Bonjour, bonjour !

Alors, ce chapitre est, encore une fois, un tampon pour lier les différentes actions. Il ne s'y passe pas grand chose, désolée... Mais du coup je mettrais encore plus rapidement en ligne le chapitre suivant ! Hahaa !

J'estime qu'il reste une semaine et demi, à peu près, avant la fin de cette fanfiction (et ça me rend vraiment triste !) et le commencement de la suite.

J'espère quand même que ça vous plaira ! :-*

Bonne lecture !


Teddy se balançait sur sa chaise en fixant le ciel à travers l'immense véranda de la Bibliothèque de Beauxbâtons, perdu dans ses pensées. En ce mercredi soir, alors que l'horloge centrale venait de sonner vingt heure, celle-ci était presque vide. Les vacances avaient touché à leur fin trois jours plus tôt et il s'était résolu à se lancer dans ses révisions des ASPIC, enfin. Il aurait aimé avancer dans ses recherches pour la troisième épreuve également, mais sans Victoire, il n'était capable de rien.

Victoire… Plus que quelques heures avant qu'elle ne revienne.

Son absence lui pesait. Il ne cessait de l'imaginer gravir des montagnes, heureuse, pétillante. Il l'imaginait dans les bras d'Adam… Il rêvait de pêter la gueule d'Adam.

Elle n'avait au final pas répondu à sa lettre, il évitait d'y penser pour ne pas être dévoré par la déception et la jalousie. Ils avaient échangé des lettres régulièrement pendant sept ans, depuis son entrée à Poudlard. Elle n'en avait ignoré que deux : la première au Noël précédant, la seconde moins de deux semaines plus tôt. Alors que les rayons du soleil couchant baignaient la bibliothèque d'une lumière orangée, il repensa à leur relation. Celle qu'ils avaient construits à travers les âges et que cette année mettait à rude épreuve. Il songea à la Victoire qu'il connaissait, qu'il retrouvait uniquement dans ses lettres lors de l'année scolaire et qui lui sautait au cou dès que les vacances arrivaient. Deux enfants perdus au milieu d'une floppée d'adultes. Ils avaient tout d'abord été de simples compagnons de jeu que leur jeune âge avait irrémédiablement rapproché. Les autres descendants Weasley étaient arrivés trop tard, leur bulle s'était déjà refermée sur eux, les coupant de toute envie de se lier aux autres. Aujourd'hui, ils étaient plus que des amis, que des cousins, qu'un frère et une sœur. Infiniment plus. Et alors que son cœur palpitait à la simple pensée de son sourire, de son regard boudeur, de ses cheveux blonds ondulés, ramenés dans une queue de cheval folle, aux tâches de rousseur qui parsemaient ses joues et son nez, tombaient en cascade sur son décolleté… Merlin comment n'avait-il pas pu se rendre compte de ses sentiments pour elle plus tôt ?! Avant le tournoi, avant Olga, avant ce connard d'Adam. Tout aurait été tellement plus simple… Tout aurait été tellement différent.

Mais alors qu'elle se trouvait à l'autre bout du monde, heureuse, indépendante, jetant leur complicité à la poubelle comme-ci ces dix-sept dernières années n'avaient jamais existées, lui dépérissait. Et depuis qu'elle était partie, lorsqu'il se sentait perdre pied comme ce soir-là, il griffonnait quelques mots sur un papier et les envoyait à la jeune métisse avec qui il ne partageait rien d'autre que son corps depuis quelques jours.

Teddy ramassa ses affaires et adressa un regard à Charlotte qui, dos à lui, roucoulait avec son nouveau petit-ami. Il ne l'avait jamais vu aussi mièvre, aussi… heureuse ? Il allait falloir qu'il lui dise qu'elle devait se réveiller avant de souffrir. Charlotte et Raphaël étaient mignons, mais il était français, elle était anglaise. Et leurs ASPIC avaient lieu dans un mois à présent. Ceux-ci passés, la vie réelle commencerait, celle où il n'y aurait aucune place aux amourettes adolescentes. Cette pensée tira un peu d'espoir à Teddy. Adam, ce n'était qu'une amourette adolescente. Tout le monde le disait, leur couple ne tiendrait pas. Victoire en souffrira beaucoup lorsque tout sera fini pour eux, mais au moins elle se retournera vers lui. Il n'avait qu'à attendre, qu'à être patient…

« Tu t'en va ? »

Lucas releva la tête vers lui. Il avait de l'encre sur les mains et sur le menton. Teddy n'avait jamais compris comment son ami s'y prenait pour s'en mettre partout et encore moins pourquoi il n'utilisait jamais les stylos billes qu'il lui offrait à chaque anniversaire.

« Tu peux juste aller voir si tu ne trouves pas le Traité des plantes volantes et de leur propriétés principales, s'il te plait ? Le registre de la bibliothèque indique qu'il se trouve à l'étage et qu'il n'a pas été emprunté mais j'ai cherché pendant au moins trois heures et je ne l'ai pas trouvé… »

Avec un sourire moqueur, Teddy jeta un coup d'œil à sa montre. Il avait donné rendez-vous à Blanche dans vingt minutes dans la salle Méléagant et il n'avait besoin que d'une poignée de secondes pour s'y rendre de la bibliothèque.

« Quel est le nom de l'auteur ? »

Armé d'un morceau de parchemin où Lucas lui avait griffonné le nom de « Caradoc Lebel », il entreprit de gravir les escaliers de fer jusqu'à la quatrième passerelle. Occupant l'extrémité d'une aile du Palais de Beauxbâtons, Teddy l'avait tout de suite trouvée plus impressionnante que celle de Poudlard. Bien plus vaste, les étagères s'élevaient sur sept étages sur les quatre façades. Une immense toiture de verre laissait filtrer la lumière et donnait parfois l'impression de travailler à l'extérieur. Au centre, des tables rectangulaires de dix places permettaient aux élèves de consulter les ouvrages et de finir leurs devoirs. Elle était plus vaste, plus épurée que celle de Poudlard, l'odeur de parchemin et d'encre était moins entêtante et les talons de la bibliothécaire résonnait sur le carrelage et les passerelles en ferrailles dans un rythme apaisant.

Teddy trouva enfin le livre que recherchait Lucas et malgré son mètre quatre-vingt-sept, il dut se dresser sur la pointe des pieds pour l'attraper. Dans son effort, le parchemin plié sur lequel était griffonné le nom de l'auteur virevolta jusqu'au sol et, en le ramassant, il se figea. De l'autre côté, « Lucas » était retranscrit dans une écriture fine et ronde. C'était une lettre. Mais surtout, c'était une lettre écrite par Gary. Teddy avait passé suffisamment de temps à la bibliothèque avec lui, Adam, Elena, Clara et Georgia, à échanger ses notes, à lire les corrections apportées à ses dissertations pour reconnaitre l'écriture du Serdaigle. Mais Lucas et lui ne se côtoyaient pas et d'ailleurs, ils se voyaient tous les jours… Pourquoi donc une lettre ?

Brulé par la curiosité, il déplia le parchemin.

« Lucas,

Ta lettre m'a touchée, elle m'a surtout étonnée. Je ne m'attendais pas à de tels sentiments de ta part. Je ne m'attendais pas non plus à en être le destinataire… Ecoute, je suis touché par tes mots mais je ne peux pas te répondre ainsi. Il faut qu'on parle.

Retrouve-moi dans ma chambre à 14h si tu veux.

Gary. »

Teddy la relut plusieurs fois, le cœur battant. Il se questionna sur le sens de ses phrases, sachant qu'il n'y avait pas plus à comprendre que ce qu'il avait lu. Lucas avait des sentiments envers Gary ?

Aussi étrange que cela puisse paraitre, Teddy n'en fut pas étonné. C'est comme s'il avait toujours su, comme si des remarques et des comportements de son ami qui étaient toujours restés en suspens prenaient tous leurs sens entre les mots griffonnés sur ce parchemin. Et un seul questionnement survolait l'ouragan de pensée qui irradiait sous son crane : pourquoi ne lui en avait-il pas parlé ?

En redescendant, il observa de loin son ami qui, penché sur son parchemin, se débattait avec ses fiches de botanique. Son premier ami, celui avec qui il avait partagé seul un dortoir pendant six ans, celui qui avait toujours été discret mais présent. Lucas releva les yeux vers lui, un éclair de soulagement tombant sur le livre que Teddy avait trouvé, juste avant de pâlir en avisant le parchemin déplié dans sa main. Avant qu'il ne puisse l'apaiser, Lucas le lui arrachait des mains et remballait ses affaires.

« Ça ne te regardait pas, tu n'avais pas à lire cette lettre. » lui cracha-t-il, sans le regarder.

Il avait raison, ça ne le regardait pas, mais à présent Teddy savait. Et il était même très heureux de savoir. Ça ne changeait rien, ça renforçait même leur amitié. Il avait envie d'être là pour Lucas comme Lucas l'avait été pour lui pendant toutes ces années mais, tétanisé, il était incapable du moindre mot. Les bras ballants, il le regarda fourrer plumes, encre, parchemins et livres dans son sac à dos et quitter la pièce d'un pas rageur. Il croisa le regard plein de questions de Charlotte et, remuant la tête de droite à gauche, Teddy sortit à son tour de la bibliothèque.

Blanche eut dix minutes de retard alors qu'habituellement, elle était toujours présente avant lui. Dix minutes où Teddy avait eu le temps de passer à travers toutes les émotions possibles et imaginables. A présent, il se sentait épuisé, impuissant, et voyait comme une injustice le rejet de son ami alors qu'il ne voulait lui proposer que son soutien. Il avait plus que besoin de s'oublier un peu.

Elle entra d'un pas hésitant, referma doucement la porte de la salle de classe où ils se retrouvaient toujours, et elle commença à se balancer d'un pied sur l'autre alors qu'habituellement, ils ne perdaient pas de temps à parler. C'était uniquement physique. Ils ne parlaient pas : ils n'avaient rien à se dire.

« Qu'as-tu ? demanda Teddy en espérant que la conversation ne durerait pas trop longtemps.

- Je… Je ne pourrais plus revenir. Thomas m'a embrassé… »

PAF ! Une claque ne l'aurait pas autant secoué.

Un sourire niais s'étala sur les lèvres de la jeune femme, dégoutant Teddy. Le dégoutant de lui-même. Sa Grand-Mère et Franck. Victoire et Adam. Charlotte et Raphaël. Lucas et Gary. Blanche et… Thomas ? Un profond sentiment d'injustice et de colère l'envahit. D'abandon aussi. Tous s'éloignaient. Tous lui tournaient le dos. Tous trouvaient quelqu'un avec qui être heureux. Tous, même Victoire. Même Blanche qu'il comblait pratiquement tous les jours depuis deux semaines.

Tous trouvaient leur place dans un monde où il n'était pas autorisé à rentrer. Et plus l'étau se refermait, plus un sentiment destructeur prenait le pas sur sa volonté.

Non, non, il ne pouvait pas rester ainsi sans rien faire. Il ne pouvait pas laisser Blanche le quitter comme ça, bien qu'ils ne soient pas vraiment ensemble. Il ne pouvait pas la laisser être heureuse elle aussi.

Le visage habillé de son sourire charmeur, Teddy s'approcha de Blanche, posa une main sur sa joue pour la pousser à le regarder.

« On peut faire l'amour une dernière fois, non ? Pour se dire au revoir… »

o

Victoire était rentrée en fin d'après-midi et depuis ce moment, elle n'avait pas quitté ses amis. Elle leur racontait les anecdotes de son voyage parfois sérieuse, parfois excitée, mimant par de grands gestes ses propos. Parfois nostalgique. Elle prenait Junie dans ses bras, sautait sur les épaules de Thomas en riant, échangeait des regards complices avec Raphaël. Regardait dans le vide durant de longues minutes.

Teddy avait observé tout ça de loin. Chaque minute qui passait le blessait un peu plus dans son orgueil. De toute la journée, elle ne l'avait cherché du regard. Elle ne pensait pas à lui.

Quand il avait appris le départ d'Adam, l'espoir l'avait gagné : Victoire et lui n'étaient pas ensemble depuis longtemps, jamais ils ne survivraient à une séparation aussi longue. Il avait redoublé d'efforts pour être présent auprès d'elle, pour être prévenant, charmant, à l'écoute, distrayant. Elle n'avait été sensible à aucune de ses approches, en apparence. En même temps, il se traitait d'idiot. Il connaissait Victoire. Il savait que quand elle aimait, elle se donnait corps et âme. Elle promettait fidélité et s'y accrochait de toute ses forces. Comme elle l'avait fait pendant 16 ans avec lui.

Mais il ne voulait pas laisser tomber. Il ne pouvait pas laisser tomber. Il s'était comporté en idiot et il n'avait su saisir sa chance mais ce n'était pas pour autant qu'il n'en méritait pas une deuxième.

Teddy s'était fait une promesse : celle de la récupérer.

o

Le soir-même, alors qu'il était extrêmement mal à l'aise, assis entre Lucas et Gary, elle entra avec ses amis et s'assit avec eux, à l'image de ce qu'elle avait fait toute la journée. Alors Teddy pris son courage à deux mains et il tira une chaise pour s'assoir à ses côtés.

Victoire le regarda d'abord avec ses grands yeux bleus surpris. Puis elle s'accrocha à son cou, heureuse de le voir, et lui colla un baiser sonore sur la joue. Et le cœur de Teddy s'emballa. Elle lui demanda des nouvelles de sa grand-mère et comment s'était passé ses vacances à Beauxbâtons. Et elle retourna à sa conversation.

Teddy tenta à de nombreuses reprises de récupérer son attention en lançant des pitreries. Ça marchait un instant, puis elle détournait son attention. Et à chaque fois, son cœur se brisait.

Mais loin d'abandonner, il se glissa à son oreille à la fin du repas.

« On va dehors ? Je dois te parler. »

Elle accepta.

Ils marchèrent un peu, en silence. Il tenta de frôler sa main comme ils l'avaient fait tant de fois, mais elle se déroba et croisa les bras sur sa poitrine. Ils s'assirent sur un banc, à quelques mètres du pavillon de la chasse.

« Tu m'as manqué, souffla-t-il pour briser la glace.

- Tu m'as manqué aussi. Que voulais-tu me dire ? »

Teddy sortit l'écrin et la sentit se figer à ses côtés.

« Je n'ai pas pu te l'offrir en temps et en heures donc voilà… Joyeux anniversaire ! »

Elle plaqua une main sur sa bouche découvrant la bague dans l'écrin. L'or blanc s'entortillait en boucles scintillantes et se rejoignaient en une fleur à six pétales en diamant. Elle était fine, brillante, pure, précieuse.

« Teddy… Il ne fallait pas… Tu n'étais pas obligé…

- C'est ton 17ème anniversaire Victoire, et ce n'est pratiquement rien. »

C'était faux : elle lui avait couté un bras.

Il la glissa à son index droit et sourit avec satisfaction. Elle lui allait à la perfection. Elle était même plus belle sur son doigt fin et pâle. C'était comme si elle n'avait attendu que de trouver sa place. Victoire releva un regard humide vers lui et son cœur manqua un battement. Puis elle se serra contre son torse.

« Merci Teddy, elle est magnifique… »

o

Et Teddy commença son travail pour récupérer l'affection que Victoire lui avait un jour porté. Sa stratégie était simple : être présent au maximum, attentionné et surtout la traiter telle une princesse.

Il se leva tôt le lendemain matin pour aller courir avec elle – et le regretta vite, elle avait de sacrées foulées ! Mais au moins, son manque d'entrainement l'avait fait rire. Puis ils partirent ensemble à la bibliothèque pour continuer leurs recherches sur la 3ème épreuve.

« J'en ai assez ! On perd notre temps, on y est pas du tout ! » s'exclama Victoire au bout d'une heure de recherche, se retrouvant au centre de regards haineux de la part des élèves en pleine révision.

- Ils ont bien parlé des catacombes du château pourtant. Ça m'étonnerait qu'ils en aient construit spécialement pour le Tournoi… chuchota Teddy.

- Mais ça fait des semaines qu'on cherche… On a lu toute la documentation sur l'histoire de Beauxbâtons et ça fait six ans que j'y vis. Je saurais s'il y avait des catacombes !

- Il n'y a pas de réserves avec des livres interdit ici ?

- Je te l'ai déjà dit : à Beauxbâtons, on prône la liberté d'information !

- J'essaye juste de trouver une solution Victoire…

- Et bien tu sais quoi, c'est toi qui t'es inscrit au Tournoi ! Donc débrouille-toi, j'ai autre chose à faire de ma vie. »

Et elle prit ses affaires en s'installant à une autre table avec un air vexé. Teddy eut un petit rire et reprit ses recherches.

Victoire resta de longues minutes penchée sur ses fiches d'Astronomie, tournant entre ses doigts la bague que Teddy lui avait offerte la veille. Elle détestait les énigmes. Elle détestait se sentir impuissante, idiote. Et elle trouvait ça inutile.

Enervée, elle regarda un instant Teddy plongé dans un grimoire plus épais que sa tête, les sourcils froncés, puis elle rassembla ses affaires et partit. Elle ne serait de toute manière pas efficace, autant qu'elle sorte se changer les idées et oublier cette épreuve stupide !

Ils approchaient de la moitié du mois de Mai et le soleil amenait de plus en plus les élèves à se promener sur le domaine. La plupart des cours étaient fini et ils avaient plus de temps libre pour réviser… et pour flâner. Elle entendait des cris provenant de la plage et sourit. Elle enleva son pull pour profiter des rayons du soleil et ralentit le pas.

Le pavillon des chasses était pratiquement vide mais des rires se devinaient à travers certaines chambres de son couloir. Victoire pénétra la sienne et un grand sourire lui barra le visage de part en part. Sur son bureau, une lettre. Elle se jeta dessus.

Adam lui racontait sa dernière découverte. Il était bien arrivé en Azerbaïdjan, et il s'était rendu dans la première attraction de la capitale : un palais du XVème siècle. Victoire fit défiler les photos entre ses doigts pour allier l'image aux mots. Elle fit une pause et sourit. Il avait pris le temps de glisser la photo qu'ils avaient prise juste après leur baptême de l'air en parapente. Son cœur se serra devant le regard qu'il portait sur elle, devant ses traits tirés par le bonheur, devant son sourire aux dents blanches… Puis elle poursuivit.

« … Je suivais la visite en prenant des photos, et j'ai vu une famille disparaitre dans un mur ! Personne ne les regardait ! Mais j'avais bien vu ! ça m'a fait penser à Kings Cross, alors je me suis approché et j'ai pu rentrer à mon tour. Il y a tout un versant du château masqué à la vue des moldus, c'était splendide. Avant la construction du palais, presque 500 ans, l'ancêtre du souverain aillant ordonner la construction du palais aurait été une née-moldue. Elle a sauvé la ville d'une créature qui est décrite comme une bête féroce avec trois têtes mais au vu de certaines descriptions, je pense que ça devait être un loup garou ou quelque chose s'en approchant. C'est elle qui est à l'origine de la lignée royale. Elle a été mise sur le trône et la ville lui avait construit un temple dédié. Le commanditaire du Palais a demandé que la mosquée soit attenante à ce temple. C'est quelque chose d'extraordinaire au vue de la place de la femme dans le Coran mais, à ce que j'ai pu comprendre des gravures, elle était considérée comme issue directement d'Allah, un peu comme Jésus, ou comme une création divine pour épauler Mahomet, comme Eve pour Adam. C'était tellement riche, plein de culture, et c'est totalement caché aux yeux des moldus. Et pire encore : cette femme qui représente un pilier dans les croyances sorcières orientales, un peu comme nous avec Merlin, on n'en entend pas parler. Il n'y a aucun écrit, aucune recherche, aucun conte. Si je n'avais pas vu cette famille rentrer par ce mur, je serais passé totalement à côté de cette découverte… »

« Evidemment ! c'est ça ! » s'exclama Victoire en reposant la lettre et en écarquillant les yeux.

Elle sauta hors de son lit et couru à l'extérieur du Pavillon. Teddy était sur le chemin et marchait vers elle. Victoire lui sauta littéralement au cou et lui parla de la découverte d'Adam, excitée comme une puce.

« Je ne vois pas ce que ça nous apporte…

- Voyons Teddy, un lieu complètement inconnu des moldus et à peine connu des sorciers… On sait que le Palais a été construit en 1254 par un sorcier… Mais avant ? Et s'il y avait un ancien château ou des galeries pour en extraire du minerais… ou que sais-je ! Peut-être que personne ne le savait ou peut être qu'on le savait et qu'on en parle pas.

- Donc on devrait remonter plus loin mais on a tout passé en revue pour ce qui est de l'histoire du domaine, et même de la pointe de Dramont !

- Mais on n'a pas regardé les archives Moldues… »

Le regard de Teddy s'écarquilla et sa bouche forma un « O » net. Il saisit le visage de Victoire entre ses mains.

« Tu es extraordinaire ! »

Elle poussa un petit cri en sautillant sur place, son visage déformé par l'excitation.


Alors, alors, des remarques ?

Petite pub du jour : Pour ceux et celle qui ont aimé le personnage d'Olga, un petit OS vous attends sur mon profil avec Tu m'as enseigné la perfection jusqu'à me briser.

Vouala vouala !

A bientôt :)