Héhé!
Bonjour tous le monde!
Il fait beau, le soleil brille et les vacances se profilent à l'horizon...
Donc, j'avais envie de vous communiquez ma joie en postant un chapitre qui ma foi, je pense que vous avez attendus et que vous allez sûrement apprécier...
Sans en dire plus, je vous souhaite une agréble lecture...
Et un grand merci à tous mes revieweurs et revieweuses qui me donnent le courage et la motivation de continuer...
BisouxXx à tous.
Playlist de ce chapitre:
-Neyo: so sick
-Colby O'Donis: under my nose
-James Morrison/ Nelly Furtado: Broken Strings
-The Perishers: my heart
Chapitre 25 :
J'avais été injuste avec lui et il était temps que je mette les choses au clair.
-Je pense qu'il faut que nous parlions, commença-t-il, l'air perdu et anxieux.
-Tu as raison. Je te dois des explications…
-Allons nous asseoir, proposa-t-il. Tu dois être fatiguée.
J'acquiesçai silencieusement.
Je me sentais fatiguée, mais bien plus moralement que physiquement.
Toutes ses émotions, mon père, Sirius, Pétunia m'avais épuisée.
Il posa sa main sur mon épaule et je frissonnais.
D'appréhension ? De le savoir si près de moi ?
Je n'aurais su le dire.
Nous marchions l'un à côté de l'autre et l'observant du coin de l'œil, je vis qu'il paraissait songeur. Il regardait droit devant lui, une main dans sa poche, tandis que l'autre était toujours nonchalamment posée sur mon épaule gauche. Il avançait bien plus lentement qu'à l'ordinaire, comme pour éviter de me fatiguer davantage, et je ne pus qu'apprécier intérieurement sa prévenance.
Nous évoluâmes en silence jusqu'à la balancelle que j'avais quittée précédemment avant de prendre place côte à côte.
-Je ne sais pas par où commencer, avouai-je, le regard baissé sur mes mains.
-Je… pourquoi es-tu partie ? Demanda-t-il subitement, me désarçonnant.
Je ne m'étais attendue à ce qu'il me pose cette question d'emblée. Aussi, ne puis-je que répondre franchement :
-J'ai eu peur que tu ne regrettes. Peur que tu me rejette en prenant conscience de ce qu'il s'était passé. De ce que ça allait changer entre nous.
Je levai la tête, évitant soigneusement de regarder Sirius, pour reporter mon regard sur les étoiles.
Sur une étoile en particulier.
J'y recherchai la force, le courage nécessaire qui m'aiderait à continuer.
Car lui avouer ce que je ressentais, mes sentiments pour lui, était réellement difficile. Et je réalisai combien il m'était dur d'ouvrir mon cœur à nouveau. Les mots peinaient à sortir. Ils étaient maladroits et pourtant si juste, si fidèle à ce que je ressentais.
Je sentis sa main se poser sur la mienne et je fermai les yeux. Savourant ce contact entre nous qui serait peut-être le dernier.
-Je…commença-t-il. Je suis désolé si tu as cru que…
-Ne t'excuse pas, je comprends. Ce n'est pas ta faute. C'est moi. Je suis idiote. J'ai cru que peut-être…nous deux…mais…je… laisse tomber. Ce n'est pas important, balbutiai-je rapidement.
Mon cœur, mon être me hurlaient le contraire.
Lui et moi.
Cela représentait tellement à mes yeux.
C'était plus qu'important.
Et pourtant…
L'amour était cruel. Plus l'on aimait, plus l'on souffrait lorsque nos sentiments ne nous étaient pas retournés.
Je me relevai prestement lui tournant le dos.
Ce que je redoutai le plus venait de se produire et ça faisait mal. Mal de savoir qu'à peine ouvert, mon cœur était à nouveau malmené, déchiré. Je saignais de l'intérieur. Et la douleur de se savoir repoussée était insoutenable. Déjà, je ressentais ce froid s'insinuer lentement et sournoisement dans mon être. Déjà, je sentais des perles salées rouler sur mes joues, me brouillant la vue.
Je n'avais plus qu'une envie. Celle de m'éviter de me donner en spectacle devant lui. Je m'étais assez ridiculisée aujourd'hui et pour le restant de mes jours.
Je m'éloignai aussi rapidement de Sirius que me le permettait ma condition de femme enceinte. Les larmes, devenues incontrôlables, coulaient sans retenue sur mes joues, et mon souffle saccadé n'arrangeait rien. De violents sanglots me secouèrent.
Je m'arrêtai à l'ombre d'un arbre. Je m'appuyai contre le tronc, me laissant aller.
J'avais mal.
Tellement mal.
La souffrance ne s'arrêterait-elle donc jamais de me poursuivre ? De me tourmenter ?
Je fermai les yeux.
Je n'allais pouvoir en supporter plus.
Sans lui.
Qu'étais-je donc sans lui ? Sans sa présence à mes côtés ?
Une petite chose fragile, perdue, voilà ce que j'étais. Et pourtant, Merlin savait que j'allais devoir être forte. Je ne pouvais me permettre de me laisser aller. Mes responsabilités me l'interdisaient. Mon fils naîtrait d'ici quatre mois et il aurait besoin de moi. Besoin d'une mère qui le protégerait de tout, du monde violent dans lequel nous vivions, qui serait forte, qui l'aimerait.
Et pourtant aujourd'hui…
Je me sentais si faible.
Sans lui.
Il était mon port d'encrage, mon courage, mon réconfort, ma source d'oxygène.
Et cela faisait si mal, j'avais tellement de peine à imaginer un futur sans lui à mes côtés. Sans lui pour m'épauler, pour me soutenir au quotidien. C'était au-dessus de mes forces.
Qu'allais-je devenir ?
Seule, je n'étais plus rien.
Je ne vivais plus.
Je survivais tout au plus.
Le trou béant dans ma poitrine se rouvrait.
J'avais l'impression de suffoquer sous cette douleur, d'être engloutie par les tourments. De sombrer dans les méandres les plus impitoyables de ma tristesse.
Des gouttes d'eau commençaient à tomber du ciel. Je les entendais clapoter doucement contre les feuilles des arbres, sur l'herbe. Je les sentais tomber sur mon visage, traverser le tissu fin de ma robe. Mais je m'en fichais.
Qu'importait le fait qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, lorsqu'une douleur sans nom vous broyait le cœur ? Lorsqu'elle vous faisait plier sous la puissance de ses coups ?
Je songeai ironiquement que la nature semblait s'être adaptée à mon humeur.
Le ciel pleurait lui aussi pour tous ces gens déçus, brisés par l'amour. Il grondait, tempêtait, contre ces douleurs insupportables qui nous submergeaient. Du moins, c'était l'image que je me plaisais à avoir. Je me sentais moins seule, moins livrée à moi-même. Comme si quelque part, quelqu'un me comprenait, me montrait ses peines et ses souffrances.
-Tu ne m'as pas laissé finir.
Son ténor s'éleva.
Si proche de moi.
Je n'osais ouvrir les yeux.
J'avais peur de voir son visage, de souffrir encore.
De contempler ce qui je le savais, ne serait jamais mien : Lui.
Deux mains chaudes se posèrent sur mes joues, balayant du pouce les larmes qui maculaient mon visage.
-Si tu m'avais laissé finir, alors tu aurais su. Tu aurais su que j'étais désolé de ne pas t'avoir retenue. De t'avoir laissé croire que notre baiser n'avait pas d'importance. Tu aurais su que je ne regrette rien. Que je tiens à toi plus qu'à ma propre vie.
Mon cœur rata un battement.
-Regarde-moi.
Sa voix n'était plus à présent qu'un murmure.
Un murmure où se mêlait espoir et appréhension.
J'ouvris les yeux qui furent aussitôt happés par un regard couleur marine.
-Je t'ai embrassée parce que… parce que j'en avais besoin. J'ai besoin de te sentir à mes côtés. De savoir que tu es là, près de moi.
-Sirius…
-Laisse-moi finir, je t'en supplie.
J'acquiesçai doucement, le cœur battant si fort dans ma poitrine qu'il m'en faisait mal.
- C'est la première fois que je ressens quelque chose de semblable. C'est tellement nouveau pour moi… je…j'étais complètement paumé. Je ne savais pas quoi faire, comment agir avec toi. Tout était tellement confus. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai eu peur. Peur de mal agir. De te perdre. Je me sentais si maladroit. Et … et c'était toi.
Il marqua une pause, son regard toujours vrillé dans le mien.
Ses mains caressèrent mon visage avec douceur et je fermai les yeux, appréciant pleinement les sensations qu'elles me procuraient.
-C'était toi. Je t'avais toujours plus ou moins considérée comme une amie. Et puis, nous nous étions rapprochés. Et j'avais commencé à me sentir bizarre en ta présence. J'avais ce besoin compulsif d'être près de toi, de te protéger de tout. Je cherchais perpétuellement ta présence, ton contact et je… J'avais commencé à éprouver des choses que je n'aurai jamais dû éprouver pour celle que James, mon frère, avait tant aimée. Celle qu'il avait choisie d'épouser. Celle qui porte son enfant. Je me sentais tellement mal. Même après tout ce qu'il t'avait fait, tout ce qu'il s'était passé entre vous depuis votre séparation. J'avais l'impression de le trahir en ressentant tous ses sentiments pour toi.
-James et moi, c'est fini, Sirius. Pour de bon.
-Je le sais à présent. Je l'ai compris.
Il posa doucement son front ruisselant de pluie contre le mien. Nous étions à présent complètement trempés par la pluie qui s'abattait sur nous. Mais qu'importe ? Pour l'instant, je ne désirais qu'écouter ses paroles qui me réchauffaient le cœur. Qui m'apportais l'espoir que j'avais cru perdu à tout jamais.
-Et j'ai également compris à quel point mes sentiments étaient profonds. A quel point je craignais de tout foutre en l'air entre nous. Je ne savais pas quel regard tu portais sur moi. Ce que moi je représentai à tes yeux. Etais-je un frère ? Un ami ? Ou plus que ça ? Je ne savais pas. Et je n'avais pas envie de tout gâcher. De tout perdre. Il me fallait des faits sur lesquels m'appuyer avant de me lancer. Avant de te dire, de te montrer à quel point je tenais à toi.
-Le baiser ? murmurai-je, abasourdie par ses révélations.
-Oui, le baiser. Mais pas seulement. J'ai su à l'instant où nous sommes entrés ici, dans cette maison, que ce week-end serait décisif pour nous. Pour nos relations. Et mon impression c'est encore renforcée lorsque après notre rencontre avec Pétunia, je t'ai prise dans mes bras. J'étais tellement bien. Je me sentais complet. C'était juste toi et moi. La douceur de ta peau contre la mienne, la chaleur de ton corps contre le mien, et nos deux cœurs battant à l'unisson. J'ai réalisé que je voulais plus. Que j'avais besoin de plus. Alors j'ai profité de chaque instant de ta présence. Tout prétexte était bon pour te toucher, t'enlacer, te tenir la main. Tes réactions à mon encontre allaient plutôt dans un bon sens, mais ce n'était pas suffisant. Il m'en fallait plus.
Il marqua à nouveau une courte pause.
Son regard, sincère et anxieux, sondait le mien.
Ce qu'il y lut dû lui plaire puisqu'il reprit d'une voix plus basse que d'ordinaire :
-Je ne suis pas fier de la façon dont je m'y suis pris, mais je ne savais pas comment procéder pour attirer ton attention. J'ai pensé que la meilleure façon de te faire réagir était la jalousie.
-Alors tu as profité du fait que mon père m'ait invité pour faire de même avec Lauren, soufflai-je.
-Je savais que tu ne l'aimais pas et je me suis dit que s'il y avait la moindre chance que tu ressentes quelque chose pour moi, Lauren serait le meilleur moyen de me le faire découvrir. Alors j'ai dansé plusieurs fois, j'ai ris avec elle, espérant attirer ton attention, attiser ta jalousie si toutefois jalousie il y avait. Et lorsque je t'ai vue te lever pour partir, tu semblais si mal, défaite à un tel point que je n'ai même pas réussi à ressentir de la joie en constatant que finalement cela voulait dire que tu tenais bel et bien à moi. Par ma lâcheté, mon égoïsme, je t'avais blessée. Tu semblais tellement fragile… je ne pouvais pas te laisser partir comme ça… Il fallait que je… que je répare mes erreurs.
-Sirius, le coupai-je en posai à mon tour une main sur sa joue.
Je lisais en lui toute la culpabilité, la souffrance qu'il ressentait.
Je ne désirai que l'en soulager. Car après tout, ce n'était pas sa faute si je m'emportai si facilement, si j'agissais sans réfléchir.
-Lorsque nous avons dansé ensemble… tout paraissait tellement irréel ! J'avais l'impression qu'il n'y avait que toi, moi et la musique. Le reste n'existait plus. Les paroles de la chanson reflétaient exactement ce que je ressentais pour toi. C'était…
-Comme si elle avait été écrite pour nous, murmurai-je.
-C'est l'impression que j'ai eue. Et tu étais là. Ton regard était tel… tu étais si tentante… que je n'ai pas pu résister… je voulais te dire, te montrer ce que je ressentais. Alors…je t'ai embrassée.
-Tu m'as embrassée, répétais-je en murmurant.
Je relevai la tête vers lui, approchant consciemment mon visage du sien.
-Et j'ai voulu te dire…
Je réduisis la distance qui nous sépara.
Toutes les barrières, tous les faux-semblants étaient tombés. La vérité avait été révélée et je ne pouvais qu'en être pleinement heureuse. Il avait fait le premier pas. Il m'avait dit, m'avait montré ses sentiments. Il était à présent de mon devoir d'en faire autant, de faire le second pas vers lui.
J'effleurai ses lèvres avec les miennes.
Un frisson de volupté me secoua.
Je posai délicatement mes lèvres sur les siennes, retrouvant ses sensations que lui seul savait faire naître en moi.
Je me sentais à nouveau pleine, entière.
Nous nous étions enfin trouvés.
Le baiser fut chaste, doux et tendre. Il ne dura pas plus de quelques secondes et pourtant, j'étais sûr qu'il avait compris.
-J'ai voulu te dire que je t'aimais, finit-il en un murmure avant de reprendre possession de mes lèvres.
Alors le chapitre vous a plu? Est-ce que leur "conversation" était telle que vous vous l'imaginiez?
Quoi que... je suppose qu'un à un certain moment vous avez du avoir peur que mon sadisme légendaire ne reprenne le dessus... mais bon...comme je suis de bonne humeur aujourd'hui...
En tout cas: REVIEW! REWVIW! REWIEW!
Et à bientôt!
