Pov Edward :
Cette année, avec ma mère, nous avions convenu de faire mon anniversaire chez moi. Habitant plus près de chez Bella et ses sœurs, elles pourraient donc rester plus longtemps. De plus, j'avais fait faire quelques aménagements pour que les enfants puissent jouer et ne pas s'ennuyer. Mes invités, ou plutôt ceux de ma mère, ne devaient arriver que dans une heure, laissant ainsi le temps, à mes parents, de faire connaissance avec le clan Swan/Black/Hale/MacCarthy au complet. Je souris en me rappelant l'ahurissement de ma mère en voyant débarquer tout ce monde.
- Qu'est ce qui te fais marrer ?
Emmett me sortit de mes pensées. Il avait demandé à voir mes appareils sportif et c'est en grimaçant que j'avais délaissé ma douce pour l'amener dans ma salle de sport. Je secouais la tête, lui signifiant que ce n'était rien d'important.
Après avoir quitté mon beau frère, je rejoignis mes parents à l'entrée. Mon père venait d'ouvrir à Carmen et Eléazar qui étaient accompagnée de deux de leurs filles : Kate et Irina. Même si il n'étaient que des amis de notre famille, je les considérais davantage comme une tante et un oncle. Je leur avais demandé de venir plus tôt afin de pouvoir leur présenter ma nouvelle et imposante famille.
- Tanya n'est pas avec vous ?
- Non, elle est venue de son côté. Elle est accompagnée.
Le sourire de Carmen était éblouissant. Dire que j'étais surpris était un euphémisme. Tanya n'avait jamais caché qu'elle souhaitait nous voir ensemble et profitait de chacune des invitations de ma famille pour me coller. J'allais enfin pouvoir profiter de la journée sans avoir à être obligé de repousser ses avances. Ma mère s'approcha de moi, posant sa main sur mon bras.
- Elle est déjà arrivé, c'est moi qui leur ai ouvert quand tu faisais visiter ta salle de sport à Emmett. Ils sont dans le jardin.
- COMMENT AS TU PU ? COMMENT AS TU PU LE FAIRE VENIR EN SACHANT ...
Rosalie venait de surgir dans le hall en criant, accompagnée de deux de ses enfants et d'Emmett. Elle s'effondra, en sanglots, dans les bras de son mari qui me fusillait du regard.
- De quoi parle tu Rose ?
- Kim et Jared ... ... Mes bébés ... ... Il faut aller chercher Kim et Jared.
Serrant son bébé d'un bras et tenant Colin de son autre main, elle était au bord de la crise d'hystérie. Ce fut Emmett qui me répondit à ma question.
- King ! Voilà de quoi ma femme te parle. Comment as tu pu l'inviter en sachant ce qu'il lui a fait !
- King est ici ?
Il hochât la tête. Je ne mis qu'une seconde à faire le lien entre lui et l'ami de Tanya. Ils étaient dans le jardin. Ma Bella et les enfants y étaient aussi. Je sentis mon sang quitter mon visage.
- Emmett peux tu emmener ta femme et les enfants dans la cuisine et me rejoindre s'il te plait ?
Je ne pris pas la peine d'attendre sa réponse et partit en courant la rejoindre. Il était inenvisageable que ce fou s'approche d'eux. Arrivé sur la terrasse, je fixais l'aire de jeu que j'avais fait installer quelques jours auparavant. Je savais que Bella et les enfants y étaient. Mes craintes furent justifiées. Bella et King se faisaient face. Ma douce tenait la main de Kimberly qui semblait mal à l'aise et abritait Carlie dans son dos. Je fus tout de même soulagé de voir que son meilleur ami était auprès d'elle. J'aperçus Peter, Renesmée et leur cousin près du buffet.
- Peter, peux tu aller dans la cuisine avec ta soeur et ton cousin ? Ta tante Rose vous attend.
Il accepta sans m'adresser la parole. Les états d'âme de l'enfant n'étant pas ma priorité, je n'en fis pas cas et retourna mon attention sur les adultes qui s'affrontaient au fond du jardin. Je les rejoignis rapidement et apostrophais King qui était dos à moi.
- Qu'est ce que tu fais là ?
Il se retourna lentement.
- C'est toujours ainsi que tu accueilles tes invités Cullen ?
- Tu n'as pas été invité.
- Il est venu avec moi. Il m'accompagne.
La voix nasillarde de Tanya ne m'avait vraiment pas manqué. Emmett nous avait rejoint et fixait King avec mépris. Du coin de l'œil, je vis Jacob parler à Kim. Celle ci attrapa la main de sa petite cousine et l'entraina dans la maison.
- Ton ami n'est pas le mien Tanya.
Je me tournais de nouveau vers King.
- Je te prierais donc de partir sans faire d'histoire. Je ne veux pas te voir chez moi ni même approcher de ma famille.
- Puis je savoir ce que font ma femme et mes enfants chez toi ?
Tanya sourcilla en entendant son compagnon parler. Elle n'avait pas encor compris qu'elle ne servait que de faire-valoir. Sa désillusion n'en serait que plus douloureuse.
- Rosalie n'est plus Ta femme !
Ma Bella venait d'attirer de nouveau l'attention de son ex beau-frère. Jacob la retenait. Il lui murmurait à l'oreille, certainement des paroles apaisantes. Sans cela, je l'imaginais très bien sauter à la figure de l'homme qu'elle détestait plus que tout.
- Et toi petite Isabella, tu n'as pas encor appris où était ta place à ce que je vois.
- Et toi, te rappelles tu quelle a était la tienne quand je suis venue chez toi ?
Il lui lança un regard noir. Jasper vint nous retrouver, se mettant à la gauche de Bella. Je me rapprochais d'elle, la prenant enfin dans mes bras. Brièvement, je me demandais ce qu'elle avait pu sous entendre en disant cela. Un moment il fixa mes bras qui entouraient la taille de ma douce, ses yeux remontant ensuite sur le cou de Bella. Je savais ce qu'il cherchait, ,le collier de soumission que j'avais offert à chacune de mes soumise mais comme elle portait un col roulé, il ne pu donc pas confirmer ses doutes. Mais ma Bella avait elle aussi compris. Dans un geste de défis, elle remonta sa main jusqu'à son cou, faisant un grand sourire à son ennemi. Elle jubilait de le voir enrager.
- Tu sais très bien comment ça va se finir Isabella. Tu sais que j'ai toujours ce que je veux.
Ses lèvres étaient pincées, son regard toujours bloqué sur la main qu'elle maintenait sur son cou. Je resserrais ma prise sur elle. Jasper vint se placer devant nous.
- Je vous déconseille de menacer mademoiselle Swan.
King ignora totalement mon beau frère, continuant à fixer mon amour.
- Encor un toutou prêt à te défendre. Tu peux en avoir autant que tu veux, je finirai par t'avoir.
Jacob et Emmett eurent le réflexe de me retenir avant même que je n'atteigne sa gueule d'ordure tandis que Jasper, qui n'avait rien perdu de son calme, continuait de s'adresser à lui.
- Je vous prierais de ne plus vous adresser à ma cliente, sans quoi, je me verrais dans l'obligation de déposer une plainte à votre encontre pour menaces et harcèlement.
Il avait débité son speech de manière tellement monocorde que j'aurai pu croire que toute cette scène l'ennuyait si je ne le connaissais pas. King déplaça son regard sur le seul qui ne semblait pas réellement faire cas de ses menaces.
- Tu crois vraiment qu'une plainte peux m'arrêter ? Je n'aurai qu'un appel a passer pour enterrer l'affaire.
Un éclat de rire nous fit tous sursauter. Jasper était bien le seul à trouver cela drôle.
- Je ne suis que l'un des nombreux avocats de mademoiselle Swan et madame MacCarthy , je suis cependant le moins fairplay. La plainte ne sera que le côté légale de notre affaire monsieur King. J'ai moi aussi de nombreux contacts, notamment à New-York et Washington DC. Tenez vous réellement à ce que de nouveaux documents refassent surface ? Avez vous oubliez ce qu'il s'est passé, il y a quelques années, quelques jours après vous et vos acolytes ayez approché mes clientes ?
Sa voix était froide, menaçante. Je pris conscience que celui qui paraissait le plus anodin du groupe était aussi le plus dangereux. Sous ses airs calmes et détendus, il était un adversaire bien plus redoutable qu'Emmett ou Jacob. Ses paroles me firent prendre conscience que c'était réellement une guerre qui se menait ici. Tous les coups seraient permis, tant qu'ils menaient à la victoire. Jasper semblant avoir toutes les cartes en mains pour y arriver.
King était désormais furieux, mais cela ne sembla pas déstabiliser l'avocat qui continuait à lui faire face avec nonchalance. D'un geste rageur il se retourna et parti, plantant celle qui l'avait invité. Je me tournais vers ma cousine, espérant lui faire entendre raison.
- Il te fera souffrir Tanya, tu ne dois pas rester avec lui. Ce type est dangereux, surtout pour les femmes.
Elle ne tint pas compte de ma remarque et partit le rejoindre. J'embrassais la tempe de ma douce qui tremblait encore de colère.
- Reste avec Jacob, je vais m'assurer qu'il quitte la propriété.
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Après avoir vu la voiture quitter l'allée de la villa, je rentrais rejoindre ma Bella qui discutait doucement dans la cuisine avec ses sœurs. Rosalie pleurait toujours dans les bras de son mari, Alice restait silencieuse. Ma douce qui, il y a moins de 2 jours, s'était totalement abandonnée dans mes bras, avait désormais remonté ses barrières. Le dos rigide, les yeux froids, elle serrait la main de son ami à s'en faire blanchir les doigts. Je pouvais sentir sa colère émaner de son corps sans même la toucher. Maudissant Tanya et King, je me rapprochais d'elle et l'a pris dans mes bras. Son dos contre mon torse, je la senti se détendre un peu.
- Je suis désolé Bella.
Elle se retourna doucement. Son regard se radouci.
- Ce n'est pas de ta faute. Je me doute bien que tu n'avais pas prévu que ce salop s'inviterait à la fête.
- J'aurai du tout de même me renseigner mais ...
- Arrête de t'en vouloir. Tu ne peux pas contrôler les fréquentations de tout tes proches.
Je l'embrassais sur la tempe.
- Mon amour, je vais devoir aller discuter avec Eléazar et Carmen. Il ne sont pas très content que j'ai mis le petit ami de leur fille à la porte. Vous devriez aller au jardin pour vous détendre un peu.
- Tu as raison, on ne vas pas gâcher cette journée à cause de lui.
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Je me serai tapé la tête contre les murs face à leur obstination. Ils ne voulaient rien entendre, pensant que seule ma jalousie de ne plus avoir Tanya après moi m'avait fait mettre King à la porte. Heureusement mes parents me connaissaient parfaitement et me soutenaient, la main de mon père posée sur mon épaule.
- Je te demande juste de me faire confiance Carmen. Je ne vous ai jamais menti.
Je me retournais vers mon oncle.
- Ce type a déjà maltraité des femmes. Tu dois éloigner ta fille de lui.
- Tu as des preuves de ce dont tu l'accuses ?
Eléazar avait revêtu son rôle de juge. Comme à chacun des procès qu'il présidait, il attendait des faits et des preuves avant de juger coupable. Mais je ne pouvais pas parler du mariage de Rosalie. Étaler ses humiliations et cauchemars la blesserai plus encor et je refusais cela. Elle avait déjà bien trop souffert.
- Je pense que tu exagères un peu Edward. Royce m'a donné une charmante impression lorsque Tanya nous l'a présenté. Il ne peux pas être si dangereux que tu le prétend.
- Ma mère l'avait, elle aussi, trouvé charmant quand elle l'a rencontré.
Je me retournais. Rosalie se tenait à l'entrée de mon bureau. Ses yeux quittèrent ma tante pour se poser sur moi.
- Bella m'a dit que tu t'expliquais avec les parents de la fille.
J'acquiesçais doucement. Elle était encore pale mais semblait plus calme.
- J'ai pensé que ce serai bien que je vienne leur parler et leur montrer.
- Tu n'est pas obligée Rose. Retourne dans le jardin avec tes sœurs et détends toi, il ne t'approcheras plus.
Elle me fit un sourire triste, des larmes perlant aux bord des yeux. La sonnette de l'entrée retentit, annonçant l'arrivée des invités.
- Je sais mais je dois le faire. Je ne me le pardonnerai pas si ... Vas accueillir tes invités et laisse moi m'occuper de ça.
J'acceptais à contre cœur et regardais de nouveau ma famille.
- J'espère sincèrement que vous écouterez Rosalie, pour le bien de votre fille. Mais je dois vous prévenir. Je vais faire couler King et tout ceux qui se mettront sur mon chemin couleront avec lui. Je ne le laisserai plus menacer ma Bella, ni approcher Rosalie.
