drago. Une majorité des membres de l'Ordre était là aussi. Hermione n'en connaissait pas la moitié, mais elle fut ravie d'en retrouver certains.
Elle était en train de guetter les allers et venus des Mangemorts dans la cours du Manoir quand une main vint se poser sur son épaule. Quand elle se retourna, elle tomba nez-à-nez avec Henry, l'un des résistants qui avait rejoint l'Ordre au début de la guerre.
—Henry ! S'exclama Hermione, rayonnante.
—Salut, Granger.
Henry était russo-écossais, et avait trois ans de plus qu'Hermione. Il n'était pas allé à Poudlard, car sa mère l'avait envoyé à Durmstrang, et Hermione ne l'avait rencontré que lorsqu'il était venu supplié pour entrer lui aussi dans la résistance. C'était un beau garçon, très grand et aux muscles finement ciselés, aux cheveux courts cuivrés et aux yeux dorés. Du moins, son œil valide était doré…
—Qu'est-ce qui est arrivé à ton œil ? s'inquiéta Hermione en effleurant du bout des doigts la cicatrice qui entravait son visage, du sourcil à la joue.
—Petit cadeau de Greyback. Mais ne t'inquiète pas, ça fait fondre les filles.
Hermione n'ajouta rien, mais il était évident que ce n'était pas l'œil crevé d'Henry qui faisait craquer les filles. Outre son sourire éclatant et sa carrure d'Athlète, Henry était un garçon drôle et plein d'esprit. Malheureusement pour toutes les filles intéressées, Henry était profondément et indubitablement homosexuel. Il sortait depuis des années avec Alexander et filait le parlait amour avec celui-ci.
—Où est Alex ?
—En mission, chez les Centaures. Il aurait du rentrer hier…
La voix d'Henry trembla un court instant avant de revenir le beau ténor qu'elle était.
—Il a du être retenu, il sera là à mon retour.
—J'en suis sûre.
Hermione adressa un dernier sourire à Henry avant de se diriger vers le petit cercle d'initiés que formaient Remus, les Weasley, Drago, Solvejg, Cassie et les jumeaux. Ils semblaient agités, sauf peut être, Ginny et Drago qui étaient tout deux adossés à un arbre, les poings enfoncés dans les poches. Quand elle s'approcha d'eux, elle put entendre des bribes de conversations.
—On ne pensait pas qu'ils seraient aussi nombreux, murmurait Cassie avec nervosité.
—Ca ne change rien, répliquait Solvejg. On ne va pas reculer maintenant.
Georges réprimanda un petit rire.
—Qu'est-ce qui te fait rire ? s'énerva Solvejg à son encontre.
—Ce qui me fait rire, Beauté, c'est ton enthousiasme alors qu'on court tous à l'abattoir.
Le fatalisme dans la voix de Georges arracha un frisson à Hermione. Quand elle fut assez proche pour qu'ils la remarquent, ils élargirent un peu le cercle pour la laisser en faire partie. Elle se trouvait entre Georges et Drago à présent, et elle sentit le regard de celui-ci lui brûler la peau.
—Alors ? demanda Hermione d'une voix calme.
—Alors Solvejg veut jouer les super héroïnes et on va tous crever, répliqua Georges.
—Georges ! le réprimanda sa mère.
Molly semblait outrée de voir son propre fils si défaitiste, mais au fond, tout le monde pensait plus ou moins comme lui. La question n'était pas qui allait mourir, mais plutôt qui n'allait pas mourir. Car à coup sûr, les survivants seraient moins nombreux que les tombes à creuser.
—On est tous adulte, tempéra Remus. On connait les risques. Il faut constituer les groupes. Dix groupes.
Hermione ne connaissait que trop bien ce moment précis de l'avant bataille. Il était temps de former les groupes, avec à leur tête un Général. C'était à celui qui ramènerait le moins de cadavres. Avant que quiconque ne se lance dans la création de groupe, Hermione s'avança légèrement et les regarda un à un.
—Pas cette fois. Je ne veux pas avoir à m'inquiéter de mes gentils petits soldats de plombs. J'y vais avec Solvejg, Drago, Georges et Ginny. Solvejg devra mettre le Duc sous Imperium et il nous guidera au calice. Pendant ce temps vous faites de votre mieux pour qu'on rentre tous en un seul morceau.
—Ce n'est pas le plan, répliqua Solvejg avec humeur.
—Les plans changent Sol'. Fais ce qu'on te dit… commença Hermione.
Mais Solvejg ne l'entendait pas de cette oreille. Elle fit un pas un avant et pointa Hermione du doigt, le regard brillant.
—De quel droit tu me donnes des ordres ? s'exclama-t-elle. Et je…
La main de Remus se posa sur l'épaule de la belle suédoise et la coupa dans son élan. Elle se retourna et fit face aux yeux doux et sages du loup-garou. Comme toujours à chaque fois qu'il se trouvait là, Remus pouvait calmer une assemblée en un geste, en un regard. Sans était-ce pour cela qu'il avait été si bon professeur.
—Je pense que ce n'est pas le moment. Mais si tu te demandes encore pourquoi elle ose donner des ordres, sache qu'elle est l'un des piliers fondateurs et que malgré ce que tu penses, son avis comptera toujours plus que celui de n'importe qui d'autre. C'est ainsi.
Remus n'était pas en colère, il semblait énoncer une vérité pure et simple, un dogme qui n'avait pas à être contredit. Hermione se sentit rougir, d'autant plus qu'elle ne pensait pas mériter cette confiance. Contrairement à Solvejg, Hermione avait lâchement quitté l'ordre pour se retrouver loin des cadavres qui jonchaient le sol.
Chacun se mit d'accord sur les groupes, et l'assemblée se dispersa pour annoncer leur décision et mettre au point une stratégie avec les membres de leur équipe. Hermione se retrouva seule avec Drago et quand elle croisa son regard, elle sentit le courage l'abandonner. Allait-elle vraiment mener Drago à l'abattoir ?
—Ne crois pas que je te donnerai la satisfaction de mourir, Granger, souffla Drago en passant un bras autour de sa taille.
Il l'emmena légèrement à l'abri des regards, derrière le tronc d'un pin centenaire, et la regarda droit dans les yeux. Il lui offrit son plus beau sourire en coin, celui qui frôlait le sarcasme et le charisme et enroula ses doigts autour d'une de ses mèches de cheveux bruns.
—On va y arriver tu sais ? fit-il avec son éternel sourire.
—J'aimerai en être aussi sûre.
—Si tu ne crois pas en toi, crois en moi.
Il déposa un baiser sur son front et l'attira contre lui dans une brève étreinte.
—Je crois qu'il y a eut une erreur, souffla Hermione contre le torse de Drago.
—Une erreur ?
—Oui. Tu es un véritable Gryffondor.
Drago éclata de son rire rauque. C'était un son rare et tellement éphémère qu'Hermione ne parvenait jamais à en capter toute l'intensité. Pourtant, à chaque fois qu'elle avait eut l'occasion si intime de l'entendre, elle avait sentit son cœur se gorger de courage et peut être même de fierté.
—Ne m'insulte pas, je pourrais mal le prendre.
Hermione lui octroya une petite tape sur l'épaule avant de s'éloigner doucement de ses bras protecteurs.
—Allons rejoindre ta troupe de lionceaux, que je leur montre ce qu'est le courage.
A midi pile, Solvejg avait quitté la forêt pour retrouver le Duc et à midi et quart, ils avaient tous fait irruption dans la cour du Manoir, prenant les Mangemorts par surprise. Hermione et son groupe, quant à eux, devaient pénétrer la demeure et rejoindre Solvejg.
Le Manoir était plus que familier à Solvejg, Drago et Hermione, puisqu'ils avaient eut l'occasion de l'explorer de nombreux mois au paravent. Solvejg et Drago avaient même eut la chance d'y séjourner de manière plus ou moins forcée, et Hermione comprit bien vite que parcourir cet endroit n'était pas une partie de plaisir pour les deux captifs qu'ils étaient. C'était d'ailleurs dans ce même manoir que Drago et Solvejg s'étaient rencontrés, et qu'un lien ambigu et étrange s'était tissé entre eux. Hermione ne l'aurait jamais avoué – même sous la torture – mais elle enviait Solvejg d'avoir découvert le nouveau Drago Malefoy sans avoir à subir l'ancien, celui plus perfide et plus cruel, celui de Poudlard.
Hermione avançait, en tête de peloton, à pas feutrés, dans le large salon du manoir. Dehors, la lutte faisait rage, l'Ordre tenait les Mangemorts en joug, mais pour combien de temps ? Ils devaient profiter de ce temps précieux pour découvrir le calice et partir le plus vite possible. C'était le plan. Simple. Clair. Précis. Dangereux.
Solvejg était partie une heure avant eux, elle devait rencontrer le Duc avant que la bataille ne commence, car tout leur plan tenait dans l'Imperium qu'elle lui lancerait. Ainsi, Hermione, Georges, Ginny et Drago avançaient lentement mais sûrement en direction de la salle à manger, où Solvejg était censée dîner avec l'hôte de la demeure. Malgré son caractère de feu, Solvejg s'était pliée aux ordres qu'on lui avait donnés, et en bonne soldate elle avait ensorcelé le Duc.
Quand ils pénétrèrent la salle à manger, les quatre firent face à un Duc gras mais totalement inconscient de ses moindres faits et gestes. Derrière lui, Solvejg se tenait droite et une mèche de cheveux s'était échappée de son chignon serré, elle semblait légèrement essoufflée.
—Ce petit malin à voulu faire de la résistance, mais j'ai réussi à l'avoir, grogna-t-elle en jetant un regard mauvais au Duc.
Celui-ci, le regard vide et vitreux, avançait au rythme que lui imposait Solvejg, et ne semblait pas conscient du monde qui l'entourait. Il était une marionnette et Solvejg sa marionnettiste. Un pantin, mais après tout, il était déjà le pantin de sa femme, songea Hermione.
—Bien, demande-lui de nous conduire au Calice, murmura Hermione en jetant un coup d'œil inquiet à la porte.
Solvejg s'exécuta, et bientôt, le duc se mit en marche. Les cinq autres le suivirent, ouvrant l'œil, car un Mangemort pouvait se tapir dans l'ombre, sans parler des domestiques et autres elfes de maison. Ils s'enfoncèrent peu à peu dans un labyrinthe de couloir, sombrant de plus en plus dans les méandres du Manoir. Hermione aurait bien été incapable de se souvenir du trajet, aussi se contenta-t-elle de compter les escaliers et les portes qu'ils franchissaient : peut être cela pourrait-il les aider au retour.
Le duc marchait en tête, suivit de près par Solvejg et Drago. Hermione marchait dans les pas de ce dernier, tandis que Ginny et Georges fermaient la marche. C'était un étrange groupe qu'ils formaient là. Si Hermione avait toujours eut l'habitude de travailler en équipe, elle se sentait étrangère à ce groupe hétéroclite. Avec Harry et Ron, un regard suffisait à se comprendre, un geste, une pensée, et elle savait que tout allait bien. Mais il n'en était rien avec eux. Peut être pouvait-elle avoir cette complicité avec Drago, mais leurs années de traque les avaient formaté aux techniques quasi militaires.
S'enfonçant de plus en plus dans la pénombre, Hermione gardait les yeux rivés sur Drago qui était le seul à avoir allumé sa baguette afin d'être le plus discret possible. Ce fut ainsi, d'ailleurs, qu'elle vit la main de Solvejg se glisser subrepticement dans celle de Drago. Et celui-ci de refermer ses doigts sur ceux de son amie. Une vague de rage anima Hermione quelques secondes, avant qu'elle ne réalise qu'elle n'avait pas sa place au près de Drago, dans ce manoir. Si elle partageait de nombreux secrets avec lui, le secret du manoir, lui, appartenait à Solvejg et Drago. Serrant les dents, elle se contenta de baisser la tête et d'avancer, coûte que coûte.
Enfin, après ce qui semblait une éternité, le petit groupe arriva devant une petite porte de bois. Le Duc plaça sa main sur la poignée et celle-ci changea de couleur, passant de l'acier à une couleur d'or pur. La poignée sembla s'enclencher d'elle-même et ils purent pénétrer dans ce qui était une véritable chambre forte. Jamais Hermione n'en n'avait vu de si grande, si de si encombrée d'objet en or. Georges ne put retenir un petit sifflement admiratif.
—Tout l'or du pays est rassemblé la dedans, on dirait, s'amusa-t-il en jetant des regards avides à tous les objets qui s'offraient à sa vue.
—Pas touche, Georges, s'exclama Ginny qui craignait les mains baladeuses de son frère.
Hermione suivit Gloucester jusqu'au fond de la pièce, où un piédestal trônait fièrement. Sous une cloche de verre, le Calice était là. Magnifique, en or étincelant et sertis de centaines de pierres précieuses. Il était terriblement attractif. Tous se réunirent autour de la cloche de verre et observèrent le calice avec envie, méfiance ou colère. Car pour chacun, il représentait un vice.
Le Duc posa une main grasse sur la cloche et la souleva. Le calice était là, à portée de main. Personne n'osa le prendre cependant, et chaque se regarda avec inquiétude.
—Qui s'en charge ? demanda Georges après un silence de plomb.
—Moi, grogna Drago en tendant la main.
Hermione n'eut pas le temps de l'en empêcher, déjà, il avait posé sa main sur la anse de la coupe. Quand ses doigts touchèrent l'objet, Hermione aurait juré voir un léger frisson parcourir Drago, mais il ne laissa rien paraître. Ses yeux luisaient de manière inquiétante, et un petit sourire s'était dessiné sur ses lèvres fines. Il était terriblement séduisant et pourtant, une aura inquiétante émanait de lui. Aucun d'entre eux ne s'attendaient cependant à le voir porter le calice, dans le quel stagnait un liquide rouge sang, à ses lèvres.
Georges fut plus rapide que les autres et s'empara du Calice avant que Drago n'ait pu le toucher de sa bouche. Il le mit hors de portée avant de s'exclamer :
—Oula mon vieux, on n'est pas là pour faire des conneries hein. On va ramener le Calice et ensuite on verra si oui ou non tu le bois – ce dont je doute cependant, puisque faire ressusciter Tu-Sais-Qui n'est pas dans nos plans.
Sur ces mots, Georges fit glisser le calice dans son sac à dos, sans prêter attention au regard noir et meurtrier que lui lançait Drago. Personne ne le remarqua vraiment, sauf peut être Hermione, qui trouva bien étrange ce comportement mais qui n'eut pas le temps de s'y attarder car déjà, une horde de Mangemorts faisaient irruption dans la trésorerie.
S'en suivit une lutte sans merci pour s'extirper de ce coffre-prison. Les deux Weasley, dos à dos, se protégeaient mutuellement et lançaient des sorts sans jamais rater leur cible. Solvejg quant-à elle se cachait derrière le Duc que les Mangemorts n'osaient viser, et se contenter de stupéfixer ceux qui s'approchaient d'un peu trop près. Drago lançait des Avada Kedavra à tour de bras, et Hermione faisait de son mieux pour leur constituer un chemin jusqu'à la sortie.
La bataille sembla durer une éternité et bientôt, Hermione, qui jusqu'ici faisait attention à son groupe, perdit le contrôle et se retrouva encerclée. Quatre contre une, elle ne donnait pas chère de sa peau. Lançant des protego avec une rapidité déconcertante, elle ne trouvait cependant jamais le temps pour attaquer à son tour. Heureusement, Georges fut le premier à l'aider et lança de sang froid deux sortilèges de morts.
Après plusieurs minutes, ils avaient à eux deux fait le ménage dans les rangs Mangemorts, et ne pouvaient cacher leur fierté. Cependant, quand ils regagnèrent Ginny et Drago, ces deux derniers affichaient une mine contrariée et inquiète.
—Solvejg et le Duc se sont fait emmenés par deux Mangemorts, on n'a pas réussi à les suivre… commença Ginny.
Elle n'ajouta rien cependant, car elle connaissait la règle. On ne pouvait pas sauver tout le monde, et à la guerre, il y avait toujours des pertes. Hermione n'ajouta rien, mais tout le monde avait compris, aussi décidèrent-ils de rejoindre le point de ralliement : la forêt.
C'est la fin du chapitre, j'espère qu'il vous aura plus, car j'ai mis du temps à l'écrire ! Une solvejg en moins (pour l'instant) mais un Calice en plus ! Et le Drago qui est un peu inquiétant. Laissez une trace de votre passage, et répondez à cette question : Quel personnage ne voudriez-vous surtout pas voir mourir ? Mouhaha, je vous laisse sur cette note joyeuse, à bientôt les amis :D
