Hello les filles
Un peu de lecture vous tente.
Nous en étions à ..Tanya notre préférée !
On se retrouve en bas
Merci à Chrys
Disclaimer : les personnages de Twilight appartiennent encore et toujours à S. Meyer
Chapitre 25 : Désirs égoïstes
12h
J'étais agréablement surpris de ma conversation avec Cullen. J'avais pensé que ça allait exploser entre nous et ça avait failli mais nous avions trouvé un terrain d'entente : Bella.
J'attendais de voir ce qui allait se passer maintenant. Il avait promis.
15h30
Elle venait de rentrer et ce fut comme un rayon de soleil illuminant le hall. Je me levai rapidement et la rejoignit alors qu'elle appuyait déjà sur le bouton d'appel.
- Salut Bella !
- Hello Jacob ! Je croyais que tu ne travaillais pas cet après- midi.
Je ne devais pas travailler en effet… mais quitter mon poste sans savoir et rester à piétiner chez moi alors qu'Edward devait s'expliquer avec elle, je n'avais pas pu. Je rougis légèrement.
- Euh… j'ai plutôt décidé de prendre un autre jour de congé.
Elle sourit semblant amusée et… pressée de prendre ce maudit ascenseur. Je piétinai devant elle de façon gênée, attendant je ne sais quoi.
- Ça a été le boulot ?
- Ça va… comme tous les jours ! Tu veux quelque chose Jake ?
- Non… enfin oui… juste te redire que tu es une fille formidable et si tu as besoin…
- Si j'ai besoin tu seras là… je sais, merci ! Tu as déjà été là samedi et ça c'était formidable.
Le baiser qu'elle plaqua sur ma joue était purement amical mais j'aurai aimé…plus. Je reculai alors que les portes s'ouvraient.
- De rien, à bientôt !
- À demain Jake.
18h
J'étais sur le point de partir... après tout, je n'étais pas censé travailler aujourd'hui mais un étrange pressentiment me retenait.
Je tournai en rond depuis un certain temps et Alice qui avait fait trois aller-retour pour monter ses achats me regardai bizarrement.
Je n'arrivais pas à partir…
Puis je la vis. Blême. En larmes. La petite brune lui tapotait les épaules et la guida avec autorité vers ma loge. Bella s'assit sans protester. Sans parler.
- Jake prend soin d'elle ! Ne la quitte pas des yeux. Je remonte m'occuper de l'autre, il ne doit pas être dans un meilleur état qu'elle,à ce que j'ai pu comprendre.
Elle fila si vite que je me demandai si elle n'avait pas un pouvoir du genre de ceux des sorcières de Charmed.
Lorsque je remis mon attention sur Bella, je devins fou d'inquiétude. Qu'avait-il fait ? Elle était immobile et son regard flou ne me voyait pas.
- Bella ? Parle-moi ? Que s'est-il passé ? Explique-moi !
Rien, elle était muette.
POV Edward
Jeudi après-midi
- Je voulais te parler. Tu me manques tu sais. Je… J'envisage de faire un voyage à New-York bientôt. Je passerai à la maison, susurra Tanya d'un ton assuré.
Je n'en croyais pas mes oreilles. Elle n'avait pas changé ! Moi, si. Si elle ne le savait pas encore, cela n'allait pas tarder. Je m'adossai à l'évier et serrai mon poing droit, cherchant à garder mon calme. Je la connaissais. Je choisis de la laisser parler pour savoir jusqu'où elle irait même si son, « bonjour mon chéri » me disait déjà ce qu'elle voulait.
- Tu veux passer à la « maison » ? Quelle maison ? Tu habites Los Angeles depuis… plus de 6 ans maintenant ! fis-je sarcastique.
- Tu m'as compris Edward ! répondit-elle en adoptant un ton d'abord larmoyant avant de continuer en ronronnant presque, j'ai envie de prendre un peu de vacances. De te... retrouver. Peut-être que nous avons été trop rapides de nous séparer.
Devais-je pleurer ou rire ? Je la revoyais encore entrer un soir dans mon bureau avec sa valise m'annonçant son départ. Seule. Sans plus d'explications, d'ailleurs inutiles. J'étais, en l'espace de 5 minutes, devenu une sorte de père célibataire d'une enfant de deux ans. Et elle venait me dire que « nous » avions été trop rapides de nous séparer. Si le ridicule tuait…
- Je vois que tu as pris le temps de réfléchir Tanya. Qu'est–ce qui motive cette envie de venir me voir ?
- Tu me manques. Bree te ressemble de plus en plus… alors je… j'en ai pris conscience.
- Ahhh, effectivement, fis-je ironique. Aurais-tu d'autres raisons ?
- Je t'admire ! Tu t'en sors bien malgré ta… enfin de ton problème.
- Je suis aveugle, si c'est le mot que tu cherches.
- Oui si tu veux.
Je ne le « voulais » pas spécialement mais je n'avais pas eu le choix.
- Donc, tu as envie de me revoir parce que je suis un aveugle qui réussit à poursuivre sa carrière et à remplir très convenablement son compte en banque ? lançai-je sèchement soudain lassé de ce jeu puéril qu'elle voulait instaurer entre elle et moi.
Le silence au bout du fil me renseigna. J'étais tombé juste.
- Tu es aussi toujours méchant quand tu veux. Je suis sincère. Je vais te dire ce que je souhaite : passer quelques jours avec toi, chez nous, puis partir en voyage en tête à tête. Un truc romantique.
Préciser que l'appartement new-yorkais m'appartenait exclusivement et n'était nullement un « chez-nous » pour elle, était inutile, elle le savait.
- Et Bree ? demandai-je, curieux de savoir si elle avait « oublié » volontairement de citer notre fille.
- Elle a école. Il suffit de lui trouver une nounou, par exemple la fille que tu avais chez toi pendant 15 jours. Elles semblent s'entendre, même si je ne suis pas enchantée de l'influence qu'elle a eue sur mon bébé. J'aimerais visiter Monte-Carlo, Cannes, conduire une décapotable sur la Côte d'Azur. La France c'est très chic au Printemps. Il n'y a pas encore tous les parvenus qui l'encombrent l'été.
Elle voudrait, elle aurait envie… Tanya est le centre du monde ?
Je fis la moue en entendant son raisonnement purement égoïste. Elle abandonnerait Bree pour filer vivre la belle vie, négligeant au passage que les voyages étaient compliqués pour moi et totalement inintéressants. En tout cas avec elle.
Une partie de mon cerveau partit en voyage. En Écosse. Je sentis la brume et l'odeur de la mer, le bruit des vagues heurtant les falaises escarpées. Je m'imaginai soudain en haut de la tour semi-détruite d'un « Castle » abandonné, vibrant encore des fantômes des Highlanders. Dans cette vision, je discutai avec Bella de l'histoire écossaise, alors que Bree sautillait devant nous sur le chemin de ronde. Les voyages ne me rebutaient pas tous. C'était une question, de compagnie.
- Tu vois, je pense que les casinos nous accueilleraient avec plaisir. Tu es célèbre et solvable, continuait de pérorer la voix de Tanya, je pourrais me faire plaisir. Tu aimais me faire plaisir avant.
Avant. Je revins à la réalité et aux fantasmes désagréables de Tanya. J'avais un jour épousé cette femme ?
Je grinçai des dents.
- Non.
- Non ? Non quoi ? Ne sois pas modeste tu es célèbre !
Je souris ironiquement. J'avais une certaine notoriété mais sans plus, elle se faisait des illusions ma chère ex-épouse.
- Non, j'en ai assez de ton petit jeu. Non, nous n'irons nulle part ensemble !
Je profitai du silence qui s'éternisait pour continuer.
- Et tu ne viendras pas chez moi. C'est totalement inutile. Ma porte te sera fermée comme tu as fermé ta porte à mon frère par deux fois.
- Ton frère ? Il n'a pas pu s'empêcher de rapporter celui-là ! cracha soudain Tanya.
Je retrouvai enfin la « vraie » Tanya.
- Il a fini par m'en parler un peu, enfin, mais il avait trop de choses à dire. Trop de boue à remuer. On va laisser tomber. Dis-moi l'essentiel. Que me veux-tu ?
- Tu es bien toujours pareil, dur et froid. Totalement insensible. Bree te ressemble j'avais raison de le dire. Depuis son retour de New-York, elle me parle à peine, comme si je n'étais pas sa maman, celle qui a souffert pour la mettre au monde.
Je laissai passer l'orage et attendis la suite en silence.
- Je ne suis pas une personne que l'on peut ignorer. Tu n'as pas le droit ! Tu n'es pas capable de prendre soin d'elle. Ce n'est pas grâce à toi si elle est restée indemne après votre accident.
Le voile rouge qui obscurcissait mes pensées à chaque fois que cet instant était évoqué, fondit sur moi, m'aveuglant au-delà de ma cécité. Ma respiration s'accéléra et je faillis jeter le téléphone loin de moi pour ne plus entendre cette accusation qui hantait mes nuits.
- Tu es incapable de t'occuper d'elle, et il a fallu que ton frère fourre son grand nez dans mes affaires ! Son courrier, votre courrier est immonde ! Je suis une mère parfaite pour ma fille. Je voulais faire d'elle une fille apte à se sortir de toutes les situations. Une femme prête à se battre pour obtenir ce qu'elle veut même contre l'avis des autres. Mais elle est si… semblable à toi. Elle n'aime que la tranquillité, ses livres et se fiche de son apparence. Malgré son potentiel, malgré mes remarques, elle gâche tout !
Le bourdonnement de ses paroles perça le trouble de ma colère et de ma culpabilité. Les révélations de Bella et les confidences de Bree me firent revenir à l'essentiel : Bree. Je ne laisserai pas ma fille aux mains de celle qui la manipulait et l'écrasait. Elle avait reçu la convocation du juge pour une audience lundi à New-York et c'était cela qui motivait son appel. Elle devait comprendre que je n'étais plus dupe.
- Entre deux maux, il faut choisir le moindre Tanya et Bree sera mille fois plus épanouie avec moi. Tu n'as pas été une mère pour elle, encore moins une mère « parfaite ». J'ai honte de ne pas avoir compris plus tôt que tu lui étais nuisible.
Je laissai quelques secondes passer avant de reprendre sur un ton sourd.
- Tu me parles de partir en voyage ensemble ? Mais tu ignores à quel point cette idée même me répugne. Je t'ai fait malheureusement confiance trop longtemps pour élever notre enfant. C'est terminé ! J'aurais la garde je te le jure… quoi que ça puisse me coûter. Quand au courrier, il provient du juge car ni Emmett ni moi n'avions envie de t'écrire. Tu es convoquée, comme moi, lundi à une audience à New-York. Et tu as intérêt à être présente, et à te réserver une chambre à l'hôtel. tu ne mettras pas un pied chez moi !
Froidement, sans élever le ton, je lui avais dit ce que j'avais à dire.
- Peut-être, mais ton avocat c'est Emmett. Et je suis sûre que c'est lui qui a engagé cet idiot de détective qui m'a espionnée. Ma vie privée est MA vie privée ! Si je veux me faire un homme différent chaque jour, c'est mon problème ! Après tout, Bree était avec toi au moment où tu devais t'envoyer ta petite copine sous son nez, alors ne venez pas me parler de « pudeur » et de moralité !
Qu'elle se permette de mêler ses amants de la nuit et mon amitié avec Bella m'irrita, mais je ne voulais surtout pas aborder ce sujet avec elle.
- L'enquête a été ouverte à MA demande. Laisse Emmett de côté. Et si tes amants n'avaient pas confirmé qu'ils venaient te voir, même quand Bree était dans l'appartement, tu n'en serais pas là. Et malheureusement Bree aussi sait…
Je préférai me taire. Bree nous avait confié qu'elle savait parfaitement tout cela et avait conscience de ce qu'il se passait. Sa vision de sa mère était assombrie, salie par ce qu'elle imaginait qu'il se passait entre ces hommes et Tanya.
- Tu as fouillé partout !
Elle hurlait dans le téléphone aussi, j'éloignai le récepteur de mon oreille pour préserver mon audition de sa fureur.
- Tu veux ta fille ? Bien, prends-la, mais tu vas le payer ! Il est hors de question que je te laisse t'en sortir ainsi. Tu prends la petite peste, mais j'exige une pension. J'ai eu des frais et puis… je ne te ferai aucun cadeau. Je ne veux pas même aller à ta putain d'audience.
Elle vendait sa fille. Comme un objet dont elle se débarrassait.
C'était ce que je voyais. Elle me vendait le droit de la garder. JE devais oublier mon envie de vomir et comprendre jusqu'où elle était prête à aller.
- Tu veux donc me la laisser, définitivement ?
- Oui sous conditions.
- Je t'écoute.
Ma voix était méconnaissable. Métallique et froide.
- Tu m'achètes l'appartement de L.A. Je veux être propriétaire. Et… une voiture. Et… une croisière en Europe ! Et tu sors de ma vie. Et Bree aussi.
- Donc, contre un appartement et une voiture tu « oublies » définitivement que tu as une fille ?
- J'en serais débarrassée. Mais pas d'entourloupe ! Si tu me joues un tour je reviendrai.
- Tu ne voudras plus la voir ? Ni même de temps en temps ? Et si elle souhaite te voir ?
J'étais partagé. Horrifié par l'impact des conséquences sur Bree de cet abandon et soulagé en même temps d'obtenir si facilement ce que je voulais.
- Paye, et jamais elle ne me reverra ! C'est une petite…
- Tais-toi, la coupai-je. Je ne veux pas entendre ton avis et tu cries trop fort. N'oublie pas qu'elle est à coté de toi !
J'avais haussé le ton moi aussi.
J'inspirai longuement. Ma décision était prise.
Il ne rester qu'à fixer les détails. Je m'armai de courage pour terminer cette conversation qui virait à un marchandage horrible.
Je raccrochai et jetai le portable en direction du canapé avant de monter à l'étage. La porte de la salle de bains était fermée. Je n'irai donc pas à la douche pour me laver des salissures que cette conversation venait de laisser sur moi.
Je poussai alors la porte de la terrasse pour respirer. J'avais besoin d'air. D'air frais et pur.
Je m'écroulai sur un des fauteuils et pris mon visage entre mes mains.
Je venais « d'acheter » ma fille. Je me dégoûtai mais ainsi, j'étais certain de la mettre en sécurité, hors des griffes et du cerveau malsain de celle qui était sa mère.
C'était la solution la plus facile pour en terminer rapidement. Sans heurts immédiats pour Bree. Un procès serait plus satisfaisant de mon point de vue, mais plus difficile à supporter pour la petite. Je restai pour ma part avec mes questions.
Bree en sera heureuse évidemment. Maintenant. Mais dans 10 ans ? Dans 20 ans, ne m'en voudra-t-elle pas de lui avoir ôté sa mère ? Voudra-t-elle « renouer » avec elle ?
Avais-je eu tort de faire ce marché avec Tanya ?
Secouant la tête, je rouvris les yeux et inspirai profondément.
Être parent. Prendre des décisions sans être vraiment certain de faire le meilleur choix pour nos proches.
Je faisais au mieux avec mes moyens.
Je m'aperçus en passant la main machinalement dans mes cheveux que celle-ci tremblait.
Trop de stress ces derniers jours, il fallait que je relâche un peu la pression et m'éloigne des sources de problèmes.
Je me raidis en entendant des pas. Bella.
- Je te dérange ?
- Non.
- Si tu préfères rester seul, je t'attends en bas.
- Ça se voit tant que cela ? soupirai-je, je tendis le bras dans sa direction, assieds-toi à côté de moi, de toute façon il faudra bien que j'en parle, autant commencer par toi ça sera plus facile ensuite.
Je sentis son parfum m'entourer.
- C'était Tanya ? C'est elle qui t'a mis dans cet état ?
- Tanya en effet, ma chère ex-épouse…
Le silence s'installa. Par où commencer ?
- Elle refuse de venir à l'audience ? Elle veut garder la petite ?
Au ton inquiet de Bella, je saisis que je n'étais pas le seul à être angoissé par la situation.
- Oui et non. Pour reprendre au début de la conversation. Elle espérait me séduire par une proposition de balade en France…
- Proposition déclinée bien sûr.
- Bien sûr. Puis elle a joué sur la culpabilité.
- Évidemment, et si tu ne lui as pas donné ce qu'elle espérait, elle a dû exploser ?
- Le volcan s'est déversé en effet. Insultes et noms d'oiseaux mais elle a dévoilé ce qu'elle voulait. Elle me vend Bree contre un appartement et une voiture. Elle… l'abandonne.
Le souffle de Bella se bloqua soudainement, puis elle soupira.
- Tu dois te dire « bon débarras ». Après tout, le mal est moindre. Bree sera avec toi. Et on avisera ensuite pour les conséquences. Alice nous aidera.
Pleine de bon sens, la réponse de Bella allait droit à l'essentiel.
- Bien sûr, je devrais être heureux, me féliciter qu'elle me confie enfin Bree sans plus de batailles juridiques, je devrais sauter de joie qu'elle abandonne ses droits parentaux et refuse de la voir. Mais je n'y arrive pas. Je… Quand j'ai rencontré Tanya, un moment, un bref moment, j'ai cru qu'elle était « la » bonne personne pour moi. Quand je me suis aperçu de mon erreur, il était trop tard, elle était enceinte, nous devions nous marier. Nous avions cru, ou plutôt, j'ai cru que c'était la chose à faire. Que le bébé nous « cimenterait ». Un bébé ne peut pas cimentait ce qui n'existe pas, les sentiments sont un miroir aux alouettes. Ils sont là puis disparaissent. Ne laissant que des blessures et des regrets.
Je devins triste et amer. C'était très désagréable à entendre, même à mes propres oreilles. J'aurais préféré que Bella parte et me laisse digérer cette amère victoire.
Un baiser sur mon front fut sa réponse. Doux, léger… l'écrivain en moi ou Bree aurait dit « un bisou magique ». Mais je ne voulais pas de bisous magiques. La féerie des sentiments, de la tendresse et de l'amour éternel n'existait que dans les livres et l'imagination fertile de quelques personnes. La réalité m'avait rattrapé. Piégé par une femme. Piégé par un incendie et désormais chargé d'éduquer une petite fille adorable.
- Bella…
- Oui ? Je suis là.
- C'est peut-être là le problème.
J'avais parlé plus sèchement que je ne le voulais.
- Ma présence ? Un problème ? répéta-t-elle sans comprendre.
- Non pas exactement. Mais tu représentes une… tentation, quelque chose pour lequel je ne suis pas prêt.
Je pensais en moi-même que je ne serais jamais prêt à partager une vie commune avec une femme. Même Bella. Mais le lui dire maintenant, lui ferait inutilement mal après les derniers jours que je lui avais imposés.
Un nouveau baiser plus doux, si c'est possible, effleura ma joue, ma mâchoire, et son souffle me frôla lorsqu'elle parla doucement.
- Peut-être n'es-tu pas prêt, mais tu dois savoir que je suis là. Que je serai là à chaque fois que tu auras besoin de moi, de mon regard, de mon aide, de mon amour. J'attendrai. Le temps qu'il faudra…
Elle me parlait d'amour ? Alors que je venais de lui dire que je ne pouvais pas ? Ne voulais plus être tenté, sa douceur m'enveloppa. Un semblant de cocon dans lequel il ferait bon se laisser aller. Rêver que l'amour pouvait un peu exister. Rêver qu'un monde où les femmes rejetaient leur enfant pour une maison n'existait pas.
Je secouai la tête et me levai. Je lui tournai le dos et m'appuyant à la rambarde, je laissai les mots franchir mes lèvres.
- Ce n'est pas la peine d'attendre. Il n'y a rien à attendre ici pour toi. Ni aujourd'hui ni demain. Je n'en ai pas la force, pas envie non plus. Tu ferais mieux de partir, de chercher ailleurs celui qui pourra t'apporter ce que tu mérites.
Elle ne dit rien. Ne bougea même pas, comme clouée par mes paroles. Lui tournant toujours le dos, je lançai une dernière phrase.
- Je préfère être seul. Tu ne peux rien m'apporter.
Je déglutis et serrai les dents en espérant que je savais toujours aussi bien mentir.
La porte ne claqua même pas… seul un petit chuintement me fit comprendre qu'elle avait compris.
J'avais tout réussi. J'avais la garde de Bree et je ne serai plus blessé et ne blesserai personne, surtout pas Bella.
The end pour aujourd'hui.
Je pars en exil.
Je m'excuse par avance surtout de ne pas encore avoir eu le temps de repondre aux reviews ... je me mets a jour des que possible mais je vous lis et j'adore :)
coucou Lisa je sais tu est pas contente : trop court ... et Debby ...pareil ...
Au fait : Edward est gentil et je l'adore même si ca se voit pas toujours.
Une idée pour la suite (juste pour rire moi je sais lol mais j'aime vos idées )
Kiss et à bientot
Nic
