Désolée, désolée, désolée de ce retard. Comment pourrais-je me faire pardonner ? Je ne peux pas écrire plus, sorry … Justement, je n'avais pas pu écrire la semaine précédente. Bon là, j'ai repris un peu d'avance. Je ne voulais pas vous laisser trop en suspense en plus … le dernier chapitre ne laissait pas en suspense alors que les deux à venir si … surtout celui d'après …

Laurence-x : ohhhh ! Contente de te revoir, vraiment =) j'aurais bien aimé avoir plus d'avis mais je suis compréhensive lol bxxxxx

Sweetydu972 : oh ! C'est vrai que tu avais déjà tout lu d'une traite il y a quelques temps ! c'est le mieux, hein ? De tout dévorer d'un coup ^^ mercii pour tes reviews ! Elles m'ont fait plaisir =) désolée que tu n'ai pas pu travailler =/ bon c'est un peu de ta faute aussi XD mercii de suivre !

Arroganz : C'est vrai que parfois tous ces compliments, je me demande s'ils sont sincères. Mais je crois en votre sincérité au fond… et ça m'aide à avancer. Donc merciii . Ne jamais cesser ? Oh … et bien moi, je la ferai finir au bout d'un moment parce que le rythme à tenir pour vous écrire un chapitre par semaine est vraiment difficile lol c'est du plaisir mais parfois c'est un peu chaud ^^

Nath16 : de rien pour la dédicace. C'est grâce à toi qu'une grosse partie de ce chapitre est née. Et puis, tu me suis depuis le début fidèlement alors Merci pour tout à toi ! J'ai beaucoup aimé l'épisode 6 … plein de suspense ! Ca faisait longtemps que j'avais pas eu aussi peur avec Bones (surtout que pour le 6x22, j'avais lu des spoilers et je savais déjà que c'était Vincent qui mourrait donc bon… ) La scène de fin avec la nouvelle maison en ruine est trop mimi ! J'adore la phrase de Brennan « Je peux voir les Os de la maison Booth, c'est tout à fait son style) Bxxxxx

BONES-NCIS : c'est croooooooooo bon le chooocolat ! MIAM ! J'aime les créations originales de mot ! La tienne est sublime « languination » lol ! Eh ! Mais je trouve qu'un chapitre par semaine c'est pas mal quand même !

fandebones : oui la cruauté est totalement illimitée ! tu verras ! merciiiiiii miiss, tu me fais trop plaisir ! =)

T'Pau : ouais, nulle de l'avoir oublié. Oh ! tu me redonnes courage avec ton témoignage sur le coup de foudre ! Enfin, je me moque un peu de trouver l'homme de ma vie par coup de foudre, mais surtout, j'ai peur que l'amour n'existe pas vraiment et qu'il ne soit pas assez fort pour que je m'accroche à quelqu'un pour toute une vie =/ normal que tu aies eu chaud à la fin du chapitre lol ! =) ah oui, les chansons c'est bien pratique pour les déclarations d'amour ^^

TempBrennan : ah moi avec ma sœur on est hystérique dès que leurs regards s'accrochent et que leurs lèvres se rapprochent lol ! comme tous les fans du couple, je suppose ! Mercii beaucoup pour ton com ! Je suis désolée d'avoir un peu oublié Hank. Moi aussi je l'aime bien. Il est attachant =)


CHAPITRE 23 :

Retour à la Réalité

Ou la question « Le Monde peut-il devenir meilleur ? »


BOOTH: You know, being a sniper I took, a lot of lives, What I'd like to do before I'm done is try and catch at least that many murderers.

BRENNAN: [Laughing] Please! You don't think there's some kind of cosmic balance sheet… I'd like to help you with that.

BOOTH: [Smirking] Ehhhh….

1x01

BRENNAN : He wanted to make a difference in the world before he died. (Booth looks at her.) I told you he was more like you than me.

1x12

BRENNAN: I'm tired of...of all of it. I'm tired of dealing with murders and victims and sadness and pain.
BOOTH: Well, Bones, that's what we do. Alright? We catch the bad people and we make the world a better place.

5x21

[…]

BOOTH : Quand j'étais tireur d'élite, j'ai tué beaucoup de gens, alors avant de quitter ce monde, je voudrais bien… arrêter au moins autant d'assassins.

BRENNAN : (petit rire moqueur) Oh ! Vous croyez qu'il y a une espèce de… d'équilibre cosmique qui nous guide ? (se rend compte qu'elle l'a blessé, elle dit sérieusement) J'aimerais vous y aider.

BOOTH : (faisant la moue)… erf… (sourire)

1x01

BRENNAN : Il voulait essayer de changer le monde avant de mourir. (Booth la regarde) Je vous ai dit qu'il ressemblait plus à vous qu'à moi.

1x12

BRENNAN : Je suis fatiguée de tout ceci. J'en ai assez de m'occuper de meurtriers, de victimes, de tristesse, de douleur.

BOOTH : Eh… C'est notre métier. C'est ce qu'on fait : on arrête les criminels et on rend le monde un peu meilleur.

5x21


PDV du Narrateur Omniscient

Odeur de moisi, humide et pestilentielle.

Dureté de l'obscurité aucune fenêtre n'était là pour la libérer - même ne serait-ce que de manière infime - du noir.

Solitude – à jamais, pour toujours. A perpétuité, jusqu'à la mort.

Et en attendant : la Peur. La Peur qui tord le ventre de chaque Homme. Car oui, qu'y a-t-il une fois que l'on est mort ? Vais-je basculer dans une autre dimension, la mémoire exempte de tous souvenirs terriens ? Vais-je simplement disparaître, sans laisser de trace ici-bas ? Et ensuite, il n'y a plus que le néant ? Plus de pensées, plus d'agitation ?

En tous cas, pour le moment, les idées tourbillonnaient dans l'esprit de Jennifer Turner, la criminelle, tueuse en série récidiviste. Elle savait qu'elle l'avait mérité. Elle ne pouvait en vouloir à personne. Enfin si… elle en voulait à son père.

Elle était seule, dans une cellule individuelle. Elle savait qu'elle ne reverrait jamais Joshua. Elle ne verrait sans doute personne avant la Mort hormis les vigiles, les flics et le personnel de la prison. Oh ! Si ! Un avocat un juri, des témoins le jour de son procès, dans quelques mois. Elle reverrait peut être même – surement – les experts du Jefferson, qui l'avaient envoyée ici. Dans un autre contexte, elle aurait pu être amie avec ces gens là. Si son père ne l'avait pas transformée en monstre !

FLASH

Cette même prison :

-J'ai honte. Tu mérites mieux que moi.

Pleurs mutuels.

-J'aimais ta mère plus que tout mon cœur. Je ne voulais pas… C'est juste que, dans la colère et l'alcool et…

Interrogation bouleversée. Parce que c'est incompréhensible !

-C'est… compliqué, Jen… C'est… Je venais pour lui parler sérieusement je ne supportais plus d'être loin d'elle et elle, elle ne faisait que me rabattre l'alcool à la gueule. Et elle me parlait de son boulot, de ses plantes, des animaux, de l'écologie, alors que moi je m'en contre foutais !

-Alors… c'est l'écologie qui l'a tuée ?

-… Je…

Hésitation. Silence.

FLASH

La scène repassait dans sa tête. En boucle. Une cassette sans arrêt rembobinée.

A chaque instant, elle revoyait parfaitement chaque expression : les détails étaient encore là. Elle aurait voulu tout oublier, mais elle entendait encore clairement la voix de son père, à ses oreilles, à son cœur. Quand il avait prononcé le « …Je… », sa voix était brisée. Il avait pleuré.

Plus cette scène tournait dans sa tête, plus l'évidence la frappait. Et cela lui faisait encore plus mal…

Evidemment que non… ce n'était pas l'écologie qui avait tué sa mère. Ses parents avaient divorcés à cause de mésententes liées à leur profession qui s'opposaient dans leurs valeurs et à cause du problème d'alcoolisme de son père…

Il ne l'aurait pas tuée pour un problème aussi ancré dans leur relation : il l'avait tuée pour quelque chose d'autre… Sous une impulsion soudaine… ça avait été un crime passionnel. Mais pourquoi ? Elle savait qu'elle avait presque le doigt dessus mais elle ne parvenait pas à l'atteindre.

Un soir, enfin… Il faisait nuit – elle savait qu'on était le 24 au soir. Le 24 Décembre. Elle l'avait entendu au réfectoire le midi. Alors qu'elle somnolait – cauchemardant – quelqu'un avait glissé quelque chose dans sa cellule. Cela l'avait réveillée.

Une lettre – dans une enveloppe. Bruissement à l'ouverture – on déchire pour aller plus vite.

Ma princesse, c'est papa.

Je serai déjà mort alors que tu liras ces mots. Ces monstres vont m'injecter ce poison aujourd'hui, alors que c'est la veille de Noël. Qu'importe. Je l'ai mérité. Tu es d'accord, j'en suis sur. Je suis bouleversé de te savoir en prison. J'aurais du te dire toute la vérité quand tu es venu me voir il y a bien longtemps…

Si j'ai tué ta mère, c'est parce qu'elle m'a ordonné de dégager de sa vie – elle ne voulait plus me voir, alors que je l'aimais toujours – elle a dit qu'elle allait m'interdire de te voir, en passant devant un tribunal s'il le fallait, car elle disait que j'étais dangereux pour toi.

Je ne t'ai jamais frappée, Jen. Mais tu vois… elle avait raison finalement… J'étais dangereux. Je ne t'ai jamais méritée. J'ai tué la femme de ma vie.

J'aurais aimé que tout cela se termine autrement… Surtout pour toi.

Tu resteras ma princesse.

Et là haut, dans le Ciel – on vivra tous les trois heureux tu verras… on sera libres, neufs et beaux…

A bientôt. Bien que j'aimerais que tu t'en sortes, ma princesse. Si tu en as l'occasion : vis ! Et cesse les conneries. Je ne mérite même pas ta haine, ta vengeance ou ton amour.

Je t'aime assez pour deux.

Larmes. Larmes. Larmes. Encore.

Elle tombe sur le sol fixant le plafond de la cellule austère de ses yeux.

Elle avait tué des gens pour se venger d'un père qui avait tué sa femme par amour pour sa fille. Elle était devenue une criminelle comme son père, sauf qu'elle, elle avait tué plusieurs fois et non par amour mais par haine.

Elle ne ferait rien pour vivre… si son père ne pensait pas mériter la vie, comment pourrait-elle la mériter elle ?

Elle avait hâte d'en finir.

Mais en attendant …. « Je vous aime, Papa, Maman ».

Pardon, apaisement et rédemption.


PDV de Booth

Je m'éveillai lentement, sortant d'un rêve pour en trouver un autre, là enserré entre mes bras… J'ouvris les yeux pour admirer le visage de ma Bones. Elle était juste dans le bon sens, tournée vers moi, ses cheveux dégagés en arrière. Ses longs cils s'agitaient quelques fois lorsque ses yeux s'agitaient sous ses paupières, alors qu'elle rêvait. Sa bouche était légèrement entrouverte et laissait échapper par intermittences de petits soupirs.

Cela faisait dix minutes, je crois, que je la contemplais en souriant, passant en revue dans ma tête des souvenirs nous concernant et imaginant qu'elle serait sa réaction en ouvrant les yeux et en se retrouvant nez à nez avec mon air béat (d'ailleurs, j'avais parfaitement conscience que pour tout observateur extérieur j'aurais eu l'air stupide).

Soudain, elle bougea un peu, se retourna (à mon grand désarroi), puis tapota de la main le lit à côté d'elle et, s'apercevant du problème, elle se re-retourna vers moi, touchant en une caresse mon torse, laissant apparaître un joli sourire sur ses lèvres pour se pelotonner dans mes bras.

Cela m'amusa : ma petite anthropologue ne savait plus trop dans quel sens elle se trouvait en sortant de ses rêves, mais elle savait parfaitement qu'elle voulait être face à moi, collée contre moi. C'était instructif. Je me voyais déjà la taquiner à ce propos.

Espérant qu'elle ne soit pas déjà rendormie (bien que j'hésitais encore à rompre ce moment de contemplation), je passais un doigt le long de sa joue tendrement. Instantanément, elle ouvrit les yeux (un peu comme prise en flagrant délit), mais le magnifique sourire dont elle m'aveugla m'empêcha de regretter mon geste : elle était encore plus belle éveillée.

Je me penchai vers elle pour lui poser un baiser sur le front. Avant que je ne m'éloigne, elle passa sa main sur ma nuque et me retint pour m'embrasser amoureusement.

-Hey, chuchota-t-elle.

-Bonjour. Joyeux Noël.

-Joyeux Noël. Tu veux qu'on aille à la messe aujourd'hui ?

Oh lala ! Je l'aimais à la folie.

-Oui. Mais ne t'inquiète pas j'irai seul, si tu préfères.

-Oh, tu sais, c'est toujours plein d'enseignements pour moi.

Elle avait sa bouille d'anthropologue aguerrie. Dès le matin ! Qu'importe ! Le fait qu'elle pense à moi et mon besoin d'aller prier un jour comme celui-ci était déjà un immense pas en avant de sa part. Et une preuve qu'elle respectait ça (ce dont je n'étais pas encore totalement sûr jusque là.)

-Bon, alors nous irons ce matin à 10h30. Ca ne dure qu'une heure, de toute façon… Merci, Bones… de penser à ça…

-J'ai une capacité mémorielle et associative qui me permet de me souvenir des faits. Et lorsqu'il s'agit de toi, je pense toujours à tout…

Elle avait pris, encore une fois, ma phrase au premier degré. Mais sa réponse me satisfaisait pleinement… Elle pensait à moi en permanence… enfin, c'est ce que j'aimais en déduire.

En voyant mon sourire taquin, elle secoua la tête et déposa un baiser sur mon torse, avant de se lever en coup de vent. Je dis coup de vent parce qu'elle souleva les couvertures dans un mouvement ample et que l'air froid s'engouffra et m'attaqua sauvagement.

-Eh ! Tu fais des courants d'air là !

Elle rigola en enfilant un pyjama et une robe de chambre.

-Et notre câlin ? Je n'avais pas dit que c'était fini moi ! continuai-je à râler.

-Il est 9h30, Booth ! Si tu veux être à l'Eglise dans une heure… vu ton attitude de mollusque le matin… il faut s'y prendre maintenant.

Dès qu'elle fut habillée et réchauffée, elle sauta sur le lit pour se mettre à quatre pattes près de moi :

-On se lève, le fainéant !

Elle attrapa le coussin le plus proche et me le balança sur la tête.

-Non mais oh !

Je me saisis facilement de ses mains et la fit tomber sur moi. Je happai ses lèvres, mais, après avoir, de façon suggestive, répondu au baiser, elle se détacha avec un sourire mutin et me lança :

-Tu me rejoins dans la cuisine ? Je te fais un café.

Je grommelai un peu, mais me levai tout de même. En enfilant mon boxer, j'avisai qu'elle était toujours dans l'encadrement de la porte.

-Quoi ? lâchai-je, agacé.

Elle sourit et répondit :

-J'ai bien le droit de mater un peu, non ? Pour me mettre en appétit.

-Ce n'est pas le même type d'appétit ! Allez ! Oust, du balai !

Et je m'enfermai dans la salle de bain pour finir de m'habiller.

Deux minutes plus tard :

-Tu n'es pas drôle ! Un boxer pour déjeuner, c'était très bien, plaisanta-t-elle quand j'entrai dans la cuisine, vêtu d'un jean et d'un tee-shirt noir.

Cela me fit sourire, mais je rétorquai :

-Eh bien, je me gelais. Et tes pensées lubriques passent après mon confort personnel.

-Tu feras attention à ne pas prendre trop de ventre, ajouta-t-elle, en tapotant mon bidon.

Elle me servit une tasse de café tandis (après le premier moment de choc) je questionnai :

-Tu me trouves gros ?

Elle claqua un bisou sur ma joue :

-Mais non. Sinon, je ne prendrai pas plaisir à admirer ton corps en permanence. Juste, que ton ventre est moins plat que le jour de notre rencontre.

A noter dans un coin de ma tête : Bones a fait attention à mes abdominaux le jour de notre rencontre.

-Et toi, alors ! Tu vas grossir aussi ! rétorquai-je, un peu blessé dans mon orgueil.

Elle pencha la tête sur le côté et me fusilla d'un regard noir. Je m'embourbai :

-Mais… euh… tu resteras très belle, malgré ton ventre énorme et… Enfin, pas énorme, juste un peu plus gro…grand… celui des femmes enceintes… c'est d'ailleurs assez sexy et je… (ndla : oui je sais… clin d'œil au 7x01, première scène lol)

Elle me couvait du regard, alors je me tus, me disant qu'elle n'avait pas du mal prendre ma remarque. Pour me faire pardonner, et parce que je savais qu'elle trouverait ça mignon, et parce que j'en avais envie aussi, je m'approchai d'elle et, me baissai pour être à la hauteur de son ventre. Je posai mon oreille contre, puis je relevai son tee-shirt pour claquer un baiser sur sa peau claire.

-Je crois que si c'est une petite fille, je vais être jalouse, plaisanta Bones à demi.

-Toutes les mamans sont un peu jalouses de leurs filles. Mais toi tu seras ma chérie, pas ma fille celle qui a conquis mon cœur…

-Tu sais que je ne suis pas romantique ?

-Au fond de toi, tu es une romantique inconsidérée. Sinon tu ne serais pas avec moi.

Sourire charmeur qui la faisait fondre à tous les coups. Elle se détourna en haussant les yeux au ciel et pour une fois j'eus le dernier mot.

Après déjeuner, nous allâmes donc à la messe. Et Bones, malgré son envie que je savais immense, ne fit aucun commentaire désagréable ou déplacé et je pus prier tranquillement. En nous baladant dans les fraiches rues de Washington - couverts avec une polaire et une doudoune, ainsi que gants, écharpe et bonnet pour elle (toute mimi, avec un bonnet est Bones – mode Yoda – ) nous passâmes devant un kiosque de journaux. Je m'empressai d'acheter le Washington Times pour dévorer les dernières nouvelles. Enfin, les nouvelles étaient rarement bonnes de nos jours, alors le verbe « dévorer » n'était pas vraiment approprié comme le fit remarquer Bones.

Le journal était daté d'hier aujourd'hui, les journalistes étaient en congé.

Le titre principal me sauta aux yeux et m'emplit d'effroi. L'effroi incontrôlable d'un homme qui est père, qui le serait bientôt une seconde fois et qui avait une imagination débordante lorsqu'il s'agissait d'anticiper des drames. Et puis, compte tenu du fait que le bébé d'Angela et avait s'était récemment été enlevé, je savais que la sécurité de nos enfants ne tenait qu'à un fil.

« Un autre kidnapping d'enfant »

J'ouvrai le journal d'une main pressée, alors que Bones, voyant mon visage livide, se penchait au dessus de mon épaule pour lire aussi.

« On compte un nouveau kidnapping d'enfant, dans des circonstances aussi mystérieuses qu'il y a quelques semaines. Souvenez-vous du petit Dorian Fox, 10 ans, qui avait l'habitude de rentrer seul de l'école et qui n'est jamais arrivé chez lui… Il est certain que les enlèvements d'enfant ne sont pas rares de nos jours. Et dans le cas de Dorian, les enquêteurs avaient suivis d'autres pistes le garçon avait pu être tué dans une rue par un malfrat ou un dealer. Mais aucune trace de sang n'avait été trouvée aux alentours du domicile, ni de l'école. Le kidnapping avait donc semblé plus probable, mais malgré tous les interrogatoires, la police et le FBI n'ont rien trouvé de concret.

Il y a deux jours, la maman de Joy Riley, 6 ans, a signalé sa disparition. Elle a détaché ses yeux brièvement de sa fille alors qu'elles étaient dans le grand centre commercial du centre ville.

Ce qui nous permet de lier ces deux affaires est un détail précis et troublant. La détective Rust qui avait travaillé sur le dossier Fox a remarqué qu'un même cerf volant flottait à proximité du domicile des Riley, comme elle en avait vu un à proximité du domicile Fox quelques semaines auparavant. Personne n'a su dire qui a placé ces cerf volants, ni s'ils ont été placés là avant ou après l'enlèvement, ou en même temps…

Dans tous les cas, pour les autorités, il est maintenant clair que les deux enfants ont été enlevés par la même personne et aux mêmes fins. Fins que nous imaginons tragiques.

Nous vous tiendrons au courant.

Article by Adeline Roberts. »

Brennan avait les yeux écarquillés quand je levai mon regard vers elle.

-Je dois absolument me mettre sur cette affaire, grognai-je en serrant les dents.

Elle haussa les épaules.

-Je ne vais pas vraiment pouvoir t'aider là… je veux dire, il n'y a pas de corps…

-Hum… Je vais convaincre Jackson de me mettre sur l'affaire. Après… même si je ne l'espère pas… je trouverai peut être, malheureusement, le corps du gamin…

Elle hocha la tête, affichant une petite moue triste, puis elle posa la main sur son ventre un peu arrondi et le caressa doucement. Je repliai le journal et l'enfouis dans ma poche, puis entourai sa taille avec mon bras pour que nous continuions à marcher. Elle posa sa tête sur mon épaule.

-Tu sais, je suis triste que le monde ne soit pas plus beau pour notre enfant…

-Nous le rendons un peu meilleur à chaque affaire résolue.

-C'est tellement insuffisant Booth, tu ne crois pas, parfois, que nous tournons en rond. Nous ne pourrons jamais mettre le Mal en prison…

-Bones… il ne faut pas dire ça… sinon, c'est décourageant.

-Mais c'est vrai !

-Oui, mais il ne faut pas perdre espoir. Il y a les malheurs de la Terre mais il y a notre bonheur à Nous maintenant.

Ouf, un petit sourire éclaira son visage et elle se pelotonna contre moi, alors que la neige recommençait à tomber, recouvrant la ville de Washington d'un lourd manteau de coton.


PDV du Narrateur Omniscient

-Bonjour, Monsieur.

Le lendemain, le 26 décembre, Booth débarqua ainsi dans le bureau de son patron, à 8h tapantes.

-Je voulais vous demander si vous pouviez me mettre sur l'affaire de Joy Riley, la petite fille qui a disparu il y a trois jours.

Il croisait les doigts pour que son patron accepte.

-Euh… J'avais déjà mis quelqu'un sur l'affaire, mais j'accepte de vous transférez le dossier, si vous y tenez. Je vous donne le dossier dans deux heures.

Booth fut surpris cependant, même s'il était content, il savait qu'il était certainement trop tard… les 48 heures décisives dans une affaire s'étaient déjà évanouies dans l'atmosphère. Il avait peu de chance de parvenir à quoique ce soit.

Il appela directement Bones pour la prévenir.

-Hey ! sonna la voix de Brennan à l'autre bout de la ligne. Attend, je raccroche, je suis dans ton bureau.

Rires dans la voix. Mais quand il arriva, elle avait la mine songeuse.

-Pourquoi tu m'as appelée si tu m'as demandée de venir ?

Elle lui demandait ça parce qu'elle savait que les circonstances ne pouvaient pas être ce qu'elle pensait. Elle était déstabilisée. Comprenant qu'elle n'était pas là parce qu'il l'avait demandé, elle expliqua rapidement :

-J'ai reçu un appel du standard du FBI qui me priait de venir au Bureau. Je croyais que c'était parce que tu avais une affaire – mais à ce moment là, tu ne m'aurais pas appelée à l'instant.

-J'ai effectivement une affaire, mais je serais venue te chercher au labo Bones, comme d'habitude. Bon, eh bien, on va aller s'informer. Viens.

-Attends ! s'exclama-t-elle alors qu'il se saisissait de sa main pour l'entraîner hors de la pièce.

Elle le retint donc, ferma la porte, attrapa sa cravate et l'embrassa profondément.

-Je t'ai manqué tant que ça ?

-Peut être bien.

Il ne l'avait pas réveillée le matin : il était parti à 5h30 heures de chez elle pour joindre son appartement et prendre des vêtements propres.

-Enfin… je n'aime pas me réveiller sans toi…

Il la trouvait attendrissante.

-Je t'avais laissée un mot.

-Je me fiche d'un bout de papier. C'est beaucoup moins divertissant.

Cependant, elle se retint de l'embrasser encore. Elle se détacha de lui et ils traversèrent le FBI pour aller voir si Sweets savait quelque chose. Quand ils entrèrent, il y avait Daisy dans la pièce et les deux jeunes gens discutaient. (bien sur qu'ils ne faisaient que discuter ! vous croyiez quoi ?)

-Oh ! Tu dois travailler, Lancelot ! Je te laisse.

Elle lui claqua un bisou sur les lèvres et s'enfuit de la salle, alors que Brennan lui signalait :

-Vous savez, Miss Wick, que vous devriez vous aussi… être au travail.

-Que puis-je faire pour vous ?

Sweets avait un sourire béat sur les lèvres et Booth le taquina à ce sujet.

-Nous sommes entrain de chercher un appartement commun, expliqua le jeune homme sérieusement. C'est pour ça que je suis content.

Booth le félicita d'un petit coup de poing sur l'épaule, comme il avait l'habitude de le faire. Ensuite, ils lui exposèrent le pourquoi de leur venue, mais le jeune psy n'avait aucune explication. On ne lui avait rien dit. Ce n'était pas lui qui avait demandé la venue de Brennan.

A cet instant, un homme inconnu débarqua dans le cabinet de Sweets. Il était grand, large d'épaules, une fine moustache au dessus de la bouche. Il avait passé la cinquantaine et ses cheveux grisonnaient. Un large sourire s'étala sur sa bouche en les voyant. Il se présenta :

-Bonjour ! Je suis le Docteur Taylor. Je dois vous prendre tous les deux en consultation, informa-t-il en pointant du doigt le couple.

Il serra la main de Sweets qui fronçait les sourcils, comme ses deux amis d'ailleurs.

-Docteur en quelle discipline ?

-Psychologie, psychiatrie, comme vous, cher confrère.

-Mais… Je suis le psychiatre en charge du dossier de l'Agent Booth et du Docteur Brennan ! se récria Sweets. Je le connais parfaitement et je suis le seul à même…

-Excusez-moi… En fait, je ne sais pas exactement pourquoi je dois vous remplacer. Le directeur général me l'a ordonné. Sa secrétaire a rédigé ce mot pour vous l'expliquer.

Il lui tendit le bout de papier et désigna la sortie de ses mains à Booth et Brennan. De plus en plus surpris, ils sortirent du bureau de Sweets, lui jetant un petit coup d'œil d'excuse.

C'était bien la première fois qu'ils auraient préféré rester pour avoir une consultation avec Sweets.


-Une question : vous préférez que je fasse des chapitres plus court et que je poste plus souvent ? Ou un par semaine, ça vous va ?

-Reviewwwwssss please ! C'est mon seul salaire et seul encouragement =)

Bxxx