Bonjour les gens ! Je sais, ça fait une éternité, je suis désolée… Voilà la suite, je vous embête pas plus :) (pour ceux qui veulent je radote en fin de page)


Jiramo : contente de te voir de retour :D Vraiment ! J'essaierai de faire quelque chose de plus clair, plus construit, à partir de maintenant (déjà en résolvant quelques intrigues secondaires)… J'espère te retrouver au prochain chapitre !

Frodon Cailloux : Hey ! Il te fait penser à ton copain ? Ça veut dire qu'il ressemble à une vraie personne ? Que leur relation ressemble à celle de deux vraies personnes ? Que c'est crédible ?! C'était le meilleur compliment du monde :') Et la suite arrive enfin :) désolée de ce retard immonde u.u


Chapitre 24 : D'accord

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Raiponce laça ses chaussures et rejeta ses cheveux derrière son épaule. Jack descendit, rajustant son pull et s'arrêta près d'elle en prenant une pose de dragueur, appuyé contre le mur. La jeune femme se leva, faillit se cogner dans l'albinos et gloussa.

- Tu comptes aller quelque part ?

- Chercher Eugène.

Jack n'eut pas le temps de hausser les sourcils encore plus que Merida le poussa du coude et ouvrit la porte.

- On y va Raiponce ?

- Aller où ?

- Ange, comment tu fais pour apparaître juste quand on veut pas te voir ? soupira Jack.

- Je suis chez moi, j'ai des yeux partout. Alors ?

Raiponce vérifia son sac à dos et prit le temps de regarder son portable avant de reporter son attention sur la brune qui attendait les bras croisés.

- On va chercher Eugène, répondit la blondinette.

Merida détourna le regard et Ange se sentit mal pour elle. Mais la rousse réussit à sourire et commença à s'en aller.

- Revenez en un seul morceau, demanda simplement Ange.

- Et je peux venir ?

Tout le monde se tourna vers Astrid et Merida sembla hésiter sur le pas de la porte. Raiponce sourit et déclina poliment.

- C'est une mission spéciale, nous ne nous en occuperons que toutes les deux ! Sinon Ange va vouloir s'incruster.

Jack ricana et entraina Astrid loin de l'entrée. Raiponce attrapa le bras de Merida et elle s'éloigna en riant pour masquer son angoisse pendant qu'Ange leur souhaitait bonne chance. Gisèle apparut près d'elle et regarda partir les deux jeunes femmes, la blonde et la rousse.

- Alors ? La princesse qui voulait en sauver une autre en est où ? demanda la vieille femme en pianotant sur son téléphone.

- Elle aide la princesse à sauver un prince.

- Donc deux princesses sauvent le prince ?

- Yep.

- Si Disney pouvait voir ça…

- T'es bête.

Ange s'éloigna en soupirant et laissa Gisèle ouvrir lorsque la sonnette retentit.

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Harold était lui aussi descendu et avait croisé Jack au salon, qui s'était empressé de l'attraper par la taille.

- Jackson Frost, si tu t'avises de faire des choses à mon cousin-presque-mon-frère devant moi, je te jure que…

- Ange… ANGE ! Viens vite !

Le cri de Gisèle inquiéta la jeune femme qui ne finit pas sa menace et se tourna immédiatement vers l'entrée.

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- Et donc, on va où ?

- On va chercher de l'aide. Puis on va chercher Eugène. J'aurais dû y penser plus tôt, je suis vraiment stupide.

Merida acquiesça juste, ne prenant pas garde aux marmonnements de Raiponce qui s'accusait elle-même, et regarda la ville défiler derrière la vitre du bus. Elle ne savait pas où elles allaient mais dans tous les cas, c'était la fin. Elle avait abandonné avant même que tout commence pour éviter de se briser le cœur un peu plus. Elle y penserait plus tard. Lorsque le bus stoppa devant la Mort Verte, la rouquine fronça les sourcils. Mais en descendant, Raiponce ne se dirigea pas vers la boite. Elle traversa la rue rapidement et entra dans un petit bar.

Une fois à l'intérieur, elle sourit en se rappelant sa réaction la première fois qu'Eugène l'avait emmenée ici. Merida venait d'avoir exactement la même en se serrant contre elle.

- C'est bon, ils sont pas méchants.

- Ouais c'est ça ouais…

La rousse s'écarta à peine alors que Raiponce se dirigeait d'un pas décidé vers le piano au fond de la salle, sur une petite estrade.

- Mais qui voilà… ça faisait longtemps blondie !

- Ouais, j'ai été… occupée.

- L'est pas avec toi l'autre imbécile sans rêve ?

- Non, il a besoin de vous.

Toutes les conversations cessèrent d'un coup et Raiponce se redressa alors que Merida prenait conscience de la force soudaine de son amie. Elle aussi savait parler devant un auditoire. Mais là, la timidité était la plus forte : elle ne se sentait tout simplement pas à sa place parmi ces gens. Le pianiste, qui avait un crochet à la place de sa main gauche ("un peu old school comme prothèse", pensa Merida), se leva et se rapprocha.

- Qu'est ce qu'il se passe ?

- Eugène a été pris par les Stabbington. J'ai besoin de chacun d'entre vous, de chaque information que vous pourriez avoir pour le retrouver.

La prestance de reine de Raiponce était impressionnante, même pour Merida. Soudain c'était comme si un soleil irradiait de la petite blonde et rejaillissait dans tout le bar, rebondissant sur chaque personne. Elle illuminait la pièce. Une main se leva dans le fond et Raiponce se tourna vers l'homme.

- Je sais où ils vivent.

- Moi aussi, rétorqua Raiponce. Mais je pense pas qu'ils y soient, d'autres savent aussi, répondit la blonde sans méchanceté aucune.

- Non, je veux dire que je sais où ils vivent vraiment. Et je pense qu'ils croient être à l'abri là-bas.

- Parfait, on y va.

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Moins de vingt minutes plus tard, toute la bande ou presque du Canard Boiteux s'arrêtait devant une maison de banlieue à moitié en ruine.

- Comment des types comme ça ont pu entrer dans l'école d'art ? cracha Raiponce.

Crochet, qui la portait sur sa moto, se contenta de hausser les épaules. Merida descendit du véhicule d'Ati (qui faisait d'excellentes pâtisseries) et rejoint Raiponce. Elles levèrent toutes les deux les yeux sur l'immense bâtisse aux fenêtres barrées de planches.

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Eugène leva les yeux au plafond. Il y avait du grabuge à l'étage. Le frère Stabbington qui était resté avec lui –c'était Bob, peut-être, tout s'embrouillait un peu dans son esprit– le frappa et le menaça :

- T'avises pas de bouger.

Le brun se contenta de le fusiller du regard et de se relever lentement, faisant cliqueter ses chaines. Joe –peut-être était-ce lui en fait– monta rapidement les marches mais à l'instant où il ouvrit la porte, il fut projeté en arrière. Son corps lourd dévala les marches et il s'effondra à quelques centimètres d'Eugène. Celui-ci leva la tête et aperçut une silhouette se découper dans l'encadrement.

- Raiponce ! Il est en bas je crois.

Une lueur d'espoir s'alluma dans le cerveau malade et fatigué du jeune homme lorsqu'il reconnut la voix de la rouquine. Merida. Merida était ici et elle venait d'appeler Raiponce. En quelques secondes, la blonde vola au-dessus des marches et enjamba le corps supplicié de Bob ou Joe. Elle flotta jusqu'à Eugène et attrapa son visage avec douceur. La pièce sembla alors rayonner, illuminée par l'apparition mystique de la jeune femme.

- Bonjour.

- Bonjour, ça fait une éternité non ?

- C'est toi qui m'as faussé compagnie, murmura Raiponce en riant pour ne pas pleurer.

- Et si on restait ensemble maintenant ? chuchota la voix heurtée d'Eugène.

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En haut des marches, Merida observait la scène de loin. Crochet soupira à côté d'elle et ce ne fut qu'à ce moment qu'elle remarqua sa présence.

- Alors, t'as un rêve toi ?

- Bof, il est en train de se barrer.

- Faut en trouver un nouveau.

L'homme posa sa grosse main sur l'épaule de Merida et descendit les marches de son pas bancal. Il harponna le Stabbington de son crochet et le remonta sans délicatesse. Merida regarda les deux roux qui étaient maintenant surveillés de près dans leur salon puis le couple en bas. Et elle décida de faire demi-tour. Pas la peine de descendre.

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Ati se chargea de porter Eugène jusqu'à l'hôpital, Raiponce se serrant derrière Crochet alors que Merida était montée avec Vladimir pour le retour. Elle accompagna la blonde jusqu'au guichet pour que les médecins prennent en charge le jeune homme puis elles attendirent qu'on lui administre des soins.

Dans la salle d'attente, quelques hommes du Canard Boiteux restèrent près des deux jeunes femmes. Crochet, et sa jambe de bois étendue devant lui, Ati avec ses gâteaux qu'il offrait aux infirmières, Vladimir, qui discutait avec une petite fille. La gamine tenait serrée contre elle une licorne géante, sa grande sœur la surveillant derrière ses lunettes. Au bout de dix minutes, le père arriva, tenant par la main la deuxième de sa fratrie, une blonde avec un bonnet enfoncé jusque sur les yeux, qui s'était cassée le bras.

Sautillante et s'accrochant à la main de sa sœur, la petite brune s'en alla et Vladimir la salua en souriant.

Puis passèrent un très vieil homme et un jeune rondouillard. Le vieil homme ronchonnait en se tenant la main, pincé violemment par un oiseau alors que le jeune homme assurait que Kevin (l'oiseau surement) ne l'avait sûrement pas fait exprès.

Et enfin, Eugène réapparut. Raiponce se leva aussitôt et écouta les recommandations du médecin. Les Stabbington savaient s'y prendre et le jeune homme n'avait pas d'os cassés. Il ne souffrait que de contusions, de blessures superficielles, de deux côtes fêlées. Rien qu'on pouvait vraiment soigner mais de quoi le faire souffrir en l'obligeant à se maintenir debout. Il ne fallait que du repos, beaucoup de repos. Et à manger aussi, ils ne le nourrissaient que très peu.

Malgré tout, leur but n'était absolument pas de le tuer. Alors il allait plus ou moins bien.

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- S'il vous plait, répétez-moi tout ça depuis le début.

Gisèle se massa doucement les tempes et enroula ses doigts autour de sa tasse en attendant la réponse. Dans son dos, Ange posa une main sur son épaule et Harold s'approcha aussi en soutien. Assis en face d'eux, Margault, Emma et Jack semblaient leur renvoyer un reflet difforme.

- Je pense être… En lien avec votre famille. Et surtout, je suis sûre de ne pas être la mère de Jack.

Le jeune homme détourna le regard, fuyant les yeux noirs de Margault. Emma, elle, réussit à accrocher la main de son frère pendant quelques secondes.

- Et qu'est-ce qui vous fait croire cela ?

La voix douce et encore affaiblie par le choc de la vieille femme tremblait d'espoir. Elle attrapa la main de sa petite fille et la serra doucement. Elle ne savait que penser, elle n'était pas sûre.

- J'ai parlé à Léon, grimaça Margault. Il m'a tout avoué lorsque j'ai dit que je m'inquiétais pour Jack, qu'il était mon fils et que je pensais sérieusement à aller le chercher pour qu'on parle et… il m'a dit que Jack n'était pas mon fils. Et que ce n'était pas la peine.

- Je le savais.

Tout le monde se tourna vers Jack. Il soupira doucement alors qu'Harold hésitait à le rejoindre.

- Ma mère me ressemblait. Je veux dire… Vraiment. Physiquement surtout, rit-il. Et mon père devait penser que… Que profiter de l'amnésie de Margault simplifierait les choses. Je pense. Il devait être amoureux. Et il me faisait peur alors j'ai joué la comédie.

- Je n'arrivais pas à me souvenir de ce qu'il m'était arrivé, continua Margault. Tous mes souvenirs n'étaient que ses récits, ils me racontaient en permanence comment nous nous étions rencontrés, comment nous nous étions mariés, comment Jack était né et comment j'étais tombée dans le coma alors qu'il venait de naître… Je subissais des crises pendant lesquelles je doutais de tout cela mais Jack arrivait toujours à me calmer…

Gisèle releva soudain les yeux et regarda Margault.

- Ange… Tu crois que…

- Ce n'est pas ma mère, répondit Ange prudemment. Ni Alice, ajouta-t-elle en regardant Harold. Mais peut-être que… Hansel ?

Harold et Ange se tournèrent ensemble vers Gisèle alors que Margault, Jack et Emma attendaient des explications.

- Hansel ? commença Gisèle. Ma troisième fille… Celle qui a été enlevée… Ne me regarde pas comme si j'avais la réponse et la science infuse petite idiote ! Comment tu veux que je le sache ? COMMENT ? Je suis mère pas devin d'accord ?! Et j'ai cessé d'espérer depuis bien trop longtemps !

La vieille femme se leva et sortit de la cuisine. Elle ne pouvait y croire. Oui la ressemblance était frappante mais cela faisait tellement longtemps. Cette femme assise dans l'autre pièce n'était pas sa fille. C'était une inconnue. Elle se laissa glisser le long du mur, secouée par des sanglots.

- Grand-mère ? Gisèle ?

- Harold… Laisse-moi tranquille je t'en pris.

- Je t'ai déjà vue pleurer Gisèle. Et j'ai fait plusieurs recherches, en étudiant les photos. Hansel a une tâche de naissance dans le cou. C'est léger, c'est ce qui la différencie le plus de Wendy en fait. Pour Alice, c'est toujours facile de la reconnaître sur les vieilles photos : elle a les cheveux courts, et regarde la caméra en face. Puis quand elle était petite, il y a les écorchures sur ses genoux. Mais Wendy et Hansel, même si c'est l'ainée et la benjamine, des fois j'avais du mal. Hansel était aussi grande que ses sœurs et comme elles ont peu d'écart… Mais pour être sûr, il suffisait de regarder son cou, juste au-dessus de la clavicule. Elle a une tâche de naissance. Je sais pas si ça peut t'aider vraiment…

La vieille femme ouvrit grand les yeux, étonnée de ne pas y avoir pensé avant. Puis elle secoua la tête et attira contre elle son petit-fils qui s'était assis près d'elle.

- Merci Harold… Merci.

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Margault partit avec la promesse de parler vraiment plus tard, en tête à tête avec Gisèle lorsque celle-ci irait mieux. Sur les suppliques de sa fille, elle confia Emma quelques heures à Jack. Elle reviendrait après avoir finalisé leur installation dans un hôtel. Elle était à peine partie que ses deux enfants avaient disparu au grenier. Ange la raccompagna. Puis elle se boucla avec Gisèle dans la chambre du rez-de-chaussée, pour mettre les choses à plat et reprendre espoir.

Seul au milieu du salon, Harold finit par monter lentement. Il arriva au grenier sans vraiment y réfléchir, là où un début de coin lecture accueillait des oreillers. Jack avait trouvé un livre assez enfantin pour Emma et le lui lisait à voix haute. Allongée de tout son long sur les tapis, la petite fille avait fermé les yeux et écoutait son frère. En entendant Harold entrer, Jack releva la tête une seconde et se remit à sa lecture. Harold vint s'asseoir derrière lui et entoura sa taille distraitement, pour poser sa tête sur l'épaule de l'albinos. Toothless rampa lentement jusqu'au groupe et poka (forme conjuguée du verbe poker –comme sur Facebook) de la patte le pied d'Emma. Elle ouvrit les yeux, son regard glissa sur Harold qui s'endormait à moitié sur l'épaule de son frère puis s'arrêta sur le chat noir avec curiosité. L'animal feula et s'éloigna sans la quitter des yeux. Au bruit, Jack releva la tête, s'interrompant, et Harold se redressa aussi, se décollant de son petit ami alors que le rouge lui montait aux joues. Mais la gamine ne fit que sourire et se rallongea sans rien dire. On est pas con quand on a huit ans. Sauf qu'on se fout de tout.

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Harold entra dans sa chambre en soupirant. Ange avait parlé de Margault pendant tout le repas. Et lui il était fatigué. Eugène et Raiponce était passé pour récupérer les affaires de la blonde, le jeune homme l'hébergerait. Du coup Merida faisait la gueule et Astrid restait un peu plus. De toute manière, Raiponce reviendrait pour le nouvel an, en même temps que Stoïck. A qui il allait falloir tout expliquer. D'avance ça le saoulait.

Sur son lit, l'albinos releva la tête et ancra ses yeux bleus sur le corps mince du jeune homme. Il avait une cigarette éteinte entre les lèvres et son ordi sur les genoux, voulant chasser le stress mais sans enfumer la chambre d'Harold. Le brun s'assit sur le bord de son matelas et sourit en se penchant un peu en arrière.

- C'est une métaphore ta clope ? demanda-t-il.

- Quoi ? grommela distraitement Jack en relevant le nez de son écran.

- Rien. Référence perso à un truc triste.

Jack posa son ordi près de lui, rangea la cigarette dans son paquet et attira le brun contre son torse en le tirant par le bras. Harold protesta mais il ne pouvait rien faire et se retrouva coincé, les jambes de l'albinos passant par dessus les siennes, autour de sa taille. Les lèvres de Jack s'égarèrent dans la nuque de son petit ami et il se cacha dans le cou de celui-ci pour respirer son odeur.

- Ça va ?

- Ça va.

- Je suis désolé de tout ça Harold, j'ai l'impression que mon histoire de famille a heurté la tienne, je déteste ça.

Le brun entrelaça leurs doigts et sourit.

- Ça va, répéta-t-il plus sincèrement. Je ne pensais même pas retrouver un jour de la famille du côté de ma mère. J'y ai toujours pensé mais sans jamais me dire que ça arriverait vraiment. Quand je pense qu'on était si proches d'elle avec mon père et qu'on s'est contentés de pouvoir l'admirer sans espérer plus.

Harold soupira longuement. Les lèvres de Jack descendirent dans sa nuque, déclenchant des frissons chez le brun. Il s'allongea un peu plus contre le torse de l'albinos, s'enroulant dans ses bras.

- Jack ?

- Mh.

- Est-ce que tu penses que certaines personnes sont faites pour rester ensemble pour toujours ?

- Toujours c'est tellement long, soupira l'albinos. Je pense que certaines personnes sont faites pour rester ensemble au moins mille ans.

Jack caressa paresseusement les poignets du brun et ferma les yeux, s'installant contre les oreillers. Au bout de quelques secondes de silence, Harold se retourna et s'assit sur les cuisses de son petit ami. Aussitôt, les yeux bleus de son vis à vis se rouvrirent.

- Dis, commença timidement Harold en torturant ses mains.

- Mh.

- Tes… cicatrices. Elles viennent d'où ?

En parlant, il avait effleuré du bout des doigts le ventre de Jack à travers son sweat bleu. Il n'eut pas le temps de s'éloigner que le jeune homme avait capturé ses mains dans les siennes. L'albinos poussa un profond soupir et entremêla leurs doigts, rejetant sa tête en arrière.

- C'était… (il soupira une fois encore et serra plus fort les mains d'Harold) c'était quand Jamie… Quand Jamie est tombé dans le lac. Jamie était… Il est… J'essayais de… Pourquoi c'est si compliqué ? J'essayais de le retenir. J'ai pas réussi à le sortir de l'eau assez tôt. Mais j'ai essayé. J'ai essayé… Et je me suis même pas rendu compte que je me coupais sur les bords de glace. Je veux dire… Je n'ai pas… Et Jamie était…

- Je sais. J'ai vu la photo, l'interrompit Harold.

Il comprenait maintenant. Jack se releva et attrapa sa nuque, collant leurs fronts. Ses lèvres effleurèrent celles du brun. Ils étaient bien.

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Ange était en train de faire un peu de vaisselle et de ranger. Elle avait l'impression que tout allait de mieux en mieux.

- Et moi je te dis que tu es bien assez mince comme ça ! Tu commences même à devenir maigre Merida !

- Lâche-moi un peu Astrid ! Je sais ce que je fais !

La brune posa doucement l'assiette qu'elle avait dans la main et fit quelques pas en arrière pour apercevoir Astrid et Merida au milieu des escaliers. La rouquine était un peu plus bas que la blonde qui la regardait sévèrement.

- Merida, tu ne sais pas, tu te vois différente de ce que tu es vraiment, c'est dangereux et je m'inquiète pour toi !

Astrid avança sa main mais l'autre la repoussa violemment.

- Raiponce m'a dit que ça m'allait bien de maigrir !

- Mais on s'en fiche ! Là tu te mets en danger merde regarde toi !

- Je-

La rouquine allait rétorquer mais s'arrêta brusquement et s'accrocha comme elle le pouvait à la rampe. Elle tombait lorsqu'Astrid réussit à rattraper son poignet. Ange commença à s'avancer pour les aider mais les deux jeunes femmes réussirent à recouvrir leur équilibre et la blonde s'assit doucement en attirant Merida contre elle.

- Tout va bien ? demanda-t-elle, toute colère évaporée.

- Oui, juste un étourdissement. Ça va aller.

- D'accord.

Il y eut un temps de silence. Puis Astrid fit en sorte que leurs regards se croisent et ancra ses yeux bleus dans ceux de Merida.

- Tu es parfaite. D'accord ? répéta-t-elle.

- D'accord, sourit la rousse.


Voilà voilà, c'était donc le dernier chapitre ! Ne vous attendez pas à une suite, je vous expliquerai pourquoi dans l'épilogue qui sera posté surement ce week-end :) Dooooonc, laissez-moi vos avis tout ça, ça m'intéresse (ou si vous voulez juste me parler, ça me fait plaisir aussi) et je signale ici, je laisserai un petit mot à chaque début d'histoire et ferai des rappels réguliers d'ailleurs, que mon profil est régulièrement mis à jour pour que vous sachiez le pourquoi du comment je ne poste pas et sur quoi j'écris. Enfin voilà, c'était au cas où vous me liriez plus tard et je prendrai encore du retard. Allez, à dans quelques jours pour la fin finale )

Biiz :D