Hello, everyone !

Merci de vos reviews ^^ Ils me font toujours très plaisir ^^ Les chapitres vont devenir de plus en plus poignants, on approche de la fin après tout... Mais notre Seijuro est (quasiment) increvable alors ça va mettre un petit moment avant qu'on arrive au dénouement, apprêtez-vous à lire beaucoup de moments tristes, d'un peu de désespoir et à lâcher quelques larmes.

Merci encore et toujours à Moira-chan pour la correction du chapitre ^^

Bonne lecture !

PS : Parution du chapitre 5 de 5 signes ^^ La fin !


Un médecin vint me réveiller alors que je dormais sur les chaises du hall.

-Qu'y a-t-il ? demandai-je, encore à moitié endormi.

-Votre ami vient d'être emmené dans sa chambre. Vous pouvez aller le voir, son état est stable.

Je me redressai soudainement, conscient de ce qu'il se passait.

-Par contre, de nouvelles métastases sont apparues et ses poumons sont dans un état déplorable. À ce stade, ils sont presque inactifs.

Je n'osai pas lui poser la question qui me brûlait les lèvres. En voyant mon regard, cependant, je crois qu'il comprit.

-Il vient d'entrer en phase terminale.

J'avais envie de pleurer. Ces quelques mots... ce constat... venaient de briser une partie de mon être. Comment Seijuro allait-il réagir ?

-Il est sous traitement d'anti-douleurs et d'autres médicaments censés ralentir la progression des tumeurs, mais il arrive qu'ils n'aient pas beaucoup d'effet chez certains patients. Il va falloir prier pour que ça marche sur votre ami.

Je remerciai le médecin avant de courir vers la chambre qu'il m'avait indiquée. Akashi était aux soins palliatifs. L'endroit où se trouvaient tous ceux qui étaient dans un état critique, tous ceux qui étaient en train de mourir, en règle générale.

Akashi était là, allongé dans son lit de la chambre 542. Il semblait si calme. Comme la dernière fois.

Il portait un masque, sur son visage, qui lui donnait tout l'oxygène dont il avait besoin. Je voyais son torse se soulever au rythme d'une respiration calme et régulière.

Je le regardai en souriant et je pris sa main, caressant ses doigts doucement. Je sentais sa main se contracter de temps en temps.

Mais j'étais heureux qu'il n'ait pas abandonné. Il se battait toujours. Et je savais que ce serait le cas jusqu'à la fin.

En attendant son réveil, j'appelai son père. Il méritait de savoir.

Il décrocha dès la première sonnerie.

-Allô ?

-Akashi-san... Seijuro est aux soins palliatifs. Il... a fait une violente crise et...

-Il est en phase terminale ?

Je mis un certain temps à répondre. Mon silence parlait pour moi.

-Oui... De nouvelles tumeurs sont apparues...

-Je vois...

Si j'avais voulu, j'aurais écouté sa respiration très irrégulière, et j'en aurais déduit qu'il devait pleurer, ou tout du moins sangloter un peu. Son fils allait définitivement mourir, la fin approchait. Mais je préférai raccrocher.

En reposant mon portable sur la petite table, je vis deux yeux rouges qui me fixaient.

-Sei...

-Salut, murmura-t-il.

-Comment te sens-tu ?

-Je ne sais pas.

-Tu as mal ?

-Non...

Ce devaient être les médicaments. Le médecin m'avait dit qu'il ne ressentirait plus la douleur.

-Tu veux quelque chose ? demandai-je.

-Anubis... Et de la neige... Faire l'amour... Un thé... Un été supplémentaire, une partie de basket, une glace au chocolat, un enfant, aux cheveux rouges et aux yeux gris, et une grande maison à la campagne, avec un énorme pré pour Yukimaru.

Je le regardai tristement débiter tout ce qui lui passait par la tête.

-... et une balançoire pour l'enfant, et puis aussi un toboggan, un grand arbre à chat pour Anubis ...

-Sei, as-tu conscience que je ne peux rien te donner de tout ça ?

-Même pas la glace ?

Je ris doucement.

-Si, ça je peux.

Je déposai un baiser sur son front et partis lui chercher une glace. Il devait y en avoir au distributeur automatique.

Akashi m'avait dit qu'il aurait voulu fonder une vraie famille quand il aurait été adulte. Ce rêve, il ne l'exaucerait jamais. Plus d'une fois il m'avait parlé de couples homosexuels qui avaient fait appel à une mère porteuse. C'était un procédé légal en Amérique. J'y avais même sérieusement réfléchi. Enfin, nous y avions réfléchi... Mais maintenant, il allait mourir.

Quand je revins, une infirmière était en train de changer sa perfusion et de lui retirer le masque qu'il avait sur le visage. À la place, elle lui mettait ce qui me semblait être une canule. Il y avait un tube en plastique qui passait derrière ses oreilles et arrivait devant son nez c'était là que se trouvait la canule qui lui transmettait de l'oxygène. Elle lui permettait de respirer avec ses poumons défectueux.

Puis, elle lui dit qu'il ne devait surtout pas la retirer. Elle lui donna de nouveaux anti-douleurs et partit enfin. Je cachai derrière moi le petit pot de glace au chocolat, car je me doutais qu'elle ferait un crise si elle voyait son patient manger ce genre de choses.

-Tiens, Sei, dis-je en lui tendant le pot.

-Merci.

Il l'ouvrit, décrocha la petite cuillère du couvercle et commença à manger.

-C'est bon ?

-Oui, parfaitement ce qu'il me fallait.

-Hum... Tant mieux alors.

Il mangea extrêmement vite, et en quelques minutes à peine, il eut fini.

-Tu veux autre chose ?

-Hum... Non...

Il ne chercha pas à savoir ce qu'il lui était arrivé, ni pourquoi exactement il avait fait cette crise. Je pense qu'il se doutait de la réponse.

Le médecin passa enfin dans la chambre. Je pense que j'aurais voulu qu'il ne vienne jamais, parce qu'il n'allait pas épargner la vérité à Seijuro.

-Bonjour, Akashi-san. Comment allez-vous ?

-Relativement bien.

-Vous n'avez aucune douleur ?

-Aucune.

Le médecin nota quelques détails sur sa feuille avant de procéder à l'examen habituel. Il prit sa tension, regarda son rythme cardiaque, sa fréquence respiratoire, et enfin nous prévint que Sei allait passer un PET scan dans l'après-midi.

Puis il partit et nous laissa seuls de nouveau.

-Shuzo ?

-Oui ?

-Dis-moi qui je suis.

Qui il était ? La question paraissait simple, mais la réponse était complexe. Et puis, pourquoi me demandait-il cela ? Il savait bien qui il était, non ?

Je m'assis sur le bord du lit, et Akashi déposa sa tête sur mon épaule pendant que je prenais ses mains entre les miennes.

-Eh bien... Pour commencer, tu es le fils de Shiori et de Masaomi Akashi. Tu es né le 20 décembre. Tu es aussi le propriétaire d'une boule de poils démoniaque.

Je te t'entendis rire doucement.

-Tu as grandi dans le but de reprendre l'entreprise familiale, c'est pour cela que tu as suivi une éducation stricte. Tu aimais ta mère, qui est malheureusement morte. Tu as étudié au collège Teiko et comme toujours, tu étais le meilleur partout, notamment en basket. Avec l'équipe et moi, tu as remporté les championnats nationaux. Puis, si mes sources sont bonnes, tu es parti vivre à Kyoto et tu as étudié à Rakuzan, avec qui tu as remporté l'Interhigh mais perdu la Winter Cup contre Seirin. Tu as fini le lycée et commencé des études d'économie et de gestion d'entreprise. Et après, en mai dernier, tu m'as rencontré, quand je suis venu te revoir. C'était un soir où le vent soufflait, il faisait froid, je revenais d'Amérique et j'avais extrêmement envie de te revoir. Nous sommes devenus colocataires. J'ai pu constater que tu étais resté un magnifique jeune homme, que tu avais toujours de beaux cheveux, toujours des yeux envoûtants, toujours une allure de sportif…

-C'est plus une biographie, ce que tu fais.

-C'est vrai, mais elle fait partie de ma réponse, tout comme tu fais partie de ma vie.

Je ne le voyais pas, mais je savais que tu souriais à mon discours affreusement niais et ringard.

-Donc, je disais que tu étais beau. Le plus beau garçon que j'aie jamais vu, et pourtant j'ai voyagé ! Mais personne ne t'arrive à la cheville, en matière de beauté, de courage, d'intelligence, de culture, de tout. Alors qui es-tu ? Eh bien, tu es l'être parfait. Tu es celui que j'aime et avec qui j'aurais aimé adopter un enfant comme tu le proposais. J'aurais aimé qu'on se marie, qu'on passe nos journées de jeunes mariés à faire l'amour, qu'on adopte, qu'on vieillisse ensemble. On aurait enterré ton père et passé nos week-ends à Tokyo, à disputer des matchs de basket interminables avec les autres avant de rentrer et d'aller chercher notre enfant chez la nourrice, de rentrer à la maison, de lui donner son bain, de le faire manger et d'aller lui raconter une histoire pour qu'il s'endorme. C'est un avenir que je n'aurai pas, mais je suis heureux que ce soit avec toi que je l'envisage et que ce soit toi qui...

Tu pleurais.

-Shuzo... Je ne veux pas partir ! Je veux connaître ce futur !

Je te serrai contre moi. Si fort. J'aurais pu te briser en deux.

La vie... C'est la chose la plus cruelle qui existe.


Pas trop de larmes ?

étant donné que c'est bientôt la fin de cette fic et de 5 signes, j'aimerai vous demander quelle fic vous aimeriez lire prochainement parmi ces trois là :

Début de la fin - Partie 1 : Lors d'une soirée, pour s'amuser, la GM poste des requêtes sur des sites plus loufoques les uns que les autres. Si pour tous, cela ne signifie rien d'autre qu'un jeu, Akashi y découvre une nouvelle facette de lui-même. Et si cette soirée avait marqué le début de la fin des jours heureux pour Akashi et Kuroko ? (13 chapitres pour la P1, quasiment tous écrits. Pairing : AkaKuro).

Ma voix contre la sienne : Sa vie était parfaite. Sa famille, ses amis, son équipe et son capitaine. Puis, tout à changé à la lecture de cette lettre, cette histoire, qui fit ressurgir en lui le souvenir de sa première année de collège. S'il avait su qui elle allait le faire rencontrer, aurait-il renoncé à ce récit ? (Pairing : Kise x Kasamatsu. 42 chapitres)

Help : Akashi Seijuro est mort. Après enquête de la police, il s'avère que c'est un suicide. Alors que chacun reprend sa vie, difficilement ou non, un membre de la génération des miracles découvre une information pour le moins intrigante... (15 chapitre achevé. Paring : Akashi x Mayuzumi)

Voilà ! N'hésitez pas à voter !