Chapitre 25 : Mensonge, banalité et perte de temps

Depuis que Zabini avait revu l'effet que l'élu faisait sur son meilleur ami, il avait décidé qu'il était temps d'accélérer les choses entre les deux Némésis. Il s'était donc amusé à laisser des tas d'indices traîner dans son appartement à l'intention de son nouveau petit ami. Il savait qu'il se poserait des questions et qu'il se tournerait sûrement vers son meilleur ami Harry.

Zabini avait étudié et appris beaucoup de choses sur la relation spéciale qu'entretenaient Léo et le gryffondor en feignant des petites crises de jalousie. Petit à petit il en avait appris plus, non seulement sur leur relation mais aussi sur Harry lui même. Il savait donc, que le brun ferait appel à Draco pour parler avec Léo.

Bon, il faut l'avouer, dans un sens, Blaise n'aimait pas se cacher et garder des secrets. Surtout quand la personne de qui il se cachait était quelqu'un qu'il appréciait et respectait beaucoup. Donc sa décision était doublement bénéfique, pour lui, comme pour son meilleur ami. Enfin, pas dans un futur proche pour son meilleur ami, mais il était sûr que plus tard, Potter le remercierait (parce que, non, un Malefoy ne s'abaisserait pas à ce genre de chose, il se contentera sûrement d'un sourire de gratitude à moitié masquée, enfin, on ne sait jamais).

Il ne fut donc pas étonné d'entendre quelqu'un transplaner directement devant sa porte, une après-midi. Il ouvrit la porte avant même que celui-ci ait frappé et lança un sonore :

« Fais comme chez toi, mais ne casse rien s'il te plaît. » accompagné d'un grand sourire.

Mais au lieu d'avoir droit à la tornade destructrice à laquelle il s'attendait, son meilleur ami se dirigea directement vers le bar, se servit un verre, le bu cul sec, observa la bouteille quelques micro secondes, grommela un « au point où j'en suis ! », se resservit un autre verre qu'il absorba à moitié puis, s'effondra nonchalamment dans un fauteuil.

Quand il se disait qu'avec les Malefoy, on ne savait jamais, ce n'était pas que pour citer des phrases toutes faites, ironisa intérieurement Zabini.

« Je ne m'attendais pas à cette réaction... Que s'est-il passé ? » demanda Blaise d'un ton curieux.

D'habitude, le beau blond aurait fait mariner le brun pour attiser sa curiosité mais là, il était tellement sous le choc qu'il n'essaya même pas. Il répondit d'une voix atone, le regard dans le vide :

« J'ai embrassé Potter. »

« Tu as quoi ? Wah ! J'suis fier de toi ! Je ne m'attendais pas à ça... » le sourcil droit de Draco s'arqua bizarrement, en un tic nerveux que Zabini n'avait jamais vu.

« Tu... es... fier ?! Comment ça : fier ? Tu as entendu ce que j'ai dit ? J'ai em-bras-sé POTTER ! Comme si ma vie n'était pas assez compliquée en c'moment ! Hier, j'annonce au monde sorcier que je suis gay. Aujourd'hui, j'apprends des choses sur mon passé, je dois raconter le sien à mon cousin et en prime, j'embrasse Potter ! Je crois que je vais imploser ! »

« Bah... Tout ça devait finir par arriver, un jour ou l'autre... » dit timidement Blaise en haussant légèrement les épaules.

« GRRMML! Si tu avais été plus discret, NON ! Tout ça, c'est de ta faute ! Meilleur ami stupide ! Avec ses plans foireux stupides ! Tu te sentais obligé de baiser les DEUX cousins, d'une manière ou d'une autre ? »

Blaise prit un faux air coupable et murmura :

« Tu m'connais, quand y a une occas' j'saute dessus... »

Draco attrapa un coussin et le balança à la figure du métis. Celui-ci ne s'y attendait plus et fut réellement surpris de l'arrivée imminente du coussin sur lui. Il n'eut pas le temps de se protéger. Il le reçu en pleine poire. Le blond observa la tête ébahie de son meilleur ami, hésita puis se mit à rire sans pouvoir s'arrêter. Blaise, une fois les premières secondes de surprise passées se joignit à ce qui lui servait de meilleur ami.

Mine de rien, Zabini était inquiet pour lui, ces revirements d'humeurs soudain n'étaient définitivement pas un bon signe. Mais il profita de ce petit moment d'hilarité, sachant que ça ne durerait sûrement pas.

Après ce fou rire, Blaise profita du premier silence et demanda à Draco de lui raconter toute sa journée jusqu'à présent, pour mieux comprendre.

Draco s'exécuta, tout en se resservant un autre verre. Ses propos étaient tout aussi clairs que si il n'avait rien bu, ils étaient juste ponctués de plus de « par Salazard », « foi de Malefoy » ou encore « nom d'un strangulot ». Quand Draco buvait plus que de raison ça indiquait qu'il n'arrivait pas à se détendre seul, donc il se tournait vers l'alcool. Ça le détendait, un temps seulement. Mais jamais, Zabini n'avait vu le Malefoy perdre le contrôle de lui-même à cause de cette boisson.

Blaise n'interrompit pas son ami, il se contenta de hocher la tête, quand le blond termina son récit, il était impressionné. C'est vrai que ça faisait beaucoup de choses d'un coup, même pour un Malefoy... Mais le beau métis était plus impressionné par le laisser-aller dont son meilleur ami avait fait preuve avec Harry que par le reste.

Il avait fallu 8 ans avant que Draco se laisse craquer devant son ami, même pendant sa sixième année, il avait tout gardé pour lui. Bien sûr, Blaise ignorait ce qui avait causé un certain duel dans les toilettes du deuxième étage, cette année-là aussi. Ce n'était pas réellement la première fois que Draco craquait devant le gryffondor, mais cette fois, ce n'était pas par hasard.

Sans oublier le baiser... Qui n'était pas sans importance, même si Draco allait essayer de s'en convaincre. Zabini le connaissait mieux que quiconque en matière de relations avec les autres. Ses réflexes d'auto-protection l'emporteraient au début, il lui faudra sans doute du temps avant de les laisser de côté, d'arrêter de se mentir à lui-même et de pouvoir s'attacher à quelqu'un.

C'est pour ça que les coups de mains clandestins de Blaise étaient importants. Sans eux, il était presque sûr que Potter aurait tenté d'ouvrir les yeux de Draco, seul. Un peu maladroitement et puis sans patience, ce qui ne l'aurait fait que se refermer comme une huître. Au mieux, Draco l'aurait utilisé une fois avant de le jeter, comme tous les autres...

Le métis devait donc réussir à ce que son meilleur ami arrête de se comporter comme il l'avait toujours fait, rien de très compliqué, quoi ! Il soupira à cette idée puis se re-concentra sur la situation présente et essaya de récapituler ce que son meilleur ami venait de lui dire :

« Donc, soyons d'accord, tu me dis qu'aujourd'hui :

Potter t'a dit que tu n'étais pas responsable de la mort de Dumbledore mais qu'il était condamné et avait choisi sa façon de mourir depuis bien longtemps,

il t'a aussi révélé que ta mère t'aimait plus qu'elle n'avait peur de Voldy,

tu as parlé de son passé à Léo et il l'a mieux pris que ce à quoi tu t'attendais

et pour finir, tu as embrassé un gars super sexy, c'est bien ça ? »

« Oui. Euuuh... Non ! J'ai embrassé Potter ! »

« C'est ce que j'ai dit... Pfff... Tu es désespérant ! Si je ne préférerais pas les blonds, je lui aurais bien sauté dessus ! Il a bien changé depuis Poudlard... »

Draco repensa à Harry torse nu dans sa cuisine et se perdit dans des pensées, plutôt osées et un peu embrouillées par l'alcool dans lesquelles il trouvait Potter plus que sexy et ouvert à toutes propositions...

« Draco, tu baves! » lança son meilleur ami, un sourire moqueur aux lèvres, certain d'avoir gagné cette nouvelle manche. Le blond rougit et essaya tant bien que mal de se reconstruire un air détaché, mais il n'y parvint pas totalement, l'alcool sûrement...

« Donc, adjugé ! Potter est sexy. Faut que tu l'acceptes, mon vieux ! Donc en résumé, ta journée a été mouvementée mais plutôt positive. »

Draco soupira intérieurement. Ce qui lui servait de meilleur ami avait encore réussi à tout tourner à son avantage, comme d'habitude. Mais bon, il ne l'avouerait jamais mais il cherchait un peu l'approbation de Blaise en venant lui raconter ça. Il espérait que cette approbation le convaincrait un peu plus lui-même.

Ça l'avait un peu convaincu, ce qui était un problème, puisque ça allait à l'encontre de tous ses principes. Il fallait donc qu'il trouve un moyen de contrebalancer, il releva fièrement la tête une lueur carnassière dans les yeux.

« Oh non... Non, non, non ! Draco : NON ! » Blaise ne connaissait que trop bien cette lueur. Et elle était dévastatrice, à chaque fois.

« Quoi ? Qu'y a-t-il ? Je suis un adulte, je fais ce que je veux, non ?» dit il avec son plus beau sourire. Mais Zabini ne se laissa pas prendre.

« Cette fois-ci, ça sera sans moi ! Je ne veux pas participer à ça, ou en être mêlé de près ou de loin. Fais ce que tu veux, mais sache que je désapprouve. C'est puéril et ça n'en vaut pas la peine. »

« Quoi ? Tu me laisserais transplaner alors que j'ai beaucoup trop bu ? Tu me laisserais prendre le risque d'être désartibulé ? »

« Comme tu viens de le dire, tu es un adulte... »dit Zabini, se sachant piégé.

« Très bien... Je vais rentrer chez moi, gentiment, alors... Tu veux bien me ramener ? »

« Tant que je ne dois pas t'amener chez un de tes plans culs foireux, je veux bien... » répondit Blaise, sur un ton suspicieux. D'habitude, quand le blond avait ce regard, Zabini savait que ça se finissait en orgie. Ce revirement de situation l'étonna et le rendit encore plus méfiant.

« Sauf si tu veux essayer le deuxième cousin, évidemment ! » dit Draco d'un air enjoué.

Ça, ça ressemblait plus à sa langue de serpent de meilleur ami, faire des avances sexuelles à son meilleur pote en dernier recours. Zabini sourit, lança un :

« Ça t'plairait, hein Dray? Mais non merci. Je ne donne pas dans les perversions de Sang-Purs. Allez ! Je te ramène chez toi. »


Farandole de couleurs, mal de ventre, déséquilibre, Manoir.

Je fis un petit signe du menton accompagné d'un sourire reconnaissant à mon meilleur ami qui disparu dans un tourbillon de couleurs.

Blaise se laissait avoir tellement facilement que s'en était touchant et un peu pitoyable. Je n'avais pas l'intention de renoncer au sexe qui calmerait mon cerveau et ses contradictions à propos des événements d'hier et d'aujourd'hui. Je n'étais plus en état de transplaner chez un de mes plan culs moldu c'était certain. Je tiens à mon corps magnifique plus qu'à ma santé mentale. Mais l'avantage de mon annonce au monde magique était que je n'avais plus à me cacher et à coucher seulement avec des moldus.

Je me souviens très bien de certains 'flirts' que j'avais entretenu à Poudlard quand je me cherchais et avant de me rendre compte de la dangerosité de la chose. Si un seul fils de mangemorts s'en rendait compte, j'étais fichu. Donc j'avais arrêté net toutes ces 'activités extra-scolaires'. Il était temps de voir si ces risques s'avéreraient payants aujourd'hui !

Je monte les escaliers jusqu'à ma chambre, je m'assieds derrière mon bureau et cherche frénétiquement de quoi écrire. On frappe à ma porte, je m'arrête de chercher, relève la tête et lance un :

« Entrez. »

Oscar ouvre la porte et me demande :

« Puis-je vous aider, monsieur ? »

« Oui, Oscar, merci ! Je cherche de quoi écrire. »

« Voici, monsieur. » dit il en sortant de l'encre, une plume et un rouleau de parchemin de nulle part.

« Oh encore merci Oscar ! »

« Derien, monsieur. Puis je demander à monsieur ce qu'il veut faire des lettres qui lui ont été envoyées ? »

« Des lettres ? Quelles lettres ? »

« Celles qui s'empilent dans la tour nord, monsieur. Je crois que ce sont des réactions à l'article parut à votre sujet. D'ailleurs, les journalistes sont toujours devant les grilles, avez vous des directives à me donner par rapport à tout cela ? »

« Euuuh... Je vais m'occuper moi même des lettres et, pour les journalistes, pourriez-vous leur communiquer un message de ma part ? »

« Bien sûr, monsieur. » dit Oscar en hochant la tête avec respect. Ce que Draco aimait chez Oscar, c'est qu'il savait que jamais il ne se permettrait de juger ses actes et ses décisions ou du moins, qu'il n'en laisserait rien paraître. Leur relation était basée sur le respect et la transparence.

« Alors, dites leurs qu'ils peuvent rester devant chez moi autant qu'ils le désirent mais qu'ils n'auront droit à aucune information ou photo supplémentaire. Ensuite, proposez leur des boissons chaudes et des couvertures et dites leur que Draco Malefoy les salue respectueusement. »

« Bien, monsieur. » dit Oscar avant de se retirer.

Une fois seul, je sortis ma baguette et murmura « Accio lettre Adrian ». Adrian Pucey était un des premiers avec qui je m'étais amusé. Il était dans l'équipe de quidditch de serpentard avec moi.

Notre intérêt l'un pour l'autre avait grandi dans les vestiaires. C'est à cette époque que j'ai commencé à me poser des questions sur mes préférences. Je savais qu'Adrian était du genre à vouloir s'amuser et à se montrer... conciliant. Et puis, comme il était à serpentard, il avait beaucoup à perdre à en parler à qui que ce soit.

Reste à voir si il est toujours disponible pour reprendre nos anciennes 'activités extra-scolaires' sans poser de questions. J'entends le sifflement du papier traversant l'air, on dirait que oui...

J'attrape l'enveloppe qui s'est arrêté juste devant ma baguette, la décachette et lit :

Salut Draco. Ça te dit de te payer du bon temps, un de ces jours ?

Revoir ta photo dans le journal m'a rappelé de bons souvenirs.

Appelle moi !

C'était clair, net, sans chichis, juste ce que je cherchais ! Je retourne la lettre et voit un numéro de gsm moldu. C'était de plus en plus répandu dans le monde magique. C'était d'ailleurs le jumeau Weasley, Truc (j'oublie toujours son nom) qui s'y était intéressé en premier et avait trafiqué des modèles qui s'étaient vendus comme des petits pains.

Je prends mon portable et compose le numéro. Il reconnait ma voix directement, je pose mes conditions et l'invite chez moi.

5 minutes plus tard, Adrian est dans mon hall. 7 minutes plus tard, il est dans ma chambre.

Il n'a pas beaucoup changé, je l'ai toujours aimé pour ses cheveux bruns foncés, que j'aimais décoiffer... Il a toujours ces mêmes cheveux, de jolis yeux noisettes. Il est un peu plus grand que moi et plus mince aussi, moins musclé et un joli visage, mais banal quoi...

« Ça me fait plaisir de te revoir. Qu'est-ce que tu deviens ? »

« Si tu veux vraiment parler, tu as frappé à la mauvaise porte, foi de Malefoy ! »

« C'était de la politesse. »

« Des banalités, des mensonges, de la perte de temps ! »

Je ne perds plus de ce temps, je dois me sortir ce baiser avec Potter de la tête.

Mes lèvres s'écrasent contre les siennes. Je suis sûr que mon haleine pue l'alcool mais ça a l'air de le faire se détendre plus qu'autre chose, comme si il me piquait tous les effets de la boisson.

Je redescend sur terre et me rends compte que ce baiser sonne faux, mais décide de m'en contenter. Pour lui, apparemment, ça n'est pas la même chose, je sens son érection naissante contre mon bas-ventre. Je sens aussi sa langue titiller la mienne et j'ai l'impression d'embrasser un vieil ami, comme si j'embrassais Léo ou Blaise : eurk ! Je rigole souvent avec Zabini et le drague volontier, mais ça reste sur le ton de la blague, ça serait comme si j'embrassais un frère...

Je décide que ce baiser (supplice, oui!) a assez duré. Je le déshabille brutalement et rapidement. Sa veste, sa chemise et son pantalon finissent vite par terre. Il tente de déboutonner ma chemise. Tu ris ou quoi ? Tu n'arrives toujours pas à me faire oublier cette journée ! Tu ne mérites pas mes abdos !

Je descend ses mains, il se met à genoux et ouvre mon pantalon. Je ne vois plus que le dessus de sa tête, parfait ! Je n'ai pas du tout été émoustillé par la séance de baisers langoureux, par contre, passer ma main dans ses cheveux et les décoiffer, m'excite beaucoup plus... Il enlève mon caleçon et empoigne mon érection, je frissonne. Il lèche lentement mon gland.

Je me souviens maintenant pourquoi je le supportais ! Ses cheveux et cette langu.. Wooooh... Je ferme les yeux et profite de ces sensations agréables. Il me prend entièrement dans sa bouche, je gémis... Il commence de lents aller-retour.

Je garde les yeux fermés et continue de passer ma main dans ses cheveux pendant que sa bouche entoure la partie la plus précieuse de mon corps. Sauf que dans ma tête, les cheveux dans lesquels je passe mes doigts sont d'un noir de geais contrastant totalement avec les miens. Je ne peux m'empêcher de gémir de nouveau à cette image mentale, Adrian accélère comme fouetté mentalement par le son qui est sorti de ma bouche. J'aime bien cette autre image, mais moins que la première.

Je caresse son front et je ne peux m'empêcher d'être déçu en ne sentant pas la forme d'une cicatrice en forme d'éclair sous mes doigts. Je replonge ma main dans ses cheveux et appuie légèrement sur l'arrière de sa tête. J'aime avoir le contrôle, mais là, c'était plutôt comme pour le punir de ne pas être la bonne personne. Il accélère encore.

Je ne peux m'empêcher de soupirer un « Harry » dans un souffle, inaudible évidemment, mais tellement excitant... L'interdit et le risque m'attirent beaucoup, je dois l'avouer. Je me concentre de nouveau sur cette image mentale agréable d'un gryffondor parfait, à genoux, en train de me lécher. Je suis incapable de réfléchir à la portée de ces pensées et ne veut pas y songer pour le moment.

Je sens que je vais venir. Et je sais exactement comment... Je me dégage de la bouche d'Harry et me touche devant lui. La tête rejetée vers l'arrière, les yeux clos, des soupirs de plaisirs s'échappant de ma bouche. Je jouis dans un souffle, un râle de plaisir. Je vois le noir parfait de ses cheveux tâché de blanc, d'une partie de moi, comme pour dire « tu m'appartiens à présent ».

C'est à ce moment, encore essoufflé de mon plaisir que j'ouvris les yeux et que ma vision biaisée s'effondra, remplacée par la réalité.

Adrian s'était relevé, écarté de moi et il m'avait observé, comme hypnotisé, pendant que je me faisais jouir, se touchant, lui aussi. Il avait laissé une trace de ces caresses sur ma moquette, lui aussi. Ce crétin avait presque l'air prêt à applaudir. Il s'approcha et m'embrassa respectueusement.

Je voulais être seul. M'écarter de cet inconnu. Crier ma rage, ma colère, mon indifférence pour cet homme. Mais rien. Une seule pensée me traversa l'esprit :

« Je veux Harry. »

Tout de suite remplacée par :

« Non, je veux son corps, pas lui. Ce n'est que physique. »

C'était un mensonge. Une banalité. Une perte de temps. Et je le savais.

Chapitre bonus :) J'espère qu'il vous a plu! Je vous fais de gros bisous :3 J'espère que vous avez passés de bonnes fêtes!

(une pitite review? ^^ )