Chapitre 25 : Une fenêtre sur le passé
Été 1978.
Ils étaient en petit comité, réunis dans le jardin familial des Potter, James et Lily venaient de prononcer leurs vœux sous les applaudissements des quelques invités comme ; Sirius, Remus, Peter, Albus Dumbledore, MacGonagall, Horace Slughorn, les parents de Lily et des amis de la famille à James.
Sirius ne pouvait détacher son regard de ses deux amis magnifiquement vêtus et surtout, heureux plus que jamais. Lily Evans était désormais Mme Potter. James semblait avoir atterrit au septième ciel et rien, non rien, n'aurait pu lui retirer ce fichue sourire en cette journée mémorable.
Black se leva alors de sa chaise pour rejoindre rapidement le couple marié qui ne savait plus où donner de la tête, ne cessant de recevoir des félicitations de toute part. Il posa alors sa main sur l'épaule de James qui se retourna, laissant Lily remercier Horace.
« Alors mon vieux, qu'est-ce que cela fait d'être marié à la fille de tes rêves ?
- Justement, chuchota James en le faisant reculer tout en regardant nerveusement Lily qui était sublime dans sa robe de mariée. Rassure-moi, je ne rêve pas, non parce que tu vois, c'est presque trop beau pour que cela soit vrai, elle…
- Prong, le coupa Sirius en se retenant de rire. Décompresse, c'est la réalité, vous vous êtes dîtes oui, et aujourd'hui, je reconnais que tu avais raison d'insister autant, vous faites un couple splendide, assura Black en réajustant la veste de son meilleur ami. Félicitation James, je suis heureux pour vous deux, complimenta Sirius.
- Merci Padfoot, merci d'avoir été notre témoin, il est dommage que Fauve n'ait pu être là, souffla James en lançant un sourire charmeur à sa dulcinée.
- Cela ne fait même pas un mois qu'elle travaille au ministère et qu'ils l'accablent de travail, elle doit recevoir son premier projet par son supérieur, soupira Sirius en roulant des yeux. Enfin, elle s'excuse de ne pas pouvoir être présente, elle arrivera sans doute avec du retard, déclara Black.
- Ne t'inquiète pas, nous comprenons, nota le jeune Potter. Oh, attend, je vois Remus qui me fait signe, tu nous rejoins pour les photos ! s'écria James en accourant vers Lupin. »
Pour seule réponse, Sirius leva son pouce en l'air tandis que des exclamations retentirent au lancé du bouquet de la mariée, obtenu par une invitée des parents à James. Dommage, si Fauve avait été là, peut-être aurait-elle pu l'avoir, était-ce un mauvais présage ? Secouant la tête pour chasser ses sombres pensées, il rejoignit ses amis en train de discuter avec Albus Dumbledore qui leur proposa de venir le rejoindre la semaine prochaine, sans savoir qu'ils allaient entrer au service de l'Ordre du Phénix…
•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•
Novembre 1979.
Il venait de recevoir deux nouvelles, l'une bonne et l'autre, l'autre il ne savait pas comment l'accueillir. Il se sentait juste vide. Un terrible poids venait de s'installer sur ses épaules.
Lily était enceinte.
Seulement, dans son autre main, il tenait la lettre envoyée par sa cousine Andromeda Tonks, elle-même aussi reniée pour avoir épousé un Moldu. Cette lettre qui lui annonçait la mort de son frère cadet.
Regulus, son frère.
La dernière image de lui, qui vint s'imposer dans son esprit, fut celle lors de sa fugue. Il l'avait aidé et il ne saurait jamais les raisons réelles qui avaient pu le motiver à l'envoyer chez les Potter, loin de sa mère, loin de leur famille.
Il n'aurait plus jamais l'occasion de comprendre, de s'expliquer à nouveau avec lui.
Après avoir été renié de la famille, il n'avait jamais pris le temps pour retourner le voir à Poudlard. Non, à partir de là, ils ne s'étaient plus jamais regardés, ni cherchés querelles comme d'un commun accord.
Maintenant, il était trop tard, il était mort. Où et quand ?
Aux dernières nouvelles, il avait appris qu'à sa sortie de Poudlard, en juin dernier, qu'il avait été recruté en tant que Mangemort, rien de bien surprenant aux yeux de Sirius. Cependant, au fond de lui, il aurait aimé savoir, connaître les circonstances de sa mort.
« Sirius ? L'appela en douceur Fauve en le voyant comme stupéfié sur place. »
Le concerné releva la tête vers elle, le visage blême, la main tremblante, la jeune femme s'avança alors délicatement vers lui, lui prenant la lettre des mains pour en lire le contenu. A cet instant, elle comprit les tourments de son amant, elle comprit son regard emplit de larmes.
Un regard remplit de regrets…
•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•
31 Juillet 1980.
Le premier garçon, le premier bébé du groupe des Maraudeurs.
Harry James Potter.
Harry, juste Harry.
Il était si petit, si fragile, Sirius ne pouvait détacher ses yeux gris de son regard vert émeraude ; les yeux de Lily. Cependant à en voir la couleur de ses cheveux et leur façon d'être indisciplinés, il ressemblait énormément à James.
Il était juste parfait.
Ce petit être, sa naissance était un rayon de soleil dans ces jours sombres et cette guerre qui ne prenait pas fin. Il avait juste envie de le protéger, de le chérir, non seulement parce qu'il était son parrain, mais aussi parce que cet enfant était leur trésor, à tous.
« Il est mignon, souffla Fauve en l'enlaçant par derrière.
- Cela me donne presque envie d'avoir le mien, lui révéla Sirius en tapant contre la vitre pour lui faire coucou.
- Qui sait ce que l'avenir nous réserve, répondit-elle en le serrant plus fortement.
- Je sais bien, murmura sombrement Black. Comment va Lily ?
- Elle est fatiguée, mais son accouchement s'est bien passée, elle devrait pouvoir sortir dans trois jours, déclara Grey. Sirius, un jour, je te le promets, nous aurons aussi le notre… »
Surprit et ravit, il se retourna vers elle et l'embrassa langoureusement alors que Remus arriva accompagné de James et Peter sous leurs sourires goguenards. Prong réalisa alors qu'Harry avait dû tout voir de la scène et commença à se scandaliser de ce qu'ils pouvaient montrer à son enfant sous les rires de Lupin, Pettigrow, Black et Grey. Durant quelques instants, ils replongèrent dans l'innocence, oubliant la guerre, oubliant les morts, oubliant tout…
•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•
Novembre 1980.
Sirius revenait tout juste d'une réunion de l'Ordre du Phénix et comme à chaque fois qu'il rentrait chez eux, Fauve n'était pas encore arrivée. En colère, furieux de ce que cette réunion avait pu révéler ; un traître parmi eux, au sein de l'Ordre, il frappa violemment son pied dans une chaise qui voltigea et se brisa un peu plus loin.
Comment était-ce possible ?
Qui cela pouvait-il être ? Qui ?
Et puis, Peter avait parlé, infiltrant des pensées malsaines en lui et James, en leur faisant remarquer les absences répétées de Remus, son manque d'investissement au sein de l'Ordre. Leur rappelant que les loups-garous étaient appelés et rassemblés par Voldemort, que peut-être Remus y avait cédé, par peur, par lâcheté, par abandon…
Était-ce possible ? James l'avait réfuté d'emblée, grondant Peter pour ce manque de tact et de confiance envers Remus. Cependant Sirius doutait, il n'était pas comme James à se bercer d'illusions, non, il avait déjà vu trop de blessés, trop de morts et savoir que tout cela était à cause de l'un des leurs, les ayant honteusement trahis, le mettait dans une rage pas possible.
Oui tout cela le mettait en rogne parce que si Peter disait vrai, il n'avait rien vu venir…
Au même moment, il entendit alors la porte de leur maison s'ouvrir et vit Fauve rentrer, déposant son manteau dans l'entrer. Sans préambule, il s'avança vers elle et lui lança d'un air mécontent
« Où étais-tu ? C'est à cette heure-là que tu rentres ! »
Fauve recula quelque peu surprise par cette agression soudaine de sa part. Oui, il était vrai que ces derniers temps, elle rentrait très tard chez eux, et pour cause, Albus Dumbledore l'avait assigné à une mission bien précise. Une mission qui lui demandait de la discrétion, de la prudence et beaucoup de mensonges de sa part. Peut-être trop au goût de Sirius ?
« Que se passe-t-il ? l'interrogea-t-elle calmement en rentrant dans le salon.
- Tu me demandes ce qu'il se passe ? s'indigna Sirius agacé en la foudroyant du regard. Il se passe que tu rentres à n'importe quelle heure sans me dire où, comment et pourquoi ! Il se passe que nous revenons d'une réunion de l'Ordre et lors de cette même réunion on nous informe qu'un traître circule parmi-nous ! Ce même traître à qui nous devons la perte de nombreux membres de l'Ordre ou bien encore le fait que James et Lily ait dû affronter une troisième fois Voldemort ! s'écria Sirius à bout de nerf. »
Fauve se retourna alors vivement vers Sirius, face à ses paroles accusatrices et libératrices pour lui. Elle déglutit passablement face à l'information que venait lui dire son amant ; celle que Lily et James avaient dû affronter pour la troisième fois consécutive le mage noir.
Non, impossible, cela ne se pouvait pas.
Pas eux.
Elle serra les poings de colère et de tristesse.
« Qui est le traître ? Osa-t-elle prononcer en plongeant son regard dans celui de Sirius.
- Je ne sais pas, peut-être aurais-tu une idée de génie à nous proposer ? émit-il d'un air sarcastique et dédaigneux. Peter nous a proposé Remus, après tout, il est vrai que ces derniers temps nous le voyons de moins en moins, et…
- Remus ne ferait jamais une telle chose ! s'écria Fauve indignée et furibonde.
- Qu'en sais-tu ? Tu es plus souvent absente que présente ces derniers temps ! lui claqua-t-il sèchement. Qu'est-ce que tu peux en savoir si c'est Remus où pas le traître ! C'est un loup-garou et Voldemort les recrute massivement !
- C'est ton ami ! répliqua Grey la gorge serrée. Il est notre meilleur ami ! Vous le connaissez depuis son plus jeune âge ! Ces accusations sans fondement sont tout simplement horribles !
- Il y a eu des morts ! rétorqua Sirius furieux.
- Remus n'est pas un traître ! Il vous est fidèle et ce jusqu'au bout !
- Encore une fois, je renouvelle ma question, qu'est-ce que tu… »
Sirius s'arrêta alors subitement, semblant avoir une illumination et soudainement son visage se crispa violemment alors qu'il serra ses poings. La mâchoire serrée, il gronda :
« Tu étais avec lui !
- Que, quoi ?! prononça Fauve outrée.
- Tu étais avec Remus, tout ce temps passé, sans moi, bien entendu, qu'est-ce que j'ai pu être bête ! cracha Black en renversant une console avec son vase qui se fracassa en mille morceaux comme tout autour d'eux ; leurs projets, leur amitié indéfectible, leur couple, leur amour qui s'usait par la guerre.
- BIEN SUR QUE NON ! hurla-t-elle indignée en avançant vers lui pour se faire repousser. Comment peux-tu dire une telle chose Sirius ? lui demanda-t-elle la voix enrouée. Es-tu en train de me dire que tu préfères faire confiance à Peter, plutôt qu'en Remus et moi ? Qu'est-ce qu'il a bien pu te dire pour te retourner ainsi contre nous ? »
Sirius regarda longuement sa compagne, réfléchissant à ces propos. Elle avait raison, après tout, même James ne croyait pas en Peter. Alors pourquoi accordait-il autant de crédit en lui ? Peut-être parce qu'il le trouvait si innocent, si inoffensif…
« Sirius, murmura Fauve en déposant sa main sur son visage, les yeux remplit de larmes. Je t'aime, n'en doute jamais, confia-t-elle dans un chuchotement douloureux. Remus est mon ami, mon premier et véritable ami, je te l'ai déjà dit, je crois en vous deux plus que quiconque, Remus ne ferait jamais une telle chose, le simple fait d'être un loup-garou l'horrifie, le simple fait de vous faire du mal l'angoisse, pense-y Sirius… »
Le concerné finit alors par hocher la tête, se laissant caresser par la tendre main de sa conjointe, murmurant un inaudible « pardon, excuse-moi » contre ses lèvres. Ils s'embrassèrent à en perdre haleine, comme pour tenter de se retrouver, Fauve lui souffla alors à son tour :
« Méfie-toi des apparences Sirius, elles sont souvent trompeuses, méfie-toi… »
Seulement, il n'accorda aucune importance aux paroles de Grey, trop concentré à vouloir la faire sienne pour se rassurer qu'elle lui appartenait encore et toujours…
•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•
Décembre 1980.
Dumbledore venait d'arriver chez les Potter après que Severus soit venu le voir pour le supplier de les protéger. En effet, Voldemort comptait les prendre en chasse. La prophétie, lui avait été révélée partiellement par Severus en personne alors que celui-ci avait écouté et entendu l'entretien qu'il avait eu avec Sybille.
Les choses commençaient à prendre une tournure dramatique et surtout impossible à contrôler. Il vit alors Lily arriver avec le jeune Harry sans ses bras, le petit garçon essayant d'attraper un vif d'or qui virevoltait autour de lui, sans doute celui de son père. Un sourire naquit sur ses lèvres devant tant d'innocence dont il refusait de voir s'envoler.
« Professeur, salua la jeune Potter en prenant place sur le canapé aux côtés de son mari inquiet.
- Je vais être bref, dévoila Dumbledore. Vous devez vous trouver un gardien secret, le plus vite possible, leur annonça-t-il sans détour en surprenant les Potter.
- Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe Albus ? s'enquit James en serrant la main de Lily dans la sienne tandis qu'Harry marchait à quatre pattes autour de la table du salon.
- Une prophétie a été réalisée en septembre dernier, répondit le directeur de Poudlard. Une prophétie que l'un des partisans de Voldemort a entendu, à moitié, et répété à son maître, commença à expliquer le sorcier en s'attirant toute l'attention du couple.
- Une prophétie ? Comme dans les cours de divination, ce n'est que pure foutaise, souffla Lily paniquée. C'est…
- Lily, peu importe, la coupa Dumbledore en plongeant ses yeux dans les siens. Il se trouve que Lord Voldemort y a cru et qu'il compte se mettre à votre poursuite, l'informa-t-il. »
La suite ne fut qu'un vaste rêve ou cauchemar pour Lily qui n'arrivait pas à comprendre comment l'on pouvait prendre au sérieux une prophétie. Comment pouvait-on décider ainsi de la vie ou de la mort d'un enfant juste parce qu'ils l'avaient combattu par trois fois ? D'autant plus, qu'ils n'étaient pas les seuls, les Londubat aussi l'avaient combattu de nombreuses fois !
Pourquoi eux ? Pourquoi ?
« Nous allons en parler ce soir à Sirius, nous ferons de lui notre gardien secret, décida James en croisant le regard anxieux de sa femme qui approuva aussitôt.
- Bien, parfait et parler de cette prophétie à un minimum de personne, conseilla prudemment Albus en se relevant pour rejoindre la cheminée de leur salon. Moins de monde sera au courant et mieux se sera, une personne veille en ce moment même sur la prophétie en question, j'ai confiance en elle, assure-t-il en s'engouffrant dans la cheminée.
- Professeur, l'interpella soudainement Lily en ayant reprit Harry dans ses bras. Qui, qui vous a prévenu que nous courrions un grave danger ?
- Quelqu'un qui était très proche de Voldemort, quelqu'un qui l'était aussi de vous, quelqu'un qui a su enfin faire le bon choix, révéla Dumbledore avant de disparaître dans les flammes vertes. »
Lily resta quelques minutes interdite avant de réaliser et de comprendre les paroles du vieux sorcier. Une seule personne vint s'intercaler dans son esprit en ébullition, une seule personne correspondait à la description et c'était :
« Severus, souffla Lily les yeux brillants de larmes. »
•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•
30 Mars 1981.
Il était tard, tout était calme au ministère, refermant une lourde porte noire derrière elle, Fauve soupira profondément, fatiguée de sa journée et surtout n'ayant qu'une seule hâte rejoindre Sirius, les Potter et Remus pour fêter l'anniversaire de James.
Alors qu'elle se retourna, elle tomba nez à nez avec Augustus Rookwood, un de ses collègues, cependant, que faisait-il ici à cette heure de la soirée ? Tout le monde était déjà partit et c'était censé être elle, la dernière.
« Augustus, je suis surprise de te voir ici, lui fît-elle remarquer.
- Oh, j'ai pris du retard sur l'un de mes projets, alors je suis resté un peu tardivement, mentit-il avec un sourire charmeur qui fit frissonner Fauve de la tête aux pieds.
- Oui bien sûr, je vais te laisser et te souhaiter une bonne soirée, dit-elle en s'apprêtant à partir.
- Et toi, sur quoi travailles-tu en ce moment-même ? lui demanda-t-il en la faisant s'arrêter dans sa marche. »
Il était convenu que normalement ce genre de questions étaient proscrites dans leur métier, chacun d'entre eux ne devaient pas révéler sur quoi ils travaillaient. En effet, par mesure de sécurité, à chaque projet, seuls deux personnes étaient dans le secret ; leur supérieur hiérarchique et eux-mêmes. Pourquoi lui faisait-il cette demande ? Elle se retourna lentement vers lui et lui répondit tout naturellement :
« Je te retourne la question Augustus, aux dernières nouvelles, il me semble que notre supérieur hiérarchique n'ait toujours pas eu l'occasion de te confier un nouveau projet, alors, que fais-tu ici ? »
Elle le vit perdre son petit sourire mielleux pour que son visage ne laisse place qu'à de l'étonnement et une certaine irritation. Elle l'avait taclé à son propre petit jeu, cette sale petite garce ! Les autres avaient été plus faciles à manipuler surtout grâce au sortilège « Impero ». Un véritable jeu d'enfant de leur faire faire et dire ce qu'il désirait. Le maître voulait savoir et connaître le contenu entier de cette prophétie et la seule étant en capacité de l'aider ; c'était elle.
« Ce genre d'effronterie pourrait te coûter la vie chère Grey, peut-être pouvais-tu te permettre de le faire quand tu te trouvais à Poudlard, mais ici, tu n'es en sécurité nulle part et surtout pas aux bras d'un traître à son sang, sous entendit Rookwood avec un sourire sournois.
- Laisse Sirius en dehors de cela, prévint dangereusement Fauve en sortant sa baguette.
- Oh, mais c'est qu'elle sortirait presque les crocs la petite lionne, la nargua-t-il en sortant dès à présent la sienne.
- Je préfère être une lionne plutôt qu'un chien rampant la queue entre les jambes vers son maître, siffla-t-elle, le regard assassin.
- Espèce de…
- Hum, hum, que se passe-t-il ici ? les interpella Barty Croupton en regardant alternativement Grey et Rookwood.
- Absolument rien, Mr Croupton, un léger différent, répondit la jeune femme en rangeant sa baguette.
- Parfait, il y a bien suffisamment de discorde en ce moment pour en ajouter, rentrez donc chez vous, conseilla-t-il sous les hochements de têtes respectifs de Fauve et Augustus. »
Chacun d'eux partirent de leurs côtés, mais ce n'était que partie remise, Fauve le savait et elle allait devoir en informer Albus. Les événements commençaient à dégénérer…
•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•
Juin 1981.
Sirius tournait en rond comme un lion en cage ou comme un chien fou, cela faisait deux jours, deux jours qu'elle n'était pas rentrée à la maison. Ce n'était pas dans ses habitudes, il s'était rendu au ministère pour essayer de voir si elle était à son travail mais au standard, on lui avait révélé que personne ne l'avait pas revu depuis deux jours.
Deux jours.
Où était-elle ? Que faisait-elle ? Pourquoi n'avait-elle pas essayé de le contacter ? Il n'y avait rien, pas un mot, pas une lettre, ses affaires encore présentes à la maison. Elle avait disparu, du jour au lendemain, sans prévenir.
Pourquoi ?
Il avait alors envoyé un Patronus à Remus dans l'espoir que celui-ci lui vienne en aide et lui apporte une réponse. Il ne savait plus quoi faire et vers qui se tourner. Il avait peur, peur qu'elle l'ait abandonné. Elle lui avait fait tant de cachotteries ces derniers temps qu'il avait la sensation de ne plus la connaître.
Rageusement, il se versa un nouveau verre d'alcool de Whisky pur feu, l'avalant d'une seule traite comme pour se redonner des forces ou noyer son chagrin et ses pensées les plus folles dans l'ivresse du moment.
Il allait devenir fou, entre Lily et James menacés par Voldemort et la disparition subite de Fauve, il n'allait pas tenir longtemps moralement.
Il avait besoin d'eux, il avait besoin d'elle.
Il entendit alors la cheminée du salon s'activer et faire apparaître Remus qui vint le rejoindre rapidement, le visage amaigrit et particulièrement soucieux tandis que ses vêtements n'avaient jamais été aussi rapiécés.
« Où est-elle Sirius ?
- Je ne sais pas, je ne sais pas Remus, cela fait deux jours que je la cherche sans arrêt, sans relâche, je ne trouve rien, rien d'elle ! s'énerva-t-il par l'angoisse qui montait en lui. Au ministère, il me dise ne pas l'avoir vu depuis ces deux derniers jours, commenta Padfoot désespéré. J'ai déclaré sa disparition au service des Aurors, auprès de James, mais il y a tant de gens disparus, tant d'enquêtes, que je ne crains qu'ils n'aient pas le temps de s'en occuper, ajouta le concerné le regard perdu. »
Lupin détourna la tête vers le cadre photo qui trônait sur la console non loin de lui, une photo animée qui montrait Fauve et Sirius en train de tourner dans la neige. Il déglutit passablement, sentant son cœur tambouriner comme jamais dans sa cage thoracique. Que lui était-il arrivé ?
La dernière fois qu'il l'avait vu, ça remontait à une semaine, elle lui avait alors expliqué les relances hargneuses d'Augustus Rookwood à son travail et sur ce qu'elle y faisait. Elle paraissait exténuée et inquiète. Elle avait cherché réconfort auprès de lui, ne pouvant en parler à Sirius qui ne savait rien de son véritable métier actuel, encore moins James, Lily et Peter.
Il était le seul dans la confidence.
Le seul à pouvoir la chercher et la retrouver.
Le seul, sur qui elle pouvait compter, à jamais.
« Remus, t'a-t-elle dit quelque chose ? Est-ce qu'elle, qu'elle t'a parlé de nous ? De moi ? S'inquiéta Sirius anxieux.
- De votre couple ? répéta Lupin ahurit, quelque peu perdu. Non, non, bien sûr que non pourquoi l'aurait-elle fait Sirius ? Quel besoin ? Je ne comprends pas… »
Moony s'arrêta de parler, cherchant quelque chose dans le regard de Sirius, un regard emplit d'une culpabilité naissante. Qu'est-ce qui s'était passé ? Qu'avait-il fait pour qu'il vienne à parler de leur couple ? Il pensait que tout aller bien entre eux, Fauve ne lui avait pas parlé de quoi ce soit.
Il vit son ami Padfoot qui paraissait embarrassé et pour cause, Black venait de se rendre compte qu'il s'était en quelque sorte vendu, qu'il en avait trop dit ou pas assez. Comment lui dire ? Comment lui dire qu'il avait accusé Fauve de tromperie avec Remus en personne ? Comment lui avouer qu'il doutait de lui et de sa loyauté envers eux ? Comment ?
« Sirius, souffla Remus d'une voix plus où moins ferme en lui maintenant les épaules pour le raisonner. Si quelque chose s'est produit, tu dois m'en parler, je…
- J'ai merdé Remus, Fauve revenait tard le soir, de plus en plus souvent et je me suis mis à douter, dévoila t-il en omettant quelques détails de leur confrontation. Je, je l'ai accusé de me tromper et…
- Tu as quoi ? s'indigna Remus en le lâchant, les traits crispés. Tu l'as accusé de te tromper ? Mais tu es complètement malade Sirius ! s'énerva Lupin fou de rage. Te rends-tu compte de tes propos ? Merde ! jura le loup-garou en jetant une chaise rien qu'avec sa main droite. Toi et ton impulsivité ! Tu mériterais que je te cogne rien que pour avoir osé penser une telle chose ! ELLE T'AIME A EN MOURIR ! lui cracha-t-il hors de lui. »
Remus observa l'air accablé de Sirius qui baissa aussitôt la tête tout en passant une main fébrile dans ses longs cheveux.
On appelait cela le revers de l'amour.
Sirius aimait trop jusqu'à en devenir possessif et jaloux. Il avait agit comme un enfant en manque d'amour et d'affection. Les blessures infligées par sa famille étaient indélébiles au point d'impacter leur couple. Au point qu'il avait manqué de confiance en Fauve.
Il avait agit de la même façon lors de leurs premières années à Poudlard avec lui quand Fauve était devenue son amie. Remus avait cru que le problème avait été résolu, mais cela avait été un doux rêve. Qu'est-ce qu'elle avait bien pu ressentir en étant attaqué de trahison par celui qu'elle aimait ? Elle ne lui avait rien dit lors de leur dernière rencontre. Absolument rien.
Pourquoi ?
De quoi voulait-elle le protéger ? Parce qu'il commençait à la connaître, Fauve se taisait uniquement dans le but de protéger ceux qu'elle aimait. Elle ne voulait pas être un sujet de discorde, non, parce qu'elle avait déjà vécu cela avec sa propre famille et qu'elle voulait l'éviter à nouveau.
Devait-il dire à Sirius le secret que lui cachait Fauve ? Devait-il le faire ? Non, hors de question, c'était à elle de lui révéler, s'il le faisait à sa place, Sirius serait encore capable de croire qu'elle l'avait volontairement mis de côté. Dans l'état actuel des choses, Padfoot ne comprendrait pas les raisons de Fauve et serait capable de commettre une bêtise monumentale.
Elle lui avait fait promettre de ne rien dire à personne.
Il tiendrait sa promesse.
Lupin inspira profondément, cherchant à calmer les battements de son cœur puis prononça à l'encontre de son meilleur ami :
« Nous devrions en informer le professeur Dumbledore, et en attendant, nous continuons nos recherches, déclara Remus en ayant l'approbation de Sirius totalement abattu. »
•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•
Octobre 1981.
Quatre mois, quatre mois qu'elle avait disparu. Quatre mois qu'il n'avait pas de nouvelles d'elle et quatre mois que Sirius se morfondait chez lui, se cachant.
Il n'y avait aucune trace d'elle, rien, elle s'était comme évanouie dans les airs. Il ne savait plus quoi penser. Où plutôt si, à ses yeux, elle avait fuit le monde magique et sans doute par son unique faute. Il avait tout gâché, une nouvelle fois, il venait de perdre une personne chère à son cœur.
Il le méritait amplement et Remus avait eu raison de lui hurler dessus ce jour là.
La guerre faisait plus que jamais rage à l'extérieur, Voldemort était à l'apogée de sa puissance et de sa gloire, plus rien ne pouvait l'arrêter. Non plus rien, même pas eux. Les membres de l'Ordre du Phénix était en sous nombre, tant de morts, tant de disparitions.
Fauve.
Il braqua son regard sur une photo du groupe au complet, tous souriant, elle avait été prise juste après leur sortie de Poudlard. Comment en étaient-ils arrivés ? Comment ?
James, Lily et Harry menacés.
Fauve disparue.
Remus de plus en plus absent,
Il n'y avait que Peter, le petit Peter fidèle à lui-même qui réussissait à bien s'en sortir. C'est alors que Sirius posa son verre d'alcool sur la console, réfléchissant. Tôt ou tard, il était évident que Voldemort finirait par se douter qu'il était le gardien secret, peut-être le savait-il déjà à l'heure actuelle ? Et alors, alors se serait la fin pour James et sa famille.
Non, hors de question, il se refusait à les perdre, il avait eu suffisamment de perte. Il savait quoi faire, l'idée était absolument géniale ! Qui viendrait à croire que Peter serait le gardien secret des Potter ? Le faible et naïf petit Peter, d'autant plus qu'avec sa forme de rat, il pouvait facilement se confondre partout.
Il prit sa veste en cuir, sa baguette puis sortit de chez lui en claquant violemment la porte d'entrée. Il allait exposer son idée à ses amis, il était certain de réussir à les convaincre !
•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•
31 Octobre 1981.
Il avait eu un mauvais pressentiment
Pourquoi ?
Il avait repensé aux paroles de Fauve, celles où elle lui avait confié qu'elle accordait toute sa confiance à Remus. Celles où elle lui avait dit que les apparences étaient souvent trompeuses.
Il avait été voir la cachette de Peter ; vide.
Son cœur s'était alors tordu violemment dans cage thoracique, lui coupant le souffle, l'angoisse montant d'un cran en lui. Il avait enfourché sa moto, se dirigeant aussitôt vers la maison de James et Lily.
Et maintenant, il était là, debout, seul, fixant les ruines de la maison.
Il n'entendait plus rien, hormis les rires de James, Lily pendant leur mariage, hormis les pleurs intarissable d'Harry. Ses amis, ses meilleurs amis, morts.
Sa faute.
Il s'était trompé. Il avait cru en Peter, Fauve l'avait averti, Fauve lui avait dit de faire confiance en Remus, de croire en lui, de croire en elle. Il ne l'avait pas fait.
Un sanglot traversa ses lèvres alors qu'il pouvait voir le corps de Lily inerte, cachant la vue de ce spectacle horrifiant à son filleul qui ne cessait de pleurer, inconsolable.
Tout était finit.
Voldemort était mort, mais à quel prix ?
Il n'avait plus rien.
Fauve, Lily, James.
Il sursauta alors à moitié en entendant du bruit derrière lui, il se retourna avec sa baguette en main, prêt à attaquer, quand il reconnut Hagrid le garde chasse de Poudlard. Sirius jeta un regard à Harry qui se blottissait contre lui, et à contre cœur, il lui tendit le petit, déposant un dernier baiser sur le front de celui-ci.
Non, non, rien n'était finit. Il restait Peter ! Ce sale traître ! Il allait le tuer ! Il vengerait la mort de Lily et James ! Il les vengerait, quoi qu'il lui en coûte ! Il allait payer pour l'acte qu'il venait de commettre ; la trahison.
Il pouvait sentir la colère expulser de chaque parcelle de son corps. Serrant fortement sa baguette, le regard dément et déterminé, il s'élança à la poursuite de ce sale rat.
Il le tuerait !
•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•
01 Novembre 1981.
A Poudlard, dans le bureau de Dumbledore, Severus était affalé dans le fauteuil, le visage entre les mains, totalement anéantit par la découverte macabre de la veille au soir.
Sa Lily, sa fleur de Lys, morte.
« Je croyais…que vous alliez…la mettre…en sûreté, prononça Severus désemparé et accablé en observant Dumbledore qui se tenait non loin de la fenêtre.
- Lily et James ont accordé leur confiance à quelqu'un qui ne le méritait pas, tout comme vous, répondit-il en se retournant vers lui. N'espériez vous pas que Lord Voldemort l'épargnerait ? »
Si, il l'avait cru, mais Lily, plus forte, plus courageuse, s'était interposée pour sauver la vie de son enfant. Il n'y avait pas pensé, un seul instant, peut-être parce que lui-même n'avait jamais eu d'affection de sa propre mère ? Qu'il était incapable d'imaginer le ressentit et l'amour d'une mère envers son propre enfant ? Il dut se reprendre à plusieurs fois pour respirer correctement, sentant un poids terrible reposer sur sa poitrine.
« Son fils a survécu, entendit-il dire par Dumbledore. »
Son fils ? Le fils de James Potter ? Et alors ? Cela ne ramènerait pas sa Lily !
« Son fils a survécu, réitéra-t-il. Il a ses yeux, exactement les mêmes. Vous vous souvenez sûrement de la forme et de la couleur des yeux de Lily Evans ?
- ARRÊTEZ ! hurla Rogue. Partie…Morte…
- Serait-ce du remord, Severus ?
- Je voudrais…Je voudrais, moi, être mort…
- Et en quoi cela servirait-il à qui que ce soit ? interrogea Dumbledore avec une froideur extrême. Si vous aimiez Lily Evans, si vous l'aimiez vraiment, la voie qui s'offre à vous est toute tracée.
- Que voulez vous dire ?
- Vous savez comment et pourquoi elle est morte. Faites en sorte que cela n'ait pas été en vain. Aidez-moi à protéger le fils de Lily.
- Il n'a plus besoin de la moindre protection, le seigneur des ténèbres est mort, répliqua Severus la voix étranglée.
- Le seigneur des ténèbres reviendra ! certifia Albus d'une voix ferme. Et le garçon sera à nouveau en péril ! ajouta-t-il. »
Était-cela son destin ? Se retrouver à protéger le fils de Lily et celui de Potter ? La vie n'était pas assez cruelle, il fallait en plus qu'elle le torture un peu plus, un peu plus lentement. Il se souvint alors du corps inerte de Lily alors que son fils pleurait jusqu'à ne plus en finir.
Elle était morte, pour lui.
« Très bien, mais que personne ne sache ! lui intima-t-il en pointant son index vers le directeur. Cela doit rester entre nous ! Je ne peux supporter…Surtout le fils de Potter…Je veux votre parole ! Jurez-le !
- Vous voulez ma parole Severus, que je ne révélerai jamais ce qu'il y a de meilleur en vous ? soupira Albus en baissant les yeux vers le visage féroce et angoissé de Rogue. Si vous insistez…Qu'il en soit ainsi…»
Rogue regarda Dumbledore, approuvant ces propos dans un silence mortifiant. Il n'avait plus rien à perdre maintenant. Lily était morte. Sa vie n'avait plus aucun sens. Tout ce qu'il avait cru faire pour elle, avait été réduit à néant en une nuit. Si seulement, elle n'était jamais sortit avec Potter. Si seulement Black n'avait jamais été leur gardien secret ! Severus finit par détourner les yeux puis s'apprêta à s'en aller, ne pouvant supporter plus longtemps la pitié qui suintait dans le regard de ce vieux fou, sauf qu'avant de partir, il se fit à nouveau interpeller :
« Severus, avez-vous pu la récupérer saine et sauve ? »
L'ancien Serpentard, se retourna vers lui, se retenant de lui hurler dessus qu'il ne pensait à rien d'autre qu'à la suite de cette guerre, les prenant pour de misérables pions. Cependant, avec tout le sang froid qu'il lui restait, il répondit :
« Oui, elle l'ait, sauve, précisa-t-il, je l'ai fait amené à l'infirmerie, elle ne sait rien encore…je vous laisse le plaisir de le faire, siffla dangereusement Severus en partant subitement dans un mouvement de cape, laissant seul Dumbledore dans son bureau, la mine sinistre. »
•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•o•
03 Novembre 1981.
L'enterrement venait de se finir, il avait attendu, là, dans l'ombre d'un arbre, observant la simple cérémonie, comme l'aurait voulu et souhaité Lily. Il y avait eu très peu de monde, et il avait seulement croisé le Professeur Dumbledore, la mine sombre.
Il n'avait pu émettre le moindre mot, ceux-là restant coincés dans le fond de sa gorge.
Ils étaient morts, Lily, James, Peter.
Fauve toujours portée disparue, et peut-être elle-même morte.
Sirius, emprisonné.
Et lui, seul, survivant de tout ce cirque purement macabre.
Les maraudeurs, leur amitié, anéantit. Sirius, le traître.
Comment cela était-ce possible ? Il ne comprenait plus rien, il avait la sensation d'être dans un horrible cauchemar sans fin. Il n'aurait jamais pu imaginer une fin aussi funeste. Il n'aurait jamais pu croire que Sirius dénonce James et Lily.
Non, il avait beau y réfléchir dans tous les sens, cela lui paraissait inconcevable ! Même si la perte de Fauve l'avait énormément chamboulé et perturbé, il n'aurait jamais trahis ses amis.
Jamais, il aurait préféré mourir !
Oui, mais malgré tout, Lily et James étaient devant lui, sous cette pierre tombale
Il tomba alors à genoux, les mains posées face contre terre, les larmes ravageant son visage qui paraissait avoir prit dix années en quelques jours, en quelques heures. Il voulait revenir des années en arrière, retrouver les rires de chacun, l'innocence et l'insouciance de leur adolescence. Il aurait tant donné pour avoir Fauve à ses côtés, pour avoir son soutien, ses paroles apaisantes.
Seulement, même elle, était absente et ce, peut-être à jamais. Il avait eu beau chercher, il n'avait rien retrouvé d'elle. Peut-être que Sirius avait eu raison en disant qu'elle avait finit par fuir le monde des sorciers ? Cependant, au fond de son cœur, quelque part, il n'arrivait pas y croire, elle ne les aurait jamais abandonné.
Non, jamais.
Tout comme Sirius, ne les aurait jamais trahis.
Ces deux là se ressemblaient dans leurs actions et leur façon de penser, ils étaient indissociables. Il devait croire en eux. Il devait forcément y avoir une explication dans la mort de Lily et James, ainsi que celle de Peter dont le corps ne fut pas retrouvé, seul un doigt.
Il devait se raccrocher à quelque chose, continuer de vivre et trouver la vérité.
Oui, la vérité, pour James, Lily, Sirius, Peter, Fauve et surtout Harry.
Sur cette dernière prise de décision, Remus se releva, séchant d'un revers de main ses larmes. D'un mouvement de baguette, il leurs discerna un élégant bouquet de fleur de Lys puis, dans un dernier et ultime regard, s'en alla du cimetière, refermant la porte grinçante derrière lui.
Fermant à jamais la page de cette période troublée et malheureuse.
Le premier chapitre de cette nouvelle et heureuse année 2019 !
La première partie de cette fanfiction est clôturée, voilà la fin de la période des Maraudeurs et de notre petite Fauve. Comme expliquée précédemment, ce chapitre fonctionne à la manière d'une pensine et des souvenirs disséminés, cela va vous donner certaines clés pour les chapitres qui vont suivre tout en vous gardant encore du suspens.
J'ai essayé d'intégrer la présence de Fauve tout en essayant de garder le canon de JKR, et j'espère que cela vous aura plus ? Vous avez pu voir un peu le fil des leurs mensonges, quiproco qui n'ont fait rajouter des doutes et des suspicions...
Cependant, sachez que la suite qui va suivre ne va plus trop respecter l'histoire principale, peu à peu on va s'éloigner du canon d'origine.
Est-ce que Fauve a survécu ? Vous devez vous doutez que oui, sinon pas de suite lol. Comment ? Que lui est-il arrivé ? Pourquoi a t-elle disparue sans laisser de trace ?
Est-ce que Remus va la retrouver ? Si oui, comment ?
La suite au prochain épisode, la dernière et ultime partie, avec un bond en avant de douze années...
Elle devrait arriver rapidement ;)
Lia-Sail.
