Auteure : TenshinNeko

Disclamer : Rien ne m'appartient comme d'habitude.

Note : Je ne sais pas si vous vous souvenez de mon "calendrier de l'avent", mais, le deuxième chapitre contenait le thème "famille", qui est une suite plus ou moins involontaire de ce chapitre. Bonne lecture.


"Lux et Veritas."

En retard.

Il est en retard.

Quel idée de poser une question à cette professeure, qui clairement ne sait pas de quoi elle parle et préfère de loin draguer ses étudiants que de donner un cours complet et intéressant.

Le voilà obligé de courir comme un dératé pour arriver à temps à son cours de Théologie, beaucoup mieux dispenser que le cours de littérature américaine et anglaise.

Les bras encombrés de son manuel scolaire et de feuilles volantes, il slalome entre les étudiants dans les couloir de l'université de Yale, évitant de peu et avec brio quelques collisions potentiellement douloureuses. Un coup d'œil rapide à sa montre connectée, lui fait accélérer le pas, le cerveau envahi par la panique. Son professeur d'amphithéâtre n'est pas du genre à accepter les retard, ceux qui ont le malheur d'arriver après lui, trouve la porte close et aucune personne censé ne devrait ouvrir cette porte sans une excellente raison. Vouloir suivre le cours n'en ai pas une. Il est sur la dernière ligne droite, l'arrivée à porter de foulée, il tourne à un angle du bâtiment pour rencontrer amèrement un mur qui l'envoie cruellement faire connaissance avec le sol. Ses fesses amortissent douloureusement sa chute sur le béton alors que ses feuilles et son manuel s'envolent et s'éparpillent en tout sens. Légèrement sonné, Stiles grogne de dépit, le bassin meurtrie, depuis quand il y a un mur au détour d'un couloir ?

- Est-ce que ça va ?

Ah.

Pas un mur. Stiles relève la tête pour tomber sur une montagne de muscle outrageusement sexy, une barbe de trois jours savamment étudiée et des yeux vert-de-gris bordés de rouille. Ce mec est une légende dans l'université, fils de politiciens très connu et surtout adoré de bons nombres d'américains, la famille Hale à en plus avec eux une génétique insolemment généreuse. Mais, habituellement les enfants Hale sont entouré par une dizaine de garde du corps. Ses yeux parcourent les alentours, nope, pas de protecteurs à l'horizon. Est-ce qu'il a mentionné la fortune familial ?

Ouais, c'est le prince charmant version moderne. Bon, Stiles n'allait pas mentir, il adorerait faire plus ample connaissance, pas seulement pour ces antécédents familiaux mais parce qu'il l'avait vue interagir une fois avec sa jeune sœur, qui était venu le voir sur le campus et son sourire avait été incroyablement séduisant, adorable.

Une main balaie rapidement l'air devant ses yeux.

- Hey ?

Stiles secoue la tête.

- Désolé... c'est juste que je m'attendais pas à tomber sur un mur de muscles mais c'est totalement ma faute... je... j'ai juste incroyablement mal aux fesses et j'aurai préféré que ce soit pour une autre raison, si tu vois ce que je veux dire ?

L'étudiant se relève avec lenteur et maintes grimaces alors que son interlocuteur garde le silence.

- Je...

La sonnerie retentit, la panique reprend de plus belle, son cours, il allait être en retard. Tout sauf ça.

- Merde ! Mon cours de Théologie !

Stiles attrape rapidement ses feuilles sans fait attention, focalisé sur les secondes qui défilent, des gémissements de douleurs s'échappent des ses lèvres alors qu'il reprend sa course en hurlant.

- J'SUIS DÉSOLÉ DE T'ÊTRE RENTRE DEDANS !

Maintenant qu'il a deux heures avant le prochain cours, pour manger et se reposer, Stiles prend le temps de ranger ses affaires correctement. Malgré sa collision avec le loup blanc de l'université, il avait réussi le miracle d'arriver avant son professeur, il avait même eu le temps d'atteindre sa place avant qu'il ne ferme définitivement la porte pour les retardataires. Le cours l'avait une nouvelle fois passionné, prenant des notes avec compulsion.

Quand Stiles sort de l'amphithéâtre, le ventre grondant de faim, il tombe nez à nez avec son mur de muscles et toujours sans garde du corps.

- Euh...

- Salut.

- Tu me suit ? Non, est-ce que tu veux me casser la gueule ? Non, c'est peut-être pas ton genre, me poursuivre en justice peut-être... D'ailleurs où sont tes gardes du corps, c'est eux qui aurait dû me casser la gueule...

- Du calme Stiles !

Le regard du jeune homme se fait suspicieux et il recule d'un pas, le dos contre la porte de l'amphi.

- Comment est-ce que tu connais mon prénom ?

Derek Hale lui tend un bouquin, qu'il attrape vivement et colle contre sa poitrine.

- C'est marqué sur ton manuel.

- ... merci. Désolé d'avoir sauté sur des conclusions erronées mais d'après mes expériences, ce n'est jamais bon quand un homme sexy comme l'enfer se pointe à la fin de ton cours alors qu'il y a deux heures tu lui fonçait dedans... Et puis, j'ai tendance à partir dans des délires ou à passer du coq à l'âne.

- Imagination fertile. Cora, ma petite sœur est un peu comme toi. Est-ce que tu accepterais de dîner avec moi ?

- N'est-ce pas à moi de t'inviter pour te remercier, plutôt ?

- Non.

- Et pourquoi donc Monsieur ?

- Parce que c'est un rencard. Pas un repas de remerciement ou d'excuse.

Stiles ouvre la bouche scotché. Quand il parlait de prince charmant, par contre, il a mauvais goût. Derek sourit dévoilant une adorable fossette sur sa joue gauche et des dents de lapins.

Oh.

- Pour un prince charmant, tu as mauvais goût.

- Je pense plutôt que tu te sous-estime, j'ai tout le temps de te le prouver, au cours du dîner et plus tard. Donc, ta réponse ?

- D'accord, j'ai hâte d'entendre ça.

Derek prend d'autorité son sac et Stiles ne peut s'empêcher de sourire comme si il avait mangé le soleil, il rayonne littéralement de bonheur au côté de l'homme sexy.

Qu'est-ce qu'une douleur aux fesses comparer à un dîner avec le prince charmant ?


Bien. Voilà. C'était l'avant dernier chapitre de cet abécédaire, je me répète, j'aime beaucoup lire vos reviews, c'est toujours un plaisir de savoir ce que vous en pensez, donc continuer...

A Samedi prochain pour le dernier, Z comme... ?