Merci à tous pour vos reviews !
Que de Guest avec le nouveau système ! C'est un peu difficile de s'y retrouver. ^^' Donc, signez avec un pseudo siouplait, que se soit la date du jour, la couleur du mur en face de vous, la marque du pc sur lequel vous êtes, la couleur de votre t-shirt, votre numéro de chambre à Bethesda... bref, ce que vous voulez, mais que je m'y retrouve un peu !
Guest n°1 : C'est pour ça que mettre un pseudo en signature serait pas mal. Merci pour le com !
Angylafan : Justement, je ne pouvais pas faire ça, la preuve aujourd'hui.
ncislove : La conversation entre Rachel et Ziva n'est pas prévue. Je ne maîtrise pas assez le sujet pour me lancer là-dedans.
Guest n°2 :Mais encore ? Pas d'avis sur ce chapitre, vraiment ?
Esdornia : Merci pour la mise en favori, j'attends ton com !
Aujourd'hui, les retrouvailles des DiNozzo ! Bonne lecture !
Chapitre 25 – Un père
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Ils se tenaient immobiles. Chacun fixait l'autre sans vraiment le voir, déstabilisé par la situation.
Avec la venue de son père, l'agent fédéral se prenait en pleine face les conséquences de ses actes.
Il ne regrettait pas d'avoir refusé de leur dire à tous la vérité après avoir vu le journal télévisé. À ce moment là, il était convaincu que c'était la meilleure chose à faire pour l'aboutissement de son plan. Sauf qu'après réflexion, il avait eu trop de doutes pour le conserver et en avait choisi un autre. Il avait aussi réalisé que sa chute et sa noyade n'étaient pas aussi anodines qu'il voulait se le persuader. Ce qui s'était produit avant non plus. Un type les avait fait sortir de la route sans qu'il sache pourquoi et sans qu'il arrive à l'en empêcher. Malgré tous ses efforts, il n'avait pas pu leur éviter la sortie de la route. On avait tenté de les tuer et cela avait failli arriver. Ce n'était pas rien et il n'arrivait pas à encaisser. Complètement perdu, il avait alors refusé de leur dire la vérité.
Car à vouloir faire comme si ce n'était qu'un détail, il s'était pris le retour de volée avec force. Trop perturbé pour gérer la chose, il ne se voyait pas affronter les autres. Ça aurait été trop, beaucoup trop. Leur dire aurait signifié leur raconter, renouer avec la vie d'avant. Il n'était tout simplement pas prêt à ça. Qui l'aurait été à sa place d'ailleurs ? Mais Chloé avait raison, ils avaient le droit de savoir. Il en avait conscience. Alors il faisait maintenant face à son père, attendant sa réaction avec crainte, doutant qu'il comprenne la sienne et ses choix des derniers jours. Il lui avait fait vivre l'enfer. Comment pourrait-il lui pardonner ?
Les yeux cernés, une barbe de trois jours mangeant son visage, Anthony DiNozzo Senior fixait l'homme devant lui sans comprendre. Bras gauche en écharpe, coupures sur le visage, il était vêtu d'un t-shirt blanc et d'un jean. Il le reconnaissait et cela le déroutait.
Son fils était mort, ça ne pouvait pas être lui. Pourtant, il lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. Alors quoi ? Une hallucination ?
D'accord. Mais pourquoi maintenant ?
Il était totalement perdu. Figé sur le trottoir, il ne savait que faire, que penser. Était-il en train de devenir fou ?
À l'intérieur de la voiture, Chloé bougea. Il la vit s'agiter du coin de l'œil et cela le sortit de sa léthargie. Inquiet à l'idée de la voir sortir maintenant, il s'élança sur la chaussée.
Voilà qu'il le voyait se mouvoir à présent. Les hallucinations pouvaient-elles être aussi réelles ? Était-il bon à enfermer ?
Sam fronça les sourcils en voyant Ted et ses comparses s'activer à mettre en œuvre le plan du flic.
Lorsque le véto lui avait dit qu'ils étaient en route, il n'avait pas saisi qu'ils arriveraient le soir même. Il avait fallu qu'il en reparle pour qu'il comprenne vraiment. Ainsi Tony avait été au courant et, surtout, il avait fait remarquer au véto qu'ils avaient dit qu'ils en parleraient d'abord !
Les remontrances étaient pour la forme, il devait bien l'avouer. Qu'ils soient là maintenant n'était pas une catastrophe.
Non, ce pour quoi il ne décolérait pas était au sujet de Cromwell. Il arrivait cette nuit ! C'était juste... merdique quoi !
Il passa une main sur son visage, fatigué d'avance à la nuit qui se préparait et souhaitant ardemment que toute cette affaire soit enfin terminée.
Son père ne comprenait pas. Il s'en rendait compte. À sa place, il aurait sans doute été dans la même situation. Faire face à un mort avait de quoi vous faire perdre tous vos moyens.
Il parcourut les derniers mètres qui les séparaient encore.
« Papa ? » appela-t-il.
Le new-yorkais le détailla de la tête au pied.
« Junior ? demanda-t-il la voix tremblante. C'est... c'est vraiment toi ? »
Sa tête était impayable et, si la situation avait été toute autre, il en aurait ri. Mais l'heure n'était pas à la rigolade, loin de là.
« Oui, acquiesça-t-il doucement, c'est moi.
- Mais... c'est...
- Papa, c'est vraiment moi. »
Le vieil homme sembla le croire. Il allait s'en féliciter quand un voile d'incertitude passa devant ses yeux.
« Je suis vivant, ajouta-t-il alors. Je ne suis pas mort après la chute. J'ai... c'est une longue histoire, Papa ! Mais je te jure que... »
Il n'eut pas l'occasion de terminer sa phrase. Une paire de bras l'enserra soudainement avec force, bien plus qu'il ne l'aurait imaginé.
« Tu es vivant ! le coupa son père au bord des larmes. Tu es vivant ! »
De son bras valide, le jeune homme l'enlaça à son tour, soulagé et heureux de le retrouver à un point tel qu'il ne l'aurait pas pensé possible.
McGee glissa l'oreillette et le micro dans la pochette réalisée avec la serviette de papier subtilisée lors du dîner. Il la referma et la cala ensuite contre sa hanche, maintenue en place par l'élastique de son pantalon.
Satisfait, il s'approcha ensuite de la porte de la chambre. Il l'ouvrit sans un bruit et jeta un œil à l'extérieur. Personne. Il passa dans le couloir, refermant la porte en douceur.
Délaissant les autres chambres et le réfectoire à sa droite, il opta pour le côté par lequel il était arrivé. Il savait trouver au bout un autre couloir perpendiculaire à celui-ci. S'il continuait à gauche, il tomberait sur l'accueil et des salles réservées au personnel soignant. S'il choisissait la droite, il trouverait une série de bureaux, dont celui du directeur. Ensuite, mystère.
Il commença à marcher, accélérant le rythme à chaque pas. Avec les rondes régulières des hommes en blancs, il devait faire vite.
D'après les plans du bâtiment qu'il avait vu avant de venir ici, l'hôpital formait un "a" majuscule. Les chambres réservées aux hommes se trouvait sur la branche du bas, celle du haut étant pour les femmes. Pour les deux barres perpendiculaires, il avait à droite le réfectoire, la salle de repos et diverses pièces dédiées aux patients, et à gauche, l'accueil, des bureaux et... ce qu'il devait découvrir !
Avançant en silence, les pieds nus, il guettait le moindre mouvement suspect, le plus petit bruit. Il ne devait pas se faire prendre, surtout pas. Il avait une mission à remplir, trouver les raisons de l'évasion d'Hasting. Et, pour cela, il avait besoin d'Alice.
Il sentit ses deux mains encadrer sa tête avant d'oser ouvrir les yeux pour rencontrer les siens.
« Tu es vivant ! » répéta de nouveau son père.
Il doutait l'avoir vu si heureux un jour, si soulagé aussi. Il semblait revivre.
« J'ai cru mourir quand Gibbs m'a appelé, poursuivit-il en oubliant sa réserve habituelle. Après ta mère, te perdre toi... je ne pouvais le supporter ! »
Senior ne s'épanchait pour ainsi dire jamais. Cela le fit culpabiliser.
« Papa, dit-il, je suis désolé. »
Cette fois, ce fut l'incompréhension qui peignit ses traits.
« Pourquoi ?
- J'aurais dû faire savoir dès le début que j'étais en vie, avoua-t-il.
- Ça n'a pas d'importance. Tu l'es, c'est tout ce qui compte ! »
Tony eut un sourire timide. Le new-yorkais l'attira de nouveau à lui, revenant des années en arrière comme lorsqu'il était petit garçon. Et l'enfant qu'il était et serrait toujours se laissa enfin aller, pour la première fois depuis son réveil, à l'étreinte rassurante d'un père pour son fils.
George Cromwell fit rugir le moteur en dépassant un camion un peu trop lent. Il avait enfin une piste pour coincer les Carlyle, il n'avait pas de temps à perdre. Plus vite il les aurait, plus vite il pourrait clore l'affaire sur le meurtre qu'il avait commis et dont ils étaient accusés.
Ensuite, il pourrait aller trouver Dana. Il se répandrait en excuse pour son comportement des trois derniers mois et accepterait de prendre sa retraite anticipée pour partir avec elle faire le tour du monde. En vendant ses biens, il aurait suffisamment pour le long voyage prévu.
Cela signifiait aussi pas de retour en arrière possible. Il le savait et n'avait plus de problème avec ça. Vouloir obtenir un prêt sans garantie de remboursement n'était plus à l'ordre du jour, plus depuis qu'il s'était rendu soul à la banque et qu'il avait descendu Clarckson.
« Il faut absolument prévenir Gibbs, décréta Senior lorsqu'ils se séparèrent.
- Non ! » s'écria-t-il aussitôt.
DiNozzo père fronça les sourcils.
« Junior ?
- On ne peut pas faire ça maintenant, Papa. Demain, oui, mais pas cette nuit.
- Pourquoi ?
- C'est long à expliquer.
- J'ai tout mon temps !
- Pas moi. Je dois... écoute, je vais te résumer l'histoire sur le chemin du retour, mais tu ne dois pas appeler Gibbs ou les autres cette nuit. C'est clair ?
- Tu ne comprends pas, il risque sa vie pour toi !
- Qu'est-ce-que tu racontes ?
- Pour moi aussi, c'est long à expliquer.
- Papa !
- Ton ami, Tim.
- McGee ? Qu'est-ce-qu'il...
- Il vient de se faire interner dans le même hôpital que celui qui vous a fait sortir de la route pour trouver pourquoi il a fait ça !
- Quoi ? »
Oui, je sais que c'est court par rapport au dernier, mais je vais essayer de vous faire la suite aujourd'hui et sans doute la suite de suite demain. Tout dépendra des retours sur ce chapitre.
Donc, j'attends vos avis !
