Salut tout le monde !
Hop, nouveau chapitre ! Bonne lecture !
Le message était passé. Stiles retourna à sa place et redevint humain. Il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre qu'il était en boxer devant plus d'une centaine de personnes. Il devint rouge comme une tomate. Jeff s'approcha de lui et lui tendit sa veste qu'il avait gardée avec lui. Heureusement qu'ils avaient prévu des affaires de rechanges.
- Que tout le monde retourne à ses occupations ! lança l'une des sœurs.
Elle se retourne vers les deux jeunes hommes.
- Quant à vous, nous allons avoir une petite discutions !
Ils se retrouvèrent tous les cinq dans le même bureau ou Jeff avait été interrogé.
- Quelqu'un peut-il m'expliquer ce qu'il vient de se passer ? Un loup entier qui utilise le Pouvoir. C'est complètement impossible par ailleurs. L'instabilité du loup empêche l'utilisation d'un quelconque pouvoir.
- Et si d'abord, tu nous racontés comment tu es devenu un loup ?
Alors elles ne savaient ce qu'il était réellement. Il allait devoir faire très attention. Il commença alors son histoire. Ce qu'il ne se rendait pas compte, c'est que la question posée avait été accompagné d'une dose de pouvoir. Elle obligeait Stiles à revivre les évènements en souvenir. Il revivait les scènes. Il ne pourrait mentir comme ça. Jeff avait sentit le pouvoir s'insinuer dans Stiles. Mais laissa faire. Il n'avait pas le choix de toute façon. Mais il restait sur ses gardes.
Stiles arriva au moment où il se retrouvait dans la grotte. Sa respiration se fit plus rapide, plus hiératique. Son cœur commençait à s'emballer. Revivant l'instant, il reproduisait tout ce qu'il s'était passé. Sur sa chaise, il se mit à transpirer, et avoir de plus en plus de mal à respirer. Jeff s'adressa aux conseillères.
- Je pense que c'est suffisant ! Il ne supportera pas de revivre ses souvenirs.
- Suffit ! Nous voulons savoir et nous saurons !
L'ordre le frappa. Il ne pouvait rien faire. Plus les minutes passées, plus Stiles devenait tendu. Plus la crise de panique prenait de l'ampleur. S'il faisait la même chose que dans la grotte, personne ne ressortirait vivant du bureau. Il était presque arrivait au point de non-retour. Jeff allait regretter ce qu'il allait faire, mais il était hors de question que quelque chose arrive à sa meute. Il ne se rendit pas compte de ce qu'il venait de penser, omnibulé par l'état de Stiles qui empiré.
Il se leva et laissa son pouvoir se déverser dans la pièce. Malgré leur puissance, les trois Grandes Conseillères ne purent rien faire. Le Protecteur était beaucoup plus puissant qu'elles réunies.
- Libérez-le ! ordonna-t-il.
Le pouvoir reflua de Stiles. Son corps, tendu à l'extrême retomba sur la chaise, immobile. Petit à petit il retrouvait une respiration normale et son cœur, des battements moins chaotiques. Il le prit dans ses bras et se retourna vers les conseillères toujours immobilisées.
- Vous êtes allées trop loin dans votre quête de pouvoir ! Vous alliez le tuer simplement pour assouvir votre ignorance.
Il pesa bien les mots qu'il allait prononcer. Car il ne pourrait jamais revenir en arrière. Mais il sentait que c'était la chose à faire. Pour protéger les personnes à qui il tenait, et qui tenait à lui. Il expira et se lança.
- Je renie votre autorité ainsi que tout ce qui en découle.
Ce fut comme un claquement dans l'air. Jeff se retrouva immobile, les yeux révulsés.
Les conseillères ouvrirent grand les yeux. Ce n'était plus de la peur. Mais de la terreur à l'état pure. Jamais personne n'avait renié de façon si ouverte le conseil. Il fallait que ce soit justement celui qui ne devait jamais le faire qui le fasse.
Leurs ancêtres avaient voulu voir ce qu'il deviendrait, élevé dans un environnement exclusivement féminin. Pourtant, elles s'étaient senties menacés par le bébé lorsqu'elles l'avait vu pour la première fois. Elles avaient alors bridés ses pouvoirs. De façon à pouvoir le contrôler un minimum. Or tout sortilège de ce type avait une condition. Une condition pour le rompre. C'était une obligation. Et la condition de celui-ci était de renier le conseil. A l'époque, elles avaient pensé qu'il s'agissait de la meilleure idée. D'ailleurs, tout avait été mis en œuvre pour qu'il ne puisse trouver une meute. Afin qu'il se retourne toujours vers le Conseil en cas de problème. De génération en génération, les conseillères avaient tout fait pour le garder sous contrôle. Sauf que maintenant, elles se rendaient compte de leur erreur. Elles avaient créé un monstre.
Jeff ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Il sentait le pouvoir grandir en lui. Comme si cela était possible ! Puis des images lui vinrent à l'esprit. Des souvenirs qui ne lui appartenaient pas. Il lui fallut quelques minutes pour tout comprendre. Pourquoi il n'avait jamais trouvé de meute, pourquoi il avait toujours eu l'impression qu'il lui manquait une partie de lui. Il se sentait enfin entier. Ses yeux redevinrent normaux et put rebouger. Il posa son regards sur les conseillèrent.
- Vous pensiez bien faire en bridant mes pouvoirs. Pour cela, je ne vous en veux pas. Vous ne vouliez pas que je devienne un monstre. Mais je ne vous pardonnerai jamais de m'avoir empêché de trouver une meute. 180 années à chercher celle qui voudrait de moi, qui voudrait que je devienne son Protecteur.
Savez-vous ce que c'est ? 180 années de solitude, de recherches, de déceptions ….
Non bien sur …
Nous allons quitter cet endroit. N'essayez même pas de nous en empêcher ! Sinon je détruirai cet endroit. Et du Grand Conseil, il ne restera que des cendres.
Il dit tout cela rapidement. Jamais il ne pourrait leur pardonner. Il alla passer la porte. Mais se retourna une dernière fois.
- Dernière chose. Ne tentées rien contre cette meute. Elle est sous ma protection.
La menace n'avait pas été lancée directement mais elle était bien présente. Dés que la porte se ferma, les conseillères purent enfin bouger. L'une d'elle se précipita vers le téléphone. Elle fut retenue par l'une de ces sœurs.
- Non. Nous devons accepter ce qu'il vient de se passer. Nos ancêtres ont cru bien faire. Mais elles ne savaient pas qu'elles créeraient surement notre plus puissant Protecteur et surement notre plus dangereux adversaire. Laissons-le pour le moment. Nous avons des problèmes bien plus urgents à régler mes sœurs.
Jeff traversa les bureaux, la bibliothèque et les couloirs avec Stiles dans ses bras, toujours inconscient. Tout le monde se poussait précipitamment de son chemin. Il irradiait littéralement de pouvoir. Il installa le jeune homme dans la voiture. Puis démarra. Quand il arriva à l'entrée, la barrière était grande ouverte. Elles étaient plus raisonnables qu'il ne l'aurait pensé. Il fila à toute vitesse. Il passa le voile. Il sentait quelque chose. Sentait était un bien grand mot. Il savait que la meute était en train de se diriger vers eux. Il pouvait ressentir la présence de chaque membre. Comment cela était-il possible alors qu'il n'était même pas leur Protecteur, et faisait encore moins partit de cette dernière ?
Il n'avait qu'à peine une heure de route, qu'ils se croisèrent. Ils se garèrent tous sur un parking. Derek se propulsa au dehors de son véhicule et fonça vers celui de Jeff. Il ouvrit la portière et trouva Stiles inconscient. Il se mit à grogner. Quelqu'un avait touché à son Compagnon. Il n'allait pas laisser passer ça.
- Il est juste inconscient Derek, ne t'inquiètes pas pour ça. J'ai put éviter le pire. Je vous expliquerai une fois rentré.
L'Alpha prit son compagnon dans ses bras. Même pas une journée s'était passé, mais rien que le contact avec sa peau lui avait terriblement manqué. Comme pour répondre aux sentiments de son Alpha, Stiles mit ses bras autour de son cou et plaça sa tête en son creux. Il eu beaucoup de mal à prendre une décision mais décida de confier sa Camaro à Boyd, surement le plus sage d'entre eux. Stiles aurait été vert de jalousie, pensa-t-il en le regardant tendrement. Tout le monde se dispersa dans les autres voitures pour laisser Derek et Stiles seuls dans la Camaro. Scott monta d'avance avec Jeff. Il l'embrassa doucement sur la joue. Alisson l'avait suivit. Le loup ne vit pas le regard qu'elle leur lançait. Il avait été doux et tendre avec elle. Mais ne l'avait jamais regardé comme ça.
