Ce chapitre a été une horreur totale à écrire ! Je me suis pris la tête pendant des heures pour essayer de rendre le tout cohérent. Amateurs d'action : enjoy ! Pour les autres : rendez-vous au prochain chapitre...
Chapitre 25 : Si j'avais su...
Le cerveau de James eut quelques secondes d'absence et ce fut un merveilleux moment de paix avant que la réalité le rattrape brutalement et qu'une chape de plomb s'abatte sur lui : Mary était morte. Après quelques instants à essayer d'assimiler la nouvelle, sa première pensée fut pour Lily. Se retournant vers elle, il la vit, pâle comme le drap qui recouvrait leur amie, s'effondrer vers le sol. Le jeune homme la rattrapa in extremis et l'aida à se maintenir sur ses jambes tremblantes. Les lèvres de la jeune fille remuèrent mais aucun son audible n'en sortit. Il la serra contre lui puis parvint enfin à entendre ce qu'elle disait :
- Tu m'avais dit qu'elle ne risquait rien, elle devait s'en sortir...
Sa voix n'était qu'un filet et son ton totalement froid. Puis soudain, sans aucun signe avant coureur, la rousse se redressa et ses mains jaillirent, ses ongles s'enfonçant dans le visage de James :
- TU M'AVAIS DIT QU'ELLE S'EN SORTIRAIT ! TU L'AVAIS PROMIT !
Reculant, le visage désormais en sang, James, trop choqué pour réagir, perçu plus qu'il ne le vit Edgar et Frank ceinturer Lily, qui se débattait toujours avec l'énergie du désespoir, hurlant :
- NOOOON ! MARY ! NOOON !
La rousse, totalement hystérique, battait des pieds et des mains dans tout les sens. Plusieurs médicomages se précipitèrent sur elle et l'un d'entre eux lui lança un sortilège qui la rendit totalement inerte. Palpant ses joues ensanglantées, James fut violemment bousculé et réalisa qu'il s'agissait de Sirius qui courrait maintenant vers la porte de l'infirmerie. Poussant la foule des élèves, il le poursuivit, les mains pleines de sang et son visage l'élançant désormais avec régularité. Le jeune homme rattrapa son ami devant l'auror posté à la porte qui refusa catégoriquement de les laisser sortir. James vit Sirius serrer les mâchoires et pria Merlin pour que la situation ne dégénère pas. À ce moment là, un murmure se fit parmi les élèves qui les entouraient et ils virent Dumbledore, dans l'embrasure de la porte. Croisant le regard du directeur, qui lui sembla avoir au moins mille ans, James vit que ce dernier le regardait avec surprise. Puis, derrière ses lunettes en demi-lune, une lueur d'intelligence se fit dans les yeux bleus de Dumbledore et le directeur se retourna vers l'auror :
- Laissez passer ces deux là, Dawlish.
L'auror hocha la tête et les deux gryffondors, sans trop comprendre ce qui leur arrivait, se retrouvèrent dans le couloir. Sirius reprit aussitôt sa course et James le pourchassa jusqu'à la tour des Gryffondors. Ils traversèrent la salle commune en coup de vent sans prêter attention aux questions de Peter.
- Qu'est-ce qui se passe ? Où est ce que vous allez ? Et James, qu'est ce qui est arrivé à ton visage ?
Une fois dans leur dortoir, James parvint enfin à attraper le bras de son ami qui se dégagea avec violence.
- Qu'est ce que tu fais, Sirius ? Réponds moi !
Le visage blanc et fermé, ce dernier resta silencieux et attrapa sa baguette magique. James prit aussi la sienne et la mit dans la poche de sa robe de sorcier, jurant de ne plus jamais sans séparer désormais. Il vit alors Sirius retourner le tiroir de sa table de nuit et en sortir l'étrange sablier doré de son oncle Alphard. James avait totalement oublié son nom, il se rappelait vaguement qu'il y a ce qui lui semblait une éternité, Peter leur avait dit que ça permettait de voyager dans le temps.
- Sirius ne fait pas ça !
Il venait de réaliser l'intention de son ami. Se précipitant sur lui, il ne put qu'agripper son bras juste avant que la chambre s'efface autour d'eux. L'atterrissage fut brutal et ils perdirent l'équilibre dans un bruit sourd. La voix de Peter se fit alors entendre, depuis son lit à baldaquin :
- Il y a quelqu'un ? James ? Sirius ? C'est vous ?
Les deux gryffondors rampèrent hors de la chambre et se précipitèrent dans la salle commune, totalement vide. L'horloge indiquait minuit. Peter devait s'être couché à l'instant : ils avaient eu chaud.
- Et où on va maintenant ? demanda James.
La tête lui tournait et il dut raffermir sa prise sur sa baguette. Venaient-ils vraiment de remonter le temps ? Si c'était le cas, Mary n'était peut-être pas encore morte... James n'avait jamais rien lu sur les voyages dans le temps et ignorait tout de leurs conséquences mais le jeune homme avait une certitude : s'il y avait ne serait ce qu'une minuscule possibilité de changer le cours des choses, il ferait tout pour la réaliser.
- Petroff, prononça Sirius, dont c'était le premier mot depuis l'infirmerie, on doit le retrouver.
- Pourquoi ?
- C'est lui qui l'a tué.
James marque un temps d'arrêt, le temps de digérer la nouvelle. Il se souvint alors ce qu'il avait dit à Lily juste avant que tout commence : "il n'est que minuit".
- Suis moi !
Les deux jeunes hommes se faufilèrent dans le château, prenant soin de ne croiser personne. James maudit la précipitation de Sirius qui l'avait empêché de prendre sa cape d'invisibilité ou encore leur carte. Les deux objets leur auraient été bien utiles. Alors qu'ils approchaient du but, la voix du professeur se fit entendre au bout du couloir :
- Vous pouvez encore prendre la bonne décision, M. Potter.
Il couru de toute ses forces, Sirius sur ses talons et parvint à se cacher derrière une colonne. À quelque mètre, Lily et son autre lui, se tenaient face au professeur : c'était la chose la plus surréaliste qu'il lui soit jamais arrivé. James resserra sa main sur sa baguette et quand le professeur lança son maléfice, ce fut sans aucune hésitation, qu'il fit apparaitre un bouclier. C'était le plus beau sortilège informulé qu'il eut jamais produit. Ironiquement, le professeur Petroff pouvait être fier de lui.
- Votre chat a été plus coopératif, miss Evans.
Il vit son autre lui prendre le bras de Lily et la tirer vers le couloir opposé. Le professeur Petroff parut hésiter à les poursuivre puis préféra se retourner vers la colonne où les deux gryffondors se cachaient. James et Sirius bondirent dans le hall, baguettes au poing, face au Mangemort. Ce dernier, en voyant le visage de James, marqua un temps d'arrêt, qui leur fut salutaire. Le brun à lunettes se prépara à lancer un maléfice mais Sirius fut beaucoup plus rapide. James vit un énorme chien noir bondir et sauter à la gorge du professeur. Sirius et Petroff s'écrasèrent violemment contre un mur. James se précipita vers eux. Les yeux ouverts et la gorge en sang, leur ancien professeur de Défense Contre les Forces du Mal gisait sur le sol : mort. Sans prendre le temps de réfléchir, le gryffondor fit léviter le corps inanimé de Sirius jusqu'à une salle de classe désaffectée du couloir qui menait à la cour.
Des cris se firent alors entendre dans le hall et se James se figea : Petroff était mort, le cours des choses avait changé alors pourquoi des hurlements et les bruits caractéristiques de duels lui parvenait-il ? Il comprit alors que des mangemorts étaient rentrés dans Poudlard et que la Marque des Ténèbres lancée par Petroff n'avait du être qu'un signal. Il resta figé d'horreur pendant plusieurs minutes devant la porte de la salle. Le jeune homme avait cru avoir réglé le problème mais la situation était mille fois pire que tout ce qu'il avait pu imaginer. Il se souvint alors de l'infirmerie bondée : un seul mangemort n'aurait jamais pu commettre autant de dégât. Sirius, toujours sous sa forme de chien, était vivant mais inanimé et James ne savait absolument pas ce qui avait pu se passer dans la Grande Salle, puisqu'à cet instant son autre lui du passé était en train de demander de l'aide à Hagrid. Deux options s'offraient à lui : rester caché et prendre soin de Sirius ou retourner dans le hall. Il n'hésita pas longtemps : il était hors de question qu'il reste sans rien faire pendant que le château était attaqué, cette situation là il l'avait déjà vécu et il ne voulait pas la revivre. Il pensa à Mary, Alice, Frank, les jumeaux Prewett et tout ceux qu'il connaissait de près ou de loin.
Sortant du couloir, le jeune homme barricada la porte de la salle derrière lui avec tous les sortilèges de protection qu'il connaissait. Le hall était désormais un immense champ de bataille, la porte de la grande salle avait été totalement explosée, sauf quelques lambeaux qui pendaient misérablement des gonds. Les élèves, paniqués, couraient et hurlaient dans tout les sens tandis qu'un semblant de défense s'organisait autour des professeurs. Cependant, la plupart n'avaient pas leur baguette sans parler des élèves, tous en tenue de bal. James évita un maléfice, enjamba plusieurs blessés et se fondant dans la poussière du hall, se précipita dans la Grande Salle. La pièce était quasi vide, la plupart des élèves ayant fuit mais il localisa aussitôt Sirius et Mary qui, acculés derrière la table des professeurs, étaient au prise avec un Mangemort. Le jeune homme se précipita vers eux mais fut aussitôt figé comme si la température de la pièce avait subitement baissé de plusieurs degrés.
- Je suis Lord Voldemort et je ne désire pas faire couler le sang des sorciers, cessez ce combat.
La voix était sifflante et gutturale et paraissait provenir de toutes les directions à la fois. Se retournant, James vit alors un homme qui se tenait dans l'embrasure de la porte déchiquetée de la Grande Salle. Sa peau était pâle et ses yeux injectés de sang. Son visage, étrangement déformé, lui donnait l'air absolument terrifiant. Il parcouru posément la Grande Salle jusqu'à la table des professeurs et s'installa dans le siège de Dumbledore, de la manière la plus nonchalante possible. Ses longs doigts jouèrent avec sa baguette.
- Quel plaisir de revenir à Poudlard...
Plaqué contre un mur de la Grande Salle, James regarda vers le hall : la plupart des professeurs avait été maitrisés par des Mangemorts et de nombreuses personnes étaient visiblement blessées. Cependant, seul le corps de Petroff gisait sur le sol, à proximité de la porte. Quelque soit l'objectif poursuivit par Voldemort, ce n'était certainement pas de tuer.
- La plupart d'entre vous me connaisse mais laissez moi vous assurer que je ne vous veux aucun mal.
Les intonations de sa voix étaient douces et modulées, dans un simulacre de bonté, mais James pouvait percevoir le mal à l'état pur qui habitait le mage noir. Puis des murmures se firent entendre et Dumbledore apparu. À cette vision, les Mangemorts s'enfuirent aussitôt, laissant leur maître seul, toujours assis dans son siège.
- J'ai failli attendre, commenta Voldemort avec un sourire qui ne fit que tordre sa bouche.
- Tu n'aurait pas du venir Tom, commenta calmement le directeur. Les aurors sont en marche et ils seront là dans quelques instants.
Dans son dos, le hall sembla se vider en un éclair, ne laissant que le corps de Petroff sur le sol.
- Je n'en doute pas, déclara Voldemort.
- Trop de sang a déjà coulé par ta faute, trop de morts. Il est temps d'y mettre définitivement un terme.
Dumbledore avançait lentement, baguette à la main, vers Voldemort, qui ne faisait absolument aucun geste pour se défendre. Le brun à lunettes vit alors du coin de l'œil une silhouette humaine : c'était Petroff. Il était bel et bien debout, la baguette à la main.
- ATTENTION ! hurla-t-il.
La réaction du directeur fut immédiate : un immense champ de protection apparut et le sort mortel rebondit avec un bruit étrange.
- NOOOON ! hurla Sirius et James n'eut pas besoin de se retourner pour comprendre ce qui venait de se passer.
Il ne put que voir, totalement impuissant, son meilleur ami se précipiter vers Petroff. Sur un signe de Dumbledore, Sirius fut violemment projeté en arrière et s'écrasa sur un mur avant de retomber assommé sur le sol. Puis le directeur fit de sa baguette un mouvement ample et un cercle de feu apparu autour de lui, si puissant que James sentit la chaleur sur son visage. Le corps de Petroff retomba sur le sol, comme une poupée de chiffon et Voldemort poussa alors un cri de rage avant de s'envoler hors de la Grande Salle, brisant un vitrail sur son passage. Une fois la pluie de verre passée, James se précipita sur les corps de Sirius et Mary : la jeune fille était morte.
Il resta prostré auprès de ses deux amis, insensible à tout ce qui les environnaient. Il perçu à peine les aurors qui venaient de débarquer, Dumbledore leur donnant des ordres. Puis après ce qui lui sembla une éternité, les médicomages arrivèrent et embarquèrent le corps de Mary et Sirius. L'un d'entre eux s'attarda auprès de James et parvint à guérir ses plaies d'un sortilège mais James était tellement rempli de souffrance qu'il ne perçu pas la différence.
- Vous devriez aller à l'infirmerie M. Potter.
Il se retourna et vit Dumbledore qui le regardait. Il pensa alors à Sirius, toujours enfermé dans une salle de classe et ce fut comme un électrochoc. Bondissant, il se dégagea de la poigne du directeur et parvint à rejoindre la salle de classe. À l'intérieur, il retrouva Sirius désormais conscient et sous forme humaine et il ne fallut qu'un regard entre les deux amis pour signifier leur échec. Une fois, dans leur dortoir Sirius s'écroula comme une masse sur son lit, abruti par le sommeil, et James s'assit sur l'embrasure de la fenêtre pour regarder le ciel étoilé.
Ce qui s'était passé depuis qu'il avait attrapé le bras de Sirius quelques heures plus tôt lui paraissait une suite d'évènements sans aucun lien logique. Comment le professeur Petroff avait-il pu se relever après de telles blessures ? Quel était le but poursuivi par Voldemort ? Son sentiment d'impuissance était si fort... Il pensa alors à Lily et machinalement caressa ses joues désormais lisses. Il espérait qu'elle allait mieux et qu'elle se remettrait, si cela était seulement possible. Bien que toujours choqué par l'accès de rage qui avait poussé la rousse à l'attaquer, au fond de lui James lui avait déjà pardonné et la seule lueur d'espoir qui lui restait, alors que l'obscurité qui précède l'aube venait de s'abattre, c'est qu'à eux deux il parviendrait peut-être à surmonter tout cela.
Ce ne fut que lorsque les premières lueurs parurent que James, incapable de rester immobile plus longtemps, se leva. Peut-être à cause de la lumière qui pénétrait désormais dans leur dortoir, ce fut à ce moment que Sirius se réveilla.
- On fait quoi maintenant ?
La question était banale mais elle résumait assez bien la situation : comment étaient-ils sensés survivre à ce qui venait de se passer ?
- On va voir Dumbledore, répondit James dans un accès de clarté.
La gargouille qui gardait l'entrée du bureau, les laissa passer sans même leur demander le mot de passe. En franchissant la porte, James vit le directeur, plus vieux et fatigué que jamais, qui les regardait au-dessus de ses lunettes. Ce n'était pas la première fois que James se retrouvait dans cette pièce.
- Je vous attendais M. Potter, déclara Dumbledore.
Les deux garçons s'assirent sur les chaises que leur indiqua le sorcier.
- Vous saviez, commença James d'un ton accusateur. Quand vous nous avez laissé sortir de l'infirmerie, vous saviez... ce qui allait se passer.
- Dison que je me doutais, que pour pouvoir être à deux endroits à la fois dans Poudlard, il fallait avoir usé d'une magie très puissante.
Puis il se retourna vers Sirius, qui semblait aussi apathique que lorsque James et Lily l'avaient découvert, gisant sur le sol de l'infirmerie.
- Et si vous me donniez le Retourneur de Temps, M. Black ?
Le ton était poli mais ne souffrait aucune réplique. Sirius lui tendit le minuscule sablier qu'il portait toujours à son cou et James se rappela que c'était par ce nom que Peter l'avait appelé. Il songea que c'était un miracle que l'objet ne se soit pas brisé durant l'affrontement entre le chien noir et Petroff. Dumbledore prit l'item magique avec déférence et le plaça dans une minuscule coupelle en argent.
- Il s'agit d'un objet extrêmement puissant et dangereux, cet exemplaire n'aurait jamais dû se retrouver entre vos mains et il sera rendu au Ministère de la Magie dès aujourd'hui. En l'utilisant vous avez probablement enfreint la moitié des règles de Poudlard...
Il leva alors ses yeux bleus en vrillant James de son regard perçant.
- Néanmoins vous m'avez sauvé la vie, M. Potter.
En sacrifiant celle de Mary, poursuivit intérieurement James. Si James n'avait pas été dans la Grande Salle à ce moment précis, le sortilège n'aurait pas ricoché sur le bouclier et la blonde ne serait jamais morte. Il avait eu la vie de Dumbledore et de Mary dans ses mains et il avait choisi le directeur. Mais cela avait-il vraiment été un choix ? À ce moment là, il ignorait totalement les conséquences de ses actes. Qu'en était-il de Dumbledore ? Avait-il vraiment sacrifié consciemment Mary pour se sauver ? James se refusait catégoriquement à envisager cette option.
- Le professeur Petroff... commença Sirius dune voix enroué, comme s'il n'avait pas parlé depuis un certain moment.
- Est mort, coupa Dumbledore. En réalité, il était déjà mort quand il a tué votre ami.
- C'est impossible ! s'écria James.
- Vraiment ? répondit le directeur en soulevant un sourcil.
James songea alors au cercle de feu qu'avait fait apparaitre le vieux sorcier et l'horrible réalité se fit dans son esprit :
- C'était un Inferius ! Voldemort est...
Dumbledoe se renfonça dans son fauteuil en poursuivant :
- Un nécromancien. J'ai commis bien de erreurs dans cette triste affaire : la première a été de laisser un traitre pénétrer dans Poudlard mais la plus grande a été de sous-estimer notre adversaire.
Puis il se murmura comme à lui-même :
- Comment aurais-je pu deviner que Tom avait acquis un tel pouvoir...
Sa voix reprit son volume normal :
- C'est une erreur que je ne ferais plus. Voldemort est désormais plus puissant que jamais. Son objectif n'était pas de tuer, Mlle Macdonald a été la seule victime, mais de nous terroriser en attaquant Poudlard. La mémoire de tous les élèves qui ont vu Voldemort va être effacée et la version officielle qui paraitra aujourd'hui dans La Gazette du Sorcier sera que Petroff a agit seul et a été tué par les aurors.
James mit un certain temps à assimiler ce que venait de dire le professeur. Puis il bondit de sa chaise :
- Vous ne pouvez pas faire ça !
- Poudlard doit rester un symbole de résistance et d'espoir pour les sorciers. Il s'agit de l'un des derniers bastions contre Voldemort et nous ne pouvons pas nous permettre de nous désunir.
- Poudlard ? cria James. Mais à qui voulez-vous faire croire ça ! VOUS ! VOUS devez rester un symbole c'est ça ? Tant pis s'il y a des morts, tant pis si tout cela est de votre faute, du moment que le monde sorcier continue à considérer Albus Dumbledore comme le dernier rempart contre Voldemort !
Écumant de rage, il fixa le directeur droit dans les yeux en articulant lentement :
- Alors allez-y. Otez moi mes souvenirs. Qu'est ce que vous attendez ?
Mais à son grand étonnement, Dumbledore ne cilla pas mais se contenta de le regarder avec une grande douceur.
- J'ai une dette envers vous M. Potter, alors je vais vous laisser le choix. Faites-en bon usage.
- Vous connaissez déjà ma réponse, répliqua James en se rasseyant.
Une lueur passa dans les yeux de Dumbledore et le directeur se redressa dans son fauteuil.
- Nous avons besoin de gens comme vous. Une guerre se prépare, M. Potter, et nous ne serons jamais assez nombreux pour y faire face.
Plus tard, James se demanderait quel était ce "nous" qu'avait utilisé Dumbledore. Mais pour l'instant, il était beaucoup trop furieux contre le directeur pour réfléchir normalement.
- Vous allez faire le Serment Inviolable de ne rien révéler de cette nuit et vous pourrez partir, poursuivit le sorcier.
Le sortilège fut rapide à exécuter et Sirius, qui était resté silencieux, ne protesta même pas une seule seconde. James songea, tandis que les flammes rougeâtres s'enroulaient autour de leurs mains jointes, qu'en leur laissant leurs souvenirs Dumbledore n'avait peut-être pour objectif que de les faire un peu plus haïr Voldemort. Ce qui semblait une faveur de la part de leur directeur, n'était surement qu'un autre moyen de les contrôler. Puis, soudain, il fut terriblement fatigué et décida que quelque soit les raisons tordues de Dumbledore pour agir de la sorte, il souhaitait simplement s'en aller de ce bureau et fuir le plus loin possible.
En sortant, il se retourna pourtant en disant :
- J'aurais autre chose à vous demander, professeur.
- Parlez, M. Potter.
- Lily Evans. Elle était avec moi et elle n'a rien vu du tout. Elle ignore totalement tout ce qui a pu se passer alors ce n'est pas la peine de lui ôter ses souvenirs.
- Si c'est vrai, je donnerais des ordres dans ce sens, répondit Dumbledore en hochant la tête.
James se détourna et ils rejoignirent la tour de Gryffondor sans échanger un seul mot.
à suivre...
Le prochain chapitre sera du point de vue de Lily et se nommera "Les confidences de Pétunia". Comme vous pouvez vous en douter, il sera assez triste et mélancolique.
Mynimus
