Bonjour à tous comment allez vous ! Moi bien très bien, même si très peu de personne lise l'en-tête je vais quand même m'épancher sur ma vie pleine de rebondissement inutile.

Nan je déconne.

Je vais me contenter de répondre au review. C'est mon petit moment de bonheur, quand je lis vos messages. Vous savez tous l'importance des review, quand j'ai commencé à écrire je me disais « rien que de savoir qu'on a lu mon histoire j'en suis heureuse ». La vérité c'est qu'on devient vite avide de compliment. Quand vous posez des questions, quand vous supposez la suite de l'histoire, quand vous devenez exigeant. Même si j'ai beau répéter que l'histoire est largement écrite vous nourrissez tellement d'espoir que je me sens obligé de faire des petites modifications. Certains sont déçu, d'autres sont satisfait mais au final vous êtes toujours au rendez-vous et pour ça merci. Quand j'ai une petite baisse de niveau il suffit que je lise vos commentaires pour me remotiver. Je pense que les auteurs le répètent assez souvent avoir des retours et un moteur non négligeable. Donc merci de votre soutien, de vos petits mots, même juste pour dire que vous appréciez c'est suffisant.

J'ai fais exactement ce que j'avais dis que je ne ferais pas… : raconter ma vie.

Allez je vous lâche la grappe avec mes états d'âme XD.

Walala35 : Je suis d'accord pour le dire. La fic n'est pas terminée, je veux dire je n'ai pas finis de l'écrire mais mon cahier de brouillon et entamé par toute la trame. Je sais qui meurt, je sais qui finis avec qui, je sais qui survis, je sais tout, parce que je suis ominissscciient. J'ai même en tête un petit bonus. Voili,voilou.

Cathy : Oh une autre partisane du Artus, tu es comme ma Bêta qui laisse des commentaires de profond désespoir quand il se passe quelque chose avec William XD. Je suis désolée, j'aime bien ce couple:/. Merci pour ta lecture, ton commentaire et ton souhait de voir Harry heureux. Koeur sur toi.

Noah : Ohm je suis arrivée trop tard ahaha. Voilà d'ou vient le caractère mordant d'Harry, de Lily ahah. Merci pour ta lecture et tes compliments, Koeur sur toi.

Questche : Ahah merci beaucoup. Je vois que tu n'es pas très fan de James, quel dommage. Je l'aime tellement moi ! J'avoue ne pas porter Severus dans mon cœur (dans les fics, parce que dans les films c'est Alan Rickman et il est si précieux…) Merci pour ta lecture et tes compliments, j'espère que la suite te plaira. Koeur sur toi.

JBE : C'est parce que William est un garçon entier qui ne peut pas mentir je crois. Harry aussi à du mal à mentir. La base d'une bonne relation…c'est la discussion. Merci pour ta review. J'espère que la suite te plaira.

Ptitcoeurfragile : Merci beaucoup, voici la suite n_n.

Serpenta : Techniquement je ne l'ai pas tué. Il n'existera juste jamais (même si il a fait amende honorable, je ne supporte tellement pas Vernom, pour moi c'est un monstre sans cœur). Tu supposes bien (j'ai hâte d'en arriver là). Je suis vraiment contente que ça t'ai plu, ça me fais chaud au cœur. Voici la suite, koeur sur toi et bonne lecture.

Petite fée en sucre : Mhh voilà des suppositions follement intéressante et toute plausible. Mais je vais garder le secret un peu plus longtemps si tu me le permets huhu. Merci pour tes compliments et a lecture, j'espère que la suite te plaira toujours. Koeur sur toi.

A.F : Effectivement voilà un couple qui pourra accueillir un petit orphelin et qui le fera dormir ailleurs qua dans un placard à balais. Que se passe t-il au niveau du seigneur des Ténèbres et bien ta réponse arrive bientôt ! Bientôt…Je vois que tu veux absolument que William le sache XD. Je suis d'accord, je comprends que ça soit frustrant de ne pas voir Harry en parler à d'autres personnes. Je te rassure…ça fais partie de l'histoire d'une façon ou d'une autre et tu risquerais d'être surprise (ou pas). Tout comme le fait que Regulus soit dur à convaincre. Mais je n'en dis pas plus. Merci à toi pour ta lecture, ta review, tes impressions. J'espère que la suite te plaira. Koeur sur toi et bonne lecture.

Chapel Lucie : Arf oui je suis désolée que ça soit triste mais en effet ça sera pour le mieux…peut-être. Merci beaucoup pour tes compliments. Koeur sur toi.

Zora324 : Merci de trouver qu'ils vont bien ensemble. Je vais faire de mon mieux pour qu'il ne souffre pas trop mais je ne garantis rien. Huhu, j'espère que la suite te plaira tout de même.

Soln96 : aah Merci beaucoup. Je suis ravie que mon petit tour de passe-passe avec Pétunia soit bien acceuillis. J'avais un peu peur que ça tombe comme un cheveu sur la soupe. Koeur sur toi et bonne lecture.

Avion en papier : Ah ce fameux bracelet va te faire tourner en bourrique plus d'une fois. Mais je suis contente que tu en notes l'importance XD. Moi aussi je suis contente pour Pétunia, il fallait juste qu'elle trouve le bon. C'est vrai que c'est fou que quelques modifications peuvent changer tant de chose. Avec tout l'amour que j'aime que tu me portes, nous sommes vendredi et voici la suite. Gros koeur sur toi !

Yume resonnance : Oui j'avoue que c'est bien triste. Mais il a le temps de voir d'autres anniversaires venir. C'est vrai que j'ai essayé de faire d'Artus quelque chose d'approchant, parce que j'aime beaucoup Olivier Dubois, si je n'étais pas une fan de Drarry incontestée je m'engouffrerais sûrement dans du Olivier/Harry, parce que j'adore. Mais il n'y en a pas tant que ça. Mais du coup je suis contente que tu l'apprécies. Pour ce qui est de Regulus, oui il se comporte encore comme un sale gosse XD, mais je crois que c'est ce que j'aime chez lui. Merci d'apprécier ce que j'ai fais pour Pétunia. Merci pour ta lecture et tes encouragements. J'espère que la suite te plaira. Koeur sur toi.

Bloodynirvana : Harry est un bênet XD. Il ne peut se fixer que sur une chose à la fois. Je crois que c'est ce que j'aime chez lui huhu. Merci à vous de me poster des reviews, c'est un plaisir de vous répondre autant que de vous lire. Koeur sur toi ! J'espère que la suite te plaira.

Ten'ju : Oui le bracelet représente quelque chose et c'est parfait que vous y portais tous attention. Merci. Je croise les doigts avec toi dans ce cas hihi. Merci pour ta lecture et tes remerciements. Koeur sur toi et bonne lecture.

Voilà encore merci à vous et à ma fidèle et douée Bêta Titou Douh ! Koeur sur elle.

Bonne lecture les agneaux.

.

GRIFFER ET MORDRE

"Your hear my voice, you hear that sound

Like thunder gonna shake the ground"

Roar. Katy Perry

.

.

Severus se laissa traîner par la manche par une Lily surexcitée. Il marchait lentement mais ne pouvait s'empêcher d'afficher un sourire satisfait sur son visage.

Ses vacances avaient été mémorables. Il n'y avait décelé aucune mauvaise note... Peut-être l'absence d'Harry mais ce dernier certifiait dans ses lettres qu'il s'amusait comme un fou, que les enfants étaient terribles et insupportables mais qu'il passait ses journées à voler sur un balai que lui avait offert Artus. Ce dernier possédait une véritable collection.

Lily et lui lisaient ses lettres avec appréhension. Ils s'étaient attendus à le savoir abattu après que William l'ait clairement ignoré lors de son départ. Severus ne savait pas ce qu'il s'était passé ; ils pouvaient être les meilleurs amis du monde un jour et s'ignorer royalement le lendemain. Cassie avait conseillé à tout le monde de ne pas y prêter d'attention. Lily ne s'était pas laissée convaincre : elle avait demandé à Harry s'il n'était pas trop triste. Sa réponse avait été parfaitement évasive.

« Triste pour quoi ? »

William, dans ses lettres, préférait parler d'une sorcière de Salem qui passait ses vacances dans sa ville. Harry et lui, ça avait été marrant, mais il fallait que jeunesse se fasse. C'était inutile de s'inquiéter pour lui, précisait-il en fin de lettre. Severus avait haussé les épaules : ça arrivait, ils n'étaient sortis ensemble que quatre ou cinq mois, rien de bien extravaguant.

Lily n'était toujours pas d'accord. Selon elle, ils allaient vraiment bien ensemble. Severus s'était rendu compte que son ami pouvait être parfois vraiment fleur bleue. Il le pensait sans prendre la peine de se juger lui-même. Son amour pour Lily ne faisait que croître de jour en jour.

La voix de la jeune fille le tira de ses pensées.

- Voilà Rebecca et Cassie, enfin !

Elle poussa ses bagages vers eux et demanda à Severus de se presser.

- On va passer toute une année avec eux, Lily… Je pense qu'on peut marcher lentement. Ce n'est pas pour rien que tes parents nous ont amenés vraiment en avance...

Lily le fusilla du regard mais ne répondit rien : elle savait qu'il avait raison. Elle ne ralentit pas pour autant le pas et même si Severus avait l'air ennuyé, il la suivait quand même. Rebecca et Cassie étaient en train de discuter devant une des entrées du train. Quand Cassie aperçut ses deux amis, il leva la main dans leur direction. Apparemment, ils s'étaient tous donné le mot pour y être en avance.

- Il ne manque plus qu'Harry et William.

- Non, Harry ne sera pas là.

Lily se tourna et tomba sur Artus. Elle se retint de le regarder méchamment.

- Pourquoi ? demanda-t-elle.

- Il m'a dit de vous dire qu'il serait déjà à Poudlard avant la fin des vacances. Il est parti du camp plus tôt pour chercher ses affaires avec… Hagrid, je crois.

- Bines ! ce fut Cassie qui parla. Ça s'est bien passé ? Sur le camp ?

Artus leur fit un sourire éclatant.

- C'était super, mais Harry vous racontera tout ça.

Il ne les laissa rien ajouter : on l'appelait au loin. Lily mit sa main sur son ventre, ayant soudain l'impression de se sentir mal. Elle ne comprenait pas pourquoi cette simple phrase l'affectait autant mais elle en était sûre : ça ne plairait pas à William de savoir ça. Et justement, il passait devant Artus. Leurs réactions furent totalement similaires : ils s'ignorèrent complètement, mais le visage de William ne reflétait pas le bonheur.

- Qu'est ce qu'il voulait ?

- Nous dire qu'Harry était déjà à Poudlard.

- Comment ça ?

Cassie haussa les épaules. Severus ne pipa mot, il préférait largement ne pas s'immiscer dans cette histoire. Harry ne faisait aucune remarque sur lui et Lily, alors pourquoi se mêlerait-il de cette histoire ? Tant qu'Harry ne lui demandait pas conseil, il ne ferait rien.

Mais Harry ne demandait jamais conseil...

Le voyage se passa dans une ambiance morne et Severus constata avec effarement que, sans Harry, il manquait quelque chose à leur cercle.


OooooooooOoooooooO

Si Lily Evans et William Chester ne le savaient pas déjà, Severus Rogue s'en doutait un peu et Cassie et Rebecca se le demandaient : ils l'auraient trouvé beau. Vraiment beau.

Malgré sa maigreur toujours présente, même s'il avait l'air de peser plus que lors de sa première année, Harry Potter était beau. Il n'était pas séduisant comme Cassie ou William et n'avait pas ce physique de mannequin que possédait Artus. Il était plus petit, moins musclé mais son visage avait tout de plaisant. Il avait de nouveau coupé ses cheveux blonds très courts sur l'arrière de son crâne et ses mèches de devant s'éparpillaient pour recouvrir cette drôle de cicatrice en forme d'éclair. Ses lèvres étaient étirées en un sourire mi-amusé mi-moqueur et ses yeux verts, incroyablement intenses, pétillaient de joie.

C'est comme ça qu'ils le trouvèrent, debout dans la grande salle, ses mains dans les poches en plaisantant avec… Minerva McGonagall.

La mâchoire de Lily se décrocha. Harry se tourna enfin vers eux et son visage s'illumina encore plus. Il salua poliment la directrice de la maison Gryffondor et trottina vers eux. Ses premières paroles furent pour Severus.

- As-tu pris soin de mes affaires ?!

Severus savait parfaitement ce qu'il entendait par le mot affaire. Le brun avait dû veiller sur Lord tout le mois d'août et quand il employait le sort d'Harry pour le faire parler, ce dernier se lamentait d'être lâchement abandonné.

- Tu leur manques.

Harry grimaça puis se tourna vers Lily, Rebecca et Cassie.

- C'est chouette de vous voir ! Désolé de pas avoir été avec vous pendant le voyage, Hagrid m'a un peu pris au dépourvu. J'espère que vous ne m'en voulez pas ?

- Comment t'en vouloir ? Grâce à toi, on avait beaucoup plus de place dans le compartiment ! lança Rebecca.

- Je vois que tu m'en veux toujours d'avoir remporté le tournoi des duels…

- Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler.

- Personnellement, je ne me plains pas : j'ai pu acheter plein de sucreries parfaitement inutiles grâce à toi, donc merci Harry, dit Lily.

- Enfin quelqu'un qui reconnaît mon utilité.

Harry et Lily partirent dans un fou rire et Severus soupira de contentement. Il était enfin de nouveau chez lui.

OooooooOooooooO

- Préfet ?!

Harry observa Dumbledore avec méfiance.

- Vous pensez que c'est nécessaire ?

- Tu essaies de rallier toute la maison Serpentard. Il serait étrange que tu ne le sois pas, ne crois-tu pas ?

- C'est juste que…

Harry ne termina pas sa phrase. Il se souvenait parfaitement de la déception de ne pas l'être lors de sa première cinquième année. L'injustice de voir Ron et Hermione l'être l'avait profondément marqué. Même les explications de Dumbledore n'avaient pas apaisé sa colère. A bien y réfléchir, toute cette année avait été la pire. Le directeur se faisait de moins en moins présent, sa cicatrice le faisait horriblement souffrir - à un point inimaginable -, la venue de Dolores Ombrage s'était ajoutée à ses malheurs, il avait été interdit de Quidditch, il avait eu des leçons d'occlumancie affreuses avec Rogue et… Sirius était mort.

Un violent frisson de peur le traversa. Il eut soudainement l'envie de retourner au dortoir de Gryffondor et de s'assurer que Sirius Black était toujours en vie. Il n'avait jamais été autant en colère que cette année-là et même la confiance que ses camarades avaient mis en lui pour l'A.D ne parvenait pas à le soulager. Harry avait souffert, énormément, et même en y repensant, même si ce futur là n'était pas encore fait, ça lui faisait mal.

- De cette manière, reprit Dumbledore, tu pourras te promener dans les couloirs comme bon te semble. Tu as beau être un de mes élèves, j'ai vraiment du mal à te considérer comme tel.

Harry fit un mince sourire. Dumbledore essayait sûrement de réparer les erreurs qu'il n'avait pas encore commises, comme ne pas lui dire ce qu'il en était exactement de la prophétie. Pour le moment, il n'avait pas encore rencontré Trelawney, donc cette prophétie n'existait pas. Harry n'avait pas envie d'accabler ce Dumbledore des choix qu'il avait faits. Plus le temps passait ici et plus il comprenait certaines choses. Dumbledore avait pensé bien agir, tout comme lui avait pensé le faire en allant au Ministère.

- Acceptes-tu ?

- Oui, monsieur. J'en serais ravi.

Dumbledore lui fit un sourire confiant et Harry se sentit fier.

Son année semblait s'ouvrir sous de meilleures augures. Il partageait le grade de Préfet avec Lisbeth Salanders. Il s'était attendu à ce que Severus soit déçus de ne pas l'être. Mais le brun ne montra aucune réelle déception jusqu'à ce qu'il apprenne que Lily Evans et Remus Lupin étaient devenus préfets. Il ne fit aucun commentaire devant Lily mais parla de son inquiétude à Harry.

- Je continue de penser… Qu'il est dangereux.

- Je continue de penser… Que tu es parano.

- Harry ?

- Qu'en penses-tu, Lord ?

- Je pensssse que cette coiffure lui va bien…

Severus s'était contenté de grogner et Harry avait caressé le cou de Lord qui sifflait de plaisir. Il faisait maintenant deux mètres de long et Lily avait cousu dans la robe d'Harry une poche qui faisait un U sur la partie intérieure. Lord pouvait s'y glisser et coller Harry comme une sangsue.

A toute cette histoire s'ajouta la fameuse nouvelle des BUSE. Harry s'était forcé de paraître nonchalant face à cette nouvelle mais il n'était pas prêt à repasser ces examens. Il avait l'impression de devoir tout recommencer depuis le début et était sur que Lily serait comme Hermione et qu'avec elle, Severus et Rebecca le pousseraient à faire plus que mieux.

Harry se rappelait parfaitement des matières dans lesquelles il avait échoué avec brio : l'histoire de la magie et la divination. Pour l'histoire de la magie, il était à présent sûr de pouvoir obtenir au moins un Acceptable, son petit sort sur la plume était grandement utile et même s'il dormait durant ces cours, il avait de la matière pour réviser. Concernant la divination, il n'était pas inquiet : il n'avait plus ce cours et l'étude des runes anciennes s'avérait étrangement plus passionnant que ce qu'il avait cru.

Harry s'était découvert un nouvel amour pour les livres. En vrai, il n'avait pas la possibilité de faire autrement. Il était le seul de sa bande à faire du Quidditch et personne ne voulait l'accompagner faire un petit tour en balai, donc il restait avec eux à lire des livres. Il avait cependant pris les devants pour ses cours d'astronomie et avait demandé à Migale de l'aider à réviser. La jeune fille avait accepté en échange de son aide en cours de Défense contre les forces du mal. Harry s'amusa de se souvenir de la demande de l'examinateur qui voulait voir son patronus. Mais là, personne ne se doutait qu'il connaissait ce sort.

Même si ce n'était pas nécessaire qu'il soit brillant, il se sentait brûler d'un nouveau feu et de l'envie de réussir partout. Pour une fois, Harry était motivé pour réussir. Peut-être était-ce le fait de vouloir faire honneur à sa fonction de Préfet...


OooooooOooooooO

William Chester n'était pas un garçon capricieux. Il était partageur et pas vraiment égoïste.

Il avait juste quelques principes : s'il prêtait quelque chose, il aimait que l'objet lui soit rendu. La plupart du temps, il laissait une marge de deux semaines, et si au bout de la troisième ce qu'il prêtait ne lui était pas rendu, il se faisait un devoir de réclamer ce qui lui appartenait et de rayer de sa liste la personne à qui il avait prêté quelque chose. En soi, c'était un bon principe, c'était juste. Mais ça ne fonctionnait qu'avec les objets prêtés, pas les objets donnés.

Ce qu'il y avait d'horrible avec les objets qu'on donnait, c'était qu'on prenait plaisir à voir la personne l'utiliser. On se disait alors que c'était utile ou que ça avait dû toucher cette personne pour qu'elle utilise souvent l'objet offert. C'était pire avec les objets qui n'apportaient pas grand-chose, comme les bijoux, par exemple.

Offrir un bijou était un acte redoutable. William n'y avait pas réfléchi un seul instant en achetant ce petit bracelet vert. Ça lui avait juste fait penser à Harry. Dans sa tête, il ne s'était pas demandé ce que deviendrait cet objet quand Harry et lui quitteraient l'école, ou si Harry et lui se sépareraient, parce que ça ne lui avait même pas traversé l'esprit. William avait agi sans réfléchir, comme il le faisait chaque fois qu'il pensait à Harry : il ne réfléchissait pas, il agissait.

C'était un comportement qu'il évitait d'avoir. Habituellement, il se faisait un point d'honneur à minimiser les risques. Il évitait les problèmes, s'arrangeait pour être dans la moyenne, traînait avec des personnes tranquilles. En d'autres temps, il aurait été juste une personne lambda.

Si William n'avait pas rencontré Harry Potter, il aurait fait toute sa scolarité en compagnie de Cassie Corgan. Ils seraient devenus les meilleurs amis du monde - ce qu'ils étaient déjà plus ou moins, du reste - Il aurait passé ses ASPICS et, fidèle à lui-même, aurait trouvé un travail simple en tant que serveur dans l'auberge-restaurant de ses parents. Il y aurait rencontré Amy Prescot qui, à force de rentre dedans, aurait fini par éveiller son intérêt et il l'aurait épousée, tout simplement. Il n'aurait pas eu d'enfant, il aurait eu une vie paisible, serait devenu responsable à l'âge de vingt-cinq ans et serait mort à trente-trois ans de la dragoncelle.

Si on lui avait présenté ses deux choix en lui demandant quelle vie il aurait choisie sans lui montrer à quoi ressembler Harry Potter, il aurait sûrement choisi sa vie de serveur. Pourquoi choisir une vie où il souffrirait inutilement en amour ? Pourquoi choisir les problèmes quand il pouvait vivre paisiblement et mourir bêtement sans avoir rien fait d'extraordinaire ? Il l'aurait choisie sans hésiter.

Mais William Chester avait rencontré Harry Potter et il l'avait aimé au premier regard. Pour William, l'amour était un sentiment trop abstrait pour qu'il utilise ce mot. Harry était une énigme et, normalement, William ne s'intéressait pas aux énigmes. C'était une des raisons pour lesquelles il perdait souvent aux échecs magiques (et bon sang, ce qu'il détestait ça !). Harry était un garçon et normalement, William ne regardait pas les garçons comme on regardait une fille, comme il avait regardé cette moldue qui avait tendu ses lèvres contre les siennes. Harry ne prenait pas au sérieux son comportement jaloux et William n'aimait pas qu'on ne prenne pas son avis en compte. Harry réunissait tout un tas de choses qui n'auraient jamais dû l'intéresser.

Mais tout chez Harry était intéressant. Cette envie de devenir Auror sans se soucier de la dangerosité du métier, s'inscrire à des duel sans s'inquiéter d'être blessé, ou pire, tué... Devenir attrapeur de Quidditch et multiplier les figures dangereuses justes pour le spectacle... Tenir tête à des gens de sa propre maison et aux princes de Poudlard qui le lui rendaient bien... Harry faisait tout ce que William n'aurait jamais eu l'idée de faire. Et pourtant, malgré ça, malgré cette profonde différence, ils s'entendaient bien. Ils se supportaient à merveille et pouvaient discuter longtemps de sujets divers et variés.

Harry avait toujours des histoires amusantes à dire ou des choses qu'il avait expérimentées. Il avait déjà utilisé du polynectar, avait perdu des os et avait dû passé une nuit entière à les sentir pousser, il avait rencontré un véritable géant et un troll. Tout ce qui ne serait jamais arrivé dans la vie de William. Mais au-delà de ça, au-delà de tout ce qui lui était arrivé d'extraordinaire, Harry restait simple. Il minimisait ses histoires, minimisait ses actes, parlait du bout des lèvres et préférait lui poser des questions à lui. William n'avait rien de drôle ou de bizarre à raconter mais Harry se suffisait de peu. Ce qu'il aimait par-dessus tout, c'était quand William parlait de sa famille.

Il retenait le fait qu'Harry lui ait demandé de raconter comment il avait transformé la neige de leur jardin en terrain de patinage, ce que faisait son frère dans la vie, les jeux qu'ils avaient inventés. Et il s'exclamait toujours, impressionné, toujours sincère, et dans ces moments-là William accordait de l'importance à sa vie. Il se sentait important avec Harry. Il n'était plus un garçon lambda ; il était un garçon qui plaisait à Harry Adams, ce type venu des États-Unis avec des idées farfelues.

C'était à ça qu'il avait pensé en achetant ce bracelet, avec cette idée qu'Harry aurait toujours une oreille attentive pour écouter sa vie normale et qu'il serait là pour écouter sa vie extraordinaire.

Mais ça ne s'était pas réellement passé comme ça. Harry et lui avaient vite mis fin à leur histoire. Sans gratter le problème, avec des excuses idiotes sur leur jeunesse, en disant que c'était normal de se séparer et de choisir quelqu'un d'autre.

Alors que la vérité était tout autre... William voulait juste la vérité et Harry voulait juste survoler. Et ni l'un ni l'autre ne voulait céder du terrain.

Pourtant, quand il vit que rien de vert ne brillait autour du poignet d'Harry, William se sentit envahi d'une profonde tristesse et d'une colère sourde. Jamais de sa vie il n'eut autant envie de faire quelque chose de stupide, comme plaquer Harry contre le mur et lui demander ce qu'il avait fait avec Artus.

C'était idiot, ça n'avait sûrement aucun rapport. Peut-être avait-il oublié de le mettre ? Peut-être l'avait-il cassé en jouant un match un peu trop agité ? Peut-être l'avait-il perdu ? Tout un tas de questions qui n'impliquait pas forcément le capitaine de l'équipe de Serpentard... Mais c'était plus fort que lui, Harry sans son cadeau le faisait se sentir mal. Et c'était encore plus frustrant parce qu'un autre sentiment, jusqu'alors totalement inconnu, s'était insinué en lui : la peur.

La peur ne pas oser lui demander ce qu'il avait fait du bracelet, la peur qu'Harry lui dise : « Pourquoi je l'aurais gardé ? Nous ne sommes plus ensemble... D'ailleurs, je ferais mieux de te le rendre. »

William ne voulait pas entendre ces mots. Il voulait garder le mince espoir qu'Harry l'ait gardé ou qu'il attende qu'il fasse le premier pas pour le réclamer, parce que William faisait toujours le premier pas.

Mais pas cette fois-ci. Il ravalerait sa colère. Du moins, il essaierait.

Ça n'était pas sur le point d'être gagné parce que sous ses yeux, Artus Bines portait Harry Potter qui venait, en cette fin de mois de septembre, d'attraper le premier vif d'or de l'année contre les Poufsouffle.

Et ils riaient tous les deux.

OooooooOooooooO

La grande salle se remplissait de son brouhaha matinal. La flopée d'élèves de Poudlard se pressait d'un même pas pour trouver une place sur les bancs. Comme ils le faisaient chaque matin, Cassie, William, Severus et Harry s'assirent en bout de table.

- Qu'as-tu prévu ? demanda William.

Harry sortit ses notes et tapota des doigts sur la table.

- J'espère obtenir trois O.

- Seulement trois ?! s'offusqua Severus. Tu l'as dit à Lily ?

- Non, et j'aimerais que tu ne lui dises pas. Elle continue à croire que j'en aurai plus. Je ne suis pas comme vous : mon cerveau retient seulement les infos qui lui plaisent.

Harry posa la feuille vers William.

- Et toi ?

- Je me contenterai d'Acceptable partout.

- Tu pourrais faire un peu plus d'efforts…

William décocha un sourire amusé à Harry qui se concentra pour ne pas venir prendre ses lèvres immédiatement.

Leurs rapports s'étaient considérablement améliorés. Ils en étaient revenus à cette première amitié et ne s'étaient pas disputés une seule fois en deux mois, ce qui en fin de compte était plus difficile à vivre : quand William parlait normalement à Harry, le blond regrettait amèrement de ne pas en profiter comme il l'avait fait avant... De la même façon qu'il s'était mis à regarder Ginny quand celle-ci n'avait plus trouvé nécessaire d'essayer d'attirer son attention ou de le séduire. Harry découvrit avec déception qu'il s'évertuait à toujours agir de la même façon. Maintenant que William semblait se remettre totalement de leur rupture, lui devenait obsédé. Il repensa sans même s'en rendre compte qu'il avait un peu agi de la sorte avec Draco Malfoy. Il chassa très vite le sentiment de manque qui naquit dans son cœur.

- Je les ferais si tu décides d'en faire aussi, Harry.

Le blond ne sut absolument pas comment prendre cette phrase. Il n'eut pas le temps d'épiloguer plus : les hiboux et chouettes venaient d'entrer dans la grande salle et Hugin volait avec eux. Harry regarda son corbeau atterrir avec grâce sur son épaule. D'un geste machinal, il détacha le parchemin qui n'avait aucun nom d'inscrit à part le sien dans une écriture qu'il ne connaissait pas. Il n'eut pas le temps de l'ouvrir que Severus se mit à tousser à côté de lui.

- Severus ?

Le brun leva la main en signe de bonne santé puis il se remit à tousser. Harry se leva d'un bon quand Severus tomba par terre en crachant du sang. Tous les élèves s'écartèrent et William tenta de tourner Severus, qui était pris de convulsions. Harry courut vers le professeur Slughorn.

- Du bézoard ! cria-t-il. Vous avez du bézoard !?

- Euh, oui… J'ai… Je vais en chercher !

Harry le regarda partir mais il serait sûrement trop lent.

- Perry !

L'elfe de maison apparut à côté d'Harry alors que ce dernier écartait la foule, Pomfresh était déjà sur Severus et Lily avait accouru vers lui.

- Qu'est ce qu'il a !? Qu'est ce qui lui arrive ?

- Monsieur Harry Adams désire quelque chose ?

- Retrouve le professeur Slughorn, demande lui la permission de fouiller sa réserve et prends ce fichu bézoard ! Tu sais ce que c'est ?

- Perry sait parfaitement, Perry s'exécute !

- Que comptez-vous faire, Adams !?

Perry revint avant qu'il puisse répondre. Dans sa main se tenait une grosse pierre difforme qu'il donna à Harry.

- Tenez-le !

- Mon garçon, vous êtes plein de ressources !

Harry n'écouta pas ce qu'elle disait et d'un geste alarmé, il enfonça le bézoard dans la bouche de Severus sans attendre, récoltant une morsure au passage. Severus l'avala et cessa presque immédiatement de trembler. Son cœur battait à cent à l'heure. Tous les élèves de Serpentard le regardaient avec de grands yeux.

- Poppy, si vous le voulez bien, dit Dumbledore, amenez Severus Rogue à l'infirmerie.

- Oui, monsieur.

Harry se tourna vers Perry la main sur le cœur.

- Merci beaucoup, Perry. Tu viens de lui sauver la vie.

Perry couina et son visage se fendit d'un sourire, ce qui lui donna un air comique.

- Perry sera toujours là pour Monsieur Harry Adams.

Puis l'elfe disparut.

Sa main fut tirée en avant et Harry se rendit compte que William avait attrapé son poignet.

- Tu saignes ?

- C'est une petite coupure.

Lily se releva et regarda la table des Serpentard. Elle se dirigea vers l'assiette de Severus et de son verre et prit les récipients avec elle.

- Qu'est ce que tu fiches ? lui dit un élève.

- On l'a empoisonné alors j'amène ça à l'infirmerie.

- Très bonne initiative, miss Evans.

- Et qu'est ce qui nous dit que ce n'est pas elle qui l'a fait et qui veut cacher ses preuves !?

Cassie enleva l'assiette et le verre des mains de Lily et fusilla l'élève qui avait parlé du regard.

- Ça suffit, je ne veux pas en entendre plus ! Pour ceux qui ont terminé de manger, dirigez-vous vers vos cours, ce n'est pas un spectacle ! cria Lisbeth qui venait de rejoindre Harry.

- Vous avez entendu votre préfet !

Les élèves commencèrent à se disperser en murmurant et Harry récupéra son poignet un peu trop brusquement puis se redressa et regarda Lily.

- Désolé pour ça.

- Non, c'est bon. J'avais commencé à oublier qu'on était dans des maisons différentes... Tiens-moi au courant.

Et sur ses mots, elle retourna à sa table pour récupérer ses affaires et sortir de la grande salle. Harry la suivit du regard puis ses yeux se posèrent sur Sirius, qui s'était levé du banc. Il sembla à Harry que ce dernier était inquiet. Harry n'eut pas le temps de faire plus de détails, il se tourna vers Cassie.

- Je vais prendre ça et monter à l'infirmerie. J'en profiterai pour faire soigner ma main, comme ça.

- D'accord. A plus tard.

Harry suivit Pomfresh, Dumbledore et Severus qui reposait dans une civière que le directeur avait fait apparaître.

.

.

A suivre

Voilà un petit mot pour dire si ça vous a plu ou déçu. Si vous êtes toujours au rendez-vous ou si vous voulez juste me dire bonjour. A Lundi les ptits loups.