Chapitre 24
Attendre. C'est ce qu'ils firent, longtemps. Très longtemps. Au point que Drago et Harry en avait perdu la notion du temps. Même s'ils ne pouvaient pas se voir en peinture, ils étaient tous les deux présents autour du lit où Hermione était allongée. Les heures passaient, inexorablement, les amenant au matin des Funérailles organisées par Dumbledore. Avec réticence ils quittèrent Hermione pour se préparer.
« Ca m'étonnerai vraiment s'il y avait du changement aujourd'hui… » leur avait dit Madame Pomfresh pour les obliger à quitter l'infirmerie.
La cérémonie fut belle et beaucoup d'élèves pleurèrent. Lorsqu'elle fut finit, il y eut un grand buffet qui eut pour objectif de réunir les élèves. Objectif réussit car les élèves s'installaient là où ils voulaient sur les tables qui n'avaient plus de maison propre. Ron et Ginny s'installèrent même sur la table des Serpentards jusqu'alors vide. Drago les remercia du geste lorsqu'il s'installa avec eux. Harry en revanche s'arrêta et les regarda avec étonnement.
« Pourquoi cette table ? Celle de Griffondor est beaucoup mieux ! fit-il à ses amis.
- Tu n'as pas vu que personne n'allait à sa propre table ? demanda Ginny.
- Si mais c'est la table de Serpentard !
- Les barrières sont tombées Harry, il n'y a plus de séparation. Du moins dans la Grande Salle…
- Ginny a raison, fit Ron, toutes ces discriminations sont inutiles et ne font que créer des histoires.
- Vous avez raison ! s'exclama Harry en s'asseyant près de Ginny qui lui pressa le bras affectueusement. C'était ridicule de ma part et ces séparations le sont aussi !
- Bien dit Harry ! rigola Ron. »
L'atmosphère se détentit un peu et ils purent profiter d'un déjeuné tranquille sans aucune pression. Mais la santé d'Hermione préoccupait Drago et dès qu'il eut finit son repas, il regagna l'infirmerie sous l'œil interloqué de Harry mais qui ne fit aucun commentaire.
C'était la première fois que Drago avait un moment seul avec Hermione. Auparavant Harry était toujours là, culpabilisant pour ce qu'il avait fait. Il n'y avait que lui et Hermione dans la pièce. Drago s'assit près du lit et prit la main d'Hermione dans la sienne.
« Hermione… sanglota-t-il, où es-tu ? On a besoin de toi, j'ai besoin de toi… Tu es la meilleure chose qui ne me soit jamais arrivé. J'ai cru te perdre une fois déjà auparavant, je ne pourrais pas le supporter une seconde fois. Tu es toute ma vie désormais, je ne peux plus me passer de toi. Je t'en pris, trouve la force de revenir avec nous !... »
Drago ne s'était pas rendu compte qu'Harry venait d'entrer dans l'infirmerie. Celui-ci écoutait attentivement ce que le blond disait.
« Tu sais, si j'avais su que tout ça finirai ainsi, je ne serai jamais revenu vers toi. Je t'aurai épargné… Mais tu aurais quand même trouvé le moyen de te fourrer dans les ennuis toute seule… C'est à croire que les Potter sont attirés par les ennuis comme les mouches par la merde… »
Il rigola puis son visage reprit une expression triste.
« Pourquoi… Comment à tu pus croire mon père quand il t'a dit qu'il tenait Ron et Ginny ? Je te pensais vraiment plus intelligente que ça ! Mais ce n'est pas de ta faute Hermione, c'est de la mienne, seulement de la mienne. Le seul à blâmer c'est moi ! Lorsque tu te réveilleras, parce que tu vas te réveiller j'en suis sur, je disparaitrais. Tu ne me reverras plus et je ne t'attirerai plus dans des dangers qui mettraient ta vie en péril… Je partirai loin et…
- Non, dit soudainement Harry. »
Drago sursauta.
« Tu ne partiras pas.
- Tu ne peux pas m'obligé à rester. Surtout pas toi ! répondit Drago.
Je ne t'y obligerai pas, non, je crois même que je te forcerai à partir si ça ne concernait que moi.
- De quoi tu parles ?
- Hermione ne te laissera jamais partir, tu le sais très bien ! Et puis je pense que c'est une mauvaise idée. Avant que je parte pour chercher les Horcruxes, Hermione était heureuse. Je ne m'en rends compte que maintenant. Je pense que tu es la meilleure chose qui lui soit arrivée, tu lui as redonné le sourire dans cette période sombre et tu étais là quand je suis parti. Tu étais là pour elle et je sais que tu le seras toujours. Elle t'aime trop pour te laisser partir… »
Drago resta silencieux.
« Tu l'aimes hein ? fit Harry avec un sourire.
- Plus que de raison… souria Drago en retour.
- Tu sais, j'ai pensé à un truc… qui je suis sur fera plaisir à Hermione.
- Je t'écoute, dit Drago.
- Avec ce qui s'est passé ce midi, j'ai pensé qu'on pourrait faire une trêve. Tu as montré à tout le monde que tu étais bon et je me rends aujourd'hui compte que le plus idiot entre nous deux, c'est moi. Cette rivalité Griffondor/Serpentard est puérile et elle fait souffrir Hermione. J'aime Hermione, c'est ma sœur, et tu l'aimes aussi. La meilleure chose qu'on puisse lui offrir c'est une trêve.
- Je suis d'accord ! s'exclama Drago en se levant. »
Il s'approcha d'Harry. Ils se regardèrent puis se serrèrent la main.
« Pour Hermione, fit Harry.
- Pour Hermione, répondit Drago. »
Soudain, ils entendirent le bruissement de draps près d'eux. Ils se retournèrent et virent qu'Hermione avait bougé.
« Hermione ? » appela doucement Harry en se rapprochant.
Il n'y eut aucune réponse mais Hermione bougea une nouvelle fois.
« Je vais chercher l'infirmière, fit Drago en s'éloignant.
- D'accord, répondit Harry en prenant la main de sa sœur. Hermione si tu m'entends serre ma main. »
Elle n'eut aucune réaction. Harry baissa la tête et laissa les larmes le submerger. Puis il sentit une légère pression sur sa main, il releva la tête et essuya rapidement ses larmes de sa main libre.
« Hermione ! s'exclama-t-il soulagé. Madame Pomfresh arrive, reste avec moi, je t'en prie…
- Monsieur Potter ? fit Madame Pomfresh qui arrivait à l'instant.
- Elle a bougé madame ! Elle a serré ma main ! répondit Harry avec ferveur.
- Calmez-vous, s'il vous plait. Elle doit être dans une phase de réveil, je dois vous demander de sortir…
- Mais… commencèrent Harry et Drago.
- Non, non et non ! Vous sortez maintenant sinon je vous puni ! »
Harry et Drago attendirent encore devant l'infirmerie. Entre temps Ginny et Ron les avaient rejoints. Au bout d'une heure, l'infirmière leur annonça qu'ils pouvaient entrer mais que par 3. Harry, Ron et Ginny entrèrent donc en premiers.
« Oh Hermione ! s'exclama Ginny les larmes aux yeux en voyant son amie aussi faible.
- Gin', je vais bien, ne t'en fais pas… souffla Hermione.
- Tu es sure ? s'inquiéta néanmoins Ron.
- Mais oui ! Alors Voldemort est mort hein ?
- Oui, tout est terminé ! fit Ginny avec un large sourire.
- Grâce à Harry ! renchérit Ron.
- Hermione, dit ce dernier en s'approchant de sa sœur, je voulais m'excuser pour mon comportement lors de la bataille… J'ai appris ce que tu avais fait pour nous et je t'en suis extrêmement reconnaissant, même si tu auras put trouver une meilleure idée…
- Désolé, répondit Hermione en rigolant, le stress me fait faire des choses bizard… »
Ils discutèrent ainsi quelques temps jusqu'à ce que Ginny ne se lève.
« On aura tout le temps de parler de ça plus tard, quand tu sortiras Hermione, fit-elle.
- Mais Ginny ! protesta Harry qui voulait rester.
- Je crois que nous ne sommes pas les seuls à vouloir voir Hermione… répondit Ginny énigmatique. A plus tard ma puce, repose toi bien, ajouta-t-elle à l'adresse d'Hermione.
- A plus, répondit celle-ci. »
Ron et Harry se levèrent à contrecœur et accompagnés de Ginny, ils sortirent de l'infirmerie. Hermione vit Drago apparaitre dans l'encadrement de la porte, celui-ci n'arrivait pas à la regarder dans les yeux mais s'approcha malgré tout de son lit.
« Hey, fit doucement Hermione.
- Hey… lui répondit-il dans un murmure. »
Ils ne dirent rien pendant un long moment. Hermione rompit le silence.
« Je t'ai entendu.
- Quoi ? s'étonna Drago.
- Quand j'étais dans le coma, tu es venu me voir et tu m'as parlé… Je t'ai entendu…
- …
- Je ne veux pas que tu partes, dit-elle fermement. Drago regarde-moi, ajouta-t-elle en soulevant le menton du concerné, je t'aime. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée et j'ai aussi besoin de toi pour vivre. Je ne me vois pas vivre sans toi ! C'est impossible ! »
Les yeux de Drago se remplirent de larmes qu'il laissa couler sans honte.
« Tout ce que je t'apporte c'est le malheur ! A cause de moi tu as failli être tuée par mon père, qui a tué notre enfant… Cette année encore tu as été en danger à cause de moi ! Mon père aurait pu te faire du mal ! Voldemort aurait put te tuer aussi ! Il a failli le faire ! Hermione, je suis tout sauf bon, je…
- Drago, sans toi je serai morte à l'heure qu'il est ! le coupa Hermione en lui essuyant les larmes qui avaient coulées. Et regarde moi, je suis vivante ! Tout ce qui m'est arrivé n'est pas de ta faute ! Je t'en supplie ne te culpabilise pas pour quelque chose donc tu n'es pas responsable !
- Hermione j'ai tellement eut peur de te perdre… fit Drago s'allongeant près d'elle pour prendre dans ses bras.
- Moi aussi… » répondit Hermione en laissant elle aussi les larmes couler.
Ils restèrent ainsi longtemps. Profitant de leurs retrouvailles, savourant la chaleur de l'autre, s'enivrant du parfum de l'autre.
« Tu sais, j'ai aussi entendu Harry quand j'étais dans le coma, dit enfin Hermione.
- Et ? demanda Drago.
- Je suis au courant de votre trêve. Merci d'avoir fait ça pour moi Drago.
- Je ferai tout pour toi mon amour
- Et promet moi une chose...
- Tout ce que tu voudras, fit Drago
- Promet moi de ne jamais partir, de ne plus jamais me dire ce que tu as dis quand j'étais dans le coma... Enfin sauf la partie où tu me dis que tu m'aimes, ça tu peux me le répéter encore et encore, rigola Hermione
- Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime....» répéta Drago avant d'embrasser le front d'une Hermione aux anges.
A suivre...
Non Hermione n'est pas morte ! Vous avez eu peur hein ^^
Pour la suite il va falloir attendre un peu car c'est la rentrée et il faut que je me prépare pour la Terminale !
Bonne rentrée à toutes et à tous !
Bisouuus
