Je sais, je n'ai pas tenu le délai habituel, mais hier, je n'avais aucune motivation ! Enfin, vous avez le chapitre aujourd'hui ! =) En plus, il est un peu plus long que d'habitude ! ^^

Bon, je m'excuse d'avance car il y aura certainement des fautes, et je sais que j'ai dit que je ferais plus attention, mais là je dois avouer que je suis pas en état de le faire, donc désolé ! Au moins, j'ai réussi à vous le traduire…je sais c'est pas une excuse ! ^^

Réponse pour Callysto :

Ce n'était qu'une suggestion tu sais, ne le prend pas mal ! =)
Pour Draco et Harry, ce n'est pas qu'ils se détestent moins mais bon, il faut bien qu'ils fassent avec, non ? Donc, c'est ce qu'ils font !
Ah, encore des déclarations d'amour, arrête, à la fin ça va me faire rougir ! ^^
A bientôt !

Réponse pour Vix :

Le portrait de Narcissa est fort décrit, félicitation ! ^^
Dommage, hein, pas de castration ! Ca aurait pu être suuuuuuuper fun ! Mdr
Oui, Philippa est une vipère, mais elle aura ce qu'elle mérite, je te rassure ! =))
A bientôt !

Bien, je me doute que vous êtes pressé de lire ce chapitre tant attendu, donc bonne lecture ! =)

Chapitre 25 : La peur est un mot de quatre lettres

« L'homme est plus robuste que la femme, mais il ne vit pas plus longtemps ce qui explique exactement mon point de vue quant à la nature de leurs attachements. » Jane Austen

« Les hommes et les femmes sont naturellement différents. Les hommes sont physiquement plus fort, ont à l'esprit de regarder tous les détails, cèdent moins à leurs émotions et aussi aux ragots, sont plus susceptibles de faire usage de leurs poings pour résoudre leurs problèmes et par-dessus tout, ils sont moins effrayés de l'inconnu et pensent être meilleurs que les femmes. Cependant, les femmes ne pensent pas être meilleurs que les hommes. Elles savent qu'elles le sont mais continuent à laisser les hommes croire le contraire et c'est là où se trouvent les véritables différences. » Draco Malfoy

« Je n'ai rien à prouver. En tant que femme, je ne suis ni meilleur ni pire que n'importe quel autre homme, et aucun homme n'est meilleur ou pire que moi. Nous sommes égaux dans nos défauts mais aussi dans nos qualités. » Hermione Granger


Les deux jours qui suivirent passèrent dans un tourbillon, et Hermione ne savait pas trop quoi penser. Le jour où Harry était parti pour Londres avec Kevin, Draco l'avait convaincu de le suivre afin de porter plainte contre lui. Elle partie quelques heures après le départ de Harry, laissant Alice avec Draco à Whitehall. Avant de partir, Draco rappela aussi à Hermione qu'elle devait prévenir ses parents qu'elle se mariait dans deux semaines. Par conséquent, lorsqu'elle fut à Londres, elle passa la nuit chez sa mère et son beau-père, puis le lendemain, alla voir son père et sa fiancée. Elle leur avait tout dit. Ils n'étaient pas trop ravis. Après avoir passé deux longues journées à Londres, Hermione était prête à retourner à Whitehall.

Hermione constata que son absence n'avait pas été réellement remarquée par la plupart des habitants de la grande maison sur la falaise. Narcissa et l'organisateur de mariage, dont le nom était Bentley, avaient fait de bons progrès dans l'organisation du mariage, et ce sans elle. Ils avaient prévu la nourriture, envoyé les invitations, choisi les fleurs, la musique, et avaient même trouvé sa robe. Il semblait que la seule chose qu'ils attendaient d'elle soit qu'elle se présente le jour de la cérémonie.

Elle apprit qu'Alice avait passé la majorité de ces deux jours avec Lucius, et elle ne semblait pas lui avoir manqué. Elle lui dit à peine bonjour quand elle revint.

Quand Hermione chercha Draco, elle ne le trouva nulle part. Elle commença à se demander si c'était un aperçu de sa vie après son mariage avec un Malfoy. Elle avait peur d'être aussi solitaire et seule avec ce mariage avec Draco qu'elle ne l'a était lors de son mariage avec Kevin. Avait il vraiment besoin d'elle pour ce mariage de convenance, ou était simplement plus commode pour lui de l'épouser et c'est pourquoi elle était nécessaire ?

Elle décida de réfléchir a tout ça tranquillement sur la falaise même si elle avait faim et qu'elle était fatiguée de son voyage et même si elle voulait désespérément passer du temps avec Alice et Draco, bien qu'aucun des deux ne semblaient particulièrement vouloir passer du temps avec.

Ainsi, elle se trouvait à proximité des falaises une heure après être revenue de Londres, autour de deux heures de l'après-midi, et comme elle regardait l'horizon, elle essaya de comprendre qu'elle était exactement sa place là-dedans quand elle entendit quelqu'un crier son nom au loin.

« Hermione ? » cria Draco à travers le champ de fleurs sauvages.

Elle tourna la tête et agita la main. Il lui fit signe de rester où elle était. Il couru jusqu'à elle en un rien de temps. Il se pencha, saisit sa main et l'attira vers lui.

Il embrassa sa joue et lui dit,

« Pourquoi tu n'es pas venue me trouver quand tu es rentrée ? »

« J'ai essayé de te trouver, mais je n'ai pas réussi. Je suis rentrée il y a seulement deux heures. Je voulais voir Alice mais ton père l'a emmenée au village, et comme je n'arrivais pas à te trouver, je n'ai pas voulu rester à la maison. Ta mère voulait me parler de notre mariage, » dit-elle tristement, « et je n'avais pas envie de l'écouter. »

Elle se détourna de lui tout en restant dans ses bras. Il mit ses bras autour de sa taille et elle s'appuy contre lui.

« Comment ça c'est passé à Londres ? »

Elle haussa les épaules avant de répondre,

« Harry a dit que tout devrait bien se prendre avec Kevin. Les choses ne se sont pas passées aussi bien avec mes parents, mais je te raconterais ça après. J'ai l'impression qu'ici, tout c'est plutôt bien passé. J'ai l'impression que tout se déroule très bien sans moi ou peut-être malgré moi. »

Il ne savait pas ce que cela voulait dire, mais même sans voir son visage, il pouvait dire au timbre de sa voix que quelque chose n'allait pas.

Elle s'éloigna de lui et commença à descendre une pente rocheuse vers la mer. Il la suivi. Il resta derrière elle, ne pouvant toujours pas voir son visage, ne pouvant toujours pas voir son expression.

« Dis moi maintenant ce qui c'est passé quand tu l'as dit à tes parents pour le mariage. »

Elle s'arrêta, se tourna vers lui et dit,

« Ma mère m'a dit que j'allais d'une erreur à une autre, d'un mariage raté à un autre mariage raté, d'un mensonge à un autre plus gros mensonge. Elle a dit que tout ce que je lui avais dit à propos de Draco Malfoy la faisait se demander pourquoi je voudrais l'épouser. »

Draco croisa les bras et fronça les sourcils.

« Ta mère à l'air horrible. »

Hermione sourit mais acquiesça. Elle se tourna pour recommencer à descendre quelque peu. Elle s'arrêta sur un gros rocher, en dehors du sentier, dépassant de la falaise. Elle s'assit sur le côté près du sentier, les pieds bien ancrés au sol. Il se mit devant elle.

« Ma mère a juste des réserves, et je ne peux pas lui reprocher. Elle connaît Kevin et elle sait que j'ai eu des moments difficiles, et que nous nous sommes beaucoup menti dans ce mariage. J'ai aussi dit à tout le monde pour la réelle filiation de Alice. Dire qu'ils ont été choqués est un euphémisme. »

Elle commença à tripoter une écorchure sur son genou. Il prit sa main, l'éloignant de son genou, et la garda dans la sienne.

« Qu'est ce que ton père a dit ? »

Hermione lui répondit,

« Il a dit qu'il était choqué que j'ai pu trompé mon mari surtout avec un homme qui m'a causait autant de peine et de douleur quand on était jeune. Et ça, ça vient d'un homme qui n'a jamais été fidèle à ma mère. Il a dit que le fait que tu sois le père d'Alice n'est pas une raison de nous marier. »

« Donc j'imagine que tu ne leur as pas dit que je devais me marier avant mes trente ans ? » dit-il, résigné.

« Mon Dieu, non ! »

Elle jeta sa tête en arrière et se mit à rire.

« Ils penseraient que je me prostitue si je leur parle de cette petite friandise juteuse. »

Elle fut tout à coup solennelle et sombre.

« Tout le monde va penser ça. Toutes les personnes qui savent que je suis revenue en Angleterre sans deux noises penseront que je me marie avec toi seulement pour l'argent. »

« Oui, nous savons tous les deux que tu le fais seulement pour mon corps sexy, » dit-il avec un sourire malicieux.

Elle retira sa main de la sienne.

« C'est sérieux tout ça. La famille de Ron m'a invité à venir dîner pendant que j'étais ici, mais je leur ai dit que je devais rentrer, mais j'ai dit à Harry de leur dire à tous pour le mariage. Sérieusement, qu'est ce que tout le monde pas penser ? La plupart de la famille de Ron ne t'a jamais beaucoup aimé. »

Elle se leva.

« Je m'en fiche, alors pourquoi t'y intéresses tu ? » lui demanda t-il.

« Oh, Draco, » répondit-elle.

Elle commença à descendre vers le bas du chemin.

« Ce n'est pas une réponse, » se plaignit-il.

Il monta sur le rocher où elle s'était assise et posa sa main sur la branche d'un petit arbre qui s'avançait jusqu'au rocher. Il l'appela,

« Potter a dit qu'Alice était comme toi, sans peur, mais il avait tort. »

Hermione s'arrêta net, se tourna vers lui et lui dit,

« Qu'est ce que tu entends par là ? »

« Tu as peur de ce que les gens vont penser de toi, pas de ce qu'ils vont penser de moi ! » l'accusa t-elle. « Sans peur…AH ! Peureuse est plus réaliste. La femme qui a aidé Potter à vaincre le Seigneur des Ténèbres, depuis qu'elle est une gamine, a peur de ce que quelques personnes vont penser d'elle. Elle a peur qu'on la nomme de quelques noms ridicules ! »

« Bon, tu as raison Malfoy. Je ne veux pas que les gens pensent du mal de moi, en quoi ai-je tort ? » demanda t-elle, en retournant vers lui. « S'il te plait, descend de là. »

« Et pourquoi ? » demanda t-il en se penchant du côté de la falaise.

Elle se rapprocha du bord de la route, s'éloignant de la falaise.

« Parce que tu pourrais tomber, » di-elle sobrement.

« Je t'ai dit l'autre jour que je n'avais pas peur de la hauteur et que j'avais l'habitude d'escalader ces rochers, et ceux auprès desquels ont a pique-niqué. Ne reporte pas ton vertige sur moi, Granger. J'ai l'impression que tu essaies de me faire passer toutes tes peurs. Il n'est pas question de moi, il est juste question de toi et de tes peurs ! »

« Je n'ai pas peur, » dit-elle moins convaincante.

Il sourit, sauta sur une jambe et dit,

« Donc, ça ne t'inquiètes pas que je fasse cela ? »

« Arrêtes ça et descend ! » cria t-elle.

« Non, » dit-il en retour. « Parce que je n'ai pas peur du tout, contrairement à toi ! »

Elle grogna et dit,

« Très bien, je suis désolé si je m'inquiètes que les gens pensent du mal du fait que j'ai trompé mon mari avec toi ! Je suis désolé si je ne veux pas que les gens pensent de mon enfant que c'est un bâtard. Je suis désolé de ne pas vouloir que les gens pensent que je t'épouse pour ton argent, ce qui en passant, était ma première motivation au début ! Je suis désolé si je ne veux pas que les gens parlent de moi ou parlent mal de moi. Je suis désolé si je ne veux pas que les gens pensent que je suis une courtisane, une manipulatrice, une prostituée ! »

Elle leva les mains et dit,

« C'est ce que pensent la plupart des gens et je n'y peux rien si je ne veux pas que les gens pensent du mal de moi, Draco ! Tu as l'habitude que les gens ne t'aiment pas et qu'ils pensent du mal de toi, alors peut-être que pour toi, ce n'est pas important, mais je n'y suis pas habituée, et ça me fait peur. »

« HE ! » cria t-il. « Je ne suis pas réellement ravi quand les gens me détestent pensent du mal de moi, et j'y suis pas 'habitué' ! »

Elle se mit à rire. Il ne trouvait pas que ce qu'il avait dit été drôle. Ok, ça l'était, dans le sens 'ironique'.

« Granger, soit courageuse, laisse la prudence aux autres, tout comme tu l'as fait la nuit où Alice a été conçue. Ne te préoccupes pas de ce que les autres pensent. Fais ce que tu penses être le mieux pour toi et pour ton enfant. Est-ce que tu veux m'épouser ? Est-ce que tu veux que l'on soit une famille ? Ce sont les seules questions que tu dois te poser. Tout le reste, c'est de la foutaise. Cesse d'avoir peur. Dépasse ta peur ! »

« Mais j'ai peur de dépasser ma peur, » dit-elle à voix basse.

Là il se mit à rire de cette déclaration, même si encore une fois, il n'avait pas trouvé ça particulièrement drôle.

Elle continua,

« Et tu as raison, je ne suis pas souvent effrayée mais dernièrement, j'ai peur de tout, et je n'aime pas ça. Je veux vaincre ces peurs, mais comment ? C'est comme si j'avais peur depuis si longtemps. J'avais peur de ne pas pouvoir donner à Alice ce qu'il fallait, j'avais peur de divorcer de Kevin, j'avais peur de tout perdre, j'avais peur de revenir ici et de devoir un jour t'affronter, mais j'ai fait tout cela alors pourquoi je ne peux pas faire cela ? Pourquoi je n'arrive pas à faire fi de la prudence et t'épouser sans crainte ? »

Avant qu'il ne puisse parler, elle continua,

« Aucune de ces choses n'était à moitié aussi effrayante que les deux heures où Alice était avec Kevin, ce qui était la peur personnifiée ! Depuis des années, je suis seulement faite de peurs ! »

« Ok, on va examiner les peurs que tu viens de citer, » commença t-il.

Il resta sur le rocher et s'approcha de la côte face à la vallée. Il baissa les yeux, lui tourna le dos. Elle s'approcha de lui tout en restant sur le sentier.

Tout en lui tournant le dos et en fixant la vallée, il lui dit,

« Moi, je vois les choses de cette façon, tu sembles avoir dépasser une partie de tes craintes. »

Il la regarda par-dessus son épaule et ajouta,

« Tu as quitté ce branleur, tu es partie du Canada, tu m'as tout dit pour Alice, tu as tout dit à Alice pour moi et tu as dit à ta famille pour nous deux. Qui a-t-il de plus ? Le mariage est la partie la plus facile. »

Il pivota rapidement et pendant un moment, il agit comme s'il allait tomber. Il avait l'air choqué, les bras levés, il haletait.

Elle se précipita sur le rocher et attrapa ses mains.

Il sourit et dit,

« Tu avais peur que je tombe ? »

Elle frappa son torse et dit,

« Et qu'est ce que ça prouve ? Toi, Draco, tu es un âne ! Fais moi descendre de là ! »

Elle prit sa main et se tourna vers le sentier.

Il lui tint fermement la main et expliqua,

« La seule façon de descendre de ce rocher, Granger, c'est de la manière dur. »

« Comment, je te pousse, tu t'accroches à moi et ont meurt tous les deux dans une chute terrible ? » demanda t-elle en saisissant son autre main et en regardant par-dessus bord.

« Non, ce ne serait pas très agréable. C'est en outrepassant une de tes peurs que tu auras le contrôle, et ça ma chère, c'est ta peur de la hauteur. Dépasse là, et le reste sera facile. Nous allons descendre jusqu'en bas, mon cœur. Allons, c'est facile. »

Il retira ses mains de la poigne de fers de Hermione et sauta sur le rocher plus bas. Elle haleta, ferma les yeux, et serra fermement ses poings ensemble.

Hermione avait e vertige depuis toute petite. Elle n'était jamais montée en haut des arbres, elle n'a jamais su bien voler, et elle détestait être en haut des tours quand ils étaient à l'école. Les choses n'étaient pas aussi difficiles quand elle était sur la terre ferme, comme l'autre jour, sur le sommet de la colline, regardant la vallée qui s'étendait sous ses yeux. Elle n'en avait pas réellement peur. Elle ne pouvait pas réellement tomber de la terre ferme dans un abîme inconnu. Là, c'était différent.

Là, c'était terrible, mais elle commença à lui emboîter le pas, sans échanger un mot avec lui. Draco ouvrait la voie et elle suivait. Il cherchait sa main quand c'était nécessaire, et lui disait occasionnellement où placer son pied, mais la plupart du temps, ils ne parlaient pas. Même si elle avait voulu, elle n'aurait pas pu, parce qu'elle était trop effrayée. Elle tenait une petite branche, manoeuvra sur une pente glissante vers un autre rocher puis elle commit l'erreur de regarder en bas, vers l'immensité qui s'étendait sous eux.

Hermione Granger réalisa qu'elle était terrifiée. Elle était consciente que c'était intelligent de sa part d'avoir peur d'une telle chose. C'était de la pure folie. Draco Malfoy était totalement fou d'avoir insisté qu'elle fasse ça, mais elle l'avait quand même fait. Elle ne l'avait pas fait pour lui. Elle l'avait fait pour elle-même et pour prouver quelque chose.

Non… ce n'était pas prouver qu'elle était sans peur. Personne n'avait réellement peur de rien. Si quelqu'un prétendait être sans peur, cette personne mentait. Hermione avait autre chose à prouver. Elle devait prouver qu'elle était en charge de son propre destin. Qu'elle prenait ses propres décisions et qu'elle pouvait faire tout ce qui lui passait par la tête mais si cette chose était un truc de dingue comme un mariage de convenance avec Draco Malfoy.

Il était plusieurs mètres en dessous d'elle. Elle baissa les yeux sur lui. La brise ébouriffait ses cheveux blonds, et il avait l'air si heureux et insouciant. Il lui sourit. Elle essaya de se concentrer sur ce sourire au lieu de la terreur qu'elle ressentait.

Elle était perchée sur un espace étroit entre deux rochers. Elle ne savait pas où placer son pied et où mettre sa main. Elle se tourna de façon à ce que son dos soit face au vent, regarda encore une fois en bas et constata que Draco était déjà presque à mi-chemin. Elle détestait le fait qu'il soit meilleur qu'elle à ça. Elle se tenait aussi près des rochers qu'elle le pouvait et vit qu'elle ne pouvait plus bouger. Elle était littéralement une statue.

Et c'est là qu'elle commença à réfléchir. POURQUOI EPOUSAIT-ELLE DRACO MALFOY ? Ils n'avaient pas partagé beaucoup de moments près l'un de l'autre. Ils avaient fait l'amour seulement une fois (deux si on comptait ce qui c'était passé il y a cinq ans), ils s'étaient embrassés à peine cinq fois, ils n'avaient pas passé beaucoup de moments rien que tous les deux, ni eu de vraies conversations, mais elle pensait qu'elle l'aimait. Et dans deux semaines, elle allait se marier avec lui.

Si elle ne tombait pas avant.

Elle venait de réaliser qu'il y avait des choses beaucoup plus importante qu'avoir peur du vide. Comme elle n'avait pas bougé depuis un moment, Draco leva les yeux vers elle et dit,

« Mon cœur, est ce que ça va ? »

« Mmmmm. »

Elle laissa échapper un gémissement, estimant qu'elle ne pouvait plus former de vrais mots. Elle s'accrocha à une vigne et ferma les yeux.

« Granger ? » dit il.

« Ah…de l'aide, » dit-elle d'une petite voix.

Il commença à remonter vers elle.

« Si tu veux Granger, je remonte et je viens te chercher. Ne bouges surtout pas. »

« Sérieusement, Malfoy, tu veux que j'aille où ? » dit-elle sarcastiquement.

« Eh bien, tu as ta baguette magique, » dit-il en riant et en continuant d'escalader.

« Oui, et pour l'attraper, il faudrait que je lâche la seule chose qui me retient de tomber, » expliqua t-elle, une main tenant la vigne, l'autre serrant un bout du rocher.

« Oh, je vois, » dit-il, amusé.

Il n'était pas loin maintenant.

Pendant un court instant, elle avait pensé qu'elle allait mourir. Ils étaient beaucoup trop haut, et les rochers en dessous d'eux beaucoup trop pointus, et quand elle regarda par-dessus son épaule pour voir s'il était bientôt arrivé, elle s'imagina tomber et crier et….

« DEPECHES MALFOY ! » cria t-elle.

Elle ferma les yeux à nouveau. Elle ne pouvait pas regarder.

Il grimpa jusqu'à s'arrêter seulement en dessous d'elle.

« Hermione ouvre les yeux et descends jusqu'à moi. Le rocher sur lequel je suis est juste en dessous de toi et est assez large pour qu'on y soit tous les deux. »

« Monte et vient me chercher, s'il te plait, » le supplia t-elle.

« Je ne crois pas. Je pense que c'est quelque chose que tu dois faire, » dit-il.

« Est-ce que tu te fous de moi ? Suis-je réellement en train de recevoir une leçon sur les valeurs, la morale et des leçons de vies sur le fait de faire des choses par moi-même de la part de Draco Malfoy ? » cria t-elle.

« Mon orgueil va finir par être blessé, mon cœur, » dit-il, bien que ce n'était pas vrai.

Il s'arrêta juste en dessous d'elle, sortit sa baguette juste au cas où et dit,

« Maintenant, il y a un large rocher à droite de ton pied droit. Met ton pied dessus, attrape cette branche qui sort d'entre les rochers et penche toi. Après ça, tu n'auras plus qu'à pratiquement sauter jusqu'à moi. »

« SAUTER ? S'il te plait, viens me chercher, » le pria t-elle, les larmes lui montant aux yeux.

Il le fit presque. Il voulait le faire, mais il voulait encore plus qu'elle le fasse d'elle-même, et il ne savait pas pourquoi. Il se pencha, sa main effleurant le bas de sa jambe droite.

« Je suis très proche, Hermione. Je peux tendre ma main et te toucher. Juste un pas sur la droite, un peu plus bas, puis tu sautes jusqu'à moi. Ensuite, on descendra ensemble et une fois en bas, nous ferons l'amour sur la plage. Est-ce que tu as déjà fait l'amour sur la plage ? Tu as du sable dans tout ce les endroits imaginables, mais c'est toujours aussi amusant. »

« Je ne veux pas faire l'amour, » dit-elle. « Je veux juste t'enlever tes couilles à l'aide du sort que Narcissa a utilisé sur Kevin ! »

« Ouch, c'est tout ce que j'ai à dire, » dit-il en riant. « Nous n'aurons pas une lune de miel très marrante si tu fais ça et je ne pourrais pas tenir ma promesse quant au fait d'avoir plus d'enfants. »

Il laissa sa main toucher sa cheville.

« S'il te plait, rejoins moi Hermione. J'ai besoin de toi. Tu vois, c'est ma peur. Ma crainte c'est que tu ne viennes pas à moi, et que j'ai plus besoin de toi que tu n'es besoin de moi. Ma crainte c'est que tu ne veuilles pas m'épouser, et pas parce que je n'aurais pas cette fichue fortune, mais parce que je ne t'aurais pas toi ni Alice. J'ai peur que tu n'es pas vraiment besoin de moi, et que tu ne veuilles pas réellement de moi. »

Il laissait échapper ses craintes pour elle. Elles étaient réelles.

« Plus que tout, j'ai peur de te vouloir et d'avoir besoin de toi plus que tu ne veuilles de moi et que tu ais besoin de moi. »

« Tout ce dont j'ai besoin c'est que tu m'emmènes en bas, » cria t-elle, ignorant ses paroles sincères.

De vraies larmes coulaient sur ses joues. Elle ouvrit les yeux et tourna légèrement son visage vers lui. Le cœur de Draco fut presque brisé quand il la vit aussi mal encore une fois. Etait ce son destin de lui briser continuellement le cœur et de la rendre triste ? Il avait l'impression qu'il avait fait ça toute sa vie, et ça le fatiguait.

Il s'était résigné quant au fait qu'il devait transplaner à côté d'elle, la prendre dans ses bras et la ramenait au sommet, ou tout en bas. Il ne voulait pas continuer à la tourmenter plus longtemps. Maintenant, elle était sous sa responsabilité, même s'il elle ne le voyait pas ainsi, mais lui si, et il devait l'honorer, la protéger, et l'aimer, pas se moquer, ni la tourmenter ou la pousser à faire quelque chose qu'elle ne voulait pas faire.

Le vent commençait à souffler fort, mais ce n'était pas à un obstacle à ce qu'ils allaient faire. Bien que ces falaises étaient particulièrement raides, elles n'étaient pas dangereuses, et il y avait plein d'endroits pour placer ces pieds et ces mains afin d'escalader, mais si elle était trop paralysée par sa peur pour se déplacer, qui était il pour remettre ça en question ?

Elle resta où elle était, quelque peu paralysée, réfléchissant peut-être à son sort, et il était un point d'ancrage pour elle, sa main sur sa jambe, inflexible, immobile, une source constante de confort, enfin c'est ce qu'il souhaitait que ce soit. Il se mit à lui dire des paroles rassurantes : 'je suis juste là', 'je suis juste derrière toi maintenant'.

Quand il monta sur le rocher à droite d'elle, celui où il voulait qu'elle aille, il dit,

« Je suis presque là maintenant, mon cœur. N'ai pas peur. Je ne laisserais rien te blesser à nouveau. »

Il voulait tenir cette promesse plus qu'il ne l'avait jamais voulu.

Elle le regarda à nouveau. Il semblait si sûr de lui, si sans peur. Néanmoins, il avait des peurs lui aussi, des peurs qu'il venait juste de lui dire, et elle n'avait pas encore dit un seul mot pour le rassurer. Maintenant qu'ils connaissaient chacun les peurs de l'autre, ils pouvaient prendre un nouveau départ, tout recommencer. Elle dit,

« Je suis désolée que tu ais peur toi aussi, Draco. »

Elle se tourna légèrement sur le rocher, déterminer à descendre sur le rocher pour le rejoindre, quand de son pied elle fit tomber un caillou, le bruit qu'il faisait en tapant contre les rochers était le seul bruit audible par-dessus sa respiration. Elle s'accrochait fermement à la vigne au dessus d'elle et quand le caillou était tombé, elle avait baissé les yeux, son pied immobile, son emprise sur la vigne resserrée. Elle commençait à glisser. La pensé de la voir tomber et immobile sur le sol quelques centaines de mètres en dessous d'eux était devenue une réelle possibilité, et il fut prit d'une plus grande peur encore.

Surtout quand elle se mit à crier, se balançant vers l'extérieur et qu'elle tomba réellement. Il saisit sa main, l'attira vers lui, posa ses fesses sur le rocher et la tira sur ses genoux.

Il la tenait encore plus serré contre lui qu'avant. Leurs bras entouraient l'autre, leur bouche embrassant l'autre avec urgence et besoin, et oui, aussi avec la peur de ce qu'ils avaient failli perdre.

« Oh mon cœur, je suis désolé, c'est ma faute, » dit-il finalement.

Elle était entre ses genoux écartés. Elle le regarda et déclara,

« Oui, c'est réellement ta faute. »

Il se mit à rire.

« Pour je ne sais quelle folle raison, je t'aime. Dis mois pourquoi ? »

« Si je le savais, je te le dirais, mais comme je ne peux même pas moi comprendre pourquoi je t'aime, tu ne peux pas t'attendre à ce que je te dise pourquoi tu m'aimes, » dit-elle.

Il prit son visage entre ses mains et baissa les yeux sur elle. C'était l'un de ces moments accélérés où ils se regardaient simplement. Ses pouces caressaient ses joues. Son pouce droit alla jusqu'à ses lèvres, la lèvre du haut, puis celle du bas, légèrement. Il remplaça son pouce par ses lèvres, l'embrassant doucement avec besoin et envie, mais pas avec peur, et seulement brièvement.

Il retira sa bouche de la sienne et lui dit,

« Eh bien, as-tu vaincu ta peur ? »

« Pas le moins du monde. J'ai sûrement encore plus peur du vide, mais je n'ai plus peur d'avoir un autre mauvais mariage comme celui avec Kevin, et je pense que c'est ça ma vraie peur depuis le début. Parce que Kevin ne serait jamais remonté me chercher, et tu l'as fait. »

« Je suis ton chevalier en armure étincelante, » dit-il en souriant.

« Non, tu es mon mec remplit de défauts, » dit-elle en riant. « Sérieusement, comment allons nous descendre de là ? »

« Je ne sais pas, mais on ferait mieux de transplaner, parce que je veux te faire l'amour là maintenant, et que je ne suis pas contre le faire sur ce rocher. On l'a fait sur une table de billard et dans un hangar à bateaux, donc le faire sur un rocher est une autre étape pour nous, et ce ne sera pas si difficile. »

Elle repoussa son torse, sortit sa baguette, et sa main dans la sienne, elle les fit transplaner tout les deux sur le sol, près de la mer. Il fut surpris et chancela un peu. Elle dit,

« Je préfère le faire sur le sable. »

« Ce sera un peu plus agréable, même si nous nous mettons du sable partout, » convenu t-il.

Bon, le chapitre s'arrête un peu bizarrement, mais ce n'est pas de ma faute ! =))

Bon, je m'excuse encore car, je préfère même pas imaginer le nombre de fautes qu'il y a, ce n'est pas par manque d'envie que je ne les corrige pas, c'est juste que là je suis littéralement pas en état physique de le faire ! Désolé ! ^^

Bon, j'espère que ça ne vous a pas empêché d'en profiter même s'il n'y a pas réellement d'action dans ce chapitre ! ^^

A bientôt !
=))