Bonjour salut bonsoir.
Et voici, le premier chapitre de la deuxième partie. Avant tout chose, un petit résumé de la time line :
T : Septembre 2013, arrivée des Sasaki à l'académie
T + 7 mois : Mars 2014, retour de Yuna en France
T + 1 an et 8 mois : Avril 2015, entrée au lycée de Naruto et Compagnie
T + 2 ans et 7 mois : Mars 2016, chapitre précédent
T + 2 ans et 8 mois : Avril 2016, chapitre ci-dessous.
Voilà, bonne lecture !
EDIT 09/10/18 : Quelques modifications loin d'être mineures, surtout en fin de chapitre. Et ajout d'un tout petit paragraphe en fin de chapitre. Hu hu hu (avec le temps vous avez quand même bien dû comprendre ce que voulais dire ce petit ricanement non ?).
Assis sur un banc, Shikamaru étouffa un bâillement. Et jeta un regard en coin à Gaara. Leur petit groupe s'était rassemblé pour échanger des nouvelles en ce retour de vacances. En cette matinée d'avril éclairée d'un timide soleil, il se comportait bizarrement. Il ne cessait de regarder ses mails et d'observer Naruto. Il cachait quelque chose, Shikamaru en était plus que certain. Mais quoi ? Shikamaru bailla franchement... Si ça se trouve, Gaara voulait se déclarer à Naruto. Ouais, nan... Quoique. C'était pas complètement idiot. Gaara n'avait jamais montré une attirance prononcée pour les filles. Ni pour les garçons d'ailleurs. Peut-être était-il asexuel ? Shikamaru bailla de nouveau. Pourquoi est-ce qu'il réfléchissait à ce genre de trucs ? C'était bien trop galère. Et bien trop personnel.
- Shikamaru, tu viens ? Lui demanda Ino.
Dans un mouvement plein d'inertie, le brun se leva et suivit Ino et Choji jusqu'à leur salle de classe. Sa vie était tellement compliqué depuis qu'Asuma et Kurenaï étaient ensemble. Les deux le poussaient dans ses retranchements de flemmardise. Et ces deux là avaient le culot de lui demander d'être garçon d'honneur avec Naruto Uzumaki bis à leur mariage. Bon, Shikamaru avait accepté. Mais il n'avait pas eu le choix. Ses parents aussi étaient invités au mariage. Et Asuma leur avait parlé de cette proposition. Et en plus, impossible de faire plier sa mère à travers son père. En bref, depuis maintenant deux ans, Shikamaru était obligé de travailler, et ça le faisait grave chier.
Floraison
Le nez en l'air, Kankuro marchait dans Konoha. Il ne pensait pas revenir ici aussi vite. Il n'avait même pas encore effectué sa rentrée à Kumo ! Une histoire de documents à compléter qu'on lui avait dit. À peine posa-t-il un pied dans la cour que les ennuis commencèrent.
- Vous êtes en retard, gronda Ibiki. J'espère que vous avez une bonne excuse.
Kanuro frissonna et pris son courage à deux mains :
- Vous devez-vous tromper Ibiki-san. Je ne suis plus élève ici.
Le jeune étudiant entendit Ibiki grincer des dents.
- Bonne journée Ibiki-san.
Et le Sabaku no partit. Il ne s'attendait pas à des excuses de toute façon. Ibiki ne s'excusait jamais. Une fois parvenu à l'administration, Kankuro compléta rapidement les deux feuilles manquantes à son dossier. Heureusement qu'il ne commençait que le lendemain. Il refusait de louper des cours juste pour compléter quelques documents destinés à augmenter le mille-feuille administratif responsable de la déforestation mondiale. Il salua les membres de l'administration et rebroussa chemin. C'était à son tour de faire des courses. S'il ne le faisait pas, Temari le tuerait. Une personne sortit alors du bureau des surveillants. Kankuro en resta cloué sur place.
- Bonjour Kankuro-sempai, lui lança l'élève.
- Bonjour...
La suite de la phrase resta coincée dans la gorge du jeune homme. Et quand il reprit ses esprits, son interlocuteur était déjà loin. Fébrile, il prit son téléphone et fit défiler ses contacts. Il y eu deux sonneries. Puis...
- Qu'est-ce qu'y a Kankuro ? Je t'ai dis que j'étais occupée non ? Râla Temari à l'autre bout du fil.
- Temari, c'est...
- Quoi ?
- Yuna, elle est de retour.
Floraison
Kiba était mort. Ou il n'allait pas tarder à l'être. Mais qu'elle idée aussi d'arriver en retard le jour de la rentrée. Et Ibiki qui guettait à l'intérieur. Il n'allait jamais réussir à rentrer sans se faire chopper. Puis, grâce à l'intervention fortuite de Kankuro, Kiba réussit à se faufiler dans l'établissement. Il longea les murs jusqu'à entrer dans le bâtiment de cours. Plus qu'à se cacher dans les toilettes jusqu'à la pause. Plutôt content de lui, Kiba relâcha sa vigilance, et faillit heurter quelqu'un qui arrivait en sens inverse. À se demander comment il pouvait faire ça, alors qu'il n'y avait qu'eux deux dans le couloir.
- Désolé, lança Kiba, je n...
La fin de la phrase se coinça dans sa gorge.
- Salut Kiba. Ça faisait longtemps, non ? Lui répondit Yuna.
- Je...euh... ouais. Tu...enfin, qu'est-ce que tu fais là ?
- Je dois remplir tout un tas de papiers pour finaliser mon inscription en deuxième année de lycée et là, je dois aller voir les surveillants pour recevoir un uniforme.
- Mais... euh...
- J'aurais bien voulu faire tout ça hier, mais il y avait énormément de monde sur la route. La faute aux cerisiers je pense.
- Ouais... Mais, Yuna, tes... enfin...
- Bon, désolée. Je dois te laisser, j'ai beaucoup à faire.
Elle s'en fut. Laissant Kiba achever sa phrase dans un couloir vide.
- Yuna, tes yeux...
Floraison
On toqua à la porte du bureau des surveillants.
- Entrez, lança Iruka sans lever le nez de son document.
- Bonjour Iruka-sensei. J'espère que je ne vous dérange pas.
Iruka leva le nez de son document. Et son sourire se figea, un tout petit peu, mais c'était perceptible.
- Non, pas du tout, Sasaki. Vous désirez ?
- Minato-sama m'a dit de venir vous trouvez pour avoir un uniforme.
- Bien, juste un instant.
Iruka tourna la tête vers un bureau situé non loin du sien.
- Kabuto, c'est bien vous qui étiez chargé de la distribution des uniformes cette année ?
- Oui, mais j'ai déjà rendu la clé de la réserve. La distribution pour les premières années au collège et au lycée a déjà été effectuée.
- C'est bizarre, marmonna Iruka. Elle n'était pas dans le placard des clés lorsque j'y ai jeté un coup d'œil ce matin.
- Vous la cherchiez ? L'interrogea Kabuto.
- Non, c'est en rangeant le double du frigo que j'ai remarqué son absence.
Kabuto acquiesça, et retourna à son travail. Iruka nota mentalement de parler à Minato de cela.
- Vous auriez une idée de qui aurait pu la prendre ? Demanda Iruka.
- Pas vraiment non...
- Je suis désolée, Sasaki, déclara Iruka. La clé à l'air d'avoir disparue, nous allons la chercher. Repassez ce soir. Et pour aujourd'hui, je vais vous faire un mot d'excuse pour vos professeurs, que vous n'ayez pas d'ennuis.
- Merci beaucoup Iruka-sensei.
La jeune fille s'inclina et sortit du bureau. Iruka se laissa tomber sur sa chaise.
- Ses yeux... Ils sont... murmura-t-il.
- Étonnants ? N'est-ce pas, poursuivi Kabuto. Mais on ne remarque pas que cela.
Iruka resta silencieux.
- Et vous pensez que ça va aller ? Demanda Kabuto.
- Je ne sais pas, répliqua Iruka. Après tout, ils sont dans la même classe.
- Et Minato-sama a laissé faire ?
- D'après les bruits qui courent, il n'aurait pas eu le choix.
Iruka jeta un coup d'œil aux alentours et se rapprocha de Kabuto. Il prit un risque calculé à partager ses pensées avec le gris.
- Les ordres seraient venus d'en haut. Souffla le balafré.
Floraison
Kin pensait passer une matinée tranquille. Histoire de réfléchir calmement à la possibilité que ses parents divorcent. Mais bon, tout démarra mal dès qu'Anko entra dans la salle.
- Bon, vous asseyez pas trop vite. Va y avoir du changement. À partir de Satoshi, vous vous décalez tous d'une place.
Quelques murmures résonnèrent dans la salle de classe.
- Tout de suite !
La voix d'Anko claqua comme le tonnerre, et une cacophonie de chaises raclant le sol suivirent. Depuis la nouveau décret du recteur sur l'alphabétisation des places, à chaque fois qu'un nouvel élève arrivait, quasiment tout la classe devait se déplacer. Kin déplaça ses affaires d'une table. Et remarqua la crispation de Sabaku no, assis deux rangs devant elle. La jeune brune haussa les épaules. Même s'il n'était plus aussi instable qu'avant le départ de Yuna, il restait assez peu enclin à socialiser. Une fois les élèves installés et silencieux, Anko commença la leçon. Non sans avoir pesté sur les nouveaux arrivants incapables de respecter les horaires. L'ensemble des élèves copia le cours jusqu'à ce que l'on ne toque à la porte. Un murmure d'excitation parcourut la salle. Le nouvel élève était là.
- Entrez !
La porte coulissa, laissant passer une jeune fille à lunettes en jean. L'arrivée d'un personne sans uniforme retint l'attention de Kin une demi-seconde. La nouvelle allait avoir des problèmes. Mais ce n'était aucunement celui de Kin.
- Où est votre uniforme ?
L'ensemble de la classe frémit au ton d'Anko. Pas la jeune fille.
- La clé de la réserve a été égarée, il a été impossible de m'en fournir un...
Kin n'entendit pas la suite de la phrase. Elle observa, hagarde, Yuna tendre un papier à Anko. Kin se sentit mal. Mais, comment n'avait-elle donc pas put reconnaître Yuna au premier regard. Avidement, la jeune brune détailla son ancienne amie. Elle avait les cheveux courts, ils lui arrivaient tout juste aux épaules. Elle portait désormais des lunettes. Et Kin blêmit quand Yuna se tourna pleinement vers la classe.
- Bonjour à tous. La plupart d'entre vous me connaît déjà pour avoir été mes camarades de classe au collège. Mais pour ceux qui ne me connaissent pas, enchanté de vous rencontrer, mon nom est Sasaki Yuna.
Le regard de Kin tomba presque par défaut sur Gaara. Et sa réaction ne la déçut pas. Figé comme une statue, il regardait Yuna, les yeux écarquillés. Comme s'il contemplait son œuvre. Sans un regard pour personne, Yuna partit s'installer à sa place.
Floraison
Pour la troisième fois du repas, Ren regarda son portable. Et ça exaspéra beaucoup Zetsu. Ce n'était pas souvent que les membres de l'Akatsuki d'Iwa pouvaient déjeuner ensemble. Ren pourrait tout de même être un peu plus présent. La quatrième fois fit craquer Zetsu.
- Ren, si ta sœur ne t'as pas envoyé de message jusque là, c'est que tout va bien !
Kakuzu et Yahiko tournèrent alors la tête vers le métisse. Avec le regard d'un lapin pris dans les phares d'une voiture, Ren eut une grimace dubitative. Le silence persista autour de la table jusqu'à ce qu'il prenne enfin la parole.
- Elle avait dit qu'elle m'enverrait un message à la fin de sa matinée.
- Relax, les profs vont veiller au grain, lui répondit Yahiko. Ils ne peuvent pas se permettre d'avoir un nouvel incident comme il y a deux ans.
Le silence dubitatif de Ren emplit l'espace.
- Et ça m'étonnerait que Sabaku no s'essaye de nouveau à l'agresser, nota Kakuzu. Cette fois, il ne pourra pas plaider la cause accidentelle.
- J'aurais tellement aimé qu'elle reste en France, soupira Ren.
- C'est elle qui a voulu revenir ? S'étonna Zetsu.
Un rire sinistre échappa à Ren.
- Ouais, elle peut être sacrément têtue quand elle veut.
Pensif, Zetsu se dit qu'il y avait anguille sous roche. Il devait y avoir une raison bien particulière pour que Yuna souhaite revenir en un lieu chargé de mauvais souvenirs.
Floraison
- … Et c'est ainsi que s'acheva l'ère Meiji. Pour la prochaine fois, vous me ferez une synthèse à ce sujet.
Jiraya ferma son livre sous les grommellements et acquiescements de ses élèves. Il n'y pouvait rien, les évaluations et les travaux à rendre étaient une part importante de la vie étudiante. Personne ne pouvait y couper. Et même lui n'appréciait pas tant ça. En réalité, Jiraya souhaitait passionner son public plus que lui transmettre son savoir. Il était d'ailleurs un excellent conférencier. Son intervention à Konoha se faisait uniquement sur les cours concernant l'ère Meiji, thème de toutes ses recherches. La plupart des jeunes n'avaient que peu d'intérêt pour la passion, faute au formatage japonais. C'est dans ces moments là que Jiraya appréciait plus que tout ses disciples. Les Uzumaki, tous autant qu'ils étaient, et Minato, Konan, et Yahiko en plus. Des passionnés d'histoire, ils construisaient sur le passé afin de se projeter vers l'avenir. Une agitation particulière dans sa classe retint alors l'attention de Jiraya, le sortant de ses pensées. La revenante s'était approchée de la jeune Tsuchi, et elles discutaient de manière animée. Yuna, les bras croisés, toisait son interlocutrice. Aucune des deux ne dépassait le mètre soixante, ce qui leurs donnaient l'air d'écolières en colère. Et deux rangs devant, Sabaku no était figé comme une statue, bloqué dans son geste de se retourner.
- Je ne comprends vraiment pas pourquoi la situation est si compliquée. À moins que tu me caches des choses, déclarait Sasaki.
- Mais, c'est que... essaya piteusement Kin, je... il n'y a rien à dire.
Sasaki posa son poing gauche sur sa hanche, et de sa main droite, pointa un doigt accusateur sur la Tsuchi.
- S'il n'y avait rien à dire, tu n'aurait pas l'air d'un enfant pris la main dans le sac de bonbon.
Kin baissa les yeux, et Gaara finit par se lever, faisant crisser sa chaise sur le sol. Jiraya vit la jeune Sasaki se tendre.
- Tant pis. J'irais demander à quelqu'un d'autre. Et je saurai le fin mot de l'histoire, déclara Sasaki.
Elle attrapa son sac et sortit de la salle en un éclair. Ignorant superbement le bras que tendait Sabaku no pour l'arrêter. Lui et Kin restèrent un moment figés. Puis, comme des robots, ramassèrent leurs affaires et s'en furent. Jiraya sortit de la salle à leur suite. Le quinquagénaire était aussi amusé qu'intrigué. De la jeune fille un peu naïve qu'avait été Sasaki Yuna, il ne semblait rien rester. À croire que la proie était devenu le chasseur.
Floraison
Choji sentit que les choses allaient mal tourner avant même que la réunion ne commence. Le groupe anti-Orochimaru était rassemblé dans la chambre de Naruto. C'était leur quartier général. L'ambiance était bizarre en cette fin de journée de rentrée. Kiba était d'humeur morose et taciturne, et ni Hinata, ni Shino ne savaient pourquoi. Et Gaara semblait complètement ailleurs. Bon, encore plus que d'habitude s'entend. Naruto débarqua alors dans la chambre, Karui, Samui et Omoï sur les talons.
- Désolé du retard, déclara Omoï, mais je croyais que suite à un souffle trop important de ma part, les forêts d'Aimi avaient été ravagées.
Les deux filles se contentèrent de soupirer et les quatre s'assirent.
- Il est pas au courant qu'il y a eu un glissement de terrain cette nuit ? Glissa Choji à l'oreille de Shikamaru.
Seul un léger ronflement lui répondit.
- Bon, maintenant que tout le monde est là, sortez vos cours, j'ai dit à ma mère qu'on révisait ensemble. Et que quelqu'un réveille Shikamaru, on va avoir besoin de son cerveau.
Sans se faire prier, Ino tira sur une oreille de l'adolescent jusqu'à ce qu'il se réveille.
- T'merde, grommela celui-ci.
Après un moment passé à étaler de façon vraisemblable les feuilles, la réunion commença réellement. Si un adulte était passé par là, jamais il n'aurait crû que les adolescents étaient en train de travailler. Un adulte n'aurait pas manqué de noter qu'ils étaient beaucoup trop nombreux pour être à l'aise dans cette chambre.
- Bon, alors, commença Naruto, j'ai discuté avec mon cousin. Il m'a assuré que Yahiko avait juste voulu me faire une farce. Mais comme il n'arrêtait pas de se recoiffer, je sais qu'il ment. L'Akatsuki veut bel et bien s'en prendre à Orochimaru, sans épargner Sasuke au passage.
- Perso, j'en ai rien à carrer, intervint Karui.
- On ne peut pas laisser faire ça, la contra Sakura.
- Mais on n'a rien contre Orochimaru, intervint Saï, alors que l'Akatsuki a sans doute rassemblés beaucoup d'éléments.
- Qu'est ce qui te fait dire ça ? Le coupa Neji.
- Et bien, s'ils veulent s'en prendre à Orochimaru, ils doivent avoir de bonnes raison, argumenta Saï.
La légende sur les capacités de l'Akatsuki a trouver des informations était plus qu'entérinée à Konoha. Et au sein de leur petit groupe, ils en savaient bien plus que la plèbe grâce à Naruto. Nagato lui avait en effet déclaré à demi-mot qu'ils cherchaient à protéger l'académie. Le brouhaha continua un moment. Jusqu'à ce que Kiba ne pousse un sifflement perçant. Tout le monde le regarda alors. Le jeune brun releva le menton et adressa un sourire aiguisé à l'assemblée.
- Tu te fous de nous Naruto ? C'est ça ta bonne nouvelle ? Une pseudo certitude ?
Le blond se renfrogna.
- Parce que toi t'as mieux ?
- Ouais ! Clama Kiba, parmi vous, en-dehors de Gaara qui a bien dû le remarquer, qui sait que Yuna est de retour ?
Un silence de plomb tomba dans la pièce. Puis, ce fut la cohue.
- Comment ça de retour ? Demanda Hinata.
- Qui est de retour ? Interrogea Samui.
- La fille qu'est parti, tu sais, ils nous en ont parlé il y a un an, lui répondit Karui.
- Depuis quand ? Interpella Tenten.
- Pourquoi t'as rien dit Gaara ? Demanda Naruto à celui-ci.
L'assemblée tourna la tête vers le roux.
- Je n'étais pas le mieux placé pour en parler, déclara Gaara.
- Ouais, 'fin, c'est surtout que tu le savais déjà, marmonna Shikamaru.
L'ensemble des tête bifurquèrent vers la loque étendue sur le lit de Naruto.
- Explique Shikamaru, ordonna Ino d'un ton péremptoire.
Le brun bailla.
- Il est hyper nerveux depuis ce matin. Mais bizarrement, il est juste amorphe ce soir. Ça veut donc dire que ce qui l'inquiétait est passé. Et comme il n'a pas réagit à la nouvelle du retour de Yuna... CQFD.
Et le brun se rendormit.
- Gaara, c'est vrai ? L'interrogea Naruto.
- Yuna m'a envoyé un mail... Il y a environ un mois... Elle y sous-entendait qu'elle revenait...
- Pourquoi est-ce que t'as rien dit ? Attaqua Kiba.
- Kiba-kun ! Le rabroua Hinata.
- Je n'étais pas sûr qu'elle reviendrait. Je ne voulais pas vous faire une fausse joie.
- Elle ne m'a rien envoyé à moi, grommela Naruto.
- Il faut croire qu'elle ne voulait prévenir personne de son retour. Personne sauf Gaara. Déclara Sakura
- Oui, mais pourquoi ?
Mais la seule personne qui aurait pu répondre à la question de Tenten n'était pas là.
Floraison
Yuna leva les yeux. Les bâtiments administratifs du Cœur étaient aussi grands que dans son souvenir. Prenant son courage à deux mains, elle pénétra à l'intérieur. L'adolescente s'avança rapidement jusqu'à l'accueil du bâtiment.
- Bonjour, j'ai rendez-vous avec Danzo-sama, pourriez-vous m'indiquer la direction de son bureau s'il-vous-plaît ?
Prenez l'ascenseur, c'est au dernier étage. Deuxième porte à droite.
- Merci.
Une fois dans l'ascenseur, Yuna lissa nerveusement sa jupe. L'uniforme ne lui avait vraiment pas manqué. Elle était bien plus à l'aise en jean. Sur un « ding » joyeux, l'ascenseur la laissa au dernier étage. Parvenue à la deuxième porte à droite, elle toqua.
- Entrez !
Yuna s'exécuta. La secrétaire assise derrière le bureau leva très haut ses sourcils impeccablement épilés en voyant une élève de Konoha débarquer. Yuna carra ses épaules et s'avança. Plus que cet obstacle à franchir, le plus compliqué.
- Vous désirez ? L'interrogea la secrétaire.
- J'ai rendez-vous avec Danzo-sama, répondit Yuna.
- Danzo-sama n'a aucun rendez-vous à cette heure-ci, répliqua doucereusement la secrétaire. Je vais donc vous prier de partir.
- J'ai un message à remettre à Danzo-sama, de vive voix. Et le plus tôt sera le mieux.
- Danzo-sama ne peut vous recevoir. Partez, ou j'appelle la sécurité.
Un sourire glacé sur les lèvres, la secrétaire tendit la main vers son téléphone, prête à mettre sa menace à exécution.
- Même si ce message est de ma grand-mère maternelle ?
- Peu importe, cette bavure va balafrer votre dossier scolaire mademoiselle.
Alors que la secrétaire décrochait le téléphone, la porte du bureau de Danzo s'ouvrit. Le maître des lieux apparut dans l'encadrement de la porte. Sans un mot, il se mit de côté. Non sans une œillade sarcastique à la secrétaire, Yuna entra dans le bureau. Sans attendre l'assentiment de Danzo, elle s'assit. Danzo contourna le bureau, et fit de même. Au silence froissé et au regard venimeux de l'ancien, Yuna opposa un sourire candide et une œillade franche. Elle vit très clairement l'œil unique de son interlocuteur sauter de gauche à droite. Parcourant chaque centimètre carré de son visage, et regardant en particulier ses yeux. Au début, Yuna les avaient détestés ces yeux, proprement hideux. Mais finalement pas tant. Yuna posa un coude sur le bureau et son menton dans sa main. Ses yeux quittèrent le visage de Danzo et se mirent à parcourir la pièce.
- Il est encore temps, déclara l'adolescente.
- Avant quoi ? Répliqua Danzo.
- Votre défaite, répliqua Yuna.
Un rire s'échappa des lèvres de Danzo.
- Et Arame pense me faire peur avec ce message ? Elle pense me faire renoncer ?
- Ça, c'est à vous de voir, je ne suis que la messagère.
Yuna se leva.
- Si vous voulez bien m'excuser, je dois rentrer à Konoha avant le couvre-feu que vous avez fort obligeamment renforcé.
La jeune fille tourna les talons.
- Juste une question... murmura Danzo.
Yuna se stoppa, et tourna la tête vers son interlocuteur. Le recteur remarqua alors que ses mains tremblaient nerveusement
- Pourquoi est-ce toi la messagère et non ton frère ?
Un sourire étonnamment sincère s'étala sur les lèvres de Yuna.
- Parce qu'au cœur meurtri de mes prunelles, ce qui est précieux se livre querelle.
Un silence dubitatif s'installa dans la pièce.
- Vraiment ?
- Non, pas du tout, répliqua Yuna, soudainement gênée. C'est juste que j'aime beaucoup les haïku de grand-mère. Et vos paroles m'ont rappelé ce qu'elle fait.
Et sans un mot de plus, la jeune fille sortit. Une fois parvenue à l'arrêt de bus, elle sortit un miroir de poche de son sac. Yuna planta alors son œil gauche face au miroir. Ambre diraient certains, de la couleur de l'or pour Yuna. Le miroir se déplaça vers la droite. Clair de lune qu'on pouvait dire de l'autre. Mais argent correspondait mieux pour Yuna. Ce qui est précieux... Un sourire fleurit sur le visage de la jeune fille. Elle rangea le miroir. Elle avait repéré les anbus qui la suivaient. Parce que désormais, plus rien ne devait échapper à ce regard d'or et d'argent.
Floraison
- Alors ça a commencé... Murmura un vieil homme en contemplant le ciel.
- Sensei, une tasse de thé ?
- Merci bien...
Délicatement, le vieil homme porta à ses lèvres la tasse. À ses côtés, une feuille affichait un scénario à choix multiple. D'un geste décidé, le vieil homme traça le chemin parcourut.
- Lentement mais sûrement, murmura-t-il.
Vous savez parfaitement ce que cache Gaara, ne le niez pas.
Je trouvais très symbolique que ce soit Kankuro qui soit le premier au courant du retour de Yuna. Après tout, dès le départ de Yuna, il a dit qu'elle reviendrait.
Encore un symbole ; parce qu'une des erreurs de Yuna a été de prendre la place d'Hinata auprès de Kiba.
Et le dernier symbole, promis. Mais, je tiens à rappeler qu'Iruka est la première personne appartenant à l'académie que Yuna a rencontré.
Parce qu'il était temps de voir la réaction de Gaara.
Ce paragraphe est important, il montre l'affirmation du caractère de Yuna.
Le caractère, qu'est-ce que je disais ? Mais il y a ici, le premier affrontement de ce chapitre. Et, comparé au second, il ressemble à un combat de bizounours.
Le retour de Yuna se répand petit à petit. Et Gaara est sur la sellette.
Danzo vs Yuna, round 2 ; mais là, Danzo n'avait clairement pas l'avantage.
Alors, que pensez-vous du retour de Yuna, est-il suffisamment décapant pour vous ? Ne vous en faîtes pas, rien n'est fini, au prochain chapitre, Yuna confronte l'Akatsuki et Naruto.
EDIT 09/10/18 : Pour ceux qui ont déjà lu l'histoire et auront le courage de la relire quand ils sauront qu'il y a eu correction, vous savez QUI est le vieil homme du dernier paragraphe ! Hu hu hu... Sinon, j'aime beaucoup ce chapitre !
