Chapitre 24:

Je courrais dans la forêt, vers ma maison adoptive. En arrivant je remarqua que les lumières étaient allumées.

« Et merde! » pensai-je.

J'avais complètement zappé les Cullens, trop concentrée sur l'accouchement d'Emily et sur la venu de mon fils entre deux. Je ralentis ma marcher et arriva sur le Perron de la porte, prête à être massacrer pour avoir quitté la maison sans prévenir qui que ce soit.

Même en rentrant à pas feutré dans une maison de vampire, je fus obligatoirement remarquée et prise sur le fait. Ma sentence allait tomber.

Bella! M'interpelèrent mes deux parents adoptifs, Carlisle et Esmée.

Je pouvais sentir l'inquiétude d'Esmée, ainsi que la colère contenue de Carlisle. J'aurai aimé que Jasper use de son don mais cela aurait été injuste et illégale, puisque je méritais amplement ce remontage de brettelles.

J'étais encore dans l'entrée, la tête baissait, toute honteuse de ma bêtise. Tous les Cullens se trouvaient devant moi et bien sur, le seul à avoir un sourire était Emmett, le grand gamin de la famille qui était toujours d'accord pour faire des bêtises et lui le premier.

Nous avions confiance en toi. Nous sommes partis en te laissant seule pour que tu nous prouves que tu savais gérer, contrôler ta nature vampirique. Je crois avoir surpassé ta contenance. Aujourd'hui, je n'ai pas seulement perdu confiance en toi, mon enfant, mais j'ai aussi perdu la confiance que j'avais en moi, m'expliqua le chef de famille, Carlisle.

Le fait que Carlisle perde confiance en moi m'avait attristé mais ce qui me touchait le plus c'est que à cause de moi, il n'avait plus confiance en ses talents de chef et sûrement de médecin. J'étais responsable de ce drame. Alors que je m'apprêtais à tout leur expliquer, c'est Alice qui prit la parole.

Tu n'es pas le seul fautif, Carlisle. J'aurai dû prévoir que Bella ne serai pas gérer sa soif toute seule …

STOP! Hurlai-je. J'aimerai mettre les choses au clairs et ajouter mon point de vue sur mon petit départ de la villa avant que vous vous imaginiez que j'ai anéantie tout New-York en quelques heures seulement.

Carlisle se dirigea automatiquement vers la salle à manger. Tout le monde le suivit en silence. Un silence pesant, montrant facilement l'état d'esprit dans lequel était ma famille, mes amis. Je m'installa au bout de la table, en face de Carlisle qui avait à côté de lui sa femme qu'il tenait par la femme.

Tout d'abord, je tiens à préciser que je n'ai tué personne, la preuve mes yeux sont encore dorés,précisai-je. Et bien que certain y ont crus, je tiens à signalé que j'ai sauvé deux personnes aujourd'hui, une mère et son fils.

Un ange passa et je décida donc de continuer mon récit.

Leah a appelé alors que vous étiez à votre randonnée. Elle cherchait à joindre Carlisle. Emily était en train d'accoucher, or, vous étiez bien trop loin pour arriver à temps et j'ai suivis un conseil que l'on m'avait donné sur ma capacité à me contenir face à du sang, ajoutai-je en regardant Edward. Je me sentais prête. De plus, mon côté médecin avait pris le dessus et je suis donc partis à la réserve. En arrivant, Emily perdait énormément de sang et je dois dire que la tentation était forte mais mon envie de reprendre la médecine l'était encore plus. En me concentrant parfaitement, comme le ferai Carlisle au bloque, j'ai arrêté l'hémorragie et redonnait une femme et un fils en très bonne santé à un loup aux anges.

Pff, même pas drôle, souffla Emmett qui reçut un coup dans l'épaule de la part de sa bien aimée.

Nous rigolâmes tous de cette échange, la tension était enfin retomber. Esmée était venu me prendre dans ses bras, tout en me félicitant et s'excusant d'avoir douté de moi. Je lui dis que j'aurai eu la même réaction si un vampire tout jeune était partis sans rien dire. J'avais encore quelques détails à dire mais je voulais les dire à une personne en privée et qui serai heureux de percer, enfin, le mystère qui m'entourer.

Bella! M'interpela Edward alors que je commençais à partir. J'aurai besoin de te parler.

Euh.. Oui... D'accord mais pas maintenant il faut d'abord que je parle en privée avec Carlisle. Je te rejoins dehors juste après, ça te va?

Bien sur!

Carlisle m'avait probablement entendu et il m'attendait patiemment en haut des escaliers. Je le rejoignis avec un sourire fier mais à la fois angoissé par les révélations que j'avais à lui faire. Il m'emmena jusqu'à son bureau et me proposa de m'asseoir sur le siège juste en face du sien. Il me demanda calmement pourquoi je souhaitais lui parler. Je respira un bon coup, même si cela m'étais inutile et commença à lui expliquer plus en détail l'accouchement d'Emily. Je savais qu'il comprendrait parfaitement mes termes techniques et n'hésita pas à lui dire ce que j'avais fait à tel moment et comment j'avais réagit.

Tu as fait preuve d'une grande initiative en replongeant l'enfant dans un milieu liquide. Tu pourrais en faire un travail beaucoup plus approfondis pour que la science s'améliore, m'avoua-t-il fier de ma prestation. Mais je pressens que tes explications ne vont pas s'arrêter là. Je ne me trompe pas, n'est ce pas?

En effet. Après avoir donné son fils à Sam, je suis partis le plus vite voir Emily. En arrivant Seth était déjà en train de lui faire un massage cardiaque. J'ai tout de suite commencé à soigné l'hémorragie, espérant pouvoir la sauver mais Emily est morte pendant que je la soignais.

Bella, ne m'as tu pas dit qu'elle était en vie tout à l'heure. M'avoua-t-il un peu perdu par ma révélation.

Elle l'est Carlisle. Voilà pourquoi je voulais te parler. J'ai perdu le contrôle. Mon chagrin était trop grand et je m'acharnais en lui faisant un massage cardiaque. Seth m'a fait sortir de la pièce et quand il a annoncé la triste nouvelle à Sam, j'ai su que je ne pouvais pas la laissé partir comme ça. Je suis donc de nouveau rentrée dans le pièce et j'ai sauté sur Emily. Une force a jaillit de moi et est rentrée en Emily lui redonnant vie.

Peux-tu me décrire cette force? Me demanda-t-il.

En fait, je dirai plus que c'est une énergie qu'une force. Je pense avoir transmit mon énergie vitale à Emily. Après qu'elle soit revenu parmi nous, mon cœur s'est remis à battre. Je ne l'explique pas et j'espère que tu pourras m'éclairer sur ce mystère. Comme tu peux le voir, je suis toujours vampire. Le venin a pris le dessus sur mes battements de cœur et je me suis de nouveau transformé.

En effet, c'est très mystérieux. Bella j'aimerai te poser une question?

Poser là Carlisle, j'essayerai de te répondre si j'ai la réponse.

As-tu souffert?

Autant que pour la première fois. Affirmai-je

D'accord, maintenant cela va te paraître bizarre mais est ce que tu as quelque chose à me dire sur ton état de santé pendant ta première transformation.

Carlisle avait raison quelque chose avait changé depuis ma première transformation. J'étais toujours silencieuse et mon interlocuteur me fixait toujours attendant une réponse. Je souffla et lui répondit, je devais lui avouer même si cela me fendait encore d'en parler.

En effet, il a bien quelque chose que je vous ai caché, avouai-je honteuse. J'étais enceinte d'un mois quand je me suis faite attaquée.

Bella, tu n'avais pas à garder tous ça pour toi. En attendant mon hypothèse tient la route et cela me désole un peu, m'avoua-t-il tristement

Quelle est cette hypothèse?

Si cela s'avère vrai, je pense que tu n'es pas totalement transformée en vampire, il y a quelque différence entre toi et nous. Le fait est que tu étais enceinte et pas de n'importe qui, d'un loup et tu nous as bien dit que les loups mutaient en présence de vampire. Alors je pense que ton enfant à muter et c'est protéger du vampire. L'énergie qui provient de toi, tu le puises dans celle de ton enfant, voilà mon hypothèse Bella.

J'étais sous le choc. En utilisant cette énergie, je tuais à petit feu mon enfant. Tout un tas de questions me trotter dans la tête. Je ne voulais pas dire à Carlisle que j'avais vu l'esprit, l'énergie vitale de mon fils quand j'avais libéré sa propre énergie pour sauver Emily. Pourtant dieu sait que j'aurai du le faire, mais je n'en avais pas le cœur. Je me leva lentement, trop lentement à mon goût et laissa Carlisle seul dans son bureau. Je murmura un j'ai besoin d'air frais pour encaisser. Carlisle ne me suivi pas mais je pus ressentir son chagrin en quittant la pièce. Il était vraiment un bon père.

J'étais dans le jardin depuis quinze minutes, je regardai le ciel et les oiseaux. Un monde pourtant si beau mais avec énormément de souffrance. Soudain deux bras vinrent m'entourer par la taille et une tête se posa sur mon épaule droite. Le souffle de mon inconnu était calme et son odeur était enivrante, une odeur que je connaissais parfaitement pour la côtoyer tout les jours.

A quoi penses-tu ma Bella? Me demanda-t-il de sa voix douce et chaleureuse.

Je pense à trop de chose. Si je n'avais pas été vampire mon cerveau aurait sûrement déjà explosé. Lui dis-je essayant de sourire à mon humour.

Arrête de penser, ça me rend triste.

Désolé Edward, j'avais oublié que tu ne pouvais pas lire dans mes pensées. Le grand mystère du siècle, dis-je en haussant les épaules.

Non, il y a un autre mystère à résoudre maintenant.

Ah bon lequel? Demandai-je surprise.

Je t'avais dis qu'il fallait que je te parle, alors je vais le faire maintenant et peut-être te sentiras-tu un peu plus décontractée. En fait, je peux entendre tes pensées, Bella. Je m'en suis rendu compte pendant que tu parlais dans la salle à manger.

Je ne bougea pas de son étreinte et continuais à fixer l'horizon. Je souris à sa révélation mais le chagrin me submergea en sachant qu'il savait à présent que j'avais un fils et que celui-ci mourrait très certainement par ma faute. Je sentis un filet mince dégouliner de mon œil à ma bouche. Edward passa un doigt dessus,c'était une larme. Je pleurai, encore!

On va marcher. Cela te fera du bien. Me murmura-t-il à l'oreille.

Il me prit la main et m'emmena vers la forêt. Nous marchâmes en silence pendant de longue minute, je savais qu'Edward attendait patiemment que je commence à parler. Le contact de nos mains me réchauffer un peu mon cœur mort. Il était encore là pour moi alors que je lui avais brisé le sien.

Edward, pourquoi fais-tu tous ça pour moi? Lui demandai-je

Tu le mérites simplement.

Merci d'être là pour moi, lui dis-je avant de verser de nouvelles larmes.

Était-ce réellement mes larmes à moi, ou celles de mon fils? Personne ne serait le dire. La seule que je sais c'était qu'Edward m'avait ramener à lui et me tenait maintenant fermement dans ses bras attendant que je me calme. Il me susurra des mots réconfortant.

En attendant moi j'aimerai bien voir ce fils qui te fait déjà des misères avant même d'être né.

A cette remarque, j'explosai de rire. Cela faisait du bien. Edward essuya mes larmes et je commença à me confier à lui. Je lui confiai mon sentiment sur le fait que je me sente fautif si mon fils mourrait. J'avais déjà eu l'impression de l'avoir perdu une fois, je savais maintenant que le perdre une seconde fois me serait fatale.

Bella, tu ne le perdras pas. M'affirma-t-il avec une tel conviction que j'en perdis pieds.

Comment peux-tu le savoir?

Je pense que c'est grâce à ce petit-bonhomme que je peux entendre tes pensées et sûrement les siennes car quelques fois tout deviens confus dans ta tête, m'avoua-t-il en me souriant.

Edward, mon fils je l'ai vu! Lui expliquai-je en lui rendant son sourire.

Edward ne répondit pas et me laissa lui raconter l'histoire. Je ne sais pas pourquoi mais je sentais que je faisais bien de me confier à mon première amour, celui qui avait brisé mon cœur en milles morceaux mais qui pouvait aussi le faire rebattre facilement grâce à son unique présence. Depuis que nous avions rompus Edward ne m'avait pas autant adressé la parole. Je sentais qu'une amitié durable allait commencer entre nous, dans mon malheur un petite lumière naissait.

Tu es vraiment une femme incroyable Bella! Si tu veux me parler, tu sais où me trouver et tu sais quoi faire! Je serai toujours là pour toi maintenant. Désolé d'avoir était si long pour comprendre que tu avais besoin de moi.

Ne t'inquiète pas je commence à avoir l'habitude, le taquinai-je.

Je me mis à rigoler comme une cinglé et lui donna un coup de rein. J'entendis Edward me dire que j'allais payer et partis en courant vers la villa. C'est donc un Edward me chatouillant pour se venger et moi en train de mourir pour la énième fois en rigolant à bout de souffle. Seulement cette fois je ne me plaignais pas de ma mort.