Les livres de Harry Potter sont l'œuvre de J.K. Rowling.

La saga Twilight est une création de Stephenie Meyer.

Cullens go to Hogwarts sort tout droit de l'imagination de la formidable Erica. K. Bailey et met en scène les personnages tirés des livres de ces deux fantastiques auteures mentionnées plus haut.

La traductrice de la version française Les Cullens vont à Poudlard est Milk40.

Merci de me suivre à travers ce crossover et de me faire part de vos commentaires, et bonne lecture.

Chapitre 25 : Célébrations et Digestifs

Nous rencontrâmes Rosalie à la sortie de la Grande Salle. « Rosalie, pourrais-tu s'il te plaît attendre Bella et la raccompagner à la maison ? » Demanda poliment Carlisle. « Elle devrait être ici sous peu. »

Rosalie grimaça mais ne s'objecta pas – du moins pas verbalement.

J'étais, pour ma part, sur le point de protester, lorsqu'il se tourna vers moi. « Edward, je suis sûr que tu voudras célébrer un brin avec tes compagnons de maison. Profite bien de cette occasion, mais ne rentre pas trop tard. » Edward, nous devons te parler, mais il faut préserver les apparences.

J'acquiesçai. Je comprenais mon rôle. J'espérais seulement que les festivités ne durent pas trop longtemps. Je savais qu'il y avait des choses que Dumbledore voulait me demander, et j'avais définitivement quelques questions à lui poser... Qui plus est, je voulais voir Bella. J'avais espéré être celui désigné pour l'attendre, ce qui m'aurait permis de la regarder à travers l'esprit d'Hermione, de Harry, ou dans le pire des cas celui de Ron. À la place, je me dirigeai vers la salle commune de Poufsouffle, dans les entrailles du château.

« Ed-ward, Ed-ward, Ed-ward ! » Scandèrent les élèves de Poufsouffle lorsque je mis le pied dans la salle.

« Qu'est-ce qui t'a pris si longtemps, mon pote ? » Accourut Patrick, me faisant une brève accolade avant de faire face au groupe. « Saluons le champion légitime de Poudlard – le champion de Poufsouffle ! »

« Hourra pour lui ! » Les applaudissements et les acclamations reprirent de plus belle.

« Sois la fierté de Poufsouffle ! » Cria Ernie par-dessus les rugissements.

« Sois la fierté de Poudlard ! » Hurla James encore plus fort, suivi par un chœur d'ovations à son apogée.

Après une minute, les rugissements se changèrent en bourdonnements.

« Alors, est-ce que tu es nerveux ? » S'enquit Cedric.

« Il n'est pas nerveux, voyons ! » Ernie me donna un coup de poing enjoué, puis se frotta discrètement les jointures. C'était sans doute un coup de poing assez vigoureux... « Il est de ta lignée, pas vrai ? »

Cedric se mit à rire. « Je suppose ! »

« Mais plus sérieusement, Edward, qu'est-ce que tu en penses ? Es-tu excité ? » Demanda Patrick.

« Ouais – un discours ! » Cria James, puis, encourageant la salle à recommencer à rugir, il hurla, « Un discours ! Un discours ! Un discours ! »

Je lançai un regard anxieux à Cedric. Je n'étais pas habitué à ce genre d'attention. Il fit un geste pour me signifier d'aller au milieu de la salle. « Vas-y, Edward. Dis-nous quelques mots... »

Je jetai un coup d'œil à la ronde à tous ces visages enthousiastes et joyeux... Je m'éclaircis la gorge par pure nervosité. La salle se calma. Je paniquai momentanément, me demandant ce que quelqu'un devait dire dans une situation comme celle-là. Je pris une grande respiration. « Merci... Je suis bouleversé. Je sais que cela doit avoir été un peu choquant quand mon nom a été appelé... Alors je vous remercie de m'avoir applaudi. » Je souris. Il y eut une pause avant que mes camarades ne réalisent que c'était tout ce que j'allais dire. Puis les ovations retentirent une fois de plus, mais s'apaisèrent également plus vite, alors que tout le monde se mettait à discuter en petits groupes.

« Eh bien, voilà qui est fait, » nota Patrick.

« Je n'ai pas vraiment fait quoi que ce soit jusqu'à maintenant, » répliquai-je, « mais j'espère rendre Poudlard fière. »

« Et puis reste en sécurité, » dit Cedric. « Si tu as besoin d'aide, tu n'as qu'à nous le demander, d'accord ? »

« Je le ferai ! » Lui souris-je. Il était déjà là pour m'aider ; il avait abandonné sa chance de participer au Tournoi pour ça. Je lui en serais éternellement reconnaissant.

Je restai là pendant un moment à discuter avec les copains, acceptant les bons souhaits des autres élèves avant qu'ils ne regagnent leurs dortoirs, et lançant un cordial 'Pour Poufsouffle... Pour Poudlard' puisque l'occasion l'exigeait.

J'étais là depuis 23 minutes lorsqu'il me sembla que la foule s'était assez disséminée pour que je puisse moi-même m'excuser poliment et rentrer à Venlaw. « Eh bien, les amis, je devrais probablement retourner chez moi. Mon père m'a demandé de ne pas m'attarder, » commentai-je, soulagé de pouvoir m'exprimer en toute honnêteté.

« Non, Edward ! Nous sommes encore en train de célébrer, ici ! » Se plaignit James.

« Ouais – tu devrais rester pour la nuit, » offrit Ernie. « On peut dresser un lit de camp dans notre dortoir. »

J'étais touché par leur camaraderie. On ne m'avait jamais demandé de rester pour la nuit avant... Je n'avais jamais eu d'amis comme ceux-ci. Je ne pouvais guère me rappeler ma vie humaine, et les seuls hommes proches de moi dans ma vie de vampire étaient ceux de ma famille. Une partie de moi souhaitait que mon désir de rester ici soit plus fort que celui d'être à la maison avec Bella... et que je n'aie pas d'obligations à remplir...

Remarquant mon hésitation, Cedric intervint. « Hé, les gars, je suis sûr qu'Edward est fatigué... La journée a été longue... À la place, que diriez-vous de planifier une autre soirée pour passer du temps ensemble quand les choses ne seront plus aussi démentes... » Suggéra-t-il gentiment.

« Ce serait... amusant, » répondis-je, surpris d'entendre la vérité de mes mots dans ma voix. « C'est définitivement un truc que j'aimerais faire. » Je souris, sachant que je me ferais un point d'honneur de respecter cette promesse.

« Edward, est-ce que tu as aimé ta célébration avec tes camarades de maison ? » Me demanda Dumbledore lorsque je rentrai à Venlaw et le retrouvai dans la bibliothèque en compagnie de Carlisle.

« Certainement. Ils étaient tous très enthousiastes, » répliquai-je, me rappelant avec chaleur la camaraderie que j'avais tant appréciée. Toutefois, maintenant que j'étais de retour à la maison, ce que je voulais c'était Bella. Tout en étant présent physiquement dans la bibliothèque, faisant poliment la conversation, j'essayai de percevoir les battements de son cœur, la localisant en haut, dans notre chambre. À cet instant, tout ce que je voulais c'était d'aller la retrouver – ça me rendait anxieux, même. Mais nous étions ici pour une raison, et je pourrais voir Bella très bientôt.

Dumbledore émit un petit rire. « Peut-être que tu devrais aller chercher Bella. Je suis certain qu'elle aura son mot à dire dans cette conversation. »

Je quittai la pièce beaucoup plus vite que ne l'aurait fait un humain, et me précipitai en haut des marches. Ce faisant, je réfléchis momentanément à deux choses qui m'avaient frappé. D'abord, il semblait évident que Dumbledore savait que je voulais être auprès de Bella, et cela m'amena à me demander s'il pouvait lire dans mes pensées. Ensuite, j'étais stupéfait par le commentaire qu'il fit à Carlisle au moment où je montais l'escalier.

« C'est vraiment remarquable cette connexion, cet amour, malgré les limites évidentes. »

Je ne m'attardai pas longtemps sur ces considérations, car j'avais besoin de voir Bella. Je la trouvai allongée en travers du lit, en train de lire L'histoire de Poudlard. Elle ne m'avait pas entendu entrer.

« Je n'avais jamais remarqué que ce livre traînait ici avant, » commentai-je, la taquinant sur le fait qu'elle avait l'habitude de relire les mêmes classiques de la littérature encore et encore jusqu'à ce qu'ils tombent en lambeaux.

Un sourire apparut lentement sur son visage. « Hermione me l'a prêté. »

Notre attitude désinvolte dura moins de cinq secondes, après quoi nous nous jetâmes l'un sur l'autre, nos lèvres entrant en contact les premières. Nous nous embrassâmes avec ferveur, comme les gens mourant de soif dans le désert. Je renouai avec son parfum, son goût, la chaleur de son corps. Oh, combien j'aimais cette femme. Nous avions été séparés seulement quelques heures, mais elle m'avait manqué. Nos weekends étaient notre temps, un moment où nous pouvions laisser tomber tout simulacre. Et nous en avions perdu une grande portion aujourd'hui. Je libérai finalement ses lèvres pour lui permettre de respirer tandis que je traçais sa mâchoire et descendais vers son cou.

« Tu m'as manqué aussi, » murmura-t-elle après avoir haleté pour une bouffée d'air. Je souris contre sa clavicule, alors que je sentais son sang affluer et humais sa fragrance si pénétrante. Les mots qu'elle venait de prononcer étaient tellement plaisants à entendre. L'homme en moi voulait la garder ici et verrouiller la porte, mais je savais que nous étions attendus dans la bibliothèque.

« Dumbledore veut nous rencontrer, » dis-je avec regret. J'entendis un gros soupir alors qu'elle se détachait de moi. Elle devait éprouver la même chose que moi.

« Nous ne devrions pas le faire attendre, alors, » répliqua-t-elle avec autant de regret, prenant plusieurs grandes respirations pour essayer de se calmer. Je vis le rouge commencer à quitter ses joues. « Je pense que je suis prête, » dit-elle après un moment.

« Merci de vous joindre à moi... Je sais que la journée a été longue, » dit Dumbledore en souriant gentiment.

« C'est pour ça que nous sommes ici, » répondis-je, prenant place à l'une des petites tables, Bella à mes côtés.

« Nous sommes prêts, » énonça clairement Carlisle, et le reste de la famille apparut presque instantanément dans la bibliothèque.

« Premièrement, félicitations pour avoir été choisi, Edward, » débuta Dumbledore. « Je ne voudrais pas que vous perdiez de vue le fait qu'Edward a été choisi de façon légitime par la Coupe de Feu parmi tous les élèves de Poudlard qui avaient mis leurs noms dedans. Je ne pensais pas que cela serait possible. J'avais prévu faire tel que Maugrey l'avait suggéré, mais les conséquences auraient été désastreuses... Je suis content que nous n'ayons pas eu à emprunter ce chemin. »

« Les choses n'ont pas eu l'air d'aller particulièrement bien, même dans les conditions retenues, » fis-je remarquer, me rappelant la scène disgracieuse dont j'avais été témoin dans la petite chambre.

« Oui, eh bien, cela, nous pouvons le surmonter. Je suis à peu près certain que s'il y avait eu un troisième champion au sein de Poudlard, le tournoi tout entier aurait été annulé, et cela aurait été catastrophique à la fois au niveau des relations entre les écoles et du tournoi lui-même. Les champions n'ont pas le choix de participer. S'ils ne se pliaient pas aux règles... » Il laissa sa phrase en suspens, peu désireux d'élaborer sur les conséquences sinistres impliquées ici.

« En parlant de Maugrey, je ne voudrais pas lui manquer de respect. Je sais qu'il s'agit de quelqu'un à qui vous accordez votre confiance implicitement, mais la voix intérieure que j'ai entendue ce soir me cause de l'inquiétude. »

« Oh ? Peux-tu me dire ce que tu as entendu ? »

« Comme je l'ai mentionné avant, je ne peux pas entendre autre chose que ce que les gens vont dire, donc j'ai entendu seulement ce qu'il a dit, bien que j'espérais qu'il s'échappe. Mais ça ne s'est pas produit. L'inquiétude que je ressens vient du ton sur lequel il a parlé. C'était plus qu'une disparité entre sa voix mentale et celle qui est audible. Le ton de sa voix n'impliquait pas la même chose en mots et en pensées. C'était presque comme si... » Je n'étais pas sûr de savoir comment décrire la chose sans exprimer mes soupçons.

« Comme si quoi, Edward ? Tu peux parler librement, ici. »

« C'était presque comme s'il savait ce qui était arrivé, et qu'il en était content... Quand il a exposé ses soupçons, il semblait assez sûr avec sa voix parlée, comme quelqu'un qui a confiance en ses conjectures, mais sa voix intérieure ne doutait pas du tout, elle. Et lorsqu'il a dit qu'il fallait être un sorcier ou une sorcière très puissante pour exécuter un tel sortilège de confusion, il m'a semblé détecter un sentiment de fierté dans sa voix intérieure. Et... » Je fis une pause, car c'était la plus accablante des observations que j'avais faites, mais Dumbledore hocha la tête, m'enjoignant à poursuivre. « Il semblait presque... content de la situation dans laquelle se retrouve maintenant Harry. »

« Ludo Verpey aussi était content, » nota Carlisle. Dumbledore lui jeta un coup d'œil rapide. « J'écoutais moi aussi, » avoua-t-il.

« Oui, Ludo était content parce que ceci est nouveau et sans précédent. Il est heureux de la publicité que cet imprévu apportera au tournoi, » commenta Dumbledore. « Maugrey, d'autre part, est un collègue et un ami en qui j'ai confiance. Je n'arrive pas à saisir ce qui pourrait expliquer cette discordance entre sa voix mentale et celle que nous entendons. Ça me rend perplexe. Si seulement Barty avait accepté mon offre pour le digestif. J'aurais beaucoup aimé pouvoir discuter de ça avec lui... » On aurait dit qu'il se parlait à lui-même, réfléchissant à voix haute comme si nous n'étions pas là avec lui.

Après 3 secondes de silence, il s'adressa directement à nous. « Edward, je ne voudrais pas te donner l'impression que je ne prends pas tes observations au sérieux. C'est tout le contraire, en fait. Je n'ai pas été surpris par la déduction rapide de Maugrey sur la façon dont le nom de Harry pouvait être sorti de la Coupe... mais je me serais attendu à plus d'une théorie... J'ai également été troublé par la manière dont Barty regardait Maugrey, comme s'il essayait de comprendre quelque chose... Il a des soupçons, j'en suis sûr. Mais je ne sais pas lesquels ni à qui ils se rapportent. »

Tout le monde se mit à réfléchir à ses paroles.

« Que peux-tu me dire au sujet de Harry ? » Continua-t-il.

« Il est aussi confus et en état de choc que nous le sommes. Quand il vous a répondu qu'il n'avait pas mis son nom dans la Coupe, il disait la vérité. » Je me doutais bien que Dumbledore le savait déjà. « Et il semble n'avoir aucune idée de la personne qui aurait pu le faire en son nom. »

Dumbledore acquiesça, comme si je venais de confirmer ses soupçons. « Bella ? Comment vont les choses à Gryffondor ? »

Voilà pourquoi Bella devait assister aux célébrations, réalisai-je alors. C'était son rôle. En quelque part j'étais frustré, car j'aurais pu tout entendre à travers l'esprit de Harry, ou celui d'Hermione, ou même celui de Ron... Je n'aimais pas l'idée de la mettre au milieu de cette affaire, même si les circonstances étaient sans danger. Je remarquai que Dumbledore me dévisageait pensivement, comme s'il voulait dire quelque chose, mais qu'il se retenait.

« Les sentiments sont mitigés au sein de ses camarades de maison. Plusieurs ont célébré avec lui... Les jumeaux Weasley étaient particulièrement intéressés de savoir comment il s'y était pris pour franchir la ligne d'âge. »

Cela fit glousser Dumbledore. « Oui, ça ne m'étonne pas. »

« Personne ne semble croire qu'il n'a pas mis son nom dans la Coupe, sauf Hermione... »

« Ron ne le croit pas non plus ? »

« Non... » Elle hésita. L'expression sur son visage racontait l'histoire avant que les mots ne le fassent. « Ron est furieux. Ils ont eu une énorme dispute à ce sujet, en fait. Il croit que Harry a mis son nom tout simplement pour se mettre à l'honneur. Il est jaloux et, je pense, blessé que Harry ne lui ait pas dit comment il avait fait ou qu'il ne l'ait pas mis dans le secret. Ils ne sont plus amis... » Elle baissa les yeux, le chagrin apparent sur son visage.

« Et Hermione et toi êtes prises au milieu. »

Elle hocha la tête.

« Ce sera difficile pour vous... Vous devez faire tout ce que vous pouvez pour les réconcilier. Harry aura besoin de Ron, » dit doucement Dumbledore.

« Bien sûr... Nous en avons déjà parlé un peu... Quoi qu'il en soit, comme je le disais, il y a un mélange entre ceux qui sont contents de voir un champion faisant partie de Gryffondor, et ceux qui sont irrités... bien que la plupart veulent voir Harry battre Edward. »

« Et comment acceptent-ils le fait que la Coupe ait choisi un étranger comme champion ? »

« Ça ne paraît pas vraiment être un problème. Je crois que le fait que le champion vienne de Poufsouffle les rend plus furieux que le fait qu'il vienne d'Amérique. J'ai entendu quelques commentaires, mais rien de sérieux, selon moi... »

« Merci, Bella... Tu es très perspicace. J'apprécie que tu aies pris le temps. »

Dumbledore tourna son attention vers Rosalie.

« Et qu'en est-il de Serpentard ? »

« Ils sont furieux, évidemment. Serpentard avait les meilleurs candidats – c'est choquant que l'un d'eux n'ait pas été choisi, » répondit-elle de façon typique, ou bien était-ce l'influence de sa maison.

« Aucune inquiétude au sujet d'Edward ? »

« Seulement qu'il fait partie de Poufsouffle... La vérité c'est qu'ils sont plus contrariés à propos de Harry. Edward ne pose pas vraiment de problème pour eux – si on exclus le fait qu'il y a plusieurs concurrents de niveau supérieur chez les Serpentard... »

Dumbledore hocha la tête. « Et je ne pense pas que tu aies entendu quoi que ce soit de la part des élèves de Serdaigle ? »

« Seulement la même chose que Bella – la plupart se demandent comment Harry a battu le système pour entrer dans le tournoi... »

« Carlisle ? »

« Cela a causé tout un débat à la table avant qu'ils ne se retirent pour la nuit... En fait c'est devenu une joute cérébrale pour déterminer comment Harry a battu la ligne d'âge. Les élèves sont vexés, ce qui est compréhensible, mais ils ont transformé la chose en débat intellectuel. »

« Et Edward ? »

« Au début il y avait des inquiétudes à cause du fait qu'il est étranger, mais puisqu'il n'y a aucune règle l'interdisant et que Poufsouffle a clairement accepté sa nomination, ils sont passés à autre chose... surtout après que le nom de Harry ait été annoncé. »

« Je vois... Et Edward, qu'as-tu entendu ? »

« Rien de plus que ce que les autres ont déjà dit... Tout le monde a très bien accepté ma nomination... une fois la surprise passée. En fait c'est très sympa de sentir que je fais partie d'un groupe d'amis. »

« Bien... bien... » Dit-il, perdu dans ses pensées, mais néanmoins satisfait. Puis son visage devint sérieux. « Maintenant, au sujet de la première épreuve, je ne peux rien vous révéler, mais sachez que vous allez être préparés en conséquence. Je suis sûr que tu réussiras, Edward, bien que les risques ne doivent pas être sous-estimés, même dans ton cas. Je te suggère de pratiquer le charme du bouclier. »

« D'accord, » répondis-je, curieux de savoir ce qui se cachait derrière cette suggestion.

« Y a-t-il autre chose que vous devriez me dire ? D'autres questions que vous voulez me poser ? » Son regard fit le tour de la pièce. Mes frères et sœurs hochèrent la tête et commencèrent à se disperser, sentant que la réunion tirait à sa fin.

J'attendis qu'ils soient partis pour poser la question qui me démangeait. Je n'étais pas certain qu'elle soit appropriée, mais je me lançai malgré tout. « Je suis curieux, Dumbledore. Avez-vous la faculté de lire dans les esprits ? »

« J'ai certainement la faculté d'utiliser la legilimancie, si c'est ce que tu demandes ? »

« Je ne suis pas sûr. Rogue a utilisé la legilimancie sur moi. C'était très envahissant et très évident comme procédé. Je me demandais plutôt si vous pouviez lire dans les pensées des gens comme je peux le faire, sans intrusion. »

« Edward, je n'ai pas coutume d'utiliser la legilimancie à moins que ce ne soit absolument nécessaire. Je ne l'ai certainement pas utilisé sur toi ou ta famille... ou sur qui que ce soit d'autre récemment. Pourquoi le demandes-tu ? »

« Il y a eu plusieurs occasions où vous avez fait un commentaire ou réagi à un élément d'information comme si vous saviez ce que pensait votre interlocuteur. Ça m'a rendu curieux. »

« Ah, je vois – comme ce soir lorsque je t'ai proposé d'aller chercher Bella ? » Il me fit un sourire entendu. J'acquiesçai. « Edward, je n'ai pas la faculté de lire les pensées de cette façon-là, mais j'ai un don pour lire les gens. Et j'ai cru comprendre que tu avais un talent similaire avant ta transformation. Peut-être que nous partageons cette compétence, mais je n'ai pas été changé en vampire... »

Je me demande si... Carlisle commença à conjecturer sur les possibilités d'un sorcier qui deviendrait un vampire.

« Et je dois dire aussi que tes sentiments à l'égard de Bella sont très apparents pour quiconque possédant un minimum de perception... bien que tu essayes très fort de ne pas les laisser paraître à l'école. »

Je souris. Ce n'était pas quelque chose qui m'embarrassait, mais son commentaire me rendit soucieux. « Pensez-vous que les autres ont des soupçons ? »

« Peu de gens sont à ce point perspicaces, » dit-il de manière cryptique. « Quelques un, mais pas beaucoup... »

Je hochai la tête pour signifier que je comprenais. « Et... » Je n'étais pas sûr de comment le dire sans offenser Bella... Mais c'était vraiment pour une question de sécurité. « Je me demandais s'il serait utile pour moi de lire dans les pensées des élèves de Gryffondor pour récolter de l'information... Je peux les entendre peu importe où je me trouve dans l'école, et même de Venlaw si je me concentre assez fort. »

Il me regarda avec sagacité. C'était comme si une pensée, un élément d'information qu'il avait voulu partager se remettait soudainement en place dans son esprit, et il se demandait s'il devait le dire ou non. Il dut se décider, car il poursuivit, « Tu as un don, Edward... Un don incroyable que j'apprécie énormément. Tu as probablement déjà remarqué que Bella est extrêmement douée elle aussi. Je serais curieux de voir ce qui va se passer quand elle sera transformée. » Je fronçai les sourcils à son commentaire. Nous n'avions jamais mentionné les plans de Bella pour devenir un vampire en sa présence. « Bella – tu es très perspicace, peut-être même plus perspicace que moi... Ta faculté à lire les gens va au-delà de ce qu'on pourrait entendre dans leur tête. Je te suis extrêmement reconnaissant d'utiliser ce don ici. »

Elle rougit du compliment. J'aimais la couleur de sa peau quand elle faisait ça.

Edward, je te laisse lire mon esprit pour que tu puisses comprendre ce que j'essaye de te dire. Tu es très protecteur envers Bella. Cela découle de ton grand amour pour elle – mais tu dois la laisser faire ce pourquoi elle est ici. Tu ne peux pas tout faire pour elle, ni ne le devrais. Elle est plus puissante que tu ne le réalises.

Je compris grâce aux pensées de Dumbledore. Aussi difficile que ça l'était pour moi, je devais la laisser faire sa part, avoir confiance qu'elle saurait prendre soin d'elle. Je n'étais pas sûr de pouvoir y arriver, mais j'acquiesçai.

« Eh bien, il vaudrait mieux que je retourne à Poudlard. Je suis sûr qu'il y aura quelques méfaits de perpétrés au cours d'une nuit comme celle-ci... Bonsoir... Et joyeux Halloween. » Il eut un sourire presque enfantin en prononçant ces mots, puis il quitta Venlaw.

Lorsque nous retournâmes dans notre chambre, je sentis que Bella voulait dire quelque chose. À la place, elle m'étreignit amoureusement. Je la serrai en retour, silencieux, attendant qu'elle parle. Elle entreprit de déboutonner ma chemise, faisant courir ses mains sur ma poitrine, envoyant des décharges électriques de plaisir à travers moi. Je ne savais pas où cela nous mènerait, mais j'allais la suivre avec joie. Elle arrêta après un moment, à ma grande déception, et elle se colla à nouveau contre moi, m'entourant de ses bras sous ma chemise. Je sentis sa chaleur contre mon torse froid. Puis quelque chose d'humide me toucha.

« Bella, est-ce que tu pleures ? » J'étais inquiet – quel tracas lui avais-je causé ? Tout ceci était-il trop pour elle ?

« Je ne sais pas, » sanglota-t-elle. « Il y a tellement d'émotions conflictuelles – je suis tellement... fière de toi – pour ce que tu as fait – pour qui tu es... Et, en même temps, j'aimerais que tu ne sois pas toi... non, pas ça, » elle secoua la tête. « J'aimerais que tu ne sois pas dans cette position. Que nous n'ayons pas à faire face à ce risque... »

Je comprenais ce qu'elle voulait dire. C'est ce que je souhaitais moi aussi, bien que je ne veuille pas renoncer à cette opportunité.

« Et je regrette que nous ne soyons pas encore mariés... » Dit-elle doucement. J'étais sûr qu'il y avait plus derrière ses mots, mais elle n'élabora pas, et je n'insistai pas.

« Mais je suis tellement contente que tu sois là. » Elle leva les yeux vers moi, souriant à travers ses larmes. « Je t'aime ! »

« Tout comme je t'aime. » Je me penchai pour l'embrasser gentiment sur les lèvres.

Juste au moment où nos lèvres se rencontraient, j'entendis la porte s'ouvrir à toute volée derrière nous.

« CE SONT DES DRAGONS ! » Lança Alice, consternée.

Rien à dire aujourd'hui, à part que je suis sous le choc à propos de toutes ces fics qui ont été retirées du site sans préavis...

Bonjour Louise et Juju

À dans deux semaines si je suis toujours ici :0)

Milk