Voilà qu'on continue dans le pas drôle les cocos ! Je vous présente le vingt-cinquième chap', dont je ne suis pas très fière. Il y a beaucoup de blabla et tout, pour mettre en place une atmosphère et bidule chouette. Bon j'ai conscience que je vous fait un peu (beaucoup) chier avec mon baratin, mais je voulais vous remercier encore pour les reviews des autres chap', je viens de voir que j'en avais plus de 80. :) Je vous préviens de suite, vous allez devoir assisté à une discussion (mielleuse et nostalgique ?) entre Jane et Lily... Ca va faire un peu kitsch, mais je me suis dit: « Autant le faire, on a sans doutes déjà eu à faire à ce genre de discut' entre poteau ! ». Ne m'en voulait pas, hein ? Mais bon y aura quand même un peu d'humour.

Chapitre 25: L'obscurité, rien que ça ?

Le monde avait basculé. L'ordre des choses ne semblait plus avoir une importance. Comme l'avait dit Amèlia, la loi de la jungle était la seule règle qui existait, et encore. Même entre les sorciers blottis dans la grotte, la tension était à son comble. Les gens ne se faisaient plus confiance entre eux, même les choses les plus anodines et banales prenaient de lourdes importances. L'autre matin alors que j'allais chercher de l'eau, à la fontaine magiquement installée, il y avait eu une altercation. Un homme avait fait tomber la casserole remplit d'eau d'une femme, celle-ci en était venue à sortir sa baguette, prête au combat. Malgrès les excuses sincères de l'homme, la femme avait bien faillit l'assassiner sous nos yeux. Mais si seulement il n'y avait que cela ... Les gens ne se saluaient même plus, comme si en temps de guerre, les hommes avaient le droit de se comporter comme des animaux. Il y avait eu des actes de vengeance, des tentes avaient été partiellement détruites. Et le pire, c'était que personne ne savait où était Dumbledore. Aucun membre du ministère n'avait des nouvelles du monde exterieur, même si un auror avait tenté de transplaner à Londres pour se renseigner sur les dégâts. Il était revenus deux secondes plus tard, une jambe en moins. Depuis plus personne ne semblait vouloir sortir de la grotte et se résignait déjà à mourir dedans. James et Sirius n'en pouvait plus de cette attente, leurs caractères explosifs et effrontés étaient incapables de supporter cette mascarade qui ne rimait à rien. Quatre jours. Quatre long jours que nous étions condamné à rester dans ce trou profondément creusé dans la roche et plus humides que jamais à cause des marées. Personne ne songeait à rentrer à Poudlard désormais, c'était une chose banalement impossible. Les années d'insouciance étaient loin derrière nous. Je me rappelais avec honte tous les moments que j'avais passé seule dans mon coin à travailler d'arache pieds, sans vivre ma seule jeunesse que j'aurai eut. Oui, dans ces moments là, où la seule occupations que vous ayez est de penser; vous essayez de juger votre vie, en regardant si vous auriez aimer la vivre autrement, en imaginant effacer les erreurs et les faux pas. Vous pensez au pire; la mort. Vous sentez l'odeur putride de la peur et de la fin. Il m'est arrivé d'entendre dans mes songes les cris effrontés de mes parents et même un jour celui de James. Je me souvenais avec horreur avoir vécu sa propre mort, me revoyant en larmes à côté de son corps gisant, les yeux délurés et grand ouvert. Lorsque je m'étais réveiller en sursaut, il était apparu devant moi, le regard inquiet. Ce regard qu'il arborait en permanence. Il s'était couché à mes côtés en caressant mes cheveux tendrement et murmurant des « je t'aime » comme si c'était la seule belle chose qu'il pouvait dire. Même Sirius semblait avoir perdu toute sa joie de vivre, son humour et sa bonne humeur s'étaient envolés comme de la fumée. Aucune source de lumière n'arrivait à transpercer la morosité de notre groupe. Les repas se faisaient en silence, les journées dans la crainte, les nuits dans les cauchemars. Mais celle qui souffrait le plus était sans doute Mary. Elle n'avait aucune nouvelle de ses parents, pas même un infime signe de vie. Elle passait ses nuits à pleurer et à crier dans son sommeil, même le réconfort de Remus n'arrivait pas à la tirer de sa douleur, il arrivait juste à lui soutirer quelques sourires éphémères quelque fois. Même le plus joyeux des hommes se serait senti abattu tant l'atmosphère de souffrance qui nous étouffé était palpables. Étrangement, sans que je ne puisse dire pourquoi, la souffrance nous avait tous endurci et fait mûrir. James et Sirius n'avaient tenté aucune fugue débile ni même d'exploser comme deux adolescents en pleine crise, ce qu'ils auraient surement fait avant.

Nous étions tranquillement assises dans un coin reculé de la grotte, Jane et Moi. Nous avions réussi à semer les garçons, histoire d'avoir nos habituelles discussions entre filles. Cela nous avait manquer et je ne lui avais toujours pas expliquer comment nous en étions arrivé, avec James, à sortir ensemble.

« Ca semble si incroyable ! Je ne comprendrai jamais comment vous en êtes arrivé là!

-Moi non plus, crois moi.

-Bon alors racontes moi. Tout. »

Je soupirai un grand coup, tachant de me souvenir de chaque détails, mais les mots ne se trouvaient pas aussi facilement que je le pensais.

« Je n'ai jamais ressenti quelque chose d'aussi ...

-Fort ?

-Non, ce n'est pas le mot. En fait, notre relation est tellement bizzarre que je n'arrive pas à la définir. Tu vois, je me souviens la première fois que je l'ai rencontré. Je l'ai détester à la seconde. Tu étais avec moi, tu t'en souviens ?

-Oh ça oui ! On l'avais bien ridiculiser le premier jours, dans le train. J'ai rit encore en y repensant. Tu te souviens de la tête qu'il avait tiré après ?

-Hilarant ! Déjà à cet âge il avait cette arrogance ! Bon, c'est vrai que je l'avais trouvé atrocement mignon... mais au moment où il avait ouvert sa grande gueule, tout le mythe s'était cassé. Et puis, le déroulement de nos années, tu étais là ? Il m'en à fait baver le salaud !

-T'inquiètes, tu ne pourras pas m'enlever toutes vos engueulades. D'ailleurs, tout Poudlard s'en souviendra. Un jour, je m'en souviens. Il t'avais dit que tu ressemblait à une « grosse truie » pleine de graisse », pour reprendre ses mots exact. Tu as fait exploser toutes les carafes de jus de citrouille, c'était pendant le repas de début d'année, à la fin de la répartition en troisième année.

-Ha oui! Excellent ! Mais ce n'est pas le pire ! Tu t'en souviens quand il avait remplacer tous mes habits par ces affreuses salopettes couleur boue ! Et quand il avait teint mes cheveux en vert ! « Evans ça s'accorde parfaitement avec tes yeux couleurs vases ! » Quand j'y pense, il était vraiment répugnent.

-Ca oui ! Mais maintenant ça s'est arrangé ? Tu sais je vous observe tout les deux. Ca crève les yeux il est complètement dingue de toi, même le soir quand tu t'endors il te matte pendant toute une partie de la nuit.

-Quoi ?

-Oui, oui. Ce n'est pas une blague, chérie. Mais je ne comprendrai jamais comment il a pus entre la quatrième et la cinquième année changé autant, d'un seul coup, en un été.

-Moi non plus. Sans doutes les hormones, l'adolescence ? Ca nous change tous.

-Ouais, il a du se dire. « Tiens Evans en fait elle est bonne et en plus elle a de la répartie, une vrai tigresse. »

-Génial les hormones. Oui bien il a pris un coup sur la tête ?

-Probablement. Il a du tomber du lit en pleine action...

-Heu... Je ne pense pas qu'il pratiquait ces activités là à cet âge !

-Ha bon ? Sirius m'a dit que sa première fois, il l'avait faite à quinze ans.

-Génial, je suis tombé avec une bête de sexe, mais ça je le savais déjà. Au début, je croyais qu'il ne voulait que ça, tu sais ... « Evans la vierge, je vais la prendre derrière McGo ».

-Ca c'était tout à fait son style.

-Mouais. Beh je pense qu'il a changé, du moins je l'espère.

-J'en suis sûre moi ! Au fait, tu as pensé à la contraception ?

-Ouais, le sort là. Ca fait d'ailleurs bizzarre... chez les moldus, on utilise plutôt des préservatifs.

-Des Perversatifs ? Ca te rend pervers et ça te sert de contraception ?

-Non pas vraiment. C'est un genre de chaussette en plastique que tu enfiles sur le... fin tu vois, quoi.

-Sur quoi ?

-Jane.

-Tu le met à ton pied, comme une chaussette ? Mais ça sert à rien alors !

-Mais non grande gourde ! Le mec le met sur son...

-Pénis ?

-Heu... Ouais. Tu l'as fait exprès ?

-Non je te jure ! Mais, y en a pour toutes les tailles ? Ca me semble quand même bizzarre que le garçon doive mettre une chaussette sur...

-C'est élastique. Mais j'ai dit « chaussette » mais ce n'est pas vraiment une chaussette. Tu vois le principe ?

-Mouais. Sont quand même bizarre ces moldus. Ils mettent des chaussettes là où il faut pas, il regarde un truc bougeait dans une boite, il parle tout seul avec un truc à l'oreille: le félétone je crois, il se déplace avec un gros trucs qui fait du bruit et qui pue. Franchement le balais c'est beaucoup plus classe ?

-Mouais, ça dépend si tu as le vertige ou pas. »

Je me mit à rire, ça faisait si longtemps. Jane me suivit de bon train, contente de retrouver le sourire. Même lorsque nous ne voyons plus l'humour du moment, nous continuâmes à rire, comme deux idiotes. Parce que ça faisait juste du bien de retrouver cette sensation de mal au creux du ventre à force de glousser.

« Ha on vous trouve enfin ! » dit une voix derrière nous.

« Dis donc on a l'air de bien se fendre la poire ici ? C'était quoi le truc marrant. » Dit une seconde.

James et Sirius apparurent derrière un rocher, une brin de sourire sur les lèvres.

« Vous avez réussi à échapper aux clones McGonagal ? Demandais-je.

-Ouais, mais bon. Il a fallu trouver un prétexte très convainquant. Dit James en tapant contre le coude de Sirius. Comme un besoin urgent...

Il y eut un silence gênée, durant lequel Sirius se transforma en tomate trop mûre.

-On a du faire croire que j'avais la chiasse. Évidement c'est sur moi que s'est tombé. Grogna-t-il.

-Franchement Sirius, tu joue beaucoup mieux la comédie que moi.

-Et alors ? Pour gueuler: « J'ai la diarhé » devant tout le monde, fallait pas être le roi du comique, Cornedrue.

-Je te jure que si ! T'aurait dû voir ta tronche toute verte quand tu la crier et qu'Amèlia t'as regardé et fallait avoir un sacré tallent pour courir à travers tout le monde, un rouleau de PQ à la main , sans exploser de rire. S'esclaffa James.

Jane faillit tomber tellement elle riait.

« Vous êtes vraiment... immondes » réussis-je à articuler malgrès le point de côté qui me brulaît à force de rire. Après un concerto de rire et de soupir, le silence revint.

« Non, sérieusement. En fait on vous cherchez pour vous demander un truc... » dis Sirius en s'approchant de Jane, beaucoup trop mielleux pour ne pas paraître louche. Il lui prit la main et s'agenouilla devant elle.

« Jane, mon amour...

-J'espère que ce n'est pas une demande en mariage ma vielle, parce que t'es pas sortie de l'auberge avec ce truc comme mari. Dis-je en riant.

-Je suis outrée Miss Evans, dit ce dernier en imitant à perfection notre professeur de métamorphose. Il regarda son meilleur ami. Qui soupira et s'agenouilla devant moi.

« Je crois que je m'en sors mieux que toi, niveaux mari, très chère Lily. Parce que ce truc là il est beaucoup trop décoiffé à mon goût. »

James dit semblant de se vexer. Puis il me regarda en papillonnant des yeux. Ils dirent en même temps: « Ca te dirait de nous couvrir ce soir, c'est la pleine lune ».

Jane éclata de rire. « Tout ce cirque pour ça ? Bien sûr qu'on va vous couvrir bande de bouse de Dragons... »

Ils se mirent en rire, mais cette foix-ci je ne les suivit pas. C'était quoi tout ce cirque ? Ils allaient accompagné Remus pour sa transformation ? C'était beaucoup trop dangereux !

« Vous couvrir pour quoi ? Vous n'avez pas besoin de sortir vous ! Je veux bien couvrir Remus mais...

« Ha oui, je ne t'en avais pas parler, ma chérie. » me dit James. Il regarda Sirius et d'un sourire entendu ils sortirent leurs baguettes.

« Ca c'est ce dont on est le plus fiers, en tant que Maraudeurs » dit Sirius

Ils tapotèrent sur leur têtes et aussitôt James se transforma en un magnifique cerf et Sirius en un chien noir.

J'écarquillais les yeux et ma bouche forma un O parfait. C'était tout bonnement incroyable ! Ils étaient des Animagus. Je les regardais sous toutes les coutures pour observé leur transformations, de toutes évidences ils les avaient bien réussit. C'était impensable d'arrivée à ce résultat à cet âge là et cette faculté n'était valable que pour un nombre très restreint de sorciers. Mais eux, ils étaient brillant. Je touchais le pelage du cerf, ou de James, émerveillée. Il me regarda de son oeil brillant, puis ils se retransformèrent.

« Alors ? » demanda Sirius, visiblement très fier de lui.

« C'est... incroyables! Vous êtes vraiment ...

-Des maraudeurs. Enchaîna James.

-Depuis combien de temps ? Demandais-je

-Nous avons commençais en cinquième année, lorsque Remus nous a enfin avoué que chaque nuit de pleine lune il était un autre homme. James lui en a voulu pendant un bon bout de temps, n'est-ce-pas, Jimmy ?

-Ca me paraissait être un cruel manque de confiance. Ouais, je l'ai mal pris. J'ai cru qu'il ne nous jugeait pas comme de vrais amis. Ca a été comme une sorte de trahison.

-Ouais, sacré cachottier le Mumus. On a mis une année entière... et Peter un peu plus. Et depuis que nous maîtrisons parfaitement nos transformations, chaque nuit de pleine lune, nous accompagnons ce cher et tendre Remus à la cabane Hurlante, puis faire des visites fréquentes à la forêts interdite. Cool, hein ?

-Mais... ce n'est pas dangereux ? Demandais-je, hors d'haleine. Fixant toujours James.

-Moins. Nous arrivons à maîtriser Remus si les balades nocturnes ne se passent pas comme prévue, le seul moment où ça a faillit dérapé... C'était avec Servilus. Raconta James

-Salle vermicelle pourri ! Explosa Sirius.

-Qu'est-ce-qu'il s'est passé ? Demandais-je.

-Disons que... Sirius et son sens de l'humour super développé ont trouvé ça... heu... drôle, de dire à Servilus que ce serait marrant de voir se qu'il se passait dans la cabane hurlante un soir de pleine lune... et qu'il aurait sans doutes l'occasion de tous nous coincer...

-Je comprend mieux l'attitude Rogue alors...

-Mouais ! Mais remercions Merlin que son sauveur, James Potter ici présent, ait réussi à le tirer des griffes du Grand méchant Loup, pauvre petit chaperon rouge. Dit Sirius sur un ton mélodramatique.

-C'est quoi ça le chaperon rouge ? Demanda Jane.

-Un conte moldu. Dis-je à la hâte. Alors depuis cette nuit, Rogue t'en veut de l'avoir sauver encore plus, ce qui n'était pas bien compliqué avant...

-Mouais. On va dire ça. A ce cher Servilus !

-Ne l'appelle pas comme ça s'il-te-plaît. Demandais-je. Je te rappelle qu'à une époque, il a été mon meilleur amie.

-A une époque justement. Jusqu'à ce qu'il te traite de sang de bourbe. James a failli l'assassiner ce jour là. Intervint Jane. Je m'en souviens, c'était au bord du lac. N'empêche, je ne comprend toujours pas comment ce crétin aux cheveux gras a pu jadis te servir de meilleur ami...

-Il a m'a réconforter quand j'ai appris que j'étais une sorcière et que ma soeur me traiter de monstre, c'était mon seul ami quand je suis arrivé à Poudlard.

-N'empêche, aujourd'hui il est surement entrain de se faire une joie concernant l'ascension du Seigneur des ténèbres. A ce cher Servilus, désormais bien au chaud sous la robe de Voldy ! Mince alors. Dit Sirius, d'un ton un peu plus glacé.

-On a tous changé. Dis-je. »