Bonjour tout le monde !

Voilà un petit chapitre de plus. D'abord un petit message pour répondre à une question qu'on ne cesse de me poser : oui je continue mes autres fic mais je n'ai vraiment pas beaucoup de temps pour écrire alors c'est difficile. Ça viendra dés que possible promis. Pour les autres fic que je suis en train d'écrire, je les posterais lorsqu'elles seront finies pour vous éviter ce qu'il se passe en ce moment avec celles déjà sur le site. Elles avancent aussi. Je suis désolé mais je ne peux pas répondre à tout les PM et review que je reçois, j'ai déjà à peine le temps de les lire alors ne vous vexez pas si je ne répond pas, vous n'êtes pas les seuls. Désolé. Bon trêve d'infos. Merci à J. et Stephenie Meyer et Bonne lecture !

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Chapitre 25 :

Sentence

Fadeï discuta longuement avec les Cullen très curieux sur le monde magique. Ils ne tarissaient pas de questions et il comprenait. On parla chapeaux pointus et balais volants, Emmet découvrant le Quidditch avec enthousiasme. Edward était finalement venu s'asseoir avec eux, restant pourtant silencieux.

- L'autre fois, tu as dit que maintenant, nous n'aurions même plus à tuer d'animaux si nous le voulions, releva Carlisle qui avait été très intrigué par cette affirmation.

- Oui. Les querelles entre vampires et sorciers venaient principalement du fait que les vampires se nourrissaient de sang pour vivre et qu'ils n'avaient pas d'autres solutions. Alors on a inventé des breuvages magiques capables d'abreuver les vampires. Mais il n'y a pas de sang dedans. La plus part des vampires chez moi se nourrissent de ça et ils ne chassent plus que pour le plaisir de temps en temps. Je vous en ai apporté pour vous montrer, annonça-t-il en attisant leur intérêt.

Prenant sa sacoche, il en sortit des potions de sang qu'il avait emmené, une pour chacun d'entre eux. Il avait même pensé à en prendre une bien spécifique pour Jasper auquel il tendit la bouteille de cristal en premier.

- Tiens, essaye ça, poussa-t-il avec le sourire. Mon père a inventé ça pour aider au contrôle de la soif, ça devrait te faire du bien.

Très curieux comme toute la famille, Jasper prit la petite bouteille, la débouchant pour en sentir l'odeur avec intérêt. Il la but ensuite, tous attendant son verdict avec impatience.

- Ouah, soupira-t-il finalement. C'est bon, remarqua-t-il. Et ça fait un bien fou, remarqua-t-il l'air surpris. Ça calme la soif d'un coup.

- Mon père a créé cette potion pour les vampires en sevrage de sang humain ou qui ont du mal avec leur soif, expliqua Fadeï. Il en a inventé d'autres pour les nouveaux nés et j'ai des amis spécialisés dans le domaine des breuvages magiques qui ont créé plein de choses pour les vampires. Je vous en amènerais si vous voulez essayer. Si tu veux Jasper, je t'en amènerais d'autres, proposa-t-il.

- C'est gentil merci, sourit l'empathe plus détendu après avoir bû la fiole. Tu en bois toi ?

- Non, je ne peux pas, répondit-il. Ça me tuerais, dit-il doucement. Je ne peux vraiment avaler que des sangs chargés en magie. Et il n'y en a pas beaucoup.

- Qu'est-ce qu'il se passerait si tu... craquais ? Demanda Bella.

- Si je perdais le contrôle sur ma soif et que j'attaquais quelqu'un, je mourrais probablement avant d'avoir tué ma victime, dit-il. Le contrôle de la soif est ce qu'il y a de plus primordiale pour moi. Heureusement, mon père m'a beaucoup aidé avec son expérience de la chose. Il faut faire avec je n'ai pas le choix, dit-il en jouant d'un doigt sur les écailles de Glyth. Je ne regretterais jamais d'être devenu un vampire. J'ai littéralement commencé une nouvelle vie depuis ma transformation et je suis plus heureux que je ne l'ai jamais été. Alors c'est un moindre mal à mes yeux.

Tous avaient alors envie de le questionner sur son passé et sa transformation si mystérieuse. Mais aucun ne le fit. Son père avait dit qu'elle avait été difficile, que Fadeï agonisait lorsqu'il l'avait mordu. Et si c'était dans une moindre mesure pour Bella, tout les Cullen comprenaient mieux que quiconque que leur transformation était souvent un sujet difficile à aborder. Ils ne le questionnèrent donc pas, se disant qu'il leur en parlerait le jour où il en aurait envie.

- Alors comme ça, Kirsan était aussi un vampire, remarqua Rosalie pour changer de sujet.

- Oui, acquiesça-t-il en souriant.

- Il pyrokinésiste c'est ça ? Demanda Esmée.

- Oui et il est exceptionnellement puissant parce qu'il maîtrise son don à la perfection, répondit-il. Comme Grigori. Celui qui avait les cheveux blonds platines et le cache œil. Lui, il est télékinésiste et très puissant aussi. Avec Evania, celle qui avait les cheveux bouclés auburn, ils sont tout les trois plus vieux que Aro, Marcus et Caius, renseigna-t-il. Ils connaissent mon père depuis très longtemps. Ils n'ont pas fait parti des Vassili tout de suite. Ils avaient d'autres clans. Evania et Grigori faisaient partie de la même famille et Kirsan d'une autre. Lorsque les Volturi sont devenus le clan dirigeant, ils se sont mis à rassembler les vampires les plus doués. De grès ou de force. Alors forcément, Kirsan et Gricha étaient des éléments de choix. Mais ils n'avaient aucune envie de rejoindre les Volturi. Après avoir tenté longuement de les convaincre, Aro, Caius et Marcus ont fait décimer leurs clans, expliqua-t-il en les choquant. Ils espéraient les récupérer ensuite. Ils sont alors allé voir mon père qui les a protégé et prit sous sa protection. Il les a fait entrer dans son clan, il les a caché des Volturi et il leur a appris à perfectionner leurs pouvoirs.

- C'est très généreux, remarqua Alice.

- Mon père est quelqu'un de très généreux, gentil et protecteur, répondit Fadeï avec un sourire plein de tendresse. Il a aidé beaucoup de monde dans sa vie.

- Il y avait les jumeaux aussi, releva Jasper.

- Oui, Esteban et Jason, acquiesça-t-il. Ils ont été la première paire de jumeaux transformés par les Volturi avant Jane et son frère. Ils trouvaient ça amusant de transformer des jumeaux, dit-il avec un sourire jaune. Et ils ont été surpris lorsqu'ils ont développé un puissant pouvoir. Ils peuvent créer des barrières et leur donner toute sortes de propriétés. Ils peuvent le faire chacun de leur côté ou ensemble, entre eux sur de plus larges périmètres. Ils ont voulu les soumettre mais ils ne se sont pas laissé faire. Ils se sont enfuis et ont été durement pourchassé par les Volturi alors qu'ils avaient déjà beaucoup de mal à comprendre ce qu'ils étaient devenus, à contrôler leur soif de nouveaux nés. Mon père les a trouvé alors qu'ils allaient se faire attraper. Il les as sauvé et ramené chez lui. Il leur a expliqué ce qu'ils étaient, ce qu'il leur était arrivé. Il les a aidé à accepter et à contrôler leur don. Ils ne sont jamais repartis depuis. Et c'est un peu pareille pour Sarah et Timothée qui ont été transformé et laissé pour compte par des vampires nomades. Mon père les a trouvé alors qu'ils étaient perdus. Il a aidé énormément de monde ainsi dans sa vie.

- Qu'est-ce que tu as fait à Jane ? Demanda finalement Edward ouvrant finalement la bouche.

- Je lui ai lancé un sort de torture, dit-il simplement en les étonnant. Je déteste ceux qui font souffrir les autres ainsi sans considération et en y prenant du plaisir en plus.

- Son pouvoir n'a pas marché sur toi ? Demanda le télépathe.

- Si, mais je suis très résistant à la douleur, répondit Fadeï en regardant son serpent qui sifflait d'agacement vers Edward.

- C'était quoi ce Voldemort ? Demanda Alice.

- Voldemort était un sorcier Anglais qui a provoqué une guerre il y a quelques temps dans le monde magique britannique. Il faut savoir qu'en Angleterre, les créatures magiques sont très mal considérés surtout les vampires, les démons, les loups garous... ce genre d'êtres qui ont plutôt mauvaise réputation. Voldemort a lancé une guerre contre le gouvernement en place et pour ça, il a cherché à rallier le plus de monde possible. Les créatures qui étaient persécutés étaient donc des cibles de choix. Il a enrôlé les quelques vampires qui vivaient dans le monde magique là bas, d'autres qui vivaient avec les humains, de grès ou de force d'ailleurs et il s'est servis d'eux pour transformer des humains et agrandir son armée. Les Volturi étaient censés intervenir pour empêcher ça. Voldemort le savait, le monde magique sait comment fonctionne la société des vampires. Alors il les as acheté en leur proposant une place de choix dans le monde magique et du sang magique à profusion. Il faut savoir que le sang des êtres magiques est beaucoup plus puissant que celui des humains et animaux normaux. Un met de choix pour les vampires. Mais une des conditions de paix avec les sorciers est justement de ne pas chasser d'êtres magiques pour nous nourrir. C'est pour cela que mon père en a fait une loi importante. Mon père est allé lui même en Angleterre pour s'occuper des vampires hors la loi à la place des Volturi. Il y a été forcé pour prouver sa bonne foi aux sorciers et préserver la paix pour empêcher un nouveau conflit entre eux et nous. Heureusement, Voldemort a été vaincu et tout est revenu à la normale mais les Volturi n'étaient pas loin de la faute très grave. Mon père pourrait les priver de leur pouvoir pour ça.

- Pourquoi ne le fait-il pas ? Demanda Bella.

- Parce que même s'ils ne sont pas parfaits, les Volturi sont de bons rois pour les vampires, répondit Fadeï. Il sont fermes et implacables, puissants et intransigeants. C'est ce qu'il faut pour tenir les vampires. On ne peut pas se permettre de débandade pour conserver la paix. Mon père et moi espérons que nous rappeler à leur bon souvenir leur fera oublier leurs idées de s'approprier une part du monde magique. Cela faisait un moment que l'on pensait intervenir auprès d'eux. On ne pensait simplement pas avoir à le faire de cette façon.

- Excuse nous pour ça, répondit Rosalie.

- Ce n'est pas de votre faute, lui dit-il avec un sourire avant de regarder Edward avec plus de froideur. J'espère seulement que ça ne nous causera pas trop de soucis. Je ne comprend toujours pas ce qu'il t'a pris, dit-il l'air un peu dur. Même en croyant, sans preuve d'ailleurs, avoir perdu celle que tu aimes, je n'arrive pas à saisir ce qu'il t'a pris.

- Tu ne peux pas comprendre ce que ça fait, murmura le télépathe. Tu n'as jamais eu à souffrir.

Soudain, le visage de Fadeï se ferma complètement, se faisant d'une froideur extrême et sans émotion aucune, alertant tout le monde. Il était visiblement touché par les paroles d'Edward et pas vraiment dans un bon sens. Le jeune vampire lui, avait pris la pique en plein cœur. C'était vrai après tout ! La souffrance, il ne connaissait pas ! Alors qu'il pensait cela avec une ironie tranchante de réalité, il sentit un pouvoir qu'il connaissait bien dans son dos. Tous sursautèrent en voyant un nuage de brume noire naître derrière Fadeï, grandissant alors qu'il ne bougeait pas. Lentement, ils virent un visage pâle en émerger, orné de deux yeux terriblement noirs aux reflets bordeaux lumineux. Erasenoss. Il apparût complètement, habillé d'un ancien costume trois pièces entièrement noir. Son visage était glacial, son regard promettant mille morts braqué sur Edward qui dégluti péniblement. Il ne portait plus aucune magie pour se cacher d'eux et les vampires sentirent immédiatement la différence.

Son odeur d'abord, teintée largement de celle du sang. Il n'y avait plus un son de respiration ou de cœur battant, sa peau plus pâle encore que leur propre teint. Des crocs dépassaient de ses lèvres fines. Il était incroyablement beau, mince et androgyne. Mais le plus remarquable était certainement son aura. Une puissance lourde et froide coula dans la pièce à son apparition. L'air sembla se geler un peu, faisant frissonner Bella. Une force incroyable parût avaler la lumière, assombrissant littéralement les lieux. On sentait un pouvoir titanesque émaner de lui, ancien. Pour une fois, les vampires ne se sentaient plus prédateurs mais clairement proie, la peur s'insinuant en eux. Tous se figèrent, comme maintenu en place par une présence invisible. Il n'y avait aucun doute sur le fait que sa puissance les dépassaient tous, écrasés qu'ils étaient pas sa présence. La brume sombre coula sur lui, une légère fumée noire semblant continuer à s'échapper de son corps.

Son regard fixé sur Edward qui n'osait bouger, il posa une main douce sur l'épaule de Fadeï assis dans le canapé derrière lequel il était apparu. Ses gestes étaient lents et envoûtants, donnant pourtant l'impression d'un chasseur bougeant lentement, avec précaution et silence pour ensuite fondre sans pitié sur sa proie. Et la proie semblait être Edward à cet instant. Celui-ci se redressa d'ailleurs, cherchant une échappatoire du regard tel une biche acculée.

- Inutile, remarqua lentement le démon. Je suis beaucoup plus rapide que toi, dit-il la voix plate et basse.

Il serra délicatement l'épaule de Fadeï qui n'avait pas bougé d'un millimètre. Le jeune vampire lui, était un peu apaisé par le pouvoir de son meilleur ami qui l'englobait avec protection. Il savait bien qu'Era ne comptait pas en rester là mais il avait confiance en lui. Il ne bougea donc pas lorsque le démon se redressa et s'éloigna. Sa main glissa de son épaule, caressant légèrement ses cheveux avant de disparaître. Lentement, d'une démarche féline alors que personne n'osait bouger ou parler, il contourna le canapé, ne lâchant pas le télépathe des yeux.

- « Soit encore la source de quoi que ce soit de négatif pour Fadeï et je te tue sur le champs. » j'avais dit, rappela le démon la voix froide. Ta mort ferait de la peine à ta famille et à cette humaine et donc à Fadeï. Et comme je me refuse à lui infliger la moindre souffrance, tu auras l'incommensurable chance de ne pas mourir de ma main tout de suite. Mais cette fois s'en est trop pour moi, dit-il en s'avançant vers lui.

Il leva une main avec élégance et Edward fut levé de son fauteuil par une force invisible, surprenant tout le monde. Le télépathe ne bougea pas, comme engourdi et mou. Il écarquilla les yeux en se voyant léviter lentement vers le démon, ses pieds pendant à quelques centimètres du sol. Era plaça sa main en un signe d'arrêt et le vampire s'immobilisa à un pas de lui. Il reprit alors la parole, sa voix lente et doucereuse, envoûtante malgré sa froideur :

- Fadeï n'a pas eu la force de te donner la correction que tu méritais pour ton comportement et il est trop gentil pour te la donner vraiment, dit-il. Nikolaï ne t'a rien fait parce que sa fureur envers toi est tel qu'il n'était pas sûr de pouvoir s'empêcher de te tuer s'il commençait, révéla-t-il en interpellant tout le monde. On ne touche pas à son fils adoré. Mais comme moi, il se refuse à faire le moindre mal à la prunelle de ses yeux. Pourtant crois moi qu'il aurait aimé te tuer et j'en connais un autre qui prendrait grand plaisir à te rendre tes bêtises, dit-il en pensant à Dean. Seulement, lui non plus n'était pas sûr de te laisser en vie. Moi en revanche, je ne te laisserais pas t'en sortir comme ça. Je t'avais prévenu. Et voilà que tu continues en plus.

Il garda le silence un moment, son regard semblant s'assombrir alors que l'ambiance en faisait de même, plus froide encore.

- Comment oses tu juger de ce que Fadeï peut connaître de la souffrance ? Reprit-il. Tu n'en sais rien, tu ne le connais pas du tout. Tu te fait passer pour la victime qui souffre. Pauvre petite créature. Ta souffrance n'est rien, rien tu m'entends ? Tu te l'aies inventé tout seul par ton raisonnement et tes choix stupides, par ta fermeture d'esprit affligeante. Tu as tout pour être heureux et tu t'entêtes à te créer des problèmes. Mais ça, je m'en fiche. Tu fais ce que tu veux tant que ça ne touche pas les autres. Sauf que tu entraînes ton entourage avec toi et tu entraînes mon meilleur ami avec toi. La douleur, tu ne sais pas ce que c'est, je t'assure.

Il garda le silence un moment, échangeant un regard profond avec Fadeï qui ne dit rien. Il reporta alors son attention sur Edward.

- Vois-tu, je suis doté d'un pouvoir particulier, dit-il. Je peux voir d'un seul regard, toute les souffrances, petites ou grandes, morales ou physiques, que celui que j'observe à subie dans sa vie, expliqua-t-il en les choquant. Je peux ressentir leur profondeur, leur origine, voir dans quel contexte elles ont été enduré. En regardant ta famille, j'ai pu voir par exemple, les conditions de transformations de tous, dit-il en les figeant. Je sais tout ce qui a pu faire un jour du mal à celui que je regarde. De la simple écharde dans le doigt jusqu'à la perte d'un être cher. Je sais tout. Et je te dis que ta souffrance n'est rien. J'ai vu celle de milliers d'êtres, je sais ce que je dis. Quand à Fadeï, il sait parfaitement ce qu'est la souffrance sous toute ses formes. Les douleurs de toute ta famille réunie, durant vos vies de plusieurs décennies, physiques ou morales, ne sont même pas à la hauteur d'une fraction de ce qu'il a ressenti dans sa vie, dit-il en les stupéfiant tous.

Tous regardèrent Fadeï qui restaient froid. Tous choqués en imaginant l'ampleur de la chose. Mais qu'avait-il pu se passer dans sa vie pour que le démon dise une telle chose. Un instant encore et l'on entendait trois personnes entrer. Kirsan et les jumeaux ayant suivis la conversation de loin avaient bien entendu Erasenoss, déstabilisés par la révélation qu'il venait de faire. Ils savaient tous très bien que Fadeï avait beaucoup souffert dans son passé et qu'il continuait à souffrir aujourd'hui mais si le démon le disait ainsi, cela voulait dire que c'était encore pire que ce qu'ils avaient imaginé. Erasenoss ne parlait jamais pour rien. Ils rejoignirent leur petit frère, Kirsan posant une main sur son épaule.

- Erasenoss... ? Interrogea le roux incertain.

- C'est la réalité, asséna celui-ci sans lâcher Edward des yeux. Il n'y a que Nikolaï, Arenne et moi qui savons mais c'est la réalité. Toi, dit-il pour Edward, tu ne sais rien de la souffrance comparé à lui. Tu ne sais pas à quel point il peut comprendre. Tu crois souffrir ? Attend, je vais te montrer ce que cela est réellement.

Ses yeux brillèrent soudain et Edward se tendit brusquement, ses yeux se voilant étrangement et intriguant les autres toujours figés par l'aura lourde du démon. Il serra les dents, enroulant difficilement ses bras tremblants autour de lui. Son visage se peignit de détresse, inquiétant sa famille et sa petite amie.

- J'ai également un autre pouvoir, reprit le démon avec un sourire froid qui révéla ses dents pointues et tranchantes glaçantes. Je peux faire ressentir aux autres les douleurs que je perçois, révéla-t-il. Tu vas comprendre l'ampleur que tes bêtises ont eut sur les autres. Ce que tu ressens en ce moment, c'est toute l'inquiétude, la peur, le tracas, la panique, les dilemmes, les angoisses que tu as infligé à ta famille par tes actions égoïstes.

Tous comprirent alors ce qu'il faisait, ce qu'il se passait. Les Cullen et Bella étaient alors partagés entre la valeur de cette leçon pour Edward et le fait d'empêcher le démon de le faire souffrir ainsi. Mais te toute manière, ils ne pouvaient que regarder, figés par le pouvoir de la créature sombre devant eux. Fadeï lui, ne bougea pas, laissant Era montrer à Edward ce qu'il avait provoqué. C'était peut-être la meilleure solution pour le faire réagir même s'il n'aimait pas du tout voir quelqu'un souffrir ainsi. Era resta sur cette douleur un moment, changeant ensuite alors que le vampire se recroquevillait sur lui même, gémissant un peu de désarrois et de détresse.

- Là, c'est ce que tu as infligé à celle que tu dis aimer durant ces derniers mois, révéla le démon en surprenant Bella qui regarda Edward sans savoir quoi dire.

Elle avait cependant l'air très agité et inquiète en observant la scène avec impuissance.

- Arrêtez ! Supplia-t-elle finalement. Arrêtez !

- Non, trancha le démon. Il l'a mérité. Il s'agit là des conséquences de son œuvre. Pourquoi n'aurait-il pas l'honneur de les ressentir ? Demanda-t-il avec ironie.

Son visage reprit une froideur et une neutralité implacable, son regard se durcissant :

- Et maintenant, tu vas ressentir toute l'inquiétude, la terreur, la douleur et les tensions mentales que tu as infligé à Fadeï. Mais tu vas aussi ressentir la souffrance physique que tu lui as imposé.

- Era, intervint alors Fadeï cette fois-ci partagé.

- Non, il doit comprendre ce qu'il a fait Fadeï, imposa le démon, le mal qu'il t'a fait et que tu caches encore aujourd'hui.

L'adolescent ne protesta pas, fermant pourtant les yeux. Et soudain, Edward lâcha un cri de douleur qui figea toute sa famille. Il écarquilla les yeux, se roulant en une boule serrée, sa respiration se faisant désordonnée et hachée. Il continua à crier et à gémir sans émouvoir le démon, sa voix raisonnant dans le silence. Les Cullen et Bella restèrent ahuris, se demandant si Fadeï avait vraiment subi une telle chose alors qu'Edward hurlait. Ils furent tellement choqués qu'ils restèrent sans voix. Cela dura une bonne minute avant que la voix de Fadeï ne s'élève :

- Era, arrête s'il te plaît, demanda-t-il.

Aussitôt, Edward cessa de crier. Le démon fit un geste de la main et le télépathe tomba au sol, s'écrasant sur ses genoux et se roulant en boule, ses bras autour de sa poitrine. Il tremblait affreusement, gémissant encore un peu en tentant de contrôler la respiration.

- Et encore, ce n'était rien, remarqua Erasenoss avec froideur. Tu as ressenti la douleur qu'il a subi parce que sa magie instable a mal supporté qu'il utilise ses pouvoirs pour vous sauver. Tu as eu droit à une minute de cette douleur. Lui a eu droit à une nuit entière et contrairement à toi, il n'a pas crié et ne s'est pas plaint une seule fois. Pourtant, en plus de ça, lui avait à supporter les dommages que sa magie brisée inflige à son corps, les douleurs que son état lui inflige tout les jours, la brûlure de sa soif constante, celle de son esprit... Tu n'as aucune idée de la souffrance comparé à lui.

- Je... je suis... désolé, bredouilla Edward l'air désemparé et paniqué. Je suis désolé... pour tout... je...

- Tes excuses ne servent à rien imbécile, asséna le démon. Tu as déjà infligé tout ça à ton entourage. Il fallait réfléchir avant d'agir. Réfléchir aux conséquences de tes actes égoïstes. Maintenant, assume et fait en sorte que ça ne se reproduise pas. Prend aussi conscience de la dette que tu as envers ton humaine, envers ta famille et envers Fadeï.

Sur ses mots, il se détourna et alla s'asseoir au côté de Fadeï. Il passa un bras autour de ses épaules, le regardant sans laisser la moindre émotion transparaître. Son aura se résorba alors doucement, la lumière revenant, l'ambiance s'allégeant. Le silence n'était coupé que des sanglots et des gémissements d'Edward alors que tous retrouvaient leur capacité à bouger. Bella se leva lentement pour aller s'agenouiller près d'Edward et l'étreindre doucement.

- Je suis désolé, murmura-t-il alors. Tellement désolé, répéta-t-il alors qu'il réalisait enfin ce qu'il avait fait.

- Je sais, dit-elle avec un sourire triste. Viens, poussa-t-elle doucement.

Sous les regards de tous, elle l'aida à se relever pour l'entraîner vers sa chambre où elle prit le temps de le calmer en délicatesse, un moment écouté de tous.

Le lendemain, la vie reprit son cour alors que tous retournaient au lycée, retrouvant leurs habitudes alors qu'on jasait sur eux, les amusant un peu. Fadeï et ses amis se firent plus proches encore, comme Bella et Edward. L'adolescent avait appris que le télépathe s'était longuement excusé auprès de sa famille et de Bella la veille après s'être calmé et il en fit de même avec lui à la fin des cours, lui parlant en particulier. Il accepta ses excuses, lui faisant promettre de ne plus agir inconsidérément. Et visiblement, la sentence d'Erasenoss avait eu son effet. À partir de ce jour, Fadeï put constater le regard différent qu'Edward porta sur lui. Beaucoup moins méfiant, reconnaissant et respectueux. Personne n'aborda le sujet de la douleur qu'il avait pu ressentir ou qu'il ressentait, ne sachant pas s'ils pouvaient le faire ou non. Fadeï n'aborda pas le sujet non plus, mal à l'aise avec ça. Cela renforça l'idée générale qu'il ne souhaitait pas en parler et l'on oublia alors la cette possibilité. Ils reprirent leur train train quotidien, parlant parfois du monde magique.

Lors d'une discussion chez les Cullen un week end, ils apprirent tous que Fadeï savait pour les Quileute mais que contrairement à eux, il n'avait aucun soucis avec les loups. Il leur expliqua qu'il avait été habitué à voir beaucoup de créatures magiques et à les accepter. Il leur révéla l'existence des véritables loups garous et de ce qu'ils étaient, qualifiant les Quileute de métamorphes. Il leur expliqua aussi que si leur odeur leur était si insupportable, c'était parce que les uns comme les autres se considéraient profondément comme ennemis depuis longtemps. La magie les imprégnant tous par leur nature avait alors fait leurs odeurs désagréables pour les alerter en la présence des uns et des autres. Il leur dit aussi que pour lui, ses frères et sœurs vampires qui ne voyait pas les Quileute comme eux, leur odeur était tout à fait ordinaire.

Le mois d'Avril coula rapidement, suivi de Mai qui vit un combat de coq entre Edward et Jacob se disputant Bella prise entre son meilleur ami et son petit ami. Edward interdit alors à Bella de voir Jacob, apeuré à l'idée que le loup perde le contrôle en la présence de la jeune fille. Fadeï pouvait comprendre, sachant en plus que la meute que son père surveillait avait un contrôle très approximatif. Dean lui avait bien expliqué l'instabilité dont-ils étaient victimes. Lui avait eu Nikolaï pour professeur et aide et ça changeait tout mais ce n'était pas le cas des autres. Il y avait danger, cependant, il n'était pas persuadé que couper les ponts sois la meilleure solution. Bella se fit pourtant patiente, tentant de le convaincre que Jacob ne lui ferait pas de mal et Fadeï était assez d'accord. Il avait parfois vu l'indien et il avait vu à quel point il était attaché à Bella. Cela était peut-être suffisant pour la préserver mais peut-être pas. Surtout avec le fort caractère de la demoiselle et du jeune homme qui rendaient les disputes plus fréquentes, surtout avec le sujet d'Edward. Fadeï se contenta donc d'observer, les laissant gérer cela comme ils l'entendaient.

Le début du mois de Mai vit le retour rapide de Victoria dans la région. Edward avait emmené Bella voir sa mère en Floride un week end, le temps que les Quileute et les Cullen donne la chasse à la rousse perçu par Alice. À la demande de ses amis, Fadeï était resté à l'écart. Premièrement pour ne pas s'exposer à la vu des Quileute ignorant ce qu'il était, Bella conservant son secret avec brio à leur yeux. Et deuxièmement, le clan de vampire végétariens voulait s'en charger sans qu'il ait à intervenir, ne voulant pas lui causer plus de tracas en connaissant mieux son état désormais. Ils n'en parlaient jamais, Fadeï réticent à cette idée mais aucun ne l'oubliait alors qu'ils le voyaient au quotidien. Ils avaient donc voulu s'occuper de ce problème eux mêmes, ayant appris entre temps ce qu'il s'était réellement passé avec James. Ils considéraient pourtant toujours Victoria comme leur problème alors qu'elle en avait après Bella et que c'était à cause d'Edward que la chasse de James avait été déclenchée. Cependant, Victoria s'était échappée et avait quitté la région, aidée par la querelle Quileute, Cullen qui lui avait permis de s'enfuir alors qu'ils s'affrontaient. La rousse disparut de nouveau, les frustrant tous.

Le vendredi suivant, Fadeï avait pris une grande décision. Il s'était rapproché encore davantage d'Emmet et Rosalie depuis leur retour, immensément heureux d'avoir retrouvé ses amis. La révélation de son secret avait aussi renforcé leur relation alors qu'ils se comprenaient mieux et parlaient plus librement de bien des choses. Il avait alors eu envie d'aller jusqu'au bout et de les amener chez lui, de leur présenter Dean et sa grande famille, son chez lui et son monde. Il en avait parlé à son loup, ses parents et les autres et tous étaient d'accord, curieux de rencontrer le couple que Fadeï affectionnait tant et dont-il leur parlait souvent. Ce jour là, il invita donc le couple à passer le week-end chez lui. Surpris, ils acceptèrent pourtant avec joie, curieux de découvrir sa maison qu'ils avaient souvent imaginé sans jamais s'approcher de la réalité. Après les cours, Fadeï les suivit donc jusque chez eux alors qu'il avait pris son quatre quatre ce jour là. Avec excitation, le couple prévint sa famille qu'ils passaient le week-end chez leur ami, prenant quelques affaires avant de filer, prenant place dans la voiture de l'adolescent qui se mit en route avec le sourire, excité lui aussi.

- Alors, où vis-tu finalement ? Demanda Emmet qui gigotait à l'arrière pour s'avancer entre les sièges avant.

- Sur un très grand domaine entre votre territoire et la réserve, répondit-il. Il est entièrement caché par la magie alors vous n'avez jamais put vous rendre compte qu'il existait, dit-il avant de leur expliquer comment fonctionnaient les barrières magiques. Donc, il faut que moi ou mon père donne son accord et ouvre les barrières pour qu'une nouvelle personne puisse entrer et voir le domaine.

- C'est génial la magie, s'extasia le brun.

- Il y a des animaux magiques chez toi ? Demanda Rosalie.

- Quelques uns, s'amusa Fadeï. Je vous montrerais, assura-t-il.

Rapidement, ils furent devant l'incroyable grille de fer forgé marquant l'entrée qui impressionna nettement le couple.

- Bienvenu au domaine Vissarion, sourit alors Fadeï.

Ce fut avec émerveillement que Rosalie et Emmet regardèrent le portail s'ouvrir de lui même pour leur permettre d'entrer. Ils sentirent une énergie puissante et protectrice leur chatouiller la peau, Fadeï expliquant qu'il s'agissait des protections. Entrant, ils sentirent aussi nettement le pouvoir qui flottait partout ici, l'ambiance bien différente. Ils regardèrent autour d'eux la forêt bordant la route et encore une fois, c'était différent. Les arbres étaient plus grands, plus beaux la végétation du printemps plus belle et plus fournie, comme plus vivante. L'endroit semblait magnifique, son énergie douce et très agréable. Et ils n'étaient pas au bout de leur surprise. Fadeï rit franchement aux visages ahuris qu'ils affichèrent en arrivant en vu de l'immense manoir splendide dans le soleil du jour. Il se gara devant et sortit de sa voiture, le couple en faisant de même en restant complètement étonné.

- Bienvenu chez moi, dit-il en les rejoignant.

- Tu vis ici ? Demanda Emmet.

- Oui. Ce manoir a déjà pas mal de siècles de vie, expliqua-t-il. C'est mon père qui l'a bâti.

- Ce n'est pas un manoir, c'est un château, remarqua Rosalie.

- C'est vrai que c'est très grand, concéda Fadeï. Venez, pria-t-il en souriant.

Il les entraîna avec lui et ils montèrent les marches pour arriver à la grande porte s'ouvrant d'elle même. Ils entrèrent alors dans le grand hall, Fadeï laissant ses amis observer ce décor semblant sortir d'une autre époque tout en restant magnifique et de très bon goût.

- Cet endroit est splendide, remarqua Rosalie.

- C'est mon père qui l'a entièrement conçu. De A à Z. Il l'a bâti de ses mains. Il adore cette région depuis des millénaires et il a toujours eu un domaine ici, expliqua-t-il. Venez, les autres nous attendent dans le grand salon pour que je vous présente.

Curieux, ils le suivirent alors, admirant la fastueuse demeure. Fadeï se fit plus tendu, espérant que tout se passerait bien. Ce moment était important pour lui alors qu'il présentait de précieux amis à sa famille. Il n'y avait aucune raison pour que cela se passe mal mais il était tout de même anxieux. Dean n'était pas encore là, retenue par une vidéoconférence qui s'éternisait pour son travail alors qu'il s'était excusé auprès de son vampire dans leur lien. Mais il arriverait sous peu. Le grand salon était une pièce très chaleureuse, immense comme la salle à manger principale, pleine de fauteuils, de canapés et d'énormes coussins. Il y avait une immense cheminée, de grandes baies vitrées et portes fenêtres donnant sur une longue terrasse. Le sol était couvert de tapis, les murs de tableaux magiques et de bibliothèques. Il y avait des tables basses et des tables de jeux. On pouvait mettre de la musique ou passer un film. C'était une pièce faîte pour passer tu temps tous ensemble, pour se détendre et s'amuser, se reposer.

Lorsqu'il entra avec ses amis, Fadeï trouva toute sa grande famille, Dean exclu. Emmet et Rosalie se figèrent de surprise devant les êtres magiques qu'ils découvrirent soudain. Centaures, géant, nain, lutain, elfes, démons, fée, elfe de maison, satyre, harpie... ils en restèrent figés, bouches ouvertes, faisant rires l'assemblée. Arenne s'avança avec Nikolaï et Fadeï présenta sa mère, les sortant de leur stupeur. Il fut ravi de voir sa famille les accueillir chaleureusement et sans malaise. Il prit le temps de présenter tout le monde, expliquant ce que chacun était alors que le couple, une fois remit de sa stupeur, semblait emballeré de les découvrir. Emmet se transformait en gamin dans un parc d'attraction, amusant tout le monde. Celle qui intrigua le plus le couple fut Luna que Fadeï présenta comme une petite sœur pour qui il avait visiblement beaucoup d'affection. Il expliqua qu'elle était un loup garou et elle les salua avec le sourire. Ils en firent de même, intrigués de constater que la présence de la jeune fille était loin de les importuner comme celle des Quileute, loin de là, constatant que ce que leur avait expliqué Fadeï était véridique. Ils ne considéraient pas Luna comme une ennemi et elle ne leur apparaissait donc pas comme tel. Il furent un peu surpris qu'elle se montre très amicale avec eux, simple et gentille malgré qu'elle soit un loup, mais elle vivait avec des vampires alors elle ne devait rien avoir contre. Il présenta aussi Sergeï et Cydraï avec joie et tout se passa bien à son immense soulagement.

Bientôt, ils furent tous installés dans une ronde de canapés et les discussions partirent sur les différentes créatures magiques présentes, le couple les découvrant avec joie et émerveillement, ravis. Ils apprirent les spécificités de chacun, les régimes particulier de certains. On leur expliqua aussi les particularités des elfes anciens, révélant que c'était ses ascendants de cette espèce qui donnait à Fadeï la possibilité de boire du sang d'or. Rosalie eut l'air radieuse et fascinée lorsque les petites fées vinrent tresser finement ses cheveux, les ornant de bijoux de cristal nés de leurs pouvoirs. Elles ne cessaient de la complimenter sur sa beauté, semblant adorer la blonde et amusant tout le monde. Elles ne la quittèrent d'ailleurs plus, s'installant sur ses épaules et ses genoux. Et Rosalie les observait avec un sourire comme Fadeï ne lui en avait que rarement vu, semblant heureuse. Fadeï se retint de lui faire remarquer que les fées n'étaient ainsi attiré que par les êtres très purs, gentils, délicats, plein d'affection à donner et surtout qui faisaient généralement de très bon parents. Il n'y avait nul doute que Rosalie aurait fait une maman parfaite et cela l'attristait de savoir qu'elle ne pouvait avoir d'enfant comme elle en rêvait. Il ne lui dit donc pas, ne voulant pas l'attrister alors qu'elle avait l'air détendue et joyeuse pour une fois, l'embellissant davantage.

Emmet sourit d'ailleurs avec émotion en la voyant ainsi, ravis. Et le brun n'était pas en reste alors qu'il s'entendait avec tout le monde et particulièrement avec les métamorphes et les centaures qu'il ne cessait d'observer avec effarement. Tous étaient amusés par le couple ressemblant à deux enfants découvrant le monde pour la première fois et ce fut avec joie qu'ils leurs expliquèrent, révélant alors que Nikolaï n'aidait pas que des vampires.

Fadeï s'était assis sur un gros coussin au sol, non loin de ses amis qui l'entouraient. Il leur avait fait amener quelques créations des lutins pour les vampires et ils découvrirent cela avec joie. Et alors que les discussions allaient toujours bon train, Fadeï vit son loup entrer, enfin. Il se redressa, souriant largement.

- Salut louveteau ! Saluèrent plusieurs présents en attirant l'attention du couple sur lui.

Et ils se figèrent en découvrant ce qui était visiblement un Quileute habillé d'une belle chemise de soie saphir, d'un pantalon de costume noir et de souliers cirés. Il était très beau et aussi bien battis que les loups de la réserve, ses longs cheveux noirs attachés en catogan dans sa nuque. Il avait une odeur semblable aux Quileute mais à la fois très différente et bien plus douce à leur narines. Et surtout, pour eux, il était aussi couvert de l'odeur de Fadeï. C'était comme si leur instinct de vampire leur hurlait qu'il appartenait à leur ami et qu'ils n'avaient pas intérêt à s'attaquer à lui. Très surpris de découvrir un Quileute ici, ils restèrent sans voix, le regardant s'approcher avec un sourire aux lèvres alors qu'il regardait Fadeï.

- Tu as fini de travailler ? Demanda l'adolescent.

- Oui, enfin, soupira-t-il. Ça n'était pas censé être si long. Excuse moi.

- Ce n'est rien, répondit Fadeï.

Ahuris, Rosalie et Emmet, regardèrent le Quileute venir s'asseoir, juste derrière leur ami, l'encadrant de ses jambes. Il enroula ensuite ses bras autour du ventre du vampire, l'attirant contre lui et le calant contre son torse. Fadeï se laissa d'ailleurs faire bien volontiers, souriant largement et se blottissant contre lui. Il posa ses mains sur celle de son loup alors que celui-ci plongeait son nez dans son cou, respirant son odeur et embrassant sa peau. Les Cullens restèrent ahuris devant cette scène qui parlait d'elle même quand à la relation de leur ami avec le Quileute.

- Je peux te présenter, s'amusa d'ailleurs Fadeï en faisant sortir le nez du loup de son cou.

Celui-ci acquiesça, venant poser son menton sur la tête de son vampire, resserrant son étreinte sur lui.

- Rosalie, Emmet, je vous présente Dean, mon..., commença-t-il.

- Ton petit ami ? Proposa Emmet l'air amusé.

- Mon mari, corrigea-t-il en les laissant ahuris une fois de plus.

Comme beaucoup, il rit ouvertement devant leurs expressions choquées, Dean souriant d'amusement.

- Tu es marié ? Demanda finalement Rosalie.

- Oui, acquiesça-t-il. Ça fera un an dans quelques mois.

- C'est un Quileute ? Demanda Emmet perdu.

- Pas vraiment, répondit le loup. Je suis un Quileute de naissance mais j'ai été banni de la tribu il a environ douze ans de ça, expliqua-t-il.

- Pourquoi ? Demanda le brun.

- Parce que j'étais ami avec un vampire, révéla-t-il en les surprenant davantage.

Devant leur air perplexe, il décida de donner un peu plus de détails.

- J'ai muté à un très jeune âge, bien avant Sam, raconta-t-il. Ça fait déjà bien longtemps que j'ai acquis la capacité de me transformer en loup. J'étais destiné à devenir le nouvel Alpha d'une meute naissante. Mais je n'ai jamais eu la haine de ma tribu pour les vampires. Je trouvais notre querelle avec eux trop ancienne. Sans parler qu'il ne s'agissait que de quelques vampires. En connaissant le pacte avec votre clan et votre choix de vie, j'avais du mal à vous voir en monstres. Je me disais que vous n'étiez pas les seuls. Et puis une nuit, j'ai rencontré Nikolaï, dit-il sans entrer dans les détails. Il m'a appris beaucoup de chose et j'ai sympathisé avec lui. En rentrant, j'ai voulu essayer de faire changer la mentalité de la tribu et des anciens. Ils n'ont pas du tout apprécié et encore moins que je leur dise être ami avec un vampire et que je refusais de les chasser sans distinction. Alors soit je changeait d'avis sur le champs soit j'étais banni. Je suis parti et depuis je vis ici avec Nikolaï. Et donc non, je ne vous hais pas pour ce que vous êtes, termina-t-il en une histoire concise.

- On aura tout vu, s'amusa Emmet agréablement surpris par la moitié de leur ami. Et donc vous êtes ensemble ? Je n'aurais pas cru que tu étais de ce bord là, rit-il en regardant Fadeï.

- C'est un problème ? S'inquiéta l'adolescent.

- Pas du tout, assura immédiatement Rosalie. On est juste surpris.

- De toute manière, ce n'est pas comme s'il avait choisi, rigola Kirsan.

- Dans un sens, si. Ce sont nos âmes qui ont choisi, remarqua Dean.

- Pas faux, concéda son ami. Ces deux là sont des âmes sœurs, dit-il devant l'air perplexe du couple.

Ce fut alors Cydraï qui intervint pour leur expliquer ce dont il s'agissait exactement, leur détaillant ce lien profond et très rare. Et tout deux eurent l'air émerveillés par cette découverte. La discussion s'orienta alors sur le sujet, puis Emment engagea la discussion avec Dean pour mieux le connaître. Les deux vampires furent d'abord sur la réserve avec le loup, se détendant ensuite devant sa sympathie à leur égard, attendris aussi par les nombreux gestes tendres qu'il donnait à Fadeï avec un amour évident. Dans ses bras forts, leur jeune ami était plus détendu et souriant qu'il ne l'avait jamais été devant eux et cela faisait plaisir à voir. Ils parlèrent un peu des Quileute, le couple surprit par la mentalité très différente de Dean par rapport à son ancienne tribu dont-il semblait complètement détaché. Il se considérait comme un Vassili et non comme un Quileute et il en portait d'ailleurs le nom depuis son mariage avec Fadeï. Un loup Quileute portant le nom de l'empereur des vampires eu le don d'amuser Emmet s'imaginant la tête des Anciens s'ils apprenaient ça. Il fut rapidement évident qu'Emmet s'entendait très bien avec Dean, tout deux partant en une longue discussion avec Kirsan. Fadeï sourit en sentant qu'un beau trio d'ami était né, s'en réjouissant. Rosalie était elle prise dans une discussion avec Cydraï, Lidia et Aurore, les deux jeunes Veelane. Fadeï lui, observait ça avec le sourire, blotti dans les bras de son loup et se reposant contre lui. Celui-ci finit d'ailleurs par se désintéresser de la discussion qui continuait entre Emmet et Kirsan, se concentrant sur son époux :

- Tu as soif mon ange, remarqua-t-il à son oreille. Qu'est-ce que tu attends ? Demanda-t-il.

- Tu es fatigué, répondit le vampire en se tournant vers lui pour le regarder.

- Juste un peu et bien bien moins que toi mon cœur. Tu n'as pas bu depuis hier matin, s'inquiéta le loup.

- Tu es en manque Dean ? S'amusa Kirsan qui avait suivi la discussion comme tout le monde.

Toute la famille était attentive lorsqu'il s'agissait de la soif de Fadeï, sachant qu'il en souffrait encore beaucoup.

- Ne rit pas avec ça, réprimanda le loup en recevant un regard d'excuse. Aller, bois, dit-il ensuite doucement à son vampire.

- Bois quoi ? Demanda Emmet très curieux.

- Mon sang, répondit très sérieusement le Quileute en interloquant le couple.

Ce fut Nikolaï qui intervint pour leur expliquer. Il parla de la très grande attirance que Fadeï ressentait pour le sang de son âme sœur, la retenue à laquelle il avait été forcé pour ne pas le blesser. Il dépeignit comment leur lien les empêchait de se faire le moindre mal et donc du dilemme qu'avait eu Fadeï. Puis il leur parla de son pouvoir de contrôler ses injections de venins et d'en synthétiser d'autres avec les propriétés de son choix. Il en vint alors aux dons que Dean lui faisaient chaque jour, comment leur lien permettait à Fadeï de ne pas se battre pour arrêter de boire et comment le venin du jeune vampire préservait Dean. Rosalie et Emmet en furent très impressionnés, trouvant que le geste du loup de nourrir ainsi Fadeï était vraiment extraordinaire. Mais cela semblait on ne plus normal pour le loup qui paraissait très heureux de le faire. Il leur expliqua qu'il sentait la soif de Fadeï et la lutte qu'il menait tout les jours contre elle, il faisait alors tout ce qu'il pouvait pour aider son mari. Il expliqua aussi que leur lien d'âme sœur lui donnait une réelle envie d'être mordu par son vampire alors qu'il considérait que son sang lui appartenait. Le couple trouva la chose vraiment admirable et belle, s'attristant pourtant de savoir que même cela ne suffisait pas à apaiser vraiment la soif de leur ami. Par Arenne, ils apprirent que le sang du loup ne contenait pas assez de magie et qu'il ne convenait à Fadeï que parce qu'il était son âme sœur. Mais si ce sang n'était pas assez puissant, il était un immense plaisir pour Fadeï. Les explications terminées, ce fut avec curiosité qu'ils regardèrent leur ami mordre son mari, leur lien s'activant alors qu'ils pouvaient même en sentir l'énergie. Loin de la violence ordinaire d'une morsure de vampire, la scène était incroyablement douce et tendre, belle alors que Dean semblait particulièrement bien, cajolant Fadeï en caressant ses cheveux, souriant alors que le vampire passait sa main dans sa nuque et ses cheveux. C'était très beau. Fadeï s'arrêta de boire en douceur, embrassant le cou de son loup jusqu'à être sûr que la plaie était fermée, se blottissant ensuite contre Dean qui le serra tendrement.

- Incroyable, souffla Rosalie émerveillée par la chose.

Elle ne pouvait trouver cela que remarquable de la part du loup alors que jamais elle n'aurait cru voir ça avec un Quileute. Celui-ci semblait bien différent des autres alors qu'il était évident qu'il avait un avis fort différent sur les vampires. C'était un Vassili, pas un Quileute et il aimait Fadeï comme jamais ils ne l'avaient vu chez aucun couple. Après cela, ils passèrent rapidement à table, rejoignant la grande salle à manger alors que Fadeï semblait tenir à ce que Dean mange un bon repas après sa morsure. Le repas permis au couple de tester d'autres créations des lutins pour les vampires, les émerveillant alors qu'ils en discutaient joyeusement avec leurs semblables présents. En regardant Fadeï, ils le virent sourire de leur excitation. Il tenait un verre de sang d'or, assis près de Dean qui mangeait avec un appétit féroce. Et ils réalisèrent soudain que lui n'avait pas droit à tout ça, condamné à regarder les autres en profiter sans qu'il puisse y toucher. C'était cruel.

Durant le repas, ils purent voir de leurs yeux les régimes particuliers de chacun, regardant Erasenoss manger sa viande sanguinolente et boire du sang avec effarement. Ils n'étaient vraiment pas les seuls alors. Ce fut encore un grand moment d'apprentissage pour eux, regardant les spectacles des nymphes et des fées dans le ballet des plats et du repas. Le dîner se termina très tard et ce fut avec Dean que Fadeï emmena ses amis vers une belle chambre qu'il leur offrit pour la nuit. Il leur expliqua comment et pourquoi il avait besoin de sommeil chaque nuit, leur disant qu'il reviendrait les chercher ensuite pour leur faire visiter le manoir et leur montrer d'autres choses. Ce fut avec plaisir que le couple profita de la chambre digne d'un palace qui leur était prêté pour le week-end, discutant déjà avec enthousiasme de tout ce qu'ils avaient découvert ce soir et surtout du couple incroyable de leur jeune ami.

Quelques heures plus tard, Fadeï revenait, frais et dispos, changé et lavé. Ils passèrent d'abord un moment à discuter de ce qu'ils avaient déjà vu la veille puis Fadeï les emmena visiter le manoir tranquillement, leur montrant ses merveilles. Il leur présenta Hedwige et ils s'attardèrent un peu plus sur les habitants nocturnes du manoir qu'ils croisèrent. Au matin, Fadeï les laissa à la table du petit déjeuner, s'éclipsant pour aller assister au réveil de son loup comme chaque jour, revenant avec lui un moment plus tard. Le loup ne semblait pas très réveillé. Il avait tiré Fadeï sur ses genoux, entouré son ventre de ses bras et posé sa tête sur son épaule pour se réveiller doucement. Leur couple était tellement beau et attendrissant. Lorsqu'on les regardait, on sentait l'amour émaner d'eux et c'était splendide.

Ce matin là, ce fut avec son loup que Fadeï fit visiter les jardins à ses amis. Il leur montra sa serre et ses serpents, leur expliquant qu'il adorait ces animaux. Il leur montra de nombreuses plantes magiques bougeant. Il leur montra aussi les petits animaux magiques vivants là. Ils passèrent ensuite par son garage, Rosalie se montrant très intéressé par ses voitures. Il lui expliqua alors toute les modifications magiques qu'on leur avait apporté lui conseillant de s'adresser aux centaures si elle voulait en savoir plus. Après le déjeuner, ce fut avec fascination que le couple assista au don de Yuki, Fadeï assisté de Glyth. Ils voyaient la Kitsune pour la première fois, émerveillé par la magnifique créature. Mais cela fut moins drôle lorsque Fadeï dut réprimer sa soif à la fin du don. Ils furent à ses côtés alors. On leur avait expliqué que durant ce don, ceux dont le sang l'attirait s'éloignaient pour ne pas attiser davantage sa soif et lui permettre de calmer plus facilement le pique d'envie qu'il ressentait alors. Et cela semblait être une épreuve pour lui. À cette occasion, ils comprirent un peu plus les difficultés que devait affronter leur jeune ami tout les jours. Et il trouvait cela formidable qu'il y ait des êtres acceptant de lui faire un tel don.

L'après midi, une fois Fadeï remit, ils partirent avec Dean, Kirsan, Era, Sergeï, Cydraï et quelques autres pour une promenade sur le domaine. Rosalie et Emmet découvrirent alors les licornes, les hypogriffes, les sombrals, les abraxan et autres animaux magiques plus grands vivants là. Ce fut sans hésiter que les licornes blanches se laissèrent approcher par Rosalie, Fadeï lui expliquant alors qu'elles ne le faisaient qu'avec les êtres à l'âme pure et belle, douce. Elle fut visiblement touché et flatté par cela, caressant les animaux d'une blancheur éclatante avec délicatesse. Ils allèrent jusqu'au lac où le couple découvrit les sirènes qui vinrent les saluer avec joie. Ils ne rentrèrent que pour le dîner au soir, le couple vraiment ravi.

Le lendemain, ce fut avec un grand amusement que Fadeï apprit à Emmet à voler sur un balais. Étant un vampire, il était parfaitement capable de se servir de l'objet et le grand brun se transforma en un véritable gamin. Beaucoup vinrent observer, les éclats de rires se multipliant en voyant les chute rocambolesques d'Emmet partant dans des cabriole incontrôlable sur son balais. Même Fadeï perché sur son propre balais, n'arrivait plus à lui donner des conseils tellement il riait. Il fallut un bon moment pour qu'il parvienne à contrôler l'engin et malgré les nombreuses chutes impressionnantes alors qu'il était couvert de boue, il était très excité. Il fit ensuite un peu la course avec Fadeï qui ne prenait plus autant de plaisir à voler ainsi depuis longtemps. Mais voler avec un Emmet irradiant d'amusement et de joie était agréable et il se laissa donc entraîner. Après un passage à la douche pour le brun, ils allèrent au déjeuner.

Lors de celui-ci, Emmet demanda s'il était possible de monter des créatures comme celle qu'ils avaient vu la veille et Fadeï lui expliqua que c'était un sport dans le monde magique même s'il était peu répandu. Il lui dit qu'il avait sa propre monture et le brun voulu absolument voir ça. Aussi, ce fut vers la stalle de Draska qu'il les mena dans l'après midi. Le Dragon vipère termina de définitivement les émerveiller. Emmet failli se faire avaler un bras par la créature hargneuse mais loin de l'effrayer, cela l'amusa. Fadeï expliqua qu'il avait une grande affinité avec les dragons vipères, restant évasif sur le pourquoi du comment et que Draska le reconnaissait naturellement comme son maître. Il leur dit que sans cela, il y avait peu de chance pour qu'il se soit laisser domestiquer de la sorte. Découvrant que les dragons existaient vraiment et qu'il y en avait diverses sorte, Emmet voulu tout savoir sur eux. Malgré que Fadeï lui expliqua à quel point cela était difficile, il se mit en tête de monter un jour sur un dragon, enthousiaste à cette idée de défi fou qui fit soupirer Rosalie néanmoins amusée par son excitation.

Ce fut dans un confortable petit salon qu'ils terminèrent le week-end, discutant de tout et de rien avec joie. Fadeï leur assura qu'ils pouvaient venir quand ils voulaient maintenant, ravi que tout se soit merveilleusement passé. Les barrières les accepteraient tout les deux. Il leur offrit aussi deux bracelets de petites perles noires, leur expliquant qu'ils empêcherait Edward de lire leurs pensées alors qu'il voulait encore garder tout ça entre eux. Il avait eu envie de le montrer à Emmet et Rosalie mais il n'avait pas encore le désir de faire entrer tout les autres aussi loin dans sa vie. Le couple comprit, promettant de tout garder pour eux et ravi de son cadeau qui leur donnerait plus d'intimité avec leur frère parfois envahissant. Fadeï expliqua qu'il n'était pas très difficile de bloquer Edward qui n'usait que très superficiellement de son don, mais que cela ne marcherait pas s'ils rencontraient des télépathes ou des sorciers plus doués. Aro par exemple pourrait passer outre cette protection. Ils promirent de faire attention. Le couple remercia toute la grande famille de Fadeï, promettant de revenir vite les voir alors qu'il adoraient déjà l'endroit leur offrant du neuf dans leur vie. Et à partir de ce jour là, il ne fut pas rare de voir Emmet et Rosalie venir passer la soirée avec Fadeï après les cours, se faisant une place dans le manoir et découvrant davantage encore leur jeune ami dont-ils se rapprochaient de plus en plus au fil du temps.

À suivre...

Audragon