Bonjour à tous.

Alors merci à tous pour vos review. Merci aussi à tout ceux qui lisent mais ne laissent pas de commentaire.

Tout d'abord, ce chapitre est pour Azra-Sama qui est la 400é revieweuse. 400 review, je capote bin raide lol.

Sinon, ce chapitre va enfin dévoiler le mystère du passé de Draco. J'y ai été mollo finalement, j'espère que ça restera assez clair quand même.

Bonne lecture.

Chapitre 25

Draco se réveilla difficilement. Il ressentait un grand vide au fond de lui. Il cligna plusieurs fois des yeux, se demandant pourquoi il était dans le lit de Blaise.

Il se redressa pour tenter de se souvenir de ce qu'il s'était passé avant qu'il ne tombe de fatigue.

Comme un boulet de canon, tout lui revint en mémoire. L'aveu de ses sentiments, ceux de Harry, leur dispute, le départ du brun, le besoin de voir le brun.

En un bond, il fut sur ses pieds courant dans chaque pièce de la maison afin de voir si sa Némésis était bel et bien partis, le laissant seul. Il voulait vérifier qu'il ne s'agissait que d'un cauchemar.

Il fit ainsi le tour du salon, personne ; de la cuisine, personne; de la salle de bain et de sa chambre, toujours, personne. Pas de Mick et encore moins de Harry.

Désespéré, il retourna dans la chambre qu'occupait son ex visiteur. Il s'assit sur le rebord du lit, laissant voguer son regard dans la pièce, cherchant des morceaux de Harry. Son regard fut attiré par l'enveloppe quand son regard perdu se posa sur l'oreiller. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. C'était l'écriture de Harry.

Délicatement, il s'en saisit comme s'il s'agissait de la chose la plus précieuse au monde. Comme s'il avait peur de faire se mélanger les mots couchés sur le papier.

Il hésita un instant avant de l'ouvrir. Son cœur balançait entre la curiosité, l'espoir et une peur effroyable de ce qu'il allait lire.

Ni tenant plus, il prit son courage à deux mains et décacheta l'enveloppe.

Dray.

Avant toute chose je voudrais que tu lises cette lettre jusqu'au bout. Je sais que je n'ai rien le droit de t'imposer, surtout après ce que j'ai dit, mais je t'en prie, ne la jette pas tout de suite.

Laisse-moi une chance de m'expliquer. A la fin, toi seul seras maitre de mon destin.

Je ne sais pas trop par où commencer. Par le début, se serait surement mieux…

Je suis un garçon qu'on a fait grandir trop vite. Un orphelin sur qui tout un monde reposait depuis l'âge de ses un an. On avait fondé beaucoup d'espoir sur moi, parce que j'étais celui que la prophétie avait désigné pour vaincre l'un des mages noirs le plus puissant de notre époque. Je ne citerais pas son nom, je sais l'effet qu'il te fait mais tu dois savoir de qui je parle.

J'ai été très entouré, toujours. Mais seulement par des hypocrites.

Aujourd'hui, ça a changé, mais les hypocrites sont restés.

La guerre est finie, enfin, elle s'est tue, j'ai vaincu ce mage noir il y a cinq ans. Je suis toujours Harry Potter, mais comme tous les héros, j'ai fait mon temps. Ce n'est pas pour me déplaire attention. J'ai toujours détesté cette notoriété.

Aujourd'hui, les projecteurs ce sont éteins, et la foule s'est évanouie. Comme à la fin d'un spectacle, elle a quittée la salle. Elle m'a laissé seul au milieu de la scène. Dans le noir, je ne savais pas trop ce que je devais faire ensuite. Quel chemin prendre?

Je suis seul, elle m'a laissé nu.

Tout le monde croit tout savoir de moi. C'est vrai, ils savent des choses. Des choses malheureusement souvent modifiées par les médias. En fait, ils ne me connaissent pas. Ils veulent croire que tout est beau. Que parce que je suis célèbre je vis dans le plus beau des mondes. Tout est rose tout est beau.

Je dois te sembler amère, mais c'est que je le suis.

En tout cas, j'ai été lâche, et j'ai attendu qu'on décide pour moi la suite de mon chemin, j'étais endormi. Je n'ai jamais connu que ça, c'était facile de laisser les autres décider. Donc, en silence, j'ai suivis les flots qui m'emmenaient vers demain. J'ai attendu qu'on me guide comme le gamin que j'étais et qui n'avait plus de repère.

Finalement, j'ai suivis aveuglement les désirs de la foule. Tous me voyaient devenir aurore, je le suis devenu. J'ai continué à chasser les sbires du mage noir. Quelques jours avant mes vacances, nous avons d'ailleurs arrêté le dernier.

Il n'y a plus de partisan de ce fou qui m'a volé tout ceux à qui je tenais. Mes parents, mon parrain, des amis, un ennemi personnel.

C'est ça mon histoire, mon injuste histoire. Je suis voué à perdre ce qui m'est le plus chère. On vole une partie de ma vie. On m'a volé la vie ou j'aurais du être heureux et aimé pour le garçon que j'étais et non pour la célébrité que j'étais amené à être.

Car, oui, on m'aime ou on me déteste pour le héro que je fus.

On m'admire, on me flatte, on voudrait être moi. On est sûr que je suis tel que le monde me voit, mais je suis seul. Je donnerais toute cette célébrité pour de l'amour. Pour le vrai amour. Car sans amour, pas de gloire, n'est ce pas?

Aujourd'hui, j'ai enfin trouvé cet amour. J'ai enfin trouvé cette personne qui voit au delà de ce que je parais être. Et il faut que je la fasse souffrir. Il faut que je te fasse souffrir. Oui, car c'est bien toi cette personne. Cette personne qui m'a fait découvrir l'amour. Et par je ne sais quel hasard, il faut que je te brise le cœur.

Et j'ai honte de moi. Car je me plaints de mes souffrances, mais en te côtoyant depuis ces dernières semaines, je sais que tu as vécu des choses bien pire que moi. Et je rajoute à ta souffrance en te rejetant, en t'enfonçant un poignard dans le cœur. Je souffre pour lui, ton cœur déchiré.

Je suis un homme condamné.

Je t'ai dit ne pas t'aimer, mais c'est faux, c'est tellement faux. Je ne sais pourquoi je n'ai pas été capable de te dire ce que je ressentais vraiment tout à l'heure. Mais, depuis que Mick est revenu, je fais et dit tout le contraire de ce que je souhaite au plus profond de moi.

Si tu savais comme je ne souhaite pas partir. Ou tout du moins pas partir sans toi.

J'ai compris après que tu avais du entendre la conversation que j'avais eu avec Mick dans le salon. Mais je le répète encore une fois, c'est comme si ma tête et ma bouche avaient chacune leur volonté propre. Tu n'es pas une plaie Dray. Tu serais plutôt la cicatrice. Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé depuis le jour où j'ai appris que j'étais un sorcier.

Si tu étais un boulet, tu serais celui qui a foncé droit sur mon cœur. Tu serais ce bout de métal qui s'est incrusté dans mon organe et qui le fait battre si fort que ça m'en fait mal. Mais, tu es plus doux qu'un boulet Dray. Tu serais plutôt la pelote contre laquelle j'aimerais me blottir pour être entouré de ta chaleur. Tu serais cette pelote dans laquelle j'aimerais me perdre, avec laquelle j'aimerais me faire enchainer à toi.

Je n'ai trouvé que cette façon de te dire ce que je ressentais pour toi Dray. Sache que tes yeux couleurs orage m'ont capturé. Ton sourire est un rayon de soleil. Et même si tu n'es pas celui que tu sembles être, même si tu n'es pas celui que tu veux paraître, je t'aime Dray. J'aime cette personne que j'ai rencontré je t'aime toi et rien que toi.

Voilà, tu sais ce qu'il en est maintenant. Je te jure que tout ce qui est écrit est vrai. Il n'y a aucun mensonge, aucun mot de travers aucune phrase détournée.

Je sais que sortir te fait peur, même si je n'en connais pas la raison, mais je tenais à te dire que Mick ne veux pas partir tout de suite finalement. Il a prévu de nous loger au château Frontenac deux ou trois nuits.

Si tu avais changé d'avis à mon sujet j'espère que tu viendras. Mais fait attention à toi. J'ai un mauvais pressentiment.

1660 Je t'aime, je t'aime, je t'aime.

Harry.

Draco était chamboulé. Harry l'aimait. Il l'aimait très fort même. Il ne savait plus s'il devait rire ou pleurer. Rire de joie ou pleurer parce qu'Harry aimait Dray et pas Draco. Même s'il lui affirmait l'aimer pour sa personnalité, Draco se disait qu'en reconnaissant son ennemi d'enfance, toutes ses belles paroles s'envoleraient. Pourtant, il voulait garder espoir.

Son plus grand désir était d'aller voir le brun. Il tenait à lui avouer qu'il ne le voulait pas comme descente de lit, mais plutôt comme couverture ou oreiller, au choix. Il voulait lui avouer qu'il l'avait dans la peau et qu'il ne pouvait plus se passer de lui. L'aveu de la lettre le réconfortant pas mal.

Oui, il voulait lui dire tout ça, lui redonner sa chance, mais il y avait un problème.

Harry était dehors et lui, chez lui. Ca faisait tellement longtemps qu'il n'était pas sorti. En fait, depuis qu'il était arrivé ici, cinq ans plus tôt, il n'avait jamais mis un pied dehors.

Il avait une peur panique de l'extérieur. Blaise avait bien essayé de le faire sortir un peu, mais sans succès. Il avait peur d'être reconnu, peur qu'on lise en lui, qu'on devine ce qui lui était arrivé.

Une seconde fois, il relu la lettre, puis une troisième fois, comme s'il voulait graver en lui ces mots de confession et d'amour. Come s'il voulait apprendre par cœur ses mots étranges qui se glissait entre les mots d'Harry.

Il se demandait d'ailleurs ce que signifiait ces mots dont l'écriture semblait plus féminine. Est ce que ça signifiait quelque chose d'ailleurs?

Puis, il bloqua sur une phrase en particulier. « Depuis que Mick est revenu, je fais et dit tout le contraire de ce que je souhaite au plus profond de moi ».

Il eut un drôle de pressentiment, comme une impression de déjà vécu.

- Est ce qu'il se pourrait que… Non, ce n'est pas possible. Il n'y a plus de mangemort, il l'a dit lui même. A moins que… Oh par Merlin…

Flash Back.

Dans une cellule sombre et humide, éclairé par une torche, un jeune homme blond était attaché au mur de pierre.

Il avait les mains retenues au dessus de la tête par des chaines. Ses pieds légèrement écartés étaient également entravés.

Il ne portait pour seul vêtement, un pantalon noir qui fût sûrement d'une belle coupe autrefois. Aujourd'hui, l'habit ne ressemblait plus à rien.

Il entendit des pas raisonner dans le couloir et s'arrêter devant la porte de sa cellule. Il ne releva pas la tête mais fit attention à ce que disait les individus.

- Avec, ça, il n'y aura pas plus docile, maitre. Il vous obéira au doigt et à l'œil. C'est une nouvelle potion que j'ai créée pour vous exclusivement.

Draco entendit de drôle de bruit qu'il ne saurait définir. Des embrassades, peut être, mais ça lui semblait impossible dans cette demeure dans laquelle il était retenu prisonnier.

Le silence fut de quelques secondes seulement. La porte s'ouvrit pour laisser passer le serpent. Draco eut à peine le temps d'apercevoir une personne fermer la porte avec un petit sourire aux lèvres.

- Bonjour ma petite chérie. Comment ça va ce matin?

- … Draco le regarda s'approcher le regard plein de haine.

- Je vois que tu ne t'ais toujours pas décidé à ouvrir la bouche. Et ne me regarde pas comme ça. Tu vas voir, tu vas aimer ce qui va suivre.

- Jamais! Dit le blond en crachant aux pieds du lord noir.

- Oh, tu ouvres enfin ta si belle petite bouche. Mais tu vas finir par me vexer. Doutes tu de mes capacités?

Le lord s'approcha de son prisonnier, se collant au blond. Il huma la chevelure un peu ternie.

- Hum. Même après une semaine enfermée, tu sens toujours aussi bon.

Il porta ses mains sur les hanches fines du prisonnier les caressant. Draco essaya de se défaire de l'emprise de son geôlier. Toutefois, il s'arrêta net en sentant le désire qui pulsait contre sa cuisse.

- Tu sens comme je te veux?

- Jamais! Mon père…

- Ha ha ha. Ton père ne peut rien faire pour toi. Et puis, il est déjà au courant. Il n'est pas mon bras droit pour rien après tout.

- Ce n'est pas vrai, il ne vous laisserait pas faire.

- Tient donc. Tu crois ça? Tu as bien vu ce qu'il a fait à ta traitresse de mère. Alors crois tu qu'il ne me laisserait pas jouer avec son fils?

Non, tu vas être bien sage comme un rondoudou et te laisser faire.

Il posa sa longue main pale sur la virilité du jeune homme qui ne réagissait pas du tout.

- Non, lâchez moi! Non me touchez pas!

Draco se débâtait du mieux qu'il pouvait. Les chaines faisant bien leur job. Voldemort finit par en avoir assez.

Il saisit le blond par le menton et le regarda droit dans les yeux.

- Tu ne veux pas choisir la facilité? Très bien, alors je vais tester ce nouveau produit sur toi.

Il sortit une fiole au liquide rouge de sa poche.

- Il paraît que tu seras tout à fait consentant après ça. Une sorte d'impérium en bouteille si tu préfères. Alors, qu'en dis-tu? On teste?

- Non!

- Non, non, tu n'as que ce mot à la bouche par serpentard!

Le lord ayant dépassé sa limite de patience, lui bascula la tête en arrière et lui fit ouvrir la bouche en appuyant sur les joues. Il y versa la potion, lui pinçant le nez pour le forcer à déglutir.

- Bien. Tu es un bon garçon. Ton père t'a bien élevé ironisa t'il.

Il n'eu t pour seul réponse qu'un regard glacial.

- Reprenons où nous en étions tu veux bien?

- Oui!

Draco ouvrit de grands yeux horrifiés. Voldemort rigola.

- C'est beaucoup mieux!

Il se rapprocha de sa victime commençant à lui caresser le torse. Le jeune homme lança une litanie de oui faisant sourire son geôlier. Ce qui était assez terrifiant.

- Je savais que tu allais aimer.

Draco était horrifié. Sa bouche disait oui, alors qu'il pensait non.

Ce jour là fut le premier de sa descente aux enfers. Voldemort revint tous les jours, parfois plusieurs fois pas jour. Et, quand ce n'était pas la visite du mage noir que Draco recevait, c'était ses hauts dignitaires qui lui passaient sur le corps. Tous les hauts dignitaires, bras gauche, bras droit, homme comme femme.

Fin du Flash Back.

Ce souvenir ébranla Draco. Harry était sous l'emprise de l'imperium en bouteille. Il était en grand danger il en était sûr. Peu de personne connaissait cette drogue puisqu'elle avait été concoctée spécialement pour le lord par un de ces sbires. Ceci signifiait qu'il restait encore des mangemorts ou alors des personnes étaient tombé par hasard sur cette potion et voulait s'en servir à mauvais escient sur le brun.

Mût par un désir de vengeance soudain, Draco se décida à aller affronter son passé. Par la même occasion, il voulait sauver Harry. Car sans lui, il savait qu'il ne survivrait pas. Harry était la seule personne à pouvoir le relever.

C'est donc en cette fin d'après midi du 24 juin que Draco transplana au château Frontenac.

A suivre.

Alors, est ce que Harry est pardonné?

Comme je l'ai dit au dessus, je n'ai pas trop approfondit ce qui était arrivé à Draco. Je pense que c'est assez explicite non? Peut être que je parlerais un peu plus tard de Lucius.

Pourquoi le 24 juin me direz vous? Amis québécois, pouvez vous aider nos amis français? (En passant, je sais bien que généralement les festivités se déroulent le 23 juin au soir mais le 24 c'est mieux ici.)

Et si vous voyez d'autres sujets de discussion, je me ferrais un plaisir de converser avec vous.

A+