La Soul Society connut une période de tranquillité. A l'hôpital, Hinamori était toujours dans le coma, tandis qu'Hitsugaya et Shinobu se remettaient de leurs blessures. Une semaine après la fuite d'Aizen, les ryoka retournèrent dans le monde réel, sans Rukia qui préférait rester pour passer du temps avec sa sœur une fois ses excuses faites à la famille de Kaien. Byakuya décida à son tour de séjourner un moment au manoir, près de sa femme et de sa fille. Yûna se vit donc confier provisoirement la responsabilité de la division. Elle ne pouvait s'empêcher de plaindre les autres vice-capitaines : maintenir la cohésion de leur division respective leur demanderait beaucoup d'efforts. Elle ne doutait pas qu'Hisagi et Kira y parviendraient, mais Hinamori...

Les dossiers ne se bousculaient pas sur son bureau et elle profita de son temps libre pour chercher les questions du dernier examen d'entrée à l'Académie. La musique moderne sortant du poste de radio l'aida à ne pas s'avouer vaincue devant le tas de livres qu'elle devait regarder.

Ah, enfin ! Alors, l'examen de cette année... Mais... mais ce n'est plus du tout la même chose qu'il y cinquante ans !

Des questionnaires sur des sujets variés s'étalaient sous ses yeux : l'organisation du Seireitei, les techniques de combat et de déplacement, les Zanpakutō... sans oublier le reiatsu et le Kidō.

Comment Hiroshi va faire pour retenir tout ça ? Il lui faudra des semaines ! Et je ne peux pas me permettre de passer beaucoup de temps à Inuzuri...

Elle comptait bien demander à son capitaine l'autorisation de se rendre dans le Rukongai une fois qu'il serait revenu. En attendant, elle commença par un résumé de l'organisation des divisions incluant les noms des capitaines et hésita longuement à mentionner Gin, Tousen et Aizen.

Je préviendrai Hiroshi de leur situation particulière.

Quelques jours plus tard, Yûna envoya les jumeaux chez les Kuchiki, sous la garde de la nourrice de Sayuri, et quitta le Seireitei avec un paquet de feuilles dans un sac. Ayant promis à Byakuya qu'elle ne partait pas longtemps, elle passerait moins de temps que la fois précédente dans son ancienne maison. Trois jours au maximum, sans compter le temps nécessaire au voyage, ce qui prévoyait pas mal d'heures de travail avec Hiroshi.

L'enfant dut la sentir arriver, car elle le trouva assis sur l'engawa. Il se leva aussitôt et courut dans sa direction.

- Ohayo ! Ze savais que tu allais revenir !

- Je te l'avais promis, non ?

- Woui ! Ze suis tout seul. Akira et Noriko sont partis vendre des légumes, et Kai a suivi Masato à la pêsse.

- Où ça ?

- La pêsse ! Tu sais, avec les poissons !

Yûna parvint à ne pas rire.

- Tu t'es entraîné ?

- Tous les zours !

- Montre-moi alors.

- Yossi, viens dans le zardin !

Il l'entraîna et s'assit sur le banc, le front plissé. Surprise, Yûna lui demanda ce qui n'allait pas.

- Depuis que tu es venue, z'entends des fois une voix dans ma tête, et le matin ze me réveille tout mouillé.

Yûna réfléchit.

- Cette voix est sûrement celle de ton Zanpakutō. Et pour le reste... Je peux me tromper, mais sa propriété doit être l'eau. La voix t'a déjà donné un nom ?

- Non, pas zencore. La dame elle a dit que ze le connaîtrai plus tard, quand z'irai à l'Académie des Sinigamis.

- Justement, en parlant de ça ! Je t'ai amené les questions du dernier examen.

- Super ! Ze ne lis pas très bien, mais ze me débrouille. Si z'ai un problème, ze demanderai à Oneesan.

Il regarda attentivement les feuilles et soupira.

- Y a plein de trucs que ze comprends pas.

- Ne t'en fais pas, j'ai tout prévu. Sur les dernières pages, j'ai simplifié les définitions des termes techniques.

- Arigatō ! Heureusement que z'ai une bonne mémoire. Z'ai retenu beaucoup de sorts même si ze n'arrive pas à les lancer.

- Allez, fais voir.

L'enfant se leva et se plaça au milieu du jardin.

- Tu as pratiqué le Hadō ? questionna la Shinigami à la vue des morceaux de bois brûlé.

- Hai.

Il visa ensuite une des cibles installées par Masato et dit :

- Hadō no yon : Byakurai.

Un fin rayon bleu jaillit de l'index d'Hiroshi et fit un trou dans la cible en explosant à son contact.

- Bien ! approuva Yûna. Ton sort n'est pas très puissant, ça viendra avec de la pratique. Autre chose ?

- Y a ça aussi... Hadō no issi : Sō !

Il voulait envoyer le sort sur un seau qui traînait, mais un oiseau passant au même moment fut envoyé contre un mur. Hiroshi rougit de honte et se précipita vers le volatile.

- Ouf, il n'a rien !

Il déposa l'oiseau sur une pierre pour le soigner après sa démonstration.

- Z'aurais dû faire plus attention.

- Tu ne pouvais pas le prévoir.

- Ze vais passer au Bakudō. T'es d'accord pour que ze t'envoie les moins puissants ?

- Vas-y.

- Bakudō no issi : Sai.

Yûna remarqua vite que le petit garçon avait progressé : l'entrave lui bloqua les deux bras cette fois, et elle eut plus de mal à s'en défaire. Même chose pour l'Hainawa, le Seki et le le Geki qui durèrent un peu plus longtemps.

- Arrête pour aujourd'hui, c'est largement suffisant.

- Yossi.

Sans son intervention, elle était persuadée qu'il aurait continué.

J'espère que son côté perfectionniste ne lui causera pas de problème plus tard.

Elle l'imaginait déjà en train de passer ses nuits à réviser pour les examens.

- Tu peux me parler de l'Académie ? Ze veux savoir ce qu'y a comme cours.

- Du combat avec et sans sabre, du Kidō et des cours magistraux sur la Soul Society. L'invocation du Zanpakutō vient plus tard, même si les plus doués parviennent à dialoguer avec l'esprit avant leur entrée à l'Académie.

- Et y a beaucoup de monde qui y arrive ?

- Oh non ! Les seuls que je connaisse sont les capitaines Kuchiki et Hitsugaya.

Je ne sais pas si Ichimaru peut encore être désigné comme capitaine...

- Kussiki-taissō, c'est celui pour qui tu travailles ?

- Hai.

- Dis, Yûna-san, tu crois que ze pourrai aller à l'Académie à la prossaine entrée ?

- Je pense que tu es suffisamment doué pour tenter l'examen. Mais pour être franche... tu es encore un peu trop jeune. Tu es mort à quel âge ?

- Z'avais trois ans, ze crois. On allait rezoindre nos parents à Osaka par le train. Il était au milieu d'un pont quand il a quitté les rails pour finir dans une rivière. Z'ai voulu aider Oneesan à sortir, mais elle était coincée sous une table et ze ne pouvais pas la bouzer. Z'aurais pu me sauver si z'avais réussi à ouvrir la fenêtre. Ze suis resté avec Oneesan zusqu'à la noyade, et après on a rencontré un Sinigami. Si ze me souviens bien de ce qu'Oneesan a dit, c'était y a douze ans.

Donc il a quinze ans au total mais il n'en paraît que cinq. Mais ça peut être faisable. Après tout, Hitsugaya-taichō ressemblait à un enfant de six ans quand Matsumoto lui a conseillé de devenir Shinigami...

Elle conseilla néammoins :

- Laisse passer une rentrée ou deux, puis tente ta chance. Comme ça, tu auras plus de temps pour te préparer.

Et puis je ne veux pas le savoir au Seireitei avec ce qui va arriver l'hiver prochain.

Les garçons furent heureux de la revoir, et lorsqu'elle retourna au Seireitei, elle promit à nouveau qu'elle reviendrait rapidement.

- Noriko-san, n'oublie pas de faire travailler Hiroshi grâce aux feuilles que j'ai apporté.

- Compris Yûna-san, ce sera fait.

Sa première action en arrivant fut d'aller prévenir Byakuya, mais Renji la prévint au passage qu'elle le trouverait à la première division. Le capitaine sortait d'une réunion et l'informa qu'elle était nommée gardienne de Karakura.

- Quand dois-je partir, Taichō ?

- Demain en fin de journée. Renji te remplacera pour la rédaction des dossiers.

Il va beaucoup apprécier...

Elle prit le temps de dire au revoir à sa famille et emprunta le dangai sécurisé des Kuchiki. Le passage la mena près du magasin d'Urahara, où elle se contenta de récupérer son gigai et les clés de l'appartement près de la rivière. Elle se rendit ensuite chez Kurosaki et lui expliqua sa nouvelle mission. Retourner au lycée lui permettrait de garder un œil sur le Shinigami remplaçant.

La journée du lendemain se passa correctement, sans Hollow à l'horizon. Yûna s'était à nouveau présentée comme une élève transférée à Karakura et suivait les cours avec ennui ou curiosité selon les matières. Le soir, elle rentra tranquillement, reprit son corps de Shinigami et s'installa sur le toit pour observer le soleil couchant. La nuit était tombée depuis longtemps quand elle décida de descendre, mais une perturbation venue du sud-est l'attira.

Ça vient de chez Inoue-san !

Elle partit immédiatement en shunpo vers l'appartement de la rousse. Bien avant d'y être, elle aperçut une énorme porte suspendue dans les airs. Kurosaki s'élança et donna un coup de sabre, mais la porte disparut un instant trop tôt. Yûna eut tout de même le temps de la voir un court instant : les battants étaient ornés de deux bras et d'une cage thoracique.

C'était quoi ce machin ? On aurait dit les portes de l'Enfer ! Sauf qu'il s'agissait d'autre chose...

Elle atterrit à côté des lycéens et demanda aussitôt :

- Est-ce que vous pouvez me dire ce qui se passe ?

Le Shinigami roux se tourna vers elle.

- Inoue a été aspirée par une sorte de vortex venant de cette porte. L'attaquer de front n'a rien donné, comme t'as pu le voir.

Ils passèrent des heures à chercher des indices, en vain, et se réunirent finalement dans la cour du lycée à l'inter-cours. Yûna avait repris son Gigai, et ils discutaient des derniers évènements.

- Ne rien trouver même en restant dehors toute la nuit...

- Je ne sens plus le reiatsu d'Inoue-san, avoua Yûna.

Ishida se mit à réfléchir.

- Si seulement nous savions ce qu'était cette porte...

- On aurait dit les portes de l'Enfer, fit remarquer la Shinigami.

- Les portes de l'Enfer ? répéta Ishida.

- Tu ne sais pas ce que c'est ?

- Moi je sais, dit Kurosaki. Je les ai vues une fois.

Rukia m'avait expliqué ça... Avec le Hollow qui voulait tuer l'enfant dans la perruche.

- Mais en aucune façon les Enfers ne peuvent prendre un humain vivant. Et ce qui s'est passé ce matin me perturbe.

Sado compléta sa phrase.

- Ce n'est pas normal que tout le monde ait oublié Inoue. Comme si elle avait disparu de la mémoire des autres...

- Un substitutif de mémoire produirait la même chose, mais je ne pense pas qu'il ait servi dans le cas présent.

- Ça me rappelle la disparition de Kuchiki-san, se souvint Ishida.

Kurosaki parut avoir une illumination.

- C'est ça !

- Quoi ?

- Si quelqu'un a intentionellement fait des modifications de mémoire, ça veut dire que le responsable surveille nos agissements. Donc Inoue n'a pas du tout été emmenée de l'autre côté, une personne l'a planifié !

- Yoshi, approuva Ishida. Dans ce cas, retournons enquêter chez Inoue-san. Il pourrait y avoir des indices.

Les trois garçons se levèrent sous les yeux surpris de Yûna.

- Attendez une minute ! Vous ne devez pas aller en cours ?

Kurosaki lui dit sans se retourner :

- C'est pas le moment de s'inquiéter de ça, idiote !

La jeune fille le frappa avec la garde de Teitaka.

Hé ! Je ne suis pas une massue !

Gomen nasai.

- C'est fermé, annonça le roux un peu plus tard devant l'appartement.

- Dans ce cas, pas le choix !

Ishida sortit une petite boîte de sa poche, prit une aiguille à l'intérieur et crocheta la serrure.

- Est-ce que c'est vraiment une bonne idée ? demanda Sado un peu nerveux.

- Tu as un autre moyen ?

- C'est toujours mieux que de casser la porte.

- Et, plus important, faites en sorte que personne ne me voie depuis la rue. Je ne veux pas passer pour un criminel.

Yûna et Kurosaki se dirigèrent vers la cuisine, mais la jeune fille trouva vite une occupation plus intéressante que la recherche d'indices.

- Tu fais quoi là ?

- J'ai rien mangé depuis hier soir, lâche-moi un peu ! fit-elle en prenant une brique de lait et un morceau de gâteau au chocolat.

Une exclamation d'Ishida la tira de son festin.

- Venez voir !

- Quoi ?

- Il y a deux tasses sur la table.

- Alors Inoue-san a invité le propriétaire de l'étrange reiatsu qu'on a senti hier soir. Ça veut dire qu'elle le connaissait... Qui pouvait bien être cette personne ?

Le Denreishinki de Yûna se mit à sonner.

- Un Hollow ?

- Non... un appel. Allô ?

- Bonjour ! fit une voix de petite fille. Vous m'entendez ?

Les trois adolescents entourèrent aussitôt la Shinigami.

- J'ai la fille, je suis avec elle en ce moment.

- C'est un enfant ? demanda Sado.

Kurosaki arracha le téléphone des mains de sa propriétaire.

- Hé !

- Qui es-tu ?

- Voyons voir, qu'est-ce que je devrais faire... Est-ce que je devrais vous le dire ?

- Pourquoi avoir kidnappé Inoue ?

Un rire lui répondit.

- Pourquoi ?

- Calme-toi, Kurosaki ! dit Ishida.

- Ouais, OK.

- Vous n'êtes pas supposés entrer chez les gens sans permission. Peut-être que je devrais appeler la police.

- Elle nous regardait ! s'exclama Yûna.

Elle se précipita à la fenêtre mais ne vit rien. Le dialogue se poursuivit entre la gamine et le lycéen.

- Vous voulez voir la fille ?

- Pas seulement la voir, ramène-la !

- Et si nous jouions à un jeu ?

- Un jeu ?

- Oui. Si vous gagnez, je la laisserai peut-être partir.

- Espèce de...

- La ferme, Kurosaki ! dit Yûna avec impatience. Ecoute plutôt ce qu'elle a à dire.

- Qu'est-ce qu'on doit faire ?

- Dans trois minutes, soyez au parc de la seconde rue. Si vous avez une seconde de retard, qui sait ce qui pourrait arriver à la fille. Ja ne !

- Trois minutes... On fait quoi ?

- Je crois qu'on n'a pas d'autre choix que d'y aller.

S'ensuivit une course à travers la ville. Arrivés sur place, ils décrochèrent un téléphone et suivirent les nouvelles instructions : aller jusqu'à un supermarché. Mais quelqu'un décrocha avant eux et la fille leur dit qu'ils avaient perdu, pour rappeler quelques secondes plus tard. Kurosaki faillit s'emporter à nouveau et Ishida dut le calmer.

- Challenge 3 ! Si vous gagnez, vous pourrez l'entendre.

- Où est-ce qu'on doit aller ?

- Yoshi, le prochain lieu est...

Quoi ?

L'instant suivant, les quatre couraient vers le magasin d'Urahara.

Pourvu qu'on y soit à temps...

Jinta et Ururu qui balayait dans la cour furent presque effrayés par le bruit de leur arrivée et leur attitude.

- Le téléphone ! Dites-nous où il est, vite !

- Kurosaki-san, que se passe-t-il ? Le téléphone est dans le fond du magasin.

La sonnerie les interrompit.

- Désolé, on rentre !

- Vous êtes affamés ou quoi ? s'écria Jinta.

- Sugoi, vous avez réussi !

- Comment connais-tu le numéro ? D'où appelles-tu ?

- Je ne peux pas vous le dire.

Urahara enregistra la conversation.

- Mais puisque vous avez gagné, je vais vous faire une faveur. Ce soir, à huit heures, allez à la maison de la fille. Il se pourrait qu'elle y soit.

Et elle raccrocha. Ils réécoutèrent la conversation sans rien apprendre de plus, et Ishida dit finalement :

- Tout ça pour ramener Inoue-san... Ça doit être un piège.

- Le fait qu'elle ait appelé ici montre qu'elle n'est pas un humain normal, fit une voix masculine.

Yûna se retourna et bondit en arrière, ce qui fit sourire l'assemblée.

Un chat qui parle ?

- Un Shinigami ?

- Pas nécessairement. Nous ne sommes sûrs de rien.

- Vous en pensez quoi ? demanda Kurosaki au marchand.

- Pareil que Yoruichi-san.

NANI ? Cette femme peut se changer en chat ?

- Vous irez au rendez-vous ?

- Evidemment, je ne vais pas laisser Inoue seule !

- C'est vrai.

Une étincelle dans les yeux d'Urahara dérangea Yûna, sans qu'elle puisse dire pourquoi.

Les deux Shinigamis arrivèrent les premiers à l'appartement et furent vite rejoints par les deux autres.

- Il s'est passé quelque chose ?

- Non, pas encore. Au fait, Ishida, tu ne portes pas ta tenue ?

- Ano... elle est au nettoyage.

Yûna soupira intérieurement mais ne trahit pas son camarade.

- Tu l'envoies chez le nettoyeur ? répéta Sado, dubitatif.

- On s'en moque ! Il est déjà huit heures.

A cet instant, la lumière fut allumée à l'étage.

- La chambre d'Inoue !

Ils coururent vers la porte toujours fermée, et Ishida voulut à nouveau utiliser son aiguille.

- On n'a pas le temps ! Chad, enfonce la porte !

Mais quelqu'un la déverrouilla et l'ouvrit.

- Kurosaki-kun ?

La rousse ne se rappela rien de son kidnapping et se croyait encore à la rentrée de la veille.

- Le nouveau semestre a commencé hier ! fit remarquer Sado.

- Huh ?

- Ils ont effacé sa mémoire, constata Yûna avec dépit. On n'a plus qu'à entrer et attendre de voir si quelque chose se produit.

Un quart d'heure se passa sans que rien n'arrive et Orihime proposa de faire du thé, mais Ishida l'en empêcha.

- Ça se rapproche.

La pièce fut plongée dans le noir puis la maison trembla.

- Inoue-san, reste loin de la fenêtre !

Mais la rousse investie d'une force dépassant celle de Sado prit le plus grand des lycéens en otage et serra son cou jusqu'à l'étrangler. En un éclair, Kurosaki porta la main à son Zanpakutō pour l'aider.

- Pas de Zanpakutō ! intervint Ishida. C'est possible que son corps soit simplement manipulé !

La rousse libéra Sado qui tomba à genoux et se transforma en un moustachu habillé comme au dix-neuvième.

- Qui es-tu ? C'est pas toi qui as appelé !

- Bien sûr que non ! Ce serait choquant s'il agissait de ma voix ! Mon nom est Cloud. Quant aux autres... Viens ici, Nova !

Un homme dont seuls les yeux étaient visibles traversa le plafond sous le regard stupéfait des lycéens et de Yûna.

- Yoroshiku.

Il enlève Inoue-san et il nous dit "enchanté" ?

Kurosaki s'apprêtait à frapper les intrus quand une lueur puissante l'éblouit.

- On en a un autre, fit le dénommé Cloud.

Et ils disparurent avec Sado. Le Shinigami roux les suivit par la fenêtre mais fonça dans la porte et fut repoussé. Yûna entendit alors un rire de petite fille.

- Où es-tu ? s'écria le lycéen en colère.

- Ici !

Ils levèrent les yeux vers le sommet de la porte et la provenance de la voix. Les kidnappeurs de Sado avaient rejoint une enfant blonde qui semblait être la leader.

- Konbanwa !

Ouais c'est ça, bonsoir...

- C'est toi qui as appelé !

Bravo Kurosaki, on n'aurait pas trouvé sans toi !

- Hai. Je m'appelle Ririn. Yoroshiku ne !

- Pourquoi vous faites ça ?

- C'est un jeu.

Le rire de la gamine commençait sérieusement à énerver Yûna, et elle monta sur le toit avec Kurosaki.

- C'est trop dur de se battre contre un enfant. Je m'occupe de celui de gauche.

- Et moi du vieux au chapeau. Ishida, on te laisse la fille !

Yûna serra les dents : Ishida ne pourrait rien faire sans ses pouvoirs de Quincy, mais elle se garda de le dire à Kurosaki. Elle essaya sans succès d'atteindre Nova, idem pour Kurosaki avec Cloud. Ririn donna une pichenette dans le nez du roux et leur envoya un simple au revoir. Les deux Shinigamis virent ensuite la porte disparaître.

Kuso, mais qu'est-ce qui se passe ?