Hello! comment allez-vous en ce début d'été ^^ Vacances entamées? Exams terminés? Les miens se sont très bien passés, ça change des deux dernière années ^^ La saison qui commence, ces adorables touristeS qui roulent lentement sur la route... Pardon, je m'égare ^^

J'arrête de divaguer sur ma vie perso ô combien banale ^^ Et voici le nouveau chapitre. J'ai hésité à le publier, mais finalement il est temps de se lancer. Je ne pourrais plus suivre la trame originale comme avant, si ce n'est par clins d'oeil (j'ai bien l'intention de caser cette île de samouraï, par exemple, mais je n'en dis pas plus). Cependant je ne peux pas attendre que One piece se finisse pour que je fasse mon histoire, on en a pour dix ans, alors rien ne va plus, les jeux sont fait :p

J'espère que ça vous plaira quand même, j'ai vu dans certains commentaires que des personnes préférerais que je suive la trame originale, mais j'espère que vous comprendrez que ce serait vraiment compliqué (et long), et ne collerait pas forcément avec ce que j'ai imaginé.

Trêve de bavardage, voici la suite

P-S: Pour ceux qui ont le doute, le fait que le chapitre se nomme "la fin", ne veut pas dire que c'est le dernier chapitre. Pardonnez au passage mon triste manque d'inspiration pour le titre. C'est que je suis bavarde ce soir moi XD


Chapitre 25 : La Fin

Law se plia brusquement en avant et cracha du sang. Mais ce n'était rien de plus que le résultat d'un violent coup à la mâchoire. Non, ce qui l'inquiétait vraiment, c'était la douleur lancinantes aux côtes; l'une d'elles était fracturée, c'était quasiment certain. Il fallait dire que l'ensemble de la garde de Doflamingo, même si lui et son équipage étaient préparés, était peu être de trop. Il leva les yeux vers le dernier rempart qui le séparait de son objectif, une immense porte blindée. Un vague sourire planait sur ses lèvres: à coté de son précédent adversaire, ce n'était pas grand-chose. Rien. Insignifiant. Un vif mouvement du bras, et elle se coupa en deux, la partie basse s'écroulant avec fracas.

Il entra dans une salle sombre, avec de nombreux moniteurs. Personne; il semblait qu'il avait finit le dernier rempart qu'avait voulut dresser Doflamingo entre lui et l'usine de production du SAD: Vergo. Un coup d'œil sur les moniteurs lui apprit que la situation était désespérée. Pire, ils ne s'en sortiraient pas. Un bref rire lui échappa; lui non, mais il pouvait encore faire échapper son équipage. Doflamingo n'avait que faire d'eux à condition qu'il lui reste une parcelle d'espoir de l'arrêter.

Mais il ne l'arrêterai pas. Au moins, lui aurait sa vengeance. Sa vengeance pour ce qui s'était passé, il y a huit ans…

Law appuya sur les hauts parleurs et s'approcha du micro :

- Doflamingo, je suis dans la salle du SAD. Ton bras droit est mort.

Il s'arrêta un instant, et ajouta avec un sourire cynique :

- Et tu ne vas pas tarder à le rejoindre, quand j'en aurai fini avec cette citerne en face de moi.

La seconde qui suivit, Law sentit la vague du Haki des rois parcourir l'usine, mais c'était trop tard. Avec cela, il attirerai tout les gardes sur lui. Son équipage pourrait s'enfuir. Il sortit son nodachi de son fourreau une nouvelle fois, et se demanda vaguement si ce serait la dernière. L'image d'Hoshiko lui vint en tête, et un sourire amusé planait sur ses lèvres tandis qu'il détruisit le cœur de l'usine SAD.


- Dépêchez-vous, on part pour Dressrosa !

Hoshiko s'éloigna du Vice-Amiral Onigumo qui beuglait des ordres pour le départ, et s'avança vers l'avant du pont. Le bateau se mettait enfin en route. Qui aurait crut qu'une petite demi-heure pouvait passer aussi lentement ? Le tas d'information que lui avait débité Ann tandis qu'elle s'habillait et prenait ses armes dans la cabine continuait de tourner dans sa tête. Cela faisait quelques jours que les mouvements des HeartPirates devenaient suspicieux, alors ils avaient été plus ou moins suivit. Une fois à Dressrosa, dès qu'il était devenu évident qu'ils allaient s'attaquer à une manufacture appartenant à Doflamingo, ce qui signifiait un combat entre deux Grand Corsaires, ils avaient été avertis. Et voilà. Mais d'autres informations étaient arrivées lors des préparatifs, et des plus alarmantes: la manufacture attaquée fabriquait un poison mortel que Doflamingo vendait à l'un des 4 Yonkou, la situation dégénérait, et surtout, l'on n'avait plus de nouvelles du Vice Amiral Vergo depuis plusieurs heures, alors que son dernier déplacement officiel l'avait mené à Dressrosa.

Quelque chose clochait, quelque chose de bien plus gros que ce que le fait suggérait, Hoshiko le sentait. Elle s'accouda à la rambarde et se mordit le pouce, creusant ses méninges. Il semblait que la théorie sur Doflamingo avait été correcte, jusqu'à un certain point du moins.

- Il veut que le Yonkou Kaido se retourne contre Doflamingo, Fit Ann, qui venait d'arriver à ses cotés. Une fois qu'il sera privé de SAD, Doflamingo n'aura pas d'endroit où se cacher de la fureur de Kaido.

Ann avait sûrement raison, comme d'habitude. Law devait avoir compris qu'il ne pourrait pas battre Doflamingo seul, alors avait élaboré ce stratagème. Devenir Shishibukai, afin d'être libre de ses mouvements vis-à-vis du gouvernement, pouvoir aller à Dressrosa sans déclencher d'alarme générale, et s'attaquer à l'usine. Mais vu la tournure que prenaient les évènements, il avait sous-estimé les forces du Grand Corsaire. Hoshiko se raidit en sentant l'approche du Vice Amiral Onigumo, mais ne se retourna pas.

- Ce pourrait être votre chance, Hoshiko. Une fois que nous aurons capturé Law et qu'il sera exécuté pour s'être retourné contre un Grand Corsaire, et donc contre le gouvernement, vous serez libre.

- Pourquoi vous apportez autant de crédit à ce qu'il a fait ? Demanda soudain Ann.

Hoshiko fronça les sourcils et baissa les yeux sur l'adolescente qui arborait une expression suspicieuse.

- Grand Corsaire ou non, un pirate reste un pirate. Pourquoi vouloir capturer Law par ce qu'il s'en est pris à Doflamingo ? Il n'a pas attaqué directement le gouvernement.

Hoshiko se redressa; Ann avait raison. Se retournant, elle planta ses yeux dans ceux de son supérieur et y lut, derrière le mépris qu'il éprouvait envers elles, une hésitation.

« Il y a une autre raison au fait qu'on nous envoie capturer Law ! » pensa-t-elle.

- Ann a raison, renchérit Hoshiko, pourquoi maintenant ? Est-ce que vous cherchiez un prétexte depuis tout ce temps pour le capturer, ou est ce que ça à affaire avec Doflamingo ?

- Ce ne sont pas vos affaires, vous… Commença le Vice-amiral, furieux d'avoir été découvert.

- Ça à affaire avec Doflamingo, le coupa Ann, avec ce ton monocorde qui caractérisait ces raisonnements. Ils ne pouvaient pas chercher un prétexte depuis tout ce temps de le capturer il leur a bien trop rendu service en prenant la place vacante de Grand Corsaire, sans parler des cœurs. Non, ça à rapport avec Doflamingo. Pour une raison ou une autre, la marine se doit d'intervenir dès qu'il est menacé. Pas vrai ?

Hoshiko sentit qu'elles étaient peut-être allées trop loin.

- A vos poste, articula simplement le Vice-Amiral, les yeux plissés.

Ann sembla sur le point de dire quelque chose, mais Hoshiko posa une main sur son épaule et la poussa. Lançant un dernier regard noir à son supérieur, Ann se dirigea de l'autre coté du pont.

- Quelque chose cloche, marmonna-t-elle. Et si…

- Ça suffit, Ann, la coupa Hoshiko, exaspérée. Ça fait maintenant un an que j'attends d'avoir une chance de partir. Tu te rends compte que si le Vice-Amiral le veut, il peut nous débarquer toutes les deux ?

- C'est une blague ? Renifla Ann, méprisante. Madame je-connais-mieux-que-personne Law, je-suis-au-dessus-de-la-marine, tout d'un coup tu veux te contenter d'obéir bêtement ? Je croyais que tu étais plus courageuse que ça !

- Contrairement à d'autres, siffla Hoshiko, furieuse, il n'y a pas que ma tête qui est en jeu ici. Tu peux peut-être te permettre le luxe d'être odieuse avec tes supérieurs, ça n'aura aucune répercussions sur tes proches. Mais ce n'est pas mon cas !

Ann s'immobilisa brusquement, et Hoshiko s'arrêta, surprise. Avait-elle touché un point sensible ? Les poings de l'adolescentes tremblaient, mais pas sa voix lorsqu'elle dit d'un ton monocorde qu'elle réservait d'ordinaire à ses déductions :

- Non, ça c'est certain. Ils ne risquent rien.

Sur ce, elle pivota et partit dans une direction opposée, la laissant là.

- Mais qu'est ce que… Soupira Hoshiko, avant de décider qu'elle s'occuperait de ça plus tard.

Elle et Ann étaient peut-être proches, mais elle n'arrivait pas à la considérer comme une amie. Ann était trop… Mystérieuse. Lointaine, d'une certaine manière. Inspirant profondément, son regard dévia et croisa celui de Royce. Ce dernier hocha la tête en sa direction en guise de salut, et Hoshiko s'approcha de son ex-lieutenant. Elle resta ainsi, debout à ses cotés, sa présence la rassurant et l'apaisant étrangement. Il ne dit rien. Il la comprenait plutôt bien, songea-t-elle.

- Nous arriverons dans moins de deux heures, furent ses seuls mots.

Hoshiko hocha la tête, puis se perdit dans la contemplation de la mer du nouveau monde.


- Vous auriez dut vous enfuir dès le début ! siffla Law, furieux contre son équipage.

- On avait compris, capitaine, protesta un homme roux, mais on ne pouvait pas…

Law le fusilla du regard, le réduisant au silence. C'était un véritable miracle qu'ils s'en soient tous sortis vivants. A peine quelques minutes après qu'il ait détruit le cœur de l'usine SAD, Doflamingo était arrivé. Ils s'étaient battus, mais Law avait résisté en vain: ses précédents combats l'avaient épuisé, sans compter que Doflamingo était plus que furieux. C'est alors que l'amiral de la marine qui était présent sur l'île est arrivé. Il avait remarqué le cadavre du Vice-Amiral traître, Vergo, et avait sommé Doflamingo de ne pas tuer Law afin qu'il puisse être traîné en justice.

Doflamingo avait refusé sa rage l'avait emporté sur son esprit calculateur. La rage d'avoir perdu tout les membres de sa garde, Vergo et surtout le SAD. Law en avait profité pour s'enfuir, et son équipage l'avait aidé à se sortir de là. Aucun moyen de savoir qui avait gagné mais une chose était sûre sortir de Dressrosa et atteindre leur sous-marin allait s'avérer plus que compliqué; alors qu'ils n'avaient croisé que des civils depuis là, l'île s'étaient mise à grouiller de marines il y a quelques minutes.

- Ils ont reçu des renforts, marmonna Law, tandis qu'ils se mettaient à l'abri des regards dans une ruelle.

- Qu'est ce qu'on fait, capitaine ? Demanda Bepo.

Law soupira; il n'en avait aucune idée. Foncer dans le tas n'était pas une option: ils n'étaient pas en état de combattre.

- Les marines ont sûrement accosté au port marchand de Dressrosa, c'est le premier qu'on voit quand on arrive sur l'île, et ils ont dut venir en urgence. On va prendre une autre route.

Sur ce, il se précipita dans d'autres ruelles, évitant les régiments de marines, mais il y avait peu d'espoirs; tôt ou tard ils devraient se battre.

- Stop, ordonna Law, arrêtant ses hommes.

En face se trouvait un carrefour, et la grande rue transversale était bien trop calme. C'était un piège.

- On ne peut pas reculer, siffla Bepo. Ils arrivent par derrière.

Law jura et voulu donner un coup de pied dans le mur, mais s'immobilisa. Des égouts. Il s'accroupi, déclencha son fruit du démon et coupa les barreaux qui bloquaient l'entrée.

- Descendez tous là-dedans.

- On n'aura pas le temps, fit Bepo, ils…

- Je reste pour les retenir. Descendez là-dedans, répéta-t-il.

- Mais…

Law leur lança un regard noir, puis soupira.

- C'est mon dernier ordre, fit-il un peu plus doucement. Descendez là-dedans et tirez vous.

Sur ce, il rebroussa chemin, courant sans se retourner. Il bifurqua dans une autre grande rue, qui était devenue elle aussi déserte. Serrant son nodachi, il avança lentement. Son haki de l'observation lui permettait de sentir des hommes posté sur les toits. Et une autre personne, avec une présence beaucoup, beaucoup plus forte, juste dans une ruelle… Law s'immobilisa, croyant comprendre.

Hoshiko sortit et s'avança à découvert. Elle marcha vers lui, ne s'arrêtant qu'à quelques mètres. Par expérience, Law savait pertinemment qu'une telle distance pouvait être réduite à néant en quelques microsecondes par la marine. Law prit le temps de l'examiner, et remarqua son hésitation. Fronçant les sourcils, il s'apprêtait à dire quelque chose quand Hoshiko prit la parole :

- Pirate Trafalgar Law, rendez-vous vous et votre équipage sur-le-champ.

Law secoua la tête; cela ne ressemblait pas à la marine. Quel lui arrivait-il ? Tout à coup, tout le reste –Doflamingo, son équipage, les marines- paraissait bien futile. La seule chose qui lui importait à présent était cette personne en face de lui.

- Qu'est ce qui vous arrive, Hoshiko ? Ça ne vous ressemble pas d'hésiter.

Son regard tressaillit, et il comprit qu'il avait vu juste. Elle semblait… Triste ? Non, ce n'était pas ça. Elle n'appréciait pas ce qu'elle faisait, c'était certain. Mais il y avait autre chose, comme de la déception… Ou de la pitié, il ne sut décerner. Peu importe ce que c'était, le sang de Law ne fit qu'un tour.

- La marine hésite à capturer un pirate ? Cracha-t-il. Qu'est ce qui vous arrive, Hoshiko ?

- Trafalgar Law, ça suffit. Vous êtes cerné et vous le savez. Rendez-vous maintenant avant que nous n'usions de la force.

Law éclata de rire.

- Qui êtes vous et qu'avez-vous fait d'Hoshiko ? Fit-il, moqueur. La marine que je connais est loin d'être aussi lâche, et sait très bien que je ne me rendrais pas. Alors Hoshiko, pourquoi vous hésitez ?

Hoshiko sortit ses poignards et les serra de toutes ses forces. Non, ne pouvait-elle s'empêcher de penser. Pas comme ça. Pas maintenant.

Il tient à peine debout !

- Aller, attaque-moi ! Qu'est ce qui t'en empêche ? Mon état ?

Cette dernière soupira, puis fit un pas en avant. Sa décision semblait être juste prise. Law se mit en garde, mais son état de fatigue extrême l'empêcha de voir le mouvement de la marine. En une seconde, elle l'avait désarmé et avait saisit ses deux bras.

- Encore plus rapide qu'avant, n'est ce pas ? Marmonna-t-il.

Il sentit alors qu'on le braquait de toute part, et croisa une dernière fois le regard d'Hoshiko. Ha, c'était donc ça qu'il avait vu… Dans un dernier regain d'énergie, il libéra son bras droit et agrippa le col de la marine, prise de court. Leurs nez se frôlèrent tandis qu'il lui cracha au visage :

- Arrêtez d'être désolée.

Les yeux verts d'Hoshiko s'agrandirent sous le choc, et se fut la dernière image dont il se souvint avant de sentir des balles ainsi que des filets de granit marin être tirés sur lui, achevant ses dernières forces et le plongeant dans l'inconscience.


- Bien joué, Colonel Hoshiko, fit le Vice-Amiral Onigumo.

La marine resta de marbre, son regard ne dérivant pas du pirate qui gisait à ses pieds, entravé par le filet en granit marin et ayant à présent de multiples blessures causées par des balles faites également à partir de cette étrange pierre. Les marines s'affairaient pour lui mettre des menottes, mais elle ne bronchait pas.

Tout avait presque été fini une fois qu'ils étaient arrivés. Vergo, le Vice –Amiral du G5, était en réalité un traître qui travaillait pour Doflamingo, et avait été tué, vraisemblablement par Law. L'amiral et Doflamingo s'étaient battu, mais ce dernier avait fait diversion en manipulant des marines pour s'échapper de l'île. Il avait à présent disparut, et se cacherai sans doute pour un bon moment. L'usine SAD était détruite. L'équipage de Law, en fuite et introuvable. Et Law.

Trafalgar Law.

Une fois arrivés, ils avaient immédiatement évacué les civils et piégés plusieurs rues. Le hasard avait voulus que Law se mette à courir vers celle où Hoshiko s'était tenue en embuscade. Enfin, elle n'avait eut qu'à l'attendre et l'immobiliser, jusqu'à ce qu'on lui tire dessus depuis les toits des filets en granit marins. C'était pathétique. Le voir battu par des marines de seconde zone, planqués sur des toits et tirant à distance, était ridicule. Et elle n'était pas mieux. Ce n'était pas comme ça qu'elle aurait voulu en finir avec lui. Au final, la seule fois qu'elle avait put se battre jusqu'au bout avec lui, il aurait gagné. Elle aurait tant voulut…

« Arrêtez d'être désolée »

Le souvenir du regard sombre du pirate la fit frissonner. Il avait raison. Elle n'avait pas à s'occuper de son honneur, ou de si la façon dont il était capturé était loyale ou non. C'était la marine qui décidait de ce qui était juste ou non et tous les moyens étaient bons pour capturer les pirates. Elle le savait. Elle n'avait aucun droit d'être désolée pour lui. Et pourtant…

- Colonel Hoshiko, fit la voix de Royce, derrière elle. Le bateau partira au plus vite, il faut y retourner.

- Bien, fit-elle.

Elle jeta un dernier regard à Law tandis qu'on lui injectait une dose de calmant pour la traversée, et suivit Royce jusqu'au bateau où elle s'accouda à la rambarde, fixant l'océan, Royce à ses cotés. Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'elle n'avait pas vu Ann, songea-t-elle. Elle se retourna pour fouiller le pont des yeux, mais ne vit que les marines qui ramenaient le corps de Law, couvert de sang. Son cœur se serra, mais elle s'obligea à le regarder jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'intérieur du bateau. Elle n'avait pas le droit de détourner les yeux; elle avait voulut cela, même si ça la répugnait. De cette façon, rien n'était vraiment finit: elle ne l'avait pas vraiment battu, il ne lui restait que le goût amer de la défaite défaite contre Law, et défaite contre la marine qui l'avait si bien manipulée.

Mais elle se devait de ne pas détourner les yeux. Comme Law lui avait dit, elle n'avait aucun droit d'être désolée pour lui. Aucun. La porte se referma, et elle se détourna.

- Colonel Hoshiko, est ce que vous allez bien ?

Hoshiko remarqua qu'il avait posé une main sur son épaule. Levant les yeux vers Royce, elle se dit qu'elle ne s'était jamais rendu compte à quel point il était grand. Au moins vingt centimètre de plus qu'elle. Ses yeux n'avait aucune pitié pour elle, mais n'étaient non plus froids: il n'y avait que de la franchise, et un peu d'inquiétude. C'était ce genre de regard qui la calmait. Elle hocha la tête, puis, après un moment d'hésitation, retira sa main de son épaule.

Un éclair déçu sembla traverser le regard de Royce, mais il reprit vite son air stoïque, hocha à son tour la tête et se détourna.

- Merci, fit soudain Hoshiko.

L'homme s'arrêta, comme surpris, pour fixer sa supérieure. Hoshiko fronça les sourcils, ne sachant pas trop quoi dire d'autre. Royce l'avait toujours soutenue. Même au risque de sa liberté, sur l'archipel Shabaondy, il avait tenté de la sauver. Il lui avait fallut du temps pour s'en rendre compte, à cause de son obsession pour Trafalgar Law, mais cela allait bien au-delà de la loyauté. Alors que lui dire ? Merci d'avoir été là ? De l'avoir supporté ? De l'avoir affronté, parfois ? D'avoir toujours assuré ses arrières ? C'était tellement simpliste, il était tellement…

- Merci pour tout, fit-elle un peu maladroitement.

Puis elle se retourna, contemplant à nouveau l'immensité de la mer. Elle ne s'attendait pas à une réponse, voulait juste qu'il sache qu'elle lui était reconnaissante et avait conscience de ce qu'il avait fait pour elle. Sa réponse la scotcha.

- Je serai toujours là, Hoshiko.

La marine cru d'abord qu'elle avait mal entendu, et pivota sur ses talons, mais Royce s'était déjà détourné et retournait précipitamment à son poste, tandis qu'elle le regardait, hébétée. Se précipiter ne le ressemblait pas. Etre ainsi tendu ne lui ressemblait pas. Partir ainsi ne lui ressemblait pas. Et par-dessus tout, dire de telles choses ne lui ressemblait pas. Pour la toute première fois, il ne l'avait pas appelée « colonel ».

Une idée se frayait un chemin dans son cerveau embrouillé, qu'elle repoussa aussitôt. C'était ridicule. Il la voyait comme quelqu'un à protéger. Elle avait au moins dix ans de moins que lui. Il la voyait comme…

- Colonel Hoshiko, fit une voix froide.

Prise de court, la marine pivota pour faire face au Vice-Amiral Onigumo et son habituel regard méprisant. Elle se constitua automatiquement une expression neutre.

- Nous retournons à la base. Nous y seront en fin d'après midi, et demain midi Trafalgar Law sera exécuté. A ce moment là, vous pourrez soit restez à servir la justice dans la marine, soit partir. Que choisissez-vous ?

Un sourire cynique tordit les lèvres de la marine devant cette question. La vice-amiral fit :

- Je suppose que vous allez abandonnez vos responsabilités, donc.

Hoshiko se mordit l'intérieur de la joue pour ne pas lui lancer une réplique cinglante. Demain. Elle devait tenir jusqu'à demain.

- Vous serez donc ramenée à l'île de la Baleine demain.

Sur ce, son supérieur s'éloigna.

Demain, pensa-t-elle.

Demain, tout sera fini.


Eeeet voilà. J'espère que vous avez aimé les retrouvailles d'Hoshiko et Law, par ce que je me suis éclatée à les écrire. Merci beaucoup pour tout vos commentaire, ça me touche de voir qu'il y en a toujours qui lisent cette fiction même si elle est restée, disons, en jachère un petit bout de temps ^^

RDV au prochain chapitre =D