Nonante pourcents écrits en une semaine, le reste en un mois… balèze ! ^^

XXV) Manigances dans l'Ombre, III

« Au nom d'une paire, du fisc et des simples d'esprits, ainsi soit-il ! »

Rajson Leiuds (citant Coluche)

Rappel : cette fiction n'est pas classée « M » pour rien ! Ne venez pas vous plaindre si vous êtes choqué(e) !

Londres, Ministère de la Magie du Royaume-Uni. Siège du Maggenmagot…

Devant la célèbre assemblée intégralement réunie pour l'occasion, sous les regards anxieux des Directeurs des Départements du Ministère de la Magie, et face aux visages crispés des candidats, Albus Dumbledore, intendant de la population sorcière d'Angleterre, allait enfin annoncer les résultats des élections pour le poste de Ministre de la Magie.

Il y avait eut de nombreux candidats, pour ce premier tour, et Dumbledore espérait fortement que certains ne seraient pas choisis… mais il avait juré magiquement de « respecter les Lois ». Bien entendu, il entendait par là les Lois de Sang, non pas les lois racistes du Ministère. Sur ce dernier point, personne ne soupçonnait sa ruse… les sorciers du commun étaient si prévisibles…

Parmi les candidats à l'élection se trouvait la directrice du Département de la Justice Magique, Amélia Bones, la tante de Susan. Ce n'était pas la première fois qu'elle se présentait, et espérait vraiment l'emporter. Il y avait aussi Rufus Scrimgeour, le Directeur du Département de la Sûreté, de ce fait chef des Aurors. Après venait Dolorès Ombrage, co-directrice du Parti Sang-pur-sang. Lucius Malfoy avait semble t'il fuit Merlin sait où, du jour au lendemain, et sa candidature avait d'emblée été retirée des listes.

Dumbledore lui-même ne s'était pas présenté. Il n'avait jamais brigué le poste de Ministre, et ces quelques semaines en temps qu'Intendant lui avaient suffit. Son poste de Président-sorcier du Maggenmagot était plus qu'assez pour lui. Il avait pour mission, après tout, de rester coûte que coûte à Poudlard, en temps que S2… il ne l'oubliait pas.

- Mesdames et Messieurs, dit-il de sa voix la plus sérieuse, voici les résultats du premier tour des élections Ministérielles !

Il leva alors sa baguette, et fit apparaître dans les airs les scores du Match Pots-de-vin contre Textes de Lois.

Rufus Scrimgeour : 58 %

Amélia Bones : 23 %

Dolorès Ombrage : 19 %

(% exprimé sur les votes non nuls)

Des exclamations de joie et de déception se soulevèrent alors dans la salle, en un véritable tonnerre de hurlements de tous genres.

A sa place, bien qu'il ne le montrait pas, Dumbledore était déçu, et aussi étonné qu'il ne l'était pas le moins du monde.

Déçu qu'Amélia Bones ne l'ai pas emporté, et surprit que l'élection soit, non seulement finie en un tour, mais en plus remportée par quelqu'un se présentant pour la première fois.

Il n'était pas surprenant que les Pots-de-vin l'aient ainsi emporté de nouveau, mais il était étonnant que quelqu'un d'aussi respectueux des règles que Mrs Bones ait put faire un tel score.

- Mr Rufus Scrimgeour est donc élu Ministre de la Magie au premier tour, avec la majorité absolue de Septante deux Pourcents des Votes exprimés ! Mr Scrimgeour, je vous prie, veuillez monter sur le pupitre pour nous dire quelques mots.

Il céda alors sa place à l'homme à la tête de Lion. Ses cheveux roux drus, sa barbe et ses amples favoris donnaient en effet l'impression qu'il portait une véritable crinière…

Sous les huées et les acclamations mêlées de ses adversaires et de ceux qu'il avait très certainement corrompus, l'Ancien Chef du Département de la Sûreté prit place au pupitre, et commença immédiatement son discours…

- Sorcières et Sorciers, mes amis, mes frères, mes soeurs ! Dit-il d'une voix forte. Tout d'abord, c'est empli d'émotion que je me dois de vous remercier, tous et toutes, pour l'immense confiance que vous venez de mettre en moi. Je saurais m'en montrer digne, et mènerait par mon labeur notre bonne mère Bretagne à la prospérité.

Il attendit un instant, afin de laisser les moutons en face de lui comprendre ses paroles à l'aide de leur insuffisance mentale. Qu'il aimait la politique, ce merveilleux moyen d'avoir des fous rires…

- Vous m'avez choisi pour vous diriger à travers les malheurs et l'adversité, les ennuis de la vie courante et ceux du Destin, je saurais m'en montrer digne ! Pas un instant durant, je ne faiblirais face aux épreuves de mon poste.

Il se comporte déjà comme s'il était au poste de ministre depuis des années, pensa Dumbledore en soupirant.

Quand donc allaient-ils avoir un ministre pensant à son peuple avant de se privilégier lui-même ?

- Nous vous remercions, Monsieur Scrimgeour, dit le directeur de Poudlard. Maintenant, je vous prie de bien vouloir prêter serment, comme il se doit.

- Mes chers amis, continua Scrimgeour en prenant un air solennel, au nom des Lois Sorcières, je jure sur ma vie et ma Magie de toujours servir fidèlement les intérêts de notre belle société !

Mais, contrairement à ce qui se produisait habituellement en cas de serment magique, le sujet ne se vit pas entourer d'une légère aura lumineuse. Ce serment était pourtant très bien… du point de vue du sorcier moyen.

Sous les regards et les murmures étonnés de l'assemblée, Dumbledore dit :

- Mr Scrimgeour, interrompit-il, le serment magique vous permettant de prendre les fonctions de Ministre Sorcier doit être réalisé au nom des Lois de Sang, non pas des Lois Sorcières ! Je vous prie de bien vouloir recommencer !

Bien qu'il ne répondit rien, tous purent voir que l'homme à la crinière était fort contrarié de la soudaine tournure des évènements. Il s'exécuta néanmoins, non sans adopter un air fort contrarié.

- Au nom des Lois de Sang, moi, Rufus Acturus Scrimgeour, je jure en toute bonne foi et de mon plein gré, sans pressions aucunes et sans corruption quelconque sur ma vie, ma Magie et mon Honneur, de toujours servir fidèlement les intérêts de la Société Sorcière du monde entier !

Et, cette fois-ci, une aura lumineuse l'enveloppa intégralement pendant quelques secondes, un flash puissant envahissant l'ensemble de l'amphithéâtre du Maggenmagot.

A sa place, silencieux, le Premier Ministre d'Angleterre réfléchissait… ce serment n'était pas exactement comme il l'avait souhaité, du fait qu'il n'obligeait Scrimgeour de n'œuvrer que pour le bien des Sorciers et des Sorcières, pas des autres créatures magiques.

Mais, fort heureusement, le plan qu'il avait laborieusement mit au point avec Rossignol, voici de cela de nombreuses décennies, disposait de toutes les ficelles possibles et imaginables, et le scénario des années à venir était écrit avec une précision millimétrée… Au pire des cas, un petit assassinat sans trace ne gênerait personne…

Oui, décidemment, ce jour était merveilleux, pour tous les politiciens sorciers d'Angleterre, qu'il s'agisse de ceux du public ou de ceux oeuvrant dans l'ombre…

UHDS

Dans un lieu perdu dans la mémoire…

Confortablement installé à un bureau branlant, au milieu d'une pièce en ruine remplie de toiles d'araignées et d'une poussière centenaire, un homme connu sous le nom de Rossignol était occupé à écrire le texte de sa prochaine chanson, lorsqu'une voix couinante se fit entendre…

- M1 ! S'exclama t'elle.

Le dénommé M1 releva la tête, et put voir l'un de ses plus fidèles soldats. Le second plus ancien de son groupe d'inconnus, le dénommé G1.

- Mon cher G1 ! S'exclama t'il en souriant aimablement. Comment allez-vous ?

- Très bien, Rossignol. Je viens, comme prévu, pour vous faire le rapport de la situation chez nous autres, Gobelins.

- Qu'en est-il ?

- Il n'y a guère de changements depuis la dernière fois, si ce n'est que nous nous armons très rapidement. Nos armées de par le monde comptent plus de dix mille soldats vétérans, maintenant, dont la moitié en Angleterre. Nous devrions avoir doublé ce nombre dans six mois, et l'avoir au moins triplé dans un an.

A ces paroles, Rossignol prit quelques notes sur un parchemin, puis demanda à son espion :

- Qu'en est-il de votre taux de natalité ?

- Il augmente sans cesse, répondit sans hésitation G1. Le mois dernier, la cité de Gringotts a vue sa population croître de près de huit pourcents. Nous devrions avoir gagnés encore plus de mille personnes d'ici à la fin de l'année, immigration incluse. Cela porte donc la population de notre banque à plus de vingt mille personnes.

- Dire que les Sorciers ne soupçonnent rien ! Vos sortilèges d'agrandissement sont réellement brillants, mon cher G1, félicita Rossignol.

- Je vous remercie.

- Ensuite, pour en revenir à votre mission, où en sont les fonds que vous devez réunir ?

- Mon cher Rossignol, en comptabilisant l'or collecté par Va1 et celui dépensé par S1, nous en sommes pratiquement au milliard de galions. Les fonds que vous prenez aux Moldus devraient multiplier cette somme une cinquantaine de fois, puis la doubler pour chaque année à venir. Et, à ce propos, je devrais aussi bientôt pouvoir piller les coffres de quelques Sorciers Sang-pur. Son altesse Ragnok II a ordonné quelques enlèvements, pour interrogatoire.

- Vraiment ? Demanda Rossignol, soudain extrêmement intéressé. Pour quelle raison, précisément ?

- Il ne l'a confié qu'à ses généraux, répondit G1, mais il n'est pas dur de deviner qu'il veut –entre autres, semer le trouble dans la société sorcière. Il prévoit aussi de rendre une petite visite au nouveau Ministre, afin de l'évaluer, pour savoir s'il est aussi manipulable que Fudge.

- J'en doute, répondit Rossignol. Rufus Scrimgeour est quelqu'un de très intelligent, en témoignent les opérations d'arrestations simultanées de Mangemorts et de Loups-garous qu'il a menées durant sa période de chef des Aurors. En revanche, il est fort probable qu'il puisse être corrompu, si vous jouez finement et proposez suffisement d'argent.

- Son altesse Ragnok II n'acceptera pas de donner de l'argent à un sorcier, même pour la bonne réalisation de nos projets, répondit G1.

- Oui, mais il faudrait en ce cas qu'il se rappelle de la Loi de Sang numéro trente et une… à savoir qu'un dirigeant politique n'est pas autorisé à accepter de pots-de-vin, sous peine de destitution immédiate auprès du Conseil.

- Les Sorciers n'en auront rien à faire, répondit G1 en fronçant les sourcils, sans comprendre.

- Mon cher, ils n'ont pas besoin de connaître la totalité de la phrase…

- Je vois où vous voulez en venir, Rossignol, répondit G1 en souriant de tous ses crocs. J'en référerais à son Altesse Ragnok II. Discrètement, bien entendu.

- Bien entendu.

- C'est tout ce que j'avais à vous transmettre, dit G1. Nous nous reverrons à la prochaine réunion, je suppose ?

- Je le pense, en effet, répondit Rossignol. Aucun imprévu n'est prévu d'ici là.

- Fort bien, en ce cas. Au revoir, M1.

- Au revoir, G1.

UHDS

Village de Pré-Au-Lard, au siège du Parti du Phénix. Quelques dizaines de minutes après…

Ce soir là, comme il le faisait chaque semaine, Albus Dumbledore avait réunis celles et ceux qui constituaient l'assemblée dirigeante de son parti politique.

Il y avait là un groupe de personnes relativement réduit, les seules qu'il considérait comme étant de confiance. En attendant le début de la séance, Severus Snape était en train de griffonner des calculs de potionnisme pour son prochain cours privé avec son protégé, Mr Harry Potter. Le génie de celui-ci était tel qu'il avait été forcé de rouvrir ses livres afin de lui poser des colles à son niveau, sa mémoire propre ne lui suffisant plus.

A côté de lui venaient deux femmes : Minerva McGonagall, la maîtresse des Métamorphoses, et Mathilde Delacour, la Vélane qui avait fait vomir la majeure partie des élèves de Poudlard au chapitre précédent. Cette dernière semblait d'ailleurs ne pas être très contente d'être ici, au vu de la façon dont elle tentait d'assassiner le directeur de son regard…

Non loin de là, prenant tout un bout de la table à lui seul, venait le demi-géant Rubeus Hagrid, accompagné de son fidèle ami Crocdur, présentement occupé à inonder la table des discussions de sa bave.

Peu d'autres personnes se trouvaient là, mais il est aussi bon de citer Arthur Weasley, professeur d'histoire à Poudlard le Banquier de Gringotts Maître Gripsec, délégué pour l'occasion par Ragnok II, qui n'avait pas put venir. Il y avait aussi James Taylor –alias Rossignol-, Kingsley Shackelbot, l'auror, et une inconnue dénommée Elodie d'Aiglefins.

Dumbledore avait présentée cette dernière dès le début de la réunion, disant qu'il s'agissait d'une personne en qui l'on pouvait avoir toute confiance.

Mais, mis à part le fanatique du citron, personne ici ne la connaissait. Tout un chacun le comprit bien vite en observant les regards furtifs que ses voisins lançaient à la va-vite. Qui était-elle vraiment ?

Certains avaient entendu parler de ce Ténor Moldu, Jules d'Aiglefins, qui émerveillait le monde entier. Etait-elle sa fille ? Peut-être…

A sa place, Dumbledore faisait mine de lire une ultime fois le discours qu'il allait prononcer. Mais, en réalité, il avait la tête bien loin de là…

Mais qui est-ce ? Pensait-il, en songeant à cette inconnue charmante.

Retour en arrière

Londres, Ministère de la Magie, la veille. Dans un couloir désert…

- Mr Dumbledore ! S'exclama soudain une voix féminine, alors que le citronné était en route pour rencontrer le nouveau ministre et lui passer correctement les rênes de la société Sorcière.

- Bonjour, Madame, répondit-il. Que puis-je pour vous ?

En disant cela, il observa l'inconnue. Elle était assez grande, peut-être un mètre octante, disposait d'un nez aquilin et de longs cheveux châtains qui lui descendaient jusqu'aux fesses. Ses attributs féminins étaient parfaits, et lui auraient faite tourner la tête en un instant, s'il avait été un peu plus jeune…

- Je souhaiterais entrer dans le Parti du Phénix, dit de but en blanc la jeune femme.

Dumbledore se mit immédiatement à réfléchir en entendant cette demande…

Accepter serait si simple…

Il est si tentant de le lui accorder…

Accéder à sa demande lui paraissait soudainement si agréable…

Il avait l'impression que, s'il refusait, il souffrirait de mille damnations…

Mais, s'il faisait le contraire, il espérait pouvoir se sentir si bien dans sa peau…

- Bien sûr, répondit-il en quelques instants, un franc sourire s'affichant sur son visage. Puis-je savoir quel est votre nom ?

- Je me nomme Lawrence Brodhar, dit-elle en esquissant un sourire qui fit chavirer le cœur de son vieil interlocuteur. Vous pouvez avoir toute confiance en moi. Je vous remercie infiniment !

Fin du retour en arrière

Pourquoi réfléchir à cela ? pensa t'il. Je me sens si bien dans l'ignorance… allons, il est temps de commencer !

En se disant cela, il n'avait pas remarqué que l'inconnue le fixait sans fléchir, l'air sévère. Dès qu'il fit mine de commencer, elle se détendit visiblement, et charma tous les hommes présents en souriant merveilleusement… s'attirant aussi la méfiance des femmes présentes.

- Mes chers amis, dit-il. Qui veut un bonbon au citron ?

Il y a des choses qui ne changeront jamais, pensa le professeur Snape.

- Albus, enfin, soyez sérieux ! Sermonna gentiment Minerva McGonagall.

- Excusez-moi, répondit l'acidifié en souriant, je n'ai pas put résister. Bien ! Nous sommes aujourd'hui réunis pour la première fois dans le siège du Parti du Phénix pour décider de nos actions politiques à venir ! Tout d'abord, à nos adversaires qui nous écoutent grâce à maints sortilèges espions, je souhaiterais dire… FINITE INCANTATUM !

Une éblouissante lumière argentée jaillit alors des mains de Dumbledore, levées vers le plafond, et inonda l'ensemble de la salle, désactivant en quelques instants tous les sortilèges et artefacts espions dissimulés d'une manière ou d'une autre par les adversaires politiques des occupants de l'endroit.

- Bien ! Continua le directeur de Poudlard. Maintenant que nous sommes débarrassés de ce petit problème, nous pouvons commencer sérieusement ! Comme vous avez tous put le remarquer, les personnes présentes ici sont toutes celles ayant fait parti de l'Ordre du Phénix. Nous avons bien entendu la joie d'accueillir Mesdames Mathilde Delacour et Elodie d'Aiglefins, en qui nous pouvons avoir toute confiance.

Les regards jetés à la rond en disaient néanmoins fort long. Mathilde Delacour était très connue, mais à sa place, James Taylor, alias Rossignol, alias Jules d'Aiglefins, était fort inquiet… qui était cette dénommée Elodie d'Aiglefins ?

E1 ne m'a absolument rien dit à son sujet ! S'inquiéta t'il. Que cela signifie t'il ?

- Tout d'abord, mes chers amis, dit Dumbledore, vous devez savoir que, si j'ai créé ce parti, ce n'est pas pour participer aux élections Ministérielles, mais seulement pour permettre à notre point de vue politique de se faire entendre dans notre pays. Si l'un de vous souhaite néanmoins se présenter à un poste politique, vous devez savoir qu'il ou elle aura tout mon soutient.

- Albus, demanda alors Minerva McGonagall, excusez-moi de vous interrompre, mais, pourriez-vous m'éclairer sur la véritable position de ce parti ? Il est encore tout jeune, et je pense qu'il serait fort utile que chacun de nous ici présent sache quels sont ses effectifs.

Il y eut alors plusieurs hochements de tête approbateurs dans la salle. A sa place, Elodie d'Aiglefins maintenait ses plus puissants boucliers d'Occlumencie en place, afin d'éviter que Rossignol ne s'introduise dans son esprit. Elle le connaissait, bien entendu. Il était si peu discret dans ses affaires… elle espérait juste ne pas avoir à le tuer s'il la découvrait.

- J'avais justement prévu de commencer par cela, ma chère Minerva, répondit Dumbledore. Voici, depuis maintenant deux semaines que notre parti est créé, nous avons accueillies cent vingt quatre membres, vous inclus. Trois cent douze ont faite une demande d'adhésion, mais nous devons examiner leur cas avant de les accepter ou non. De plus, grâce à son Altesse Ragnok II de Gringotts, nous disposons d'un fond légal de deux millions de galions, remboursables sans intérêts dans un délai de trois ans.

- Deux millions ? S'exclama Hagrid, de sa forte voix. Mais, professeur ! Cela est énorme ! Qu'allons-nous donc bien pouvoir en faire ?

- C'est très simple, Hagrid mon ami, répondit Dumbledore. Trente mille galions ont déjà servis à acheter ce lieu et à l'aménager convenablement. Je prévois un coût de fonctionnement initial de huit mille galions par mois, et si tout va bien, nos dons devraient proportionnellement augmenter suffisement pour atteindre les douze mille galions par mois d'ici à six mois. Pour cela, nous devons bien entendu satisfaire nos membres par un travail actif, visible et efficace.

- Albus, demanda soudain Severus Snape, prenant la parole pour la première fois. Êtes-vous bien certains que nous n'aurons « que » douze mille galions à ce moment ? Où prévoyez-vous de pratiquer l'art du Pot-de-vin ?

- Severus, répondit le directeur de Poudlard en prenant un air extrêmement sérieux. Un bonbon au citron ?

- Non ! Siffla le maître des Potions en adoptant son regard de congélateur. J'attends !

- Rassurez-vous, Severus, répondit Dumbledore en souriant. Je n'ai jamais acceptée la corruption, je ne commencerais pas maintenant ! De ce point de vue, je puis me vanter d'être l'un des rares politiciens Anglais à être « propre ».

Plus pour longtemps, pensèrent en même temps Elodie d'Aiglefins et James Taylor.

Soudain, la discussion fut interrompue par une sonnerie de téléphone portable. Intrigués par ce bruit étrange et inconnu, les sorciers du lieu tournèrent immédiatement leur attention en direction de l'australien…

Par SMS, celui-ci put lire :

IIIX XUII XXr IXX g, XXe, XIXn IIIVX, cIIVX. eIVX. VX, VIX VIIIXa IIX IX, tXu, XIe. IIIVr IIV IV NVa… VIr III, cIIi Iss. XIa IIIV IIV MIVa Vl VIf III oIIy. I.

Rangeant son appareil en quelques secondes, il se leva soudain, et s'exclama :

- Veuillez me pardonner, mes amis, une urgence. Mon épouse est malade.

- Vous êtes tout excusé, répondit Dumbledore en souriant.

James Taylor quitta alors la salle, sous le regard mille fois scrutateur d'Elodie d'Aiglefins…

UHDS

Londres, Bureau du Premier Ministre Moldu, Rajson Leiuds…

- Mr le Premier Ministre ! S'exclama fortement une voix d'homme, sur un ton fort mécontent. Pourriez-vous donc m'expliquer les raisons de ces fonds Secret Défense que vous allouez à nous ne savons quel but obscur ?

La personne qui avait parlé était le chef de l'opposition, un dénommé Christopher Howard.

Lorsque les élections avaient eues lieu, il avait subie une cuisante défaite, face à Rajson Leiuds, et pensait ne jamais parvenir à s'en remettre tant elle avait été forte et inattendue. Mais les étranges actions du premier Ministre n'étaient pas pour plaire au peuple, loin de là, et il avait immédiatement profité de cela. C'est pour cette raison qu'il était plus haut encore dans les sondages que lors de l'arrivée du mystérieux candidat.

Quand ses associés politiques lui avaient parlés de mouvements de fonds très suspects classés Secret Défense par le Premier Ministre, il avait immédiatement sentie la bonne affaire pour les sondages.

- Vous n'avez pas besoin de le savoir, répondit froidement Leiuds à son visiteur, sans même daigner lever le regard de sa paperasse officielle. Maintenant, DEHORS ! Je n'ai pas que cela à faire !

Mais Christopher Howard ne l'entendait pas de cette oreille.

- Non ! Dit-il. J'exige de savoir, au nom du peuple Anglais !

Mais, pour seule réponse, il vit Rajson Leiuds soulever ses deux mètres d'arthrite, de scoliose et d'os fêlés en un saut aussi vif que soudain. Il eut ainsi l'honneur de se faire galamment reconduire par la peau du cou jusqu'à la sortie du bâtiment. Le tout sous le regard de maints passants, outrés de la conduite de leur Premier Ministre…

- Dehors ! Dit celui-ci d'une voix forte que tout le monde entendit. Tentez de corrompre quelqu'un d'autre !

Mouhaha ! S'exclama en pensée Leiuds. Voilà qui va faire bouger tes sondages inutiles, espèce d'imbécile !

En effet, des scribouillards et des prostituées de journaux télévisés étaient constamment en train de surveiller le siège du Gouvernement Britannique… Le Premier Ministre le savait, bien entendu, puisque la majeure partie d'entre eux avait déjà eut le droit à un séjour au poste de police le plus proche, après qu'il eut feint de leur accorder une interview. Il aimait bien se détendre ainsi, de temps à autres…

Lorsqu'il revint dans son bureau, un nouveau visiteur s'y trouvait, beaucoup plus agréable, celui-là.

- Mr le Premier Ministre, dit-il en se levant et en tendant la main, je me présente, je suis Jules d'Aiglefins. C'est un grand honneur de rencontrer une aussi illustre personne...

- Tais-toi, Rossignol, répondit froidement Leiuds. Tu sais pourtant bien que j'ai horreur de tous ces maudits titres !

- Tu les as voulus, alors assumes, maintenant ! Sermonna Rossignol en fronçant les buissons.

Il est encore de mauvaise humeur ? Se dit-il.

- Je sais, je sais ! Répondit Leiuds en souriant. Mais les Moldus sont véritablement des fanatiques de la bureaucratie ! Je passe mes journées à remplir des papiers ! Heureusement que le plan est prêt !

- Ils sont pointilleux, mais moins compliqués que les sorciers ! Proportionnellement, en comparant leur population et celle de nos chers Niais, ils sont beaucoup moins compliqués pour une organisation bien plus efficace !

- Tout de même ! Bon, pourquoi es tu là ? Il y a un souci ?

- Je viens à propos des élections du Ministre Sorcier, répondit Rossignol. Comme tu l'avais dit, notre candidat a perdu largement, et Scrimgeour l'a emporté dès le premier tour. Que faut-il faire, maintenant ? L'on s'en maintient au plan ?

- Je sais, j'y étais, répondit Leiuds, alias E1. Tu attendras un peu, environ une semaine après sa prise de fonction. Le temps qu'il prenne confiance en lui. Puis tu diras à Albus de commencer à attaquer avec son nouveau parti…

- Très bien. Mais je me demandais… il y a une dénommée Elodie d'Aiglefins qui est entrée dans ce parti. Albus dit que nous pouvons avoir toute confiance en elle, mais je ne puis m'empêcher d'avoir un mauvais pressentiment. Que sais-tu ?

- Elodie d'Aiglefins ? S'étonna E1, en fronçant les sourcils. Tu m'as caché le fait que ta fille oeuvrait aussi pour notre cause ?

- Non ! S'exclama Rossignol. Il est hors de question pour moi de prendre le risque de la perdre, elle aussi ! Mais c'est justement son nom qui m'intrigue. Je ne pense pas que ce soit un hasard, si elle se nomme comme moi…

E1 resta pensif pendant quelques instants, réfléchissant le plus vite possible des implications de cette arrivée dans Le Plan.

- Je ne sais que dire, répondit-il. Pour l'instant, observe. Nous verrons dans quelques temps. S'il s'avère qu'elle est une sang-pur, alors nous l'éliminerons.

- C'est ce que je pensais faire, répondit Rossignol. Autre chose ?

- Non, contente toi juste de manipuler Albus.

- Cela me fait penser, dit Rossignol en souriant soudain, que tu as vraiment eut du flair ! Absolument personne ne s'est aperçu que ce Parti du Phénix était infiltré presque à moitié par nos propres soldats.

- Surtout, en effet, répondit Leiuds. Albus a en effet été aussi malin que niais. Il recherche un peu trop les indices, et ne pense pas que l'on puisse ne pas en laisser. Enfin bon, tant qu'il obéit aux ordres…

- Il n'y aura pas besoin de l'éliminer, je sais, tu l'as déjà dit, continua Rossignol.

- Dans ce cas, tu sais ce que je vais te dire maintenant ! Gueula E1, son rôle de ministre insociable retrouvé. Va, et exécute le plan !

Jules d'Aiglefins se leva alors, et se mit au garde-à-vous en soupirant lourdement.

- A vos ordres, Généralissime, dit-il d'un ton neutre.

Il luminoplana alors, accompagné d'un grognement colérique du Premier Ministre Anglais…

UHDS

Ministère de la Magie d'Angleterre, quelques jours après, lors d'une séance exceptionnelle du Magenmaggot.

- Messieurs du Magenmaggot, commença d'une voix forte Albus Dumbledore, le Président-sorcier du troupeau de brebis et de loups mêlés. Mr le Premier Ministre Rajson Leiuds, Mr Le Ministre de la Magie Rufus Scrimgeour, Mrs Amélia Bones, directrice du Département de la Justice Magique nous sommes aujourd'hui réunis dans cette glorieuse Chambre des Lords Sorciers du Magenmaggot pour juger Mr Cornélius Fudge, destitué de ses fonctions de Ministre de la Magie pour corruption et non respect des Lois de Sang. Aurors, faites entrer l'accusé !

Par une minuscule porte gardée par deux des clowns en costume rouge, ce fut un Fudge amaigri et au front dégoulinant de sueur qui fit son entrée dans la salle, escorté par deux Détraqueurs. Menotté et en tenue de prisonnier, il lui était impossible de s'essuyer avec son mouchoir blanc rayé de noir. De toute façon, il l'avait oublié dans sa cellule…

Les Détraqueurs étaient chargés de veiller, immobiles, sur la bonne conduite de leur prisonnier… c'est pourquoi ils ne cillèrent même pas lorsque Rajson Leiuds bondit dans leur direction, et les élimina proprement en les englobant entièrement d'une étrange sphère de lumière, sans même user de sa baguette… Dès que la lueur se fut évanouie, il ne restait plus que les manteaux noirs des créatures.

Immédiatement, des hurlements aussi soulagés qu'indignés retentirent dans la salle. Comment Mordred (II) ce traître au service des immondes Moldus osait-il ?

- VOS GUEULES ! Hurla Leiuds, pour toute réponse.

En disant cela, il retroussa les manches de son costume et montra les poings, ce qui eut pour effet immédiat de calmer l'ensemble de la salle. Ses bras poilus étaient recouverts de cicatrices impressionnantes…

- Je vous remercie, Mr Le Premier Ministre, dit la juge Bones sans pouvoir s'empêcher de grimacer. Aurors ! Appelez des renforts pour surveiller l'accusé, et faites nettoyer l'absence de dépouilles des deux détraqueurs !

Cela fut fait en quelques instants, et la séance prématurément interrompue put reprendre rapidement…

- Bien, s'exclama la juge. Mr Fudge, vous comparaissez ce jour devant cette assemblée pour répondre aux accusations et divers soupçons dont vous faites l'objet, je cite : corruption, versements d'argent illégaux à des organismes politiques, versement de pots-de-vin, réception de pots-de-vin, tentative de suspension de la démocratie par la force, escroquerie envers d'autres nations durant votre mandat, menaces envers d'autres nations durant votre mandat, complicité d'enlèvement et de séquestration, de torture et de meurtre. Avez-vous quelque chose à répondre à cela, avant que nous n'ouïssions les plaidoiries de vos avocats ?

Fudge se leva alors de la chaise où il avait été forcé de s'asseoir par la poigne des Aurors chargés de le surveiller.

- Je… je plaide coupable, votre honneur ! S'exclama t'il difficilement, visiblement angoissé.

Son front dégoulinait de sueur plus que cela n'avait été vu auparavant par quiconque était présent dans la salle.

Plusieurs exclamations de surprises s'élevèrent alors du public. Fudge n'était pas connu pour son courage, bien loin de là, et l'entendre plaider en sa défaveur était quelque chose de réellement surprenant.

- Je vous remercie, Monsieur Fudge, répondit la juge. Maintenant, je prie monsieur Juste Waurreney, avocat de la défense, de commencer sa plaidoirie.

Pour influencer les jurés, bien entendu, songea Leiuds en affichant un sourire carnivore. S'ils savaient, tous, qu'il n'était qu'un de mes pantins ! Mouhaha !

- Je vous remercie, votre Honneur, s'exclama l'avocat en prenant place à la console qui lui était réservée. Mesdames et Messieurs les jurés, illustres membres du Magenmaggot, Monsieur le premier Ministre, Monsieur le Ministre de la Magie, Monsieur le président Sorcier, pourquoi, je vous le demande, juge t'on aujourd'hui Mr Fudge ? Mon client est accusé de corruption, cela est, il n'est point possible de le nier. Mais avez-vous examinées les raisons l'ayant poussées à faire cela, au nom de notre société ?

Une faible rumeur naquit alors dans l'assemblée. A sa place, Fudge continuait à suer à grosses gouttes…

- ON S'EN FICHE ! Hurla alors Rajson Leiuds, debout à sa place. ABREGE, CRETIN !

Une exclamation indignée s'éleva alors en un seul ensemble dans la salle.

- SILENCE ! S'exclama la juge Bones, usant de sa baguette.

- JE DISAIS DONC, reprit fortement Juste Waurreney, que les raisons ayant poussées Monsieur Fudge à faire ceci était sa volonté de protéger son peuple et ses intérêts. Il est honteux qu'un tel homme d'honneur soit ainsi traîné dans la boue !

- ON PASSE AU VOTE ! Hurla de nouveau Leiuds, tout en baffant un sorcier à côté de lui. C'EST UN ORDRE !

Il jeta alors la vieille serviette qu'il tenait contre d'autres qui séchaient à ses côtés, et attendit.

- Soit, soupira la Juge Bones.

Elle ne pouvait pas s'opposer au Premier Ministre Moldu, malheureusement. Les Lois, aussi bien sorcière que de Sang, le lui interdisaient.

- Mesdames et Messieurs, je vous prie, veuillez lever votre baguette en l'air et penser à votre choix avant de lancer le sortilège du vote ! Dit-elle. Les résultats apparaîtront dans deux minutes.

Et, effectivement, deux minutes plus tard, juste à côté de la juge, des lettres de feu jaillirent soudain de nulle part, indiquant les résultats.

Jamais encore Cornélius Fudge n'avait paru aussi en sueur…

- Par cent vingt-neuf voix contre trente et une, dit solennellement la Juge Bones, Mr Cornélius Oswald Fudge est déclaré innocent et libre ! Il aura donc simple interdiction de pratiquer une quelconque activité Politique.

Un coup de marteau bien placé eut alors soudainement raison du silence, scellant ainsi la décision de justice et déclenchant une foule d'acclamations. A sa place, Fudge exultait, parfaitement sec.

- Objection, votre honneur ! S'exclama soudain une voix forte.

Toutes les têtes se tournèrent alors en un seul mouvement en direction de la personne qui avait dit cela.

A sa place, Rajson Leiuds s'était levé et se dirigeait d'un pas vif en direction de l'estrade.

- Dégage, toi ! Dit-il à l'avocat de Fudge en le bousculant sans ménagement, le dominant nettement du haut de ses deux mètres.

Il fit craquer quelques uns de ses os sclérosés tout en regardant les badauds autour de lui, et s'exclama :

- Au nom de la Loi de Sang numéro trois, article premier, alinéa un, Moi, Rajson Leiuds, Premier Ministre Moldu et dirigeant supérieur de la Société Sorcière, je m'oppose à cette décision de justice et use de mon droit de veto et de révocation ! Je déclare donc Mr Cornélius Oswald Fudge coupable des accusations dont il fait l'objet, et le condamne à la prison à perpétuité ! J'ai dit !

Il abattit alors violemment son poing sur son pupitre, le faisant vaciller sous le choc, puis quitta la salle d'un pas vif sans prêter aucune attention aux cris indignés de l'assemblée.

A sa place, Fudge s'était évanoui de désespoir… Azkaban ! Il allait à Azkaban ! Lui ! Comment diable avait-il put en arriver jusque là ?

- Et bien… qu'il en soit ainsi ! S'exclama la Juge Amélia Bones, en frappant sur son pupitre à l'aide son marteau. La séance est levée ! Aurors, emmenez l'accusé à sa nouvelle résidence !

Non loin de là, le Premier Ministre retrouva rapidement sa secrétaire personnelle, une pulpeuse jeune femme blonde avec un air incroyablement strict sur le visage, et lui ordonna de le suivre « en vitesse » en direction de l'aire de transplanage la plus proche…

UHDS

Londres, Manoir Ombrage.

- Mrs Ombrage ? Demanda un démarcheur sorcier vendeur de jouets magiques pour adultes.

- Que voulez-vous ? Demanda l'immonde croisement de primate à poils drus et de batracien d'un autre âge, après avoir reçu son visiteur, et en bavant devant la beauté physique de l'homme, qui rentrait dans ses critères nuptiaux.

- Je viens à vous pour vous proposer d'acheter mes purs instruments de plaisir ! Avec eux, vous pourriez honorer seule nos Pères et nos Mères avec bien plus d'efficacité ! Je suis même disposé à vous aider dans leur première utilisation…

- Effectivement, répondit immédiatement La Chose, une pure séance de prières nuptiales ne serait pas de refus ! Entrez, entrez ! Par quoi voudriez-vous commencer ? Une fella…

- Juste par vous séquestrer, interrompit le vendeur en reprenant son apparence véritable.

Une dizaine de Gobelins, jusque là dissimulés sous des capes d'invisibilité, se jetèrent alors sur la vieille folle, et l'empêchèrent de prononcer un seul mot pour se défendre en la stupéfixiant en un instant.

- Second, avoué et capturé ! Murmura le représentant, plus connu sous le nom de G1, en rayant le nom d'Ombrage de la liste qu'il tenait dans ses mains.

Surrey, Manoir Avery, quelques dizaines de minutes plus tard…

Dans les caves du présent luxueux bâtiment, le dénommé Avery, maître des lieux depuis de nombreuses années, était en train de violer l'une des sept prostituées Moldues qu'il avait « récoltées » voici quelques jours, durant l'une de ses justes excursions purificatrices.

Les cadavres fraîchement décapités des six premières étaient en train de se vider de leur sang tout autour de lui, alors qu'il plantait sa baguette magique dans le sexe de sa dernière victime hurlante de douleur, et murmurait un sortilège d'explosion, un sourire sadique aux lèvres…

Soudain, alors qu'il jouissait de tant de pure justice, quelqu'un frappa à la porte de la cellule où il s'occupait presque quotidiennement à purifier le monde.

- Quoi, qu'y a-t-il ? Eructa t'il de sa voix enjouée, alors qu'il se penchait sur l'un des cadavres sans vie pour le violer à nouveau, un sortilège d'endurance sexuelle habilement lancé sur ses gesticules (I).

- Maître, couina la voix mille fois reconnaissable d'un elfe de maison. Mr Nott vous attend dans le salon. Il est accompagné d'un chargement d'enfant Moldus, et il souhaite que vous participiez à l'orgie qu'il organise ce soir. Il dit vous en avoir amené un avant goût.

- Soit, dit lui que j'arrive ! Répondit le Sorcier libidineux en se déversant dans le corps sans vie d'une de ses victimes…

Quelques instants plus tard, il était en train de remonter les escaliers de sa cave, rhabillé de nobles vêtements. Il ne lui fallut que quelques minutes pour se retrouver dans son salon. Ce fut avec un immense plaisir qu'il put voir une dizaine d'enfants Moldus attachés par des cordes magiques, nus, la peau recouverte d'hématomes impressionnants, ornés de dizaines de cicatrices et de marques de fouets.

- Mon cher Avery ! S'exclama Marleganicus Nott en se levant de son fauteuil, et en souriant à son ami Sang-pur. Comment vas-tu ?

- Parfaitement bien, et toi-même, mon cher ? Répondit Avery. Il est fort dommage que tu ne sois pas venu me visiter une heure plus tôt ! Je viens de finir un chargement de prostituées Moldues ! Je dois avouer qu'elles étaient particulièrement agréables, pour des impuretés pareilles.

- Tu as dût ressentir une grande joie, alors ! Purifier ainsi le monde de ces aberrations !

- Effectivement, répondit Avery en oeillant les jouets amenés par son ami.

- Je viens pour te convier à l'orgie que j'organise ce soir, dans mon manoir, dit Nott en suivant le regard de son camarade. Moi et mon épouse avons vidée une école de ces impuretés, et nous pensons qu'il serait fort bon d'en profiter pour honorer nos Pères et nos Mères en leur offrant du sang. Seras-tu des nôtres ?

- Bien sûr ! Avoir ainsi l'occasion de purifier le monde, cela ne se refuse pas ! Je viendrais avec mon épouse, et nous amènerons aussi quelques Elfes de Maison. Certains des miens ne se sont pas montrés assez actifs, ces derniers temps, et les torturer ne leur ferait pas de mal.

- C'est une nouvelle très intéressante, répondit Nott en souriant sincèrement, et en levant sa baguette en face de son camarade.

Celui-ci se dressa soudain, et prit un air étonné.

- Marleganicus ? Que…

Soudain, la dizaine d'enfants Moldus perdirent leur déguisement, et se révélèrent être des Guerriers Gobelins… les traits déformés par la colère et l'horreur, ils mirent hors d'état de nuire ce maudit assassin qu'était Avery.

Marleganicus Nott n'en était absolument pas étonné. Pour cause, il reprit bien vite son apparence de G1, dissimulé par un rideau d'Ombre, l'effet de son Polynectar ayant prit fin, et transplana avec ses soldats pour la cible suivante…

Manoir McNair, toujours quelques dizaines de minutes plus tard…

- Monsieur McNair, dit un vendeur de haches magiques et d'instruments de torture, renouveler votre équipement vous permettrait d'être encore bien plus efficace dans votre glorieux emploi de bourreau.

- Dégagez, bon à rien ! Eructa McNair, en rabattant sa cagoule rouge sur son visage, sa baguette à la main.

- Monsieur, je suis même prêt à vous offrir mon matériel si vous acceptez de m'aider à décapiter quelques Moldus ! Supplia le représentant, un air profondément raciste sur le visage. C'est un rêve, pour moi ! Je… je ne suis pas assez fort pour m'aventurer parmi ces barbares tout seul !

- En ce cas, je suis prêt à reconsidérer votre offre, répondit McNair, soudain très intéressé, un sourire sadique fleurissant sous sa cagoule de bourreau.

Cela lui ferait une occasion supplémentaire pour nettoyer le monde, après tout…

- Je suis ravi de le savoir ! Répondit le vendeur en souriant. Au nom des Lois, je vous arrête !

Et, comme précédemment, le Sorcier fut proprement enlevé par des Gobelins apparaissant soudain, sans même pouvoir lever le plus petit doigt pour se défendre.

UHDS

Appartements d'Albus Dumbledore, Poudlard.

Cloîtré dans son petit chez lui, l'illustre directeur de Poudlard réfléchissait profondément, affalé sur un confortable fauteuil, et encouragé par une grande bouteille de Whisky Moldu redoutable.

A quoi réfléchissait-il ?

Tout simplement à toutes les énigmes qui se présentaient à son esprit, et qui le titillaient sans cesse depuis des mois maintenant.

Il devait certainement posséder la clef de quelques mystères, mais il ne voyait pas laquelle, ce qui expliquait qu'il fusse ainsi en train de penser.

Récapitulons, se dit-il. La clef de tout cela est sans aucun doute ce cher Professeur. J'ai le sentiment qu'il est de retour parmi nous, même si je n'en ai aucune preuve, et depuis, les choses s'accélèrent grandement, ce qui me fait dire qu'il est un important dirigeant de l'un ou l'autre des camps. Très probablement de celui de Rossignol, du mien donc. Mais pourquoi ne se montre t'il pas à ses alliés ? Excellente question. Quel évènement attends t'il ? Ma première théorie à son sujet était fausse, mais… il est incroyable qu'il soit encore en vie ! Il avait près de septante ans lorsque j'en avais dix-sept, cela lui ferait donc environ… presque deux cent ans. Les Sorciers atteignent régulièrement cet âge ci, mais à l'état de vieillards difformes, pas en jeunes gens en pleine force de l'âge. Magie Noire ? Peut-être, il est expert dans le domaine…

Premièrement, j'ai cru qu'il s'était déguisé en enfant, et qu'il s'agissait de Mr Léonard. Je dois bien admettre que ce n'est pas le cas, le caractère des deux personnages étant radicalement différent.

Peut-être est-il le nouveau Premier Ministre des Moldus, Rajson Leiuds ? Mais, encore une fois, le caractère est bien trop dissemblable du sien tel que je le connais…

Quel dilemme ! S'il était de retour, il ferait trembler de terreur tous ceux qui oseraient ne serait-ce que penser du mal de lui…

O, Père ! Quand allez-vous revenir ?

UHDS

LA GAZETTE DU SORCIER

N°12821 – 17 Novembre 1992

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Le nouveau Balai de la société Nimbus, le Brindille 1000, est arrivé sur le marché ! Particulièrement léger, il est idéal pour les attrapeurs et les poursuiveurs. Avec des pointes à cent kilomètres à l'heure, il est le plus rapide balai de compétition sur le marché ! Son prix n'est que de quatre cent nonante neuf galions, alors il ne faut surtout pas hésiter ! Enchantement grossissant gratuit, à la demande. Dès à présent en magasin. Réservé aux personnes majeures, de préférence aux femmes célibataires.

Bienvenue à notre nouveau Ministre !

C'est au nom de notre journal tout entier que je dis, moi Rita Skeeter, un immense « bienvenue » à notre nouveau Ministre de la Magie, Monsieur Rufus Scrimgeour ! J'espère de tout mon cœur qu'il trouvera un grand plaisir à diriger notre pays de sa puissante baguette !

Longue vie a lui !

RS

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Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, je ne me présente plus, je suis le célébrissime Gilderoy Lockart, ordre de Merlin première classe, sept fois élu sorcier le plus charmeur d'Angleterre par le magazine mensuel Sorcière Hebdo.

Avez-vous pensé aux avantages que procurait l'usage quotidien du sortilège de Sexoplus ® ?

Avec ceci, vous ne vous fatigueriez plus pour vous satisfaire, et pourrez ainsi jouir en continu d'un plaisir perpétuel. Je l'ai essayé, il est fantastique !

N'hésitez plus !

Justice

Le département de la Justice Magique et le bureau des Aurors ont conjointement annoncée l'arrestation, voici quelques jours, d'une bande de vampires et de loups-garous mêlés qui avaient attaquée une maison sorcière, transformant ses occupants en loups-garous calices. Ces malfaisantes aberrations ont aussitôt été mises à mort, et leurs victimes décapitées pour être sauvées.

RS

UHDS

Ministère de la Magie d'Angleterre. Département des Mystères…

Angélique Delacour, secrétaire de Cornélius Fudge démise de ses fonctions lors du licenciement de son employeur, était plus que décidée à user de ses charmes pour accomplir la mission que lui avait donnée le dénommé Rossignol.

Derrière son identité secrète de Ve2, elle était le troisième plus ancien membre de l'organisation secrète menée par l'Oiseau.

Aujourd'hui, il lui avait été demandé de profiter du fait que S3 avait volontairement chamboulée la distribution de quelques documents officiels afin d'entrer dans le Département des Mystères.

Pour quelle raison ? Tout d'abord, rassembler des preuves.

Il était su que les Sorciers menaient des expériences sur diverses créatures magiques, et il était presque certain que cela se déroulait dans le département des Mystères. Le prouver permettrait de mener un grand coup politique… Il lui suffisait de placer quelques SER, les Sortilèges Espions Radios, afin de prouver ce fait aux sceptiques. Cela permettrait de tourner une grande part de l'opinion publique Sorcière en faveur de ses intérêts…

C'est le Père Créateur qui avait découverte l'existence des ondes magiques, et lui qui en avait imaginé la majeure partie des usages.

Contrairement aux ondes électromagnétiques, elles n'étaient pas constituées de photons, mais de particules de magie. Elles n'émettaient aucun rayonnement, et étaient de ce fait absolument invisibles à l'œil nu. Le seul moyen de les observer actuellement accessible aux Sorciers était d'user d'un microscope moldu capable d'agrandir la vision à un niveau dix-huit mille sept cent dix-sept fois plus petit qu'un électron. Cette taille microscopique expliquait aussi le fait que même les Moldus ne les avaient pas découvert… ce qui ne saurait tarder.

Contrairement à ce que certains croyaient lorsqu'ils entendaient parler du « Père Créateur », il ne s'agissait pas là de l'un des Pères honorés par les Fanatiques Sorciers. Bien loin de là.

Cet homme était un véritable génie, qui avait vécu voici maintenant plus de huit siècles, date à laquelle il était apparu publiquement pour la dernière fois sous les traits d'un vieillard usé, ayant fait son temps après avoir vécue sa longue vie durant près de deux cent ans.

En une existence, il avait créées maintes organisations pour défendre les droits de toutes les créatures, magiques ou non avait menées des guerres contre ceux qui tentaient de les massacrer avait réalisées des recherches sur la magie plus loin que n'importe qui avant lui avait créés des quantités impressionnantes de sortilèges, de charmes, de runes, d'enchantements, d'artefacts et j'en passe. En bref, Il était un génie.

Bien que les Sorciers l'aient oublié, ou plutôt censuré avec leur « Trou de l'Histoire », pratiquement la moitié de tout ce qu'ils enseignaient dans leurs dégradantes écoles de magie avait été découvert ou créé par le Père Créateur.

Mais le temps de celui-ci était depuis longtemps terminé. Sans lui, sans sa volonté impressionnante, les siens n'avaient pas réussi à résister à la pression meurtrière des Fanatiques, et s'étaient fait massacrer.

Ils n'étaient plus que quelques centaines, peut-être au maximum deux milliers à travers le monde, à gire sur des tables d'expérimentation, des tubes, des baguettes, des seringues et maints autres objets plantés dans le corps. Leurs organes leurs étaient retirés pour être étudiés, remplacés par des artefacts artificiels qui les tuaient de l'intérieur, sous le regard insensible des employés des différents ministères. Ils n'étaient que des aberrations, après tout.

De par son état d'hybride, Rossignol avait réussi à faire libérer l'un d'eux en jouant des Lois de Sang. Par un étrange coup du destin, le seul d'entre eux qui avait réussi à échapper à cette horreur était Léonard.

Il était le seul Elfe (III) à ne pas être disséqué à vif et en continu pour le bien des expériences Sorcières.

UHDS

Dans un pur lieu lointain, plus précisément dans une pure salle aux pures couleurs purement multicolores…

Un groupe de fanatiques drastiquement réduit pour une raison inconnue se trouvait une nouvelle fois réunit en ce lieu …

- Pourquoi Ombrage n'est-elle pas là ? S'exclamaient des voix en colère. Et Avery ? McNair ? Ils ont bien plus d'une heure de retard !

- QUE TOUT LE MONDE SE CALME ! Hurla alors une voix, amplifiée magiquement.

Le silence tomba comme une chape de plomb sur la salle bondée. Un instant plus tard, tous les regards étaient tournés vers la personne qui s'était ainsi écrié.

Debout à sa place, Narcissa Malfoy avait sa baguette levée en l'air et provoquait de grands « BANG ! » afin de faire cesser le trouble régnant dans la pièce.

- Pour servir nos Pères et nos Mères, je suis prête à tous les sacrifices, s'exclama t'elle. Aussi prend-je jusqu'à nouvel ordre la place de mon mari, et commande-je cette assemblée ! J'ai dit !

- Narcissa, s'exclama à son tour un sorcier, devant lequel un compliment précisait : Père Forgeur. Êtes-vous sûre que cela soit prudent, avec votre grossesse ?

- Oui, répondit la sorcière. Comme je l'ai dit, je suis prête à tous les sacrifices pour notre cause, y compris à remplacer mon mari durant nos prières, et d'assurer les siennes en plus des miennes.

- Ce n'est pas un grand sacrifice, pour une nymphomane comme toi, murmura une autre sorcière, assise à siège où un autre compliment précisait : Mère Etincelante.

- Cela, non, répondit Narcissa sans prendre ombrage de la remarque. Mais assurer son rôle spirituel et militaire l'est.

- Mais où est donc passé ton mari ? S'exclama un autre sorcier, faisant se tourner l'attention de tous vers lui.

Un compliment le désignait comme le Père Rêveur.

- Je l'ignore, répondit Narcissa en se levant, permettant à toutes et tous de remarquer sa nudité complète. C'est bien pour cette raison que je reste ici à purement prier nuptialement à longueur de journée ! J'espère que nos Pères et nos Mères me le révèleront durant mes psalmodies. HEIL !

- HEIL ! Hurlèrent alors toutes les personnes présentes, en se levant et en tendant le bras droit dans un salut fanatique.

Tous se mirent alors à purement prier…

UHDS

Opéra Royal, Paris. Dans une loge de grand luxe…

A ce moment là, Rossignol était en train de se reposer quelque peu avant d'entamer un nouveau concert dans la peau du Moldu Jules d'Aiglefins.

Comme il le faisait habituellement, il évacuait son stress et se concentrait en repensant à quelques uns des ses soucis…

Retour en arrière

- Si le monde Sorcier usait encore du précédent calendrier solaire créé par les centaures, dit Rossignol, nous serions en l'an trois mille soixante six. En sachant que Poudlard a été fondé en l'an grégorien neuf cent octante sept, calcule la différence… mais pourquoi cette question, Léonard ?

- Une petite excentricité de ma part, répondit Léo. Ne fait pas attention…

- Si tu le dis… j'imagine que c'est pour tes recherches sur le trou de l'histoire ?

- On ne peut vraiment rien vous cacher, à toi et à ton Occlumencie ! Plaisanta Léo. Et bien oui, puisque tu ne veux rien me dire de ce que tu sais à ce propos, je suis bien obligé de faire mes recherches par moi-même. A moins que tu n'ais subitement changé d'avis ?

- Pas le moins du monde, non, répondit Rossignol. L'ignorance est parfois douce…

- Je n'en doute pas, répondit Léo. Mais la connaissance totale de tout ce qui a lieu est une nécessité, dans mon métier.

- La connaissance du présent, oui, précisa l'Oiseau. Pas celle du passé…

- Dans une certaine mesure, si. L'Histoire passée est le scénario de l'avenir !

- Je crois bien avoir déjà entendu cela quelque part, plaisanta Rossignol.

- Hum ? Moi aussi, murmura alors Léo en prenant une pause songeuse. Mais… je ne me souviens absolument plus où et quand…

Le jeune garçon ne vit pas Rossignol froncer soudainement les buissons…

Fin du Retour en arrière

Si seulement je pouvais faire quelque chose pour les trous de mémoire de ce cher petit qu'est Léo ! Pensa Rossignol en soupirant. J'ai horreur de le voir souffrir ainsi ! Malheureusement, cela est un mal nécessaire... J'ai parfois horreur de mon rôle !

- Mr D'Aiglefins ? Demanda soudain une voix féminine, de derrière une porte. La représentation va commencer.

- Je suis prêt, répondit alors en se levant le plus grand Ténor de tous les temps.

UHDS

La Gazette de Gringotts

Exclusivement réservée aux Gobelins

N°24

Mobilisation

A la demande de Ragnok II, l'ensemble des Lìdalk aptes au combat est appelé à se rendre à sa banque respective, afin de s'inscrire sur les listes militaires de la nation Lìdalk.

Le service militaire est obligatoire !

Honneur et Union !

Ragnok II

La fin de la Noise

Hier, les Banquiers Gobelins réunis à Gringotts ont votée à l'unanimité la fin de la Noise dans notre système monétaire. L'inflation galopante dont nous somme victime ayant rendue cette valeur si infime qu'elle en devenait totalement inutile.

Les sommes perdues seront compensées en Mornilles et galions pour quiconque en fera la demande, dans un délai maximal de trois ans. Au-delà, tout argent non changé sera considéré comme perdu.

G1

Appel à la prière

En raison de la tenue prochaine de la Journée de la Mémoire, nous transcrivons dans nos pages les psalmodies et les prières à prononcer ce jour venu, pour la mémoire de nos glorieux ancêtres. Souvenons-nous d'eux. (IV)

G2

Première psalmodie

A Bilc Sinisc,

Am sva fal Lìs,

Fal cins cibra

Fal cinsilvrin drilféna can gónèlca và lia.

A Bilc Sinisc, Misnón tidi tosba !

Première prière

A Bilc Sinisc ! Misnón cids cins !

Misnón tins, cids clètrus Lìs,

Misnón tins, cids jama Lìis,

Misnón tins, cids asé cins,

Misnón tins, cids omidré palta !

A Bilc Sinisc ! Misnón cids cins ! Misnón tins !

A Bilc Sinisc, Misnón cids cins sogdes cidi èsmet !

Seconde psalmodie

Bilc Sinisc, a asres tómélièc, omaranres fil èsmetres stochilì, bu vlasnèc tèt spirles ó thid se csalfen ca tais gesbitres và imèn lis.

Paroles de révélation

Su Sinisc usn cibes bu ontie tonnel e gesn. Tures rubes set soes, tosbu su.

La Magie est amour et toutes choses de bien. Pour connaître ses secrets, prie la.

Troisième psalmodie

Tudu cigèn Cibes Bu tidi sinbes, ca o tódè cid ènces stuvich, a Bilk Sinisc, siniscva téraèl tins siniscvi.

Seconde prière

A Bilc Sinisc ! Misnón cids cins !

Misnón tins, cids clètrus Lìs,

Misnón tins, cids jama Lìis,

Misnón tins, cids asé cins,

Misnón tins, cids omidré palta !

A Bilc Sinisc ! Misnón cids cins ! Misnón tins !

A Bilc Sinisc, Misnón cids cins sogdes cidi èsmet !

Prière finale

Bilk Sinisc,

Còciat bu Siniscva,

Vàk tidi Mèstéla laif,

Cida Cibes igè olvises,

Bu Djuhoes và lavées

E cid Stuvichal

Tudu cigèn Cibes

Stal tiothèlcé

Isi o blècèr

Bu o tódè,

Cida Can lai và téra e man,

Cida Can no raèl siàsdéra,

Cida Can Cibe téra e Cids Cins

Bu Can và stuvich dro tins biol.

UHDS

Gringotts. Quelque part…

S'il y avait une chose que les Sorciers sous-estimaient grandement, c'était bien la ruse du peuple de Banquiers qu'étaient les Gobelins.

En effet, si Gringotts n'était pas un bâtiment d'une taille particulièrement impressionnante comme Poudlard, cela était dût à la seule volonté de ses propriétaires. Ils souhaitaient paraître faibles à la vue des Sorciers, afin que ceux-ci ne se méfient pas d'eux… et, jusqu'à maintenant, cela avait toujours excellemment bien fonctionné.

Dissimulée par de puissants enchantements, l'immense majorité des souterrains de la banque constituait la Cité de Gringotts. Rien qu'à elle seule, celle-ci comptait plus d'habitants qu'il n'y avait de Sorciers en Angleterre… Pour l'instant. Soit environ vingt milliers de personnes.

Néanmoins, aussi puissante forteresse fut-elle, cette banque n'en était pas moins vulnérable… l'un de ses points faibles était parfois la trop grande confiance que les Gobelins mettaient en eux même et en leurs sortilèges uniques et innovants. C'est d'ailleurs grâce à l'un de ceux-ci qu'ils scellaient les cellules de leurs prisonniers… et qu'ils se permettaient de ne pas poster de gardes devant celles-ci.

- Rattrapez le ! Cria un soldat gobelin. Tuez le s'il le faut !

Enfin, il avait réussi à contrecarrer ce maudit enchantement de ces saletés d'aberrations. Quelle quantité de Magie avaient-elles volée à des sang-purs pour parvenir à créer une telle puissance ? Cela le révulsait, de savoir que des pures personnes de son pur sang s'étaient faite purement et simplement dépouiller de leur pure et sainte magie. Les aberrations paieraient ! Elles ne perdaient rien pour attendre !

C'est ce que se répétait sans cesse Lucius Malfoy alors qu'il courrait le plus vite possible dans les couloirs souterrains de Gringotts, une baguette à la main. Pour la voler, il avait dut s'abaisser au niveau des Moldus et étrangler à mains nues le premier enfant venu. Il se purifierait le plus tôt possible durant une pure séance de prières nuptiales avec ses maîtresses.

- AVADA KEDAVRA ! Hurla t'il soudain, en arrivant dans ce qui semblait être un logement.

En deux coups de baguettes, il tua la femme gobeline qui se trouvait là, fit exploser un enfant sans ressentir le moindre dégoût de lui même, puis observa les lieux. Impossible de tenir un siège ici, et il n'y avait aucune issue… il aurait au moins massacrées deux aberrations !

Rageant de ne pouvoir transplaner à cause des barrières de l'endroit, il quitta la pièce en courant. Mais, venant des deux côtés de la rue où il se trouvait, une foule de soldats Gobelins en armes s'avançait… Il n'avait plus qu'une solution pour sauver sa vie…

Lâchant la baguette volée, il se concentra en lui-même afin de réunir ses forces autant que possible. Puis, après quelques secondes, il hurla le plus fort qu'il pouvait, dément :

- PAR MON SANG !

Il se trancha alors les poignets avec une lame volée précédemment, et son sang jaillit soudain en tous sens, alors qu'un étrange pentacle de runes luisait sur sa peau, visible même malgré ses vêtements.

- OUBLIETTES ! S'exclama un Gobelin.

Lucius Malfoy disparut alors dans un nouveau jaillissement de son propre sang, le rayon bleu du sortilège d'amnésie disparaissant avec lui…

Plantés dans la rue, ébahis et horrifiés, les Gobelins rageaient… Pour la première fois de son histoire, Gringotts avait vu un de ses prisonniers parvenir à s'enfuir… en vie.

UHDS

Londres, Ministère de la Magie d'Angleterre…

Ce jour là, dans l'ensemble de l'immense complexe de bureaux, parloirs, cellules, lieux de torture, laboratoire de recherche et j'en passe, retentit une voix, magiquement amplifiée pour se faire entendre dans les moindres recoins…

Ceci est une allocution officielle de Mr Rufus Scrimgeour, Ministre de la Magie.

Mes chers concitoyens, mes chères concitoyennes.

En prenant position au poste de Ministre, j'ai découvert maints dossiers urgentissimes qui avaient été littéralement laissés en plan par mon prédécesseur, Mr Cornélius Fudge, à cause de sa destitution aussi brutale que soudaine.

Je me suis immédiatement penché dessus, dans l'espoir d'améliorer exponentiellement l'avenir de notre belle société.

Pour cette raison, j'annonce l'entrée en vigueur des mesures suivantes. Désormais :

- Les Loups-garous, Vélanes et Nains rejoignent les listes des créatures magiques jugées dangereuses. De ce fait, leur meurtre en cas de légitime défense n'est plus punissable par la loi. Cette mesure a été prise suite à de nombreuses affaires d'agression où ces créatures ont laissé parler leurs pulsions sauvages et barbares.

- Ensuite, du fait de nos droit financiers, j'annonce l'annulation pure et simple de la dette de notre société à l'encontre de la Banque Gringotts, et la reprise de contrôle par la force de l'enclave Gobeline sur laquelle est construite la majeure partie du Chemin de Traverse. Il est grand temps que nous réagissions face à la menace de ces créatures.

- Après cela, le programme scolaire de l'école de Magie de Poudlard sera entièrement refondu pour l'année scolaire à venir, avec la suppression des inutiles cours d'Etude des Moldus, et l'ajout de cours de duel et de défense magique avancée, afin que nous puissions mieux nous confronter à toutes les créatures sauvages et barbares qui sévissent de par le monde.

- Enfin, dans le but de mettre correctement en œuvre les mesures suivantes, un couvre-feu sera désormais institué pour toutes les créatures magiques, criminels et repris de justice, magasins et institutions.

Je vous remercie.

Le Ministre de la Magie quitta alors son pupitre, devant les regards étonnés de l'assemblée du Magenmaggot et des badauds présents.

Alors qu'il allait sortir de la salle silencieuse, une personne applaudit dans son coin, en criant « bravo ! ». Ce cri du cœur fut le déclencheur de maints autres, et, immédiatement, la salle fut envahie par une nuée d'acclamations.

Sur les quelques cinq cent personnes présentes, seule une vingtaine préféra partir immédiatement plutôt que de se prêter au jeu dégradant du ministre. Parmi elles se trouvaient nombre de nos connaissances, le plus souvent déguisées par Polynectar ou illusions diverses et variées. Il y avait là les dénommés S1, S2, S3, S4, G1 et G2, Ragnok II, Rossignol, Rajson Leiuds –alias E1-, Ve1, Ve2, Ve3, Va1, Remus Lupin –alias LG1-, et même… Léonard.

Il était présentement déguisé sous les traits d'un inconnu, grâce à une potion de Polynectar réalisée par son camarade Harry. Celui-ci était parvenu à augmenter la durée de l'effet de cette potion à trois heures de temps… en attendant mieux.

Le moins qu'il pouvait dire, c'est qu'il était véritablement affligé par le niveau d'incapacité mentale de ce type qui se faisait appeler « Ministre ». S'il savait qu'il s'agissait d'une insulte dans sa langue natale…

Bien qu'il n'en montrait rien, et sortait de la salle calmement, Léonard avait une grande envie de hurler sa rage et de pleurer de désespoir. La tâche qui l'attendait était si incommensurable !

UHDS

Gringotts, bureau de Ragnok II

Après cette dégradante réunion au Ministère de la Magie des Sorciers, Ragnok II, le Seigneur incontesté des Gobelins d'Angleterre et du Royaume-Uni, revoyait une nouvelle fois ses plans en revue…

Aujourd'hui, il avait privés les Sorciers de Quatre de leurs membres influents. Le Magenmaggot remuerait quelque peu, et cela lui permettrait sans doute d'arnaquer le nouveau Ministre… qui sait ?

Ce fut avec un sourire aussi sadique que carnivore qu'il regagna alors les souterrains de sa banque, pour aller passer en revue ses armées…

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Londres, Bureau du Premier Ministre Moldu

Rajson Leiuds était rapidement revenu à ses occupations ministérielles dès la réunion des Niais à baguette terminée. Il attendait impatiemment une personne en particulier, et avait entièrement barricadé son bureau en donnant l'ordre à sa secrétaire de ne le déranger sous absolument aucun prétexte.

Soudain, dans la pénombre amenée par la fermeture totale des rideaux et des volets éclairé seulement par une petite lampe de bureau, le vieillard acariâtre et sclérosé put apprécier l'arrivée d'une plantureuse jeune femme dans sa cheminée…

- Mr le Ministre, dit-elle immédiatement en se dirigeant en souriant vers l'homme. C'est un plaisir de vous revoir !

- Grande est ma joie à votre vue, ma chère Elodie d'Aiglefins. Ou devrais-je plutôt dire Madame Lawrence Brodhar, ma chère épouse ?

- Tu peux le dire, Rajson, répondit la jeune femme en souriant, et en prenant place sur les genoux de celui qui partageait sa vie.

- Alors, demanda Leiuds après un petit moment à partager leur bave respective, combien de personnes as-tu assassinées aujourd'hui ?

- Aucune, malheureusement. Il semblerait que nos ennemis se fassent discrets. Je retournerai enquêter dans les rues de Londres dans quelques temps, pour voir si quelques-uns de ces fanatiques ne va pas faire une « récolte » pour son plaisir.

- Je plains celui ou celle qui te séquestrera, ma chère, répondit Leiuds en souriant, sans paraître le moins du monde inquiet.

- Moi aussi ! Tu voudras que je t'en amène un, pour que tu te détendes en le torturant ?

- Avec plaisir, répondit Leiuds d'un ton noir…

Ils s'éclipsèrent alors en transplanant pour leur petit chez eux… quelque part.

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Petites précisions sur la situation politique Sorcière

Dans la suite de l'histoire, certains personnages présents dans ce chapitre prendrons de l'importance, aussi vous donne-je quelques informations complémentaires sur eux ou leur parti politique…

Rufus Scrimgeour : Nouveau Ministre de la Magie, ancien chef du département de la sûreté (les Aurors). Il est âgé de soixante-huit ans, et adhère au parti « Le Conservateur Sorcier ».

Le Conservateur Sorcier : Parti politique fondé par Albus Dumbledore et co-géré avec Cornélius Fudge jusqu'à quelques jours avant la destitution de celui-ci. Il a été ultra majoritaire durant plus de cinq décennies avant cela. Il est dirigé par intérim par Rufus Scrimgeour, le Ministre de la Magie, en attendant l'élection d'un nouveau dirigeant. Mais ce parti est en pleine débandade…

Le Parti Du Phénix : Créé par Albus Dumbledore et géré par une assemblée constituée de sorciers et de diverses créatures magiques, il a pour but de combattre le racisme ambiant de la société sorcière. Pour accomplir cela, il dispose d'un pouvoir immense : le contrôle total de l'école de Magie de Poudlard.

Le « Sang-pur sang » : Parti qui réuni cent personnes ? C'est du moins là la conclusion menée par le Conservateur Sorcier… ce parti est fortement militariste, et quiconque souhaite en faire parti doit être de sang-pur. Son cercle extérieur est constitué des novices, tandis que son cercle intérieur, dirigeant, est un conseil de fanatiques. Son unique signe de reconnaissance est un salut au bras droit levé fait au garde à vous. (= « Heil H. »)

Souvenez-vous que cette fiction ne tient absolument aucun compte d'une quelconque religion, secte ou croyance, ne prend aucun parti, ne fait aucune allusion à une personnalité politique ni ne prend position.

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Précisions supplémentaires sur la Religion Sorcière

Comparaisons :

Comme vous pouvez le lire, les Sorciers Croyants honorent leurs Pères et leurs Mères au cours de « Pures séances de pures prières purement Nuptiales ». La connotation au rapport sexuel est voulue pour de simples raisons.

Dans l'antiquité, de nombreuses civilisations considéraient le rapport sexuel et l'orgasme comme un moyen efficace de se rapprocher des dieux, durant le moment de flottement qui s'en suivait.

Les Sorciers, conservateurs à l'extrême, ont gardée cette façon de voir les choses, et honorent ainsi leurs Ascendants. Mais, contrairement aux civilisations antiques, les femmes sont considérées comme des jouets, non pas comme des être semis divins, malgré leur capacité à « Donner la vie »…

Toute remarque, critique ou non, sera bienvenue. Si je vous écoeure, principalement… mouhaha !

Souvenez-vous que cette fiction ne tient absolument aucun compte d'une quelconque religion, secte ou croyance, ne prend aucun parti, ne fait aucune allusion à une personnalité politique ni ne prend position.

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I. Ses gesticules : il n'y a pas d'autre mot pour décrire sa façon de faire…

II. Mordred : Les sorciers disent « Merlin » à la place de « Dieu ». Alors pourquoi pas « Mordred » à la place de « diable » ?

III. Elfe : Dans cette fiction, ce mot sert à décrire deux espèces différentes. Il y a les Elfes de Maison, et les Elfes simples. Traduisez par « Hauts Elfes », « Elfes de Lumière », « Elfes Blancs », et j'en passe… Lorsque je parlerais simplement « d'elfes », cela signifiera la seconde solution.

IV. Les paroles des prières et psalmodies sont rapportées dans l'Ancien Langage (sans rapport avec Christopher Paolini). Pour en savoir plus, vous allez devoir attendre… mouhaha ! Essayez donc de déchiffrer !

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Souvenez-vous que cette fiction ne tient absolument aucun compte d'une quelconque religion, secte ou croyance, ne prend aucun parti, ne fait aucune allusion à une personnalité politique ni ne prend position. Je me répète, je sais, mais j'y tiens…